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Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante

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MessageStiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par marie Mar 4 Mai 2010 - 15:45

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=09c63aff832a388d925f6e7b274e72bb

Grèce : Stiglitz estime qu'on pourrait assister à la fin de l'euro



<TABLE width=245 align=right height=163>


<TR>
<td>
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz lors d'une réunion à Athènes le 2 février 2010
© AFP/Archives Aris Messinis
</TD></TR></TABLE>
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l'euro si l'Europe ne parvient pas à régler ses "problèmes institutionnels fondamentaux", dans la foulée de la crise grecque.
Interrogé sur la radio BBC 4, M. Stiglitz a estimé que le plan d'aide UE-FMI, assorti d'un plan d'austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l'ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : "les conditions apparemment excessivement dures imposées à l'Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion", selon lui.
Les analystes signalent en général l'Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce.
"Quand on aura vu à quel point il a été difficile à l'Europe d'adopter une position commune pour aider un des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a des difficultés, il est probable que l'Europe aura encore plus de mal" à se mettre d'accord, a-t-il dit.
"Donc je pense que l'espoir que (cette aide) nuira aux pressions spéculatives est probablement infondé : ça peut marcher pendant quelque temps, mais à long terme, tant que les problèmes institutionnels fondamentaux seront là, les spéculateurs sauront qu'ils existent, et au fur et à mesure que les faiblesses de l'Europe s'aggraveront je pense qu'ils s'en donneront à coeur joie".
Comme on lui demandait si cela signifiait la fin de l'euro, M. Stiglitz a répondu: C'est peut-être la fin de l'euro". Si l'Europe "ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l'avenir de l'euro sera peut-être très bref", a-t-il dit.
M. Stiglitz indique "être inquiet de certains aspects" du plan d'aide à la Grèce annoncé dimanche, et notamment "du degré d'austérité budgétaire" qu'il contient. "Si vous taillez excessivement dans les budgets, l'amélioration de la situation budgétaire sera bien moindre que ce qu'on aurait espéré, et c'est particulièrement vrai dans la mesure où d'autres pays d'Europe vont devoir faire des exercices similaires", selon lui.
Il a accusé le FMI d'avoir "des références franchement peu convaincantes" en matière d'exigences de redressement. "Les programmes du FMI, quand ils sont excessivement sévères, peuvent pousser un pays dans une spirale d'endettement", a-t-il prévenu.
L'économiste a par ailleurs regretté l'attitude de l'Allemagne dans cette affaire : "J'aurais espéré de sa part un sens plus aigu de la solidarité envers la Grèce", a-t-il dit.
Il a estimé en général que l'Europe "n'avait pas le cadre budgétaire nécessaire pour faire de l'union monétaire un succès". "En l'absence d'un tel cadre on avait espéré voir une sorte de solidarité apparaître quand les circonstances l'exigeaient, malheureusement cela n'est pas arrivé", a-t-il déploré.
Il a rappelé qu'au moment de la fondation de l'euro, beaucoup d'économistes, déjà, avaient estimé "que ça irait tant que tout irait bien". "Mais en présence d'une crise comme celle-ci, ils n'ont pas les structures institutionnelles nécessaires pour la résoudre", a-t-il conclu.
M. Stiglitz a déjà appelé à plusieurs reprises à la création par l'Union européenne et la Banque centrale européenne d'un mécanisme de crise commun pour aider les membres les plus fragiles.



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MessageRe: Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par marie Mar 4 Mai 2010 - 15:55

et chez Béchade


http://www.la-chronique-agora.com


Blessure mortelle au talon d'Achille européen et corrida spéculative
Philippe Béchade


▪ Encore un lundi placé sous le signe de la hausse des indices boursiers... Ce n'était pas gagné d'avance : le plan de sauvetage des finances grecques peine à convaincre. Le déblocage des lignes de crédit successives demeure en effet conditionnel, comme l'a clairement rappelé Angela Merkel ce week-end.

La chancelière allemande exige l'application du plan de rigueur grec "à la virgule près" (pour reprendre ses propres termes), alors que les experts européens savent à quel point il est socialement explosif et menace de condamner le pays à un effondrement économique irréversible.

(.....)
Tout comme en 2007/2008, et bien instruits par l'exemple des subprime, nos sherpas de l'économie (avec José Barroso, Dominique Strauss-Kahn et Christine Lagarde en tête de peloton des sauveurs de la monnaie unique et du "grand dessein européen") nous assurent que des mésaventures de type bulle de Dubaï ou tragédie grecque ne présentent aucun risque de contagion aux pays riverains. D'accord, mais d'où vont sortir les 120 milliards avancés par l'Europe et le FMI à Athènes ?

