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La réforme des retraites ( débat pro et anti)

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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par jojo-lebarje Mar 19 Oct 2010 - 21:22

marie a écrit:


et ça fera justement l'affaire des cies assurances privées et autres business financiers qui pourront vendre à tour de bras à ceux qui en auront les moyens, des retraites par capitalisation ..
qui comme chacun le sait, promettent monts et merveilles sur les profits de l'épargne placée ..


+ 1

Le marché parle de 110 MILLIARD de roros, c'est loin d'être une paille.

le plus de cette réforme, c'est aussi Guillaume Sarkozy (Méderic malakof)

le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics.


Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric. Des alliés puissants"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile.""Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d'ici dix ans.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101014.OBS1278/guillaume-sarkozy-futur-beneficiaire-de-la-reforme-des-retraites.html
Édifiant de réalité.
Dans un de mes post quand je parlais de l'alinéa du canada sur l'énergie, c'était déjà édifiant.
Mais pire encore que cette réforme, comme la mise en place de la CSG/CRDS, des divers TAXES, de la TVA bien !!!!

C'est bien cet article 104 du traité de Maastricht en 1973, alors que Valéry Giscard d'Estaing est le premier ministre de Georges Pompidou.
cet tracte MORTIFÈRE qui empêche l'état Français d'emprunter de l'argent sans USURE.
En clair :


ILS ONT VENDUS LA FRANCE AUX BANKSTER's
voici cet article :

Belle victoire du néolibéralisme que voilà. Vive l'opacité et le "power élite", ils suffit de regarder qui sont à la tête de ces banques privées ! On prend les mêmes et on recommence...ou plutôt on continue.
Mais cette obligation d'emprunter aux banques privées remonte
même au 3 janvier 1973 quand Valéry Giscard-d'Estaing, alors ministre du
budget de Pompidou a réformé le code monétaire et financier avec notamment
son article L 141-3 :

« Art. L. 141-3. - Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des
découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à
tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la
Banque de France de titres de leur dette est également interdite. »

Consultable sur le site officiel de la Banque de France (qui existe toujours
et reste une annexe de la BCE) :
http://www.banque-france.fr/fr/instit/telechar/histoire/cmf.pdf

Cet article a été intégré pour les douze pays de l'Union Européenne dans le
traité de Maastricht avec son article 104
:
« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres,
ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts
ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté,
aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux
autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des
États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les
banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également
interdite. »

Consultation de l'article 104 sur le site officiel de l'Union Européenne :
http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11992M/htm/11992M.html
Et effectivement, cet article qui est responsable de la dette de 1400
milliards d'euros de la France est maintenant repris dans l'article 123 du
traité de Lisbonne qui entrera en vigueur le 1er décembre 2009
:
« Article 123
(ex-article 101 TCE)

1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales
des États membres, ciaprès

dénommées «banques centrales nationales», d'accorder des découverts ou tout
autre type de

crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux
administrations centrales, aux autorités

régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes
ou entreprises publics des

États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale
européenne ou les banques

centrales nationales, des instruments de leur dette est également
interdite. »

Consultez l'article 123 en page 53 du traité de Lisbonne disponible sur le
site internet de l'Union Européenne :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2008:115:0...
L'issue ? Une courbe exponentielle de la dette ! 200 millions d'euros par
jour remboursés en intérêts à des banques privées !
La dette c'est 84% du PIB en 2010 !

Cette dette n'existe pas ! Cette dette permet les privatisations, licenciements, suppressions de postes, arrêt de chantiers ferroviaires, etc. !
En gros, on vous pille ! Les impôts exploseront ! Tout sera saisi et ça sera
l'effondrement.

Et tous les pays du monde on ce même article dans leur fonctionnement.
Par exemple : La banque d'Angleterre utilisée souvent par des intérêts privés? C'est ce que semble indiquer un article publié dans la "revue d'économie politique" (la version anglaise) en 1999
Cet autre article propose-t'il des arguments pertinents ? http://www.solidariteetprogres.org/article352.html
La domination de la société par les détenteurs du capital serait d'évidence impossible sans la complicité des banques centrales (leur "indépendance" vis à vis des institutions démocratiques facilitent ces dérives) des gouvernements issus d'instances élues grace aux média largement dominés par la capital,et des partis politiques qui dépendent aussi de ces media pour les élections de leurs candidats.C'est un système bien rodé ou tout le monde joue son role et qui dans son ensemble constitue cette "power elite"dont parlait si bien Wright Mills.
http://www.thirdworldtraveler.com/Book_Excerpts/PowerElite.html



en vidéo


http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=Maastricht+-+Article+104&btnG=Recherche+Google