Et de nous assurer que la Grèce va être sauvée au prix de sacrifices homériques... qui ne devraient être amoindris par la moindre mesure de soutien à l'industrie locale : attendez-vous à une hécatombe parmi les PME/PMI. Et c'est sans compter avec le coût des futurs prêts : même à un prix d'ami de 5% (cela risque d'être plus en 2011), il faudrait une croissance équivalente au PIB pour que le poids du service de la dette reste constant -- or chacun pressent qu'il s'apprête à exploser sur fond de dépression (-6% au minimum en 2010).

Nous pensons que la Grèce, c'est plus que jamais le talon d'Achille de l'Europe. La flèche empoisonnée du surendettement -- consécutif à des années de train de vie somptuaire à crédit, aggravé par de mauvaises créances rachetées au secteur privé -- achève de la tuer.

Cette flèche lui sera aussi fatale que les "paquets de daube*" packagées par Fabrice Tourre le furent à la banque IKB et à la vénérable ABN-Amro (*un e-mail interne à Goldman Sachs emploie une terminologie bien moins policée au sujet des CDO "originés" par sa filiale spécialisée dans le trading sur produits dérivés baptisée Abacus et qui fonctionnait presque sur ordre du fonds short John Paulson).

▪ Si le sauvetage de la Grèce -- bien trop tardif d'après une majorité d'économistes -- rassure passagèrement les marchés, chacun est bien conscient que le même type de mésaventure affectant la dette espagnole ne pourra être circonscrit par les mêmes procédés. En effet, les montants en jeu seraient au moins cinq fois plus élevés ; l'exposition des autres pays européens à une chute de la valeur de la dette ibérique aurait des retombées considérables.

La monnaie unique a d'ailleurs poursuivi sa chute ce lundi : -1% à 1,3180 $. C'est la preuve que les cambistes redoutent déjà de voir surgir les premiers signes de tensions touchant l'Espagne. Une corrida spéculative telle qu'en fut victime la Grèce se solderait cette fois par une mise à mort de l'euro.

Les "fonds vautour" et autres traders eurosceptiques anglo-saxons s'offriraient alors en triomphe les deux oreilles et la queue.



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MessageRe: Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par Invité Mer 5 Mai 2010 - 16:34

Dans le Canard de ce matin, ils citent DSK s'autocontratulant d'avoir su convaincre Merkel sur l'argument du risque de disparition de l'€uro pour le cas où aucun plan d'aide ne serait apporté à la Grèce.

En fait, de toutes façons l'€uro sous sa forme actuelle va disparaître, la question est de savoir si on va préalablement jeter des centaines de milliards dans un trou sans fond ou pas.

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MessageRe: Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par g.sandro Mer 5 Mai 2010 - 21:24

"Ils" ne s'y résoudront qu'à contre coeur, à coups d'insurrections populaires et de velléités de guillotine, mais ils y viendront...non sans avoir, en effet, jeté au préalable des centaines de milliards de photocopies par les fenêtre



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Messagesur la chute de l'euro
par marie Sam 8 Mai 2010 - 21:07

je trouve que jérome R de la Ch agora, a une analyse qui se tient .. pas de retour à la parité, pour des raisons poitico financières, qui se tiennent t bien

la parité, c'est pas ds l'intéret des us... tandis que la chute des plus hauts vers le niveau actuel est objectivement qq chose qui "avantage" les exportations européennes .. ils ont tellement gueulé contre trichet et sa politique de l'euro fort , qu'à mon avis, ça les arrange bien .. même si ce mouvement a été provoqué par des hf spéculateurs

bref une forme de dévaluation compétitive de l'euro, habillée en attaque spéculative , qui arrange tout le monde , quoiqu'ils en disent

*************************
extrait chronique agora Jérôme Revillier

www.la-chronique-agora.com



Eh oui, quand ça ne passe plus... ça casse. Il y a une autre grande victime, dans tout ça -- je veux parler de l'euro, bien entendu. Mais la baisse est-elle aussi catastrophique et incontrôlable qu'il y paraît ? Notre spécialiste du Forex, Jérôme Revillier, a son avis sur la question... parce que tout ce qui se passe en ce moment, il le prévoyait depuis un certain temps déjà :

"Je ne vais pas me gâcher le plaisir", déclarait-il il y a quelques jours dans Le Billet du Trader. "Cela fait plusieurs mois que j'anticipais une vague baissière sur la monnaie unique, au moment où tout les brillants économistes la voyaient revenir à 1,60 $. Ceux-là même qui aujourd'hui, annoncent le retour à la parité vers ses plus bas, voire l'explosion de la Zone euro. Il y a un mois, j'écrivais que la rupture des 1,35 accélérerait le mouvement baissier. Mon objectif à 1,2850 $ est toujours d'actualité".

Mais -- car il y a toujours un mais... Jérôme n'est pas de l'avis général sur les conclusions de la crise grecque. Il est catégorique : "La Grèce ne fera pas défaut".