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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Mer 20 Oct 2010 - 0:23

Oui, et regarde boien la fin de l'hommage de Christine Bierre à Maurice Allais qui vient malheureusement de nous "abandonner"

http://www.solidariteetprogres.org/article7072.html

Maurice Allais, lucidité et courage face à la crise
18 octobre 2010 - 17:24
Outils :
18 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) — Samedi en la cathédrale St Louis des Invalides, s’est tenue la cérémonie funéraire de Maurice Allais, un des ces quelques grands économistes de l’histoire française qui ont constamment cherché à appliquer dans l’économie, au service des hommes et au delà du monétarisme, des principes physiques puisés dans la science.Après l’hommage rendu par Jacques Cheminade la semaine dernière, nous publions ici le texte que lui dédie Christine Bierre, vice-présidente de Solidarité & Progrès :Maurice Allais nous a quittés le 9 octobre à 99 ans. Un à un, ces hommes de caractère nés au début du XXe siècle s’en vont, nous abandonnant à la misérable petitesse de ce nouveau siècle. Ils ont connu de terribles malheurs, deux conflits mondiaux, et le krach de 1929 qui survint lorsque Maurice Allais avait 18 ans. Mais ils ont eu aussi la chance de vivre dans un monde qui fut soulevé par quelques chefs d’Etat de talent et de courage, dont Franklin Roosevelt et Charles de Gaulle.Et c’est fort de cette expérience générationnelle que Maurice Allais, seul avec quelques autres comme LaRouche, de onze ans son cadet, a pu tirer très tôt la sonnette d’alarme sur la crise terrible dans laquelle s’engouffrait l’humanité. Dans un ouvrage de février 1999, La Crise mondiale aujourd’hui , il dressait le parallèle entre la crise de 1929 et celle d’aujourd’hui, soulignant toutefois cette différence béante : « Entre la situation de 1929 et la situation actuelle [il y a une] une différence considérable d’échelle, c’est le monde entier qui actuellement est concerné. » « La crise de 1929 a été la conséquence de l’expansion déraisonnable des crédits boursiers qui l’a précédée aux Etats Unis et de la montée extravagante des cours de Bourse qu’elle a suscitée », écrivait Allais, notant comment l’indice Dow Jones avait augmenté de 215 % entre janvier 1925 et septembre 1929, alors que le PNB ne s’était élevé que de 13 % dans la même période !Tout aussi extravagants ont été l’endettement massif et la montée de la spéculation amenant à la crise actuelle, soulignait-il. L’abandon, en mars 1973, des parités fixes entre les monnaies en faveur de changes flottants, fut à l’origine d’une spéculation fulgurante dans les monnaies. Celle sur les actions et les obligations fut tout aussi spectaculaire, dit Allais, évoquant le fait qu’à New York, depuis 1983, se sont développés de gigantesques marchés à terme sur les indices boursiers, les « hedge funds » et tous « les produits dérivés ».Et comme ces dernières années, tout ceci fut présenté à l’époque comme « une nouvelle ère » de prospérité générale !Force est de constater que parmi les économistes, dans la période qui conduisit à la crise actuelle, seuls Maurice Allais et Lyndon LaRouche ont eu le courage d’aller au fond des choses. Allais voyait deux causes principales à toutes les crises. D’abord « la création de monnaie ex nihilo » par les banques privées via « le mécanisme de crédit », qu’il va jusqu’à qualifier de « "cancer" qui ronge irrémédiablement les économies de marchés » , empruntant la célèbre phrase de Jacques Cheminade en 1995. Autre mécanisme mis en cause, « le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme. » Pour s’attaquer à ces maux, Allais proposa une réforme profonde : 1) « La création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul » , seule la Banque centrale sous contrôle public devait être habilitée à émettre de la monnaie, et 2) « tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme » . Allais proposa ensuite sa propre version de la loi Glass-Steagall : la « dissociation totale » des activités bancaires « en trois catégories d’établissements indépendants » : 1) « des banques de dépôt assurant, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients » ; 2 ) « des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés » ; et 3) « des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt, et investissant les fonds empruntés dans les entreprises. » Maurice Allais fut aussi le pourfendeur de la mondialisation financière à l’origine du fort taux de chômage en Europe et dans le monde.