"Aussi difficile que cela puisse paraître", continue Jérôme, "les Etats européens, qui se satisfont tout à fait de la chute de l'euro et qui se plaisent à l'entretenir, ne laisseront pas tomber la Grèce. Une solution sera trouvée, les marchés se détendront et les sauveurs du monde auront repoussé le problème de quelques mois, années".

"Or si la monnaie unique conserve un vrai potentiel de baisse, il ne faut pas non plus croire qu'on reviendra à la parité. Ce serait bien mal connaître nos amis Américains qui ne voient pas d'un très bon oeil cette 'appréciation' du billet vert. Et je suis convaincu que cette crise viendra renforcer la cohésion de la Zone euro et sera finalement une bonne chose d'un point de vue politique".

Les faits lui donneront-ils raison ? Franchement, tout est possible. Les autorités économiques ont déjà accompli des exploits stupéfiants en défiant la logique économique la plus élémentaire... alors pourquoi pas ? Mais -- comme le dit d'ailleurs Jérôme -- je reste persuadée qu'il ne s'agira que de reculer pour mieux sauter.



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Dernière édition par marie le Dim 9 Mai 2010 - 1:09, édité 1 fois

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MessageRe: Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par marie Dim 9 Mai 2010 - 0:59

réponse de Du-Puel en partie privée ( extrait )

ouaip, c'est aussi mon scénario privilégié ; ne serait-ce qu'en raison des parts de marchés que la zone euro obtiendra grace à la baisse de l'euro qui compensera nettement les surcoûts à l'imporation (pétrole) réduits par la récession.


Mais le timing est quasiment impossible à déterminer. Si le Portugal, l'Italie, l'Espagne ou même la France sont attaquées, ne serait-ce que comme test, le cirque euro refera une tournée.

Quand la cible sera UK l'euro respirera ; normalement après la Grèce c'est UK la meilleure cible, avec l'instabilité politique consécutive aux dernières élections comme cerise sur le gateau ; ensuite USA Inc, à l'occasion, peut-être, des élections de novembre, et des remous, sinon pire, qui la précéderont et la suivront ; ou peut-être plus simplement du bordel actuel Sénat / FED / gouvernement, ...

*************

réponse de Marie en partie privée

en réfléchissant sur ce sujet et avec le recul ..

voici ce qui me vient à l'esprit :

je trouve fort suspect tout ce flot de révélations ( dont je ne conteste nullement la réalité, c'est pas le pb ) sur les shorts de gs et d'autres spéculateurs sur les cds grecs

et ce , non pas sur des blogs amateurs ou spécialisés, mais dans la grande presse

on aurait voulu d'avantage accélerer les attaques spéculatives qu'on aurait pas fait mieux ..

l'avantage étant double :

- ça arrange l'euro groupe
- et instrumentalise les vilains spéculateurs
- et aussi, cerise sur le gateau, ça donnera à merkel, des arguments supplémentaires pour justifier serrage de vis budgétaires ..

genre : on n'a pas le choix .. si on veut éviter que les " "vilains" spéculateurs enfoncent l'euro ( car la suite, c'est l'espagne et les pays du club med ) .. faut mettre en place une politique de rigueur


c'est tout bénéfice, non??



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MessageRe: Stiglitz, fin de l'euro , probalité importante
par marie Dim 9 Mai 2010 - 2:19

à propos d'austérité justement ... qu'on nous "vend" depuis un moment , comme le reméde de cheval douloureux mais inévitable, et surtout reméde miracle ...

ATTENTION !!

que ce soit voulu ou une simple connerie de plus ( mais énorme ) voilà la sonnette d'alarme que tire Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE. !

ce tour de vis serait non seulement douloureux mais totalement contreproductif, puisqu'il ne ferait que précipiter la récession dejà installée

et combattue de manière inefficace avec des plans de relance bancaire qui ont renfloué les banques, sans pour cela qu'elles mettent cet argent ds la production réelle - crédit aux entreprises -, la mettant ds la catégorie récession de type déflationniste
puisqu'elles ont au contraire, profité de la manne, pour spéculer de plus belle

bref , apres la 1ere connerie de la "mauvaise relance" ( fric filé aux banques qui n'a rien relancé du tout, puisqu'elles n'ont pas prété aux entreprises, et donc injecté dans l'économie réelle ) , on ferait la connerie du tour de vis budgétaire .. ( en répétant le schéma de la "grande dépression de 1929" )

cette analyse ne va pas aussi loin que ce que je dis .. mais a le mérite de tirer la sonnette d'alarme sur le tour de vis budgétaire ,
c'est déjà ça !!