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par jojo-lebarje Mer 20 Oct 2010 - 0:40

+ 1 sur Maurice Allais Il faut lire

La Mondialisation. La Destruction des Emplois et de la Croissance. L' Évidence Empirique.

Ouvrage publié en 1999 aux Éditions Clément Juglar

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Messageinitiative novatrice et prometteuse pour gagner
par g.sandro Jeu 21 Oct 2010 - 15:28

Appel à celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent VRAIMENT pas lutter aux côtés de grevistes et manifestants mais qui sont favorables à ce mouvement anti-recul social,
Il est vrai que les grèves plan plan d'une journée, sauf à se gnéraliser, s'amplifier et se renouveler, ne changeront que peu de choses à l'autisme gouvernemental; donc, il faut bloquer intelligent:


source:
http://www.raffineriegrandpuits.fr/


Télécom Ile de France





25, 27 Rue des Envierges

75020 PARIS

Tél : 01 44 62 12 20

Mèl : sudtidf@sudptt.fr
URGENCE
SOUTENONS LES GREVISTES
DE LA RAFFINERIE
DE GRANDPUITS









1 EURO PAR JOUR POUR GAGNER ?!



Et si c’était une partie du prix à payer pour amener le gouvernement à retirer son projet de réforme!?

Chacun sait aujourd’hui l’enjeu stratégique des raffineries dans ce conflit.

La raffinerie Total de Grandpuits est la seule d’Ile de France.

La grève est reconduite à Grandpuits à 98% depuis 1 semaine. Il faut tenir ! 385 salariés y travaillent.

32000 salariés travaillent à France Telecom ou dans l’ une de ses filiales en Ile de France.

Si chacun-e d’entre nous verse seulement 1 euro par jour pour les grévistes de Grandpuits : ils tiendront !

La motion ci-dessous, soutenue par les organisations syndicales SUD-CGT-FO-CFTC de Seine-et-Marne a déjà permis de récolter 600 euros. Nous devons continuer, tous ensemble.



Le personnel de France Telecom-Orange se mobilise fortement (40%) à chaque grande journée d’action et de grève nationale contre le projet de réforme des retraites.

La grève ne peut, et ne saurait être faite par procuration, cependant, force est de constater qu’en l’absence réelle d’impact visible de la grève sur l’économie, le personnel France Telecom-Orange n’est guère enclin aux mouvements de grève de plus de 24 heures.

Conscients de l’importance de faire monter d’un cran le rapport de force face à un gouvernement sourd, conscients qu’il faille soutenir les secteurs clefs permettant de mettre à mal l’économie, les organisations syndicales CFTC-CGT-FO et SUD de France Telecom Orange en Seine et Marne appellent le personnel de France Telecom Orange à soutenir financièrement les salariés de la raffinerie Total de Grandpuits (77) en grève reconductible depuis le 12 octobre.




SUD Télécom IDF appelle également toutes celles et tous ceux qui le peuvent à venir à Grandpuits soutenir les grévistes et débattre avec eux de l’élargissement et de la généralisation de l’action.


Pour aider les grévistes de la raffinerie de Grandpuits:


- Un site internet : www.raffineriegrandpuits.fr

- Une adresse : Raffinerie de Grandpuits - Intersyndicale CGT / CFDT

77720 Mormant cedex

Libellez vos chèques à l’ordre de : «Intersyndicale CFDT-CGT Total Grandpuits» ou remettez vos dons aux représentants syndicaux ou élus de votre unité.

Tous ensemble, nous gagnerons !



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Ven 22 Oct 2010 - 2:42

Quelques pistes de réflexion, quelques précisions sur cette file, au demeurant passionnante:

1°) Beaucoup d'affirmations de gens dont la force des certitudes n'a d'égale que leur inculture du domaine en cause...

- Ainsi, il est complètement faux de prétendre que les fonctionnaires seraient bénéficiaires de régimes spéciaux exorbitants qui feraient d'eux des super privilégiés de la retraite; en effet, s'il est exact que leur pension est calculée sur la base des 6 derniers mois, ce qui est clairement en leur faveur, il faut également préciser, (ce que les "modernisateurs" se gardent bien de faire et vous allez comprendre pourquoi), que la part de rémunération relevant des primes est en accroissement graduel au détriment de la part fixe (qui stagne lamentablement et qui va nettement baisser par le simple jeu du relèvement du taux de cotisations). Donc, les rémunérations totales stagnent, mais au sein de ce calme apparent, la part des primes (de lechecutisme/ larbinisme et soumission au culte des states) augmente en proportion et atteint généralement de 23 à 30%, ce qui est considérable.
Or, ces primes ne sont pas comptées dans la rémunération sur laquelle est calculée la retraite...