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100508.REU8391/l-austerite-dans-la-panique-est-un-mauvais-choix-selon-l-ofce.html



L'austérité dans la panique est un mauvais choix, selon l'OFCE


L'effort d'austérité annoncé par le gouvernement français trahit un mouvement de panique face à la crise grecque qui risque de faire dérailler la reprise économique, juge Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Macdiarmid (c) Reuters
par Véronique Tison

PARIS (Reuters) - L'effort d'austérité annoncé par le gouvernement français trahit un mouvement de panique face à la crise grecque qui risque de faire dérailler la reprise économique, juge Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE.

L'Observatoire français des conjonctures économiques, le centre de recherches de Sciences-Po, met en garde depuis des mois contre un tour de vis budgétaire trop rapide qui étoufferait dans l'oeuf la croissance alors que la hausse du chômage n'est pas encore enrayée.

Prenant de court tous les observateurs, le gouvernement français a annoncé jeudi un effort budgétaire sans précédent pour rétablir l'équilibre des finances publiques.

Au prix de mesures drastiques - gel des dépenses de l'Etat en valeur pendant trois ans, diminution de 10% des dépenses de fonctionnement des ministères, réduction des niches fiscales - le Premier ministre François Fillon entend atteindre l'objectif d'un déficit ramené à 3% du PIB en 2013, contre 8,0% prévu cette année.

L'objectif figurait déjà dans le programme de stabilité présenté en début d'année à la Commission européenne mais le gouvernement insistait à l'époque sur la condition d'une croissance de 2,5% à partir de 2011 pour y parvenir.

Le discours est à présent moins prudent.

"Je ne voudrais pas qu'on se trouve dans la situation où est la Grèce, je ne voudrais pas qu'on perde notre notation aujourd'hui qui est AAA", a dit la ministre de l'Economie Christine Lagarde, invitée jeudi soir de Canal+.

Pour Xavier Timbeau, ce discours marque une capitulation face à la pression des marchés.

"C'est un effet de panique suite à la crise grecque, à moins qu'il s'agisse de concessions faites aux Allemands qui imposent cette stratégie de dire: 'Il faut stabiliser vos finances publiques sinon la sanction des marchés viendra vous rattraper et les pires choses vous menacent'".

"Or s'en remettre au jugement des marchés sur la situation des Etats dans le monde, cela paraît vraiment se soumettre à la discipline du fou et il n'y a aucune raison de le faire", déclare l'économiste dans un entretien à Reuters.

STRATÉGIE EUROPÉENNE

Plus grave encore selon lui, cette précipitation occulte le vrai problème qui est la sortie de la crise.

"La crise n'est pas terminée, les taux de chômage culminent dans tous les pays développés, ce n'est pas parce qu'ils arrêtent de se dégrader qu'on peut dire qu'on est sortis de la crise. Et la situation des entreprises est catastrophique, on a perdu cinq points d'activité par rapport au début de l'année 2008 et les bilans sont très dégradés", constate-t-il.

Xavier Timbeau déplore encore qu'à la coordination des politiques économiques pour relancer l'activité en 2009 succède maintenant un chacun pour soi.

"On est en train de paniquer et pour de mauvaises raisons, sans réfléchir", dit-il.

"Chaque pays va vouloir rétablir la situation de ses finances publiques et pour ça espérer que le monde soit en reprise pendant qu'il fera sa rigueur budgétaire. Sauf que tout le monde fait pareil et, du coup, on va aggraver la crise économique, tomber dans une déflation comme au Japon dans les années 1990 et ne pas du tout rétablir les finances publiques.

"Au total on va obtenir exactement l'inverse de ce que l'on recherche parce qu'on aura regardé les choses par le petit bout de la lorgnette et qu'on aura cédé à cette panique irraisonnée face à la pression des marchés et face à la crise grecque."

Pour Xavier Timbeau, la solution consisterait à retrouver un discours crédible, au niveau européen, avec des objectifs atteignables plutôt que de s'enliser dans un interminable débat sur un gouvernement économique.

"Parce que l'Europe n'est pas capable de faire bloc, elle apparaît moins sûre que les Etats-Unis qui ont pourtant une situation budgétaire moins bonne.

"Aux Etats-Unis, le discours consiste à dire que dans dix ans les finances publiques seront rétablies et cet objectif sera tenu. S'engager à le faire en trois ans, ce n'est pas possible et ça ne veut rien dire, ou alors cela se fera au prix d'une catastrophe économique majeure", assène-t-il.

En Europe, l'OFCE plaide pour une refonte du pacte de stabilité afin d'assigner des objectifs de rétablissement des finances publiques "clairs, crédibles, atteignables et acceptés par tous les pays", selon l'expression de Xavier Timbeau.

"Nul besoin d'être hyper ambitieux, il faut juste avoir une stratégie de rétablissement des finances publiques commune à l'Europe. On n'a pas besoin d'un gouvernement économique, bien sûr ce serait mieux si on l'avait mais il ne faut pas rêver", conclut l'économiste.

Edité par Sophie Louet



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