N'allez pas croire que les agents de l'Etat et des Collectivités territoriales refuseraient de cotiser sur leurs primes, car ils payent déjà dessus, CSG, CRDS, Contribution spéciale de solidarité (spécificité au public ça) et, bien entendu sont soumis à l'impôt comme tout le monde...MAIS L'Etat ne cotise pas lui sur ces primes, vous réalisez? Pas de cotisation patronale donc sur 23 à 30% de la masse salariale, tous les patrons en rêveraient...

De même, un enfant, qui compte pour 2 ans dans le privé compte pour un seul dans le public... les fonctionnaires femmes sont donc gravement discriminées.

J'ai repris les calculs avec des potes du privé, en gros ça se vaut... avec même, et ça m'a surpris, un taux de remplacement légèrement supérieur pour le privé dans 3 des 5 cas étudiés;

et oui, j'allais oublier de vous dire qu'il n'y a pas de régime de retraites complémentaires dans le public, juste une sorte de fonds de pension facultatif payé seulement par les éventuelles cotisations (volontaires) de l'agent, mais là encore, sans cotisations patronales et offrant un taux pitoyable... même en intégrant l'incitation fiscale qui va avec.

II°) Le seul problème de financement des retraites, c'est le chômage...

moins de salariés à cotiser ==> moins de tunes à redistribuer, c'est compréhensible dès 5 ans.

Or, pour l'avoir sérieusement vérifié, je peux vous certifier que le nombre des salariés qui partent en retraite en ayant encore un emploi ne cesse de baisser et est devenu l'un des plus faibles d'Europe.
DONC, retarder le départ en retraite, ça implique de TRANSFERER des années au détriment du régime d'indemnisation chômage (ex assedic)... ce qui, je fournis le décodeur, va fournir un excellent prétexte pour constater que le déficit explose...et faire baisser les allocations chômage tout en augmentant les cotisations...

Les jeunes, même diplômés, ne trouvent pas de vrai taf, que des stages, à qui croyez vous faire avaler qu'en retardant la libération des postes de 2 ans, ça va résoudre leurs difficultés à trouver du boulot?

III°) Le véritable but de la réforme:

L'usage d'une simple calculette permet de vérifier ce qui suit.

LE BUT de tout ce foutoir est tellement simple qu'il est presque incroyable...
Le gouvernement veut juste empêcher les jeunes de commencer à cotiser...en multipliant les obstacles (le retard du départ de leurs ainés est un coup de poignard dans le dos de nos gosses qui vient compléter le coup de gourdin des stages quasi gratos non pris en compte pour les retraites et la précarité institutionnalisée des CDD dévoyés de leur objet légal).

Avec 42 piges, en commençant à tafer vers 27 ans, on est à 69 ans...
Donc le fait de prétendre, comme le fait le gouvernement, que le recul est à 62 ans, ne sera vrai que pour les carrières complètes commencées à 20 ans pile poil.
Heu, on embauche des jeunes à bac +1 ou bac +2 ? Ben non...!
sauf à 1100€ bruts.... qui n'augmenteront pas, ou peu, du fait allégué de "faible niveau de compétences"...génial ça pour que les 26 meilleures années soient nases et garantissent une moyenne bien faible, génératrice de retraite bien misérable...qu'au surplus, ils toucheront tard et moins longtemps, la boucle est bouclée... .

On entend souvent (toujours) le gouvernement dire que LA réforme est indispensable, alors, ok, admettons qu'une réforme le soit... et encore, il y a d'autres pistes prometteuses, mais admettons, mais pas CETTE réforme !

Cotiser deux ans de plus? Heu, ça fait quand même 4,5 ans dans le fillon là... depuis les 37.5 ans d'avant 2003.

Où serait l'équité à faire cotiser 44 ans celui qui a commencé à payer à 18 ans ( peu d'études et donc généralement bas salaires) SANS lui consentir un bonus pour ces deux ans de plus? C'est discriminatoire et en tout cas injuste!

Le problème c'est que la retraite c'est UN SALAIRE DIFFERE,
et cette notion de "différé" ne change rien au fait qu'il s'agit bien d'une rémunération, de la contrepartie du travail, ça explique qu'il y ait une cotisation salariale ET patronale sur les salaires qui servent de base de calcul, mais justement, avec CETTE réforme, l'effort supplémentaire ne repose QUE sur les salariés.

Des pistes alternatives de financement?
Mais oui il y en a:
Récupérer avec rétroactivité sur 10 ans les exonérations et subventions publiques versées aux entreprises au nom de la promotion de l'emploi si elles délocalisent.
taxer les importations en provenance des pays dépourvus de protection sociale (ça les inciterait à améliorer le sort de leur main d'œuvre esclave, ce qui en plus serait très moral) et affecter le produit de cette taxation au financement de nos régimes sociaux, ce qui ferait aussi relocaliser quelques milliers d'emplois, car la France dispose d'infrastructures de qualité et d'une main d'oeuvre très qualifiée, bosseuse et productive...elle attire beaucoup d'investissements étrangers, comme quoi, les clichés...

Bon, j'arrête, mais j'ai plein d'autres pistes et réflexions à vous soumettre.

Ne vous laissez pas berner, si Sarko passe là dessus, il va se sentir pousser des ailes.

Il s'apprête à passer en force au Sénat avec la procédure exceptionnelle ( urgence nationale only) du vote bloqué, pour shunter les débats et les amendements, il est autiste et obstiné comme un enfant gâté vexé qu'on puisse lui opposer un refus, c'est un coup de force que de dévoyer cet outils parlementaire de sa vocation.
Et il parle de démocratie et de prise d'otages?
Qui a été élu en disant "je ne toucherai pas à la retraite à 60 ans? Alors gardez en tête que celui qui insulte et méprise la démocratie n'est pas le gréviste qui en se défendant courageusement vous défend en même temps, celui qui prend le peuple en otage à grands coups de médias asservis, c'est lui.

Hongrois rêver, ÇA c'est de la violence...!!!

Sarkosy; 1m52 selon les syndicats, 2m06 selon la police



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Sam 23 Oct 2010 - 3:38

affraid affraid affraid Les scélérats ont adopté la réforme régressive et délétere par passage en force au Sénat...!!!

Bon, ce n'est qu'un combat continuons le début,


Sarko veut jouer?

Ok, on fait comme lui...on ne lâche rien...!!!




http://www.metrofrance.com/info/retraites-le-texte-adopte-au-senat-les-francais-partages/mjjv!m0unZq9fTuB2/


Mis à jour 23-10-2010 02:46


Retraites : le texte adopté au Sénat, les Français partagés

Alors que les sénateurs ont adopté la réforme des retraites suivant la procédure du "vote unique", les perturbations persistent et les Français semblent très partagés.

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Le ministre du Travail Eric Woerth devant les sénateurs, le 22 octobre 2010, lors du débat sur la réforme des retraites
Photo : Jacques Demarthon/AFP




Après plusieurs reports et au terme d'une guérilla parlementaire de trois semaines menée par les sénateurs de gauche discutant âprement la multitude d'amendements déposés, vendredi 22 octobre en début de soirée, le Sénat a adopté par 177 voix contre 153 le projet de réforme des retraites qui prévoit notamment le report de l'âge minimal de départ de 60 à 62 ans et le droit à une pension sans décote à 67 ans quelle que soit sa durée de cotisation contre 65 actuellement.
Sans la moindre surprise, les sénateurs des groupes UMP et de l'Union Centriste ont approuvé le texte, à l'exception des élus du MoDem qui se sont abstenus, et l'ensemble des groupes de gauche ou apparentés a voté contre (PS, CRC-SPG qui rassemble PCF et Parti de gauche, Verts et radicaux du RDSE).
Le gouvernement passe en force
Pour en arriver là, en dépit des engagements de Gérard Larcher le président UMP du Sénat qui souhaitait que l'examen du texte aille "jusqu'au bout", il aura fallu que le gouvernement coupe court aux débats en invoquant la veille l'article 44-3 de la Constitution, qui prévoit une procédure de "vote unique" ou "bloqué", les parlementaires se prononçant en bloc pour l'adoption ou le rejet de l'ensemble du projet de loi "en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le gouvernement".
Avant le vote, le ministre du Travail Eric Woerth avait déclaré "le moment est solennel parce qu'il est celui de la lucidité, de la responsabilité, du courage". Et d'ajouter : "un jour viendra où nos adversaires d'hier seront reconnaissants".
Sur une tout autre longueur d'onde, Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat avait auparavant mis en garde : "vous n'en avez pas fini avec les retraites. Vous avez ignoré ce qu'exprimaient les Français, vous n'avez rien entendu de nos propositions, votre réforme est injuste".
Selon le ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, le vote définitif de la loi devrait avoir lieu mercredi 27 octobre, après l'harmonisation par une commission mixte paritaire des textes adoptés par les deux assemblées.
Manifestations et grèves continuent
Sur le front de la contestation, les syndicats qui ne désarment pas ont appelé à la mobilisation le 28 octobre, sans doute après l'adoption définitive du texte, et le samedi 6 novembre, peu avant sa promulgation.
Malgré les vacances scolaires qui devraient éloigner les lycéens de la rue pour une dizaine de jours, la jeunesse compte bien rester mobilisée. En tout cas l'UNEF, le principal syndicat étudiant a décidé d'une journée d'action mardi prochain.
Du côté de l'Elysée et du gouvernement, on compte sans doute sur les vacances de la Toussaint pour affaiblir la contestation, mais de fait, selon un récent sondage BVA, 69% des Français soutiennent les manifestants, sinon les grévistes.
Entre les perturbations qui persistent dans les transports et les problèmes d'approvisionnement en carburant qui ne seront pas résolus avant "plusieurs jours", ce ne sont pas seulement les congés de certains qui sont perturbés, mais de plus en plus l'économie du pays, du moins selon l'organisation patronale CGPME qui affirme que "des centaines de milliers de petites et moyennes entreprises tournent au ralenti", que certaines s'apprêtent à "cesser leur activité" et que "les plus fragiles" risquent la faillite.
Jeudi, Nicolas Sarkozy qui a fait de cette réforme très impopulaire le point d'orgue de sa fin de mandat et un symbole de son engagement à changer le pays, a accusé les grévistes de prendre "en otage l'économie, les entreprises et la vie quotidienne des Français". Entre autres réactions, François Chérèque, le patron de la CFDT a rétorqué au président, plus que jamais au plus bas dans les sondages, qu'il y avait "un fort sentiment d'injustice sur cette réforme et sur beaucoup d'autres choses".



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MessageVivre mal, mourir jeune
par g.sandro Lun 25 Oct 2010 - 15:09

http://blogs.rsr.ch/la-vie-est-belle/vivre-mal-mourir-jeune/

Vivre mal, mourir jeune






Même si c’est certainement très beau de mourir au travail à 82 ans comme Nicolas Hayek, nous n’avons pas tous des boulots qui nous donnent envie deprolonger le plaisir aussi longtemps. Alors, on aimerait bien pouvoir partir à la retraite avant qu’il soit juste temps d’appeler Dignitas.



Et comme le démontre l’engagement des jeunes en France depuis dix jours, la problématique des retraites dépasse de loin le fait de libérer les vieux de l’obligation de bosser. Des gens qui restent au boulot jusqu’à 65 ans, cela fait autant de places en moins pour les générations qui attendent un job, 42% de jeunes Espagnols pour rappel.



Et quand on nous dit que l’âge de la retraite doit être reculé parce que les gens vivent plus longtemps, il semblerait que ce soit un autre argument « bateau » difficilement démontrable à moyen terme. En Suisse, la génération actuellement à la retraite vit longtemps parce qu’elle n’a connu ni le chômage de masse, ni le sida, ni le management à la France Telecom, ni les disques de Chrsitophe Maé, ni la malbouffe gavée d’OGM, ni la pollution quasi systématique de la biosphère, ni le culte de la croissance, ni tout un tas d’autres choses qu’on peut soupçonner d’abréger singulièrement l’espérance de vie.



Selon ceux qui regardent de plus près que nous les indicateurs démographiques, il semblerait que l’espérance de vie se ralentisse dans les pays occidentaux. En Allemagne, pour les hommes, l’espérance de vie en bonne santé est passée de 65 ans en 2003 à 58.8 en 2007. La tendance est identique en Espagne et en Italie.



Entre 2006 et 2007, avant même le déclenchement d’une crise anxiogène voire angoissante et susceptible de miner la santé des plus atteints, l’espérance de vie des Européens a chuté de près d’un an. En 20 ans, les cancers ont triplé. Ils sont la première cause de mortalité en Europe, bien avant la route par exemple.

Depuis une demi-douzaine d’années, des recherches prédisent un prochain renversement de l’accroissement de l’espérance de vie à la naissance aux Etats-Unis. En clair, on y vit de moins en moins vieux. Comme le mode de vie américain est, comme chacun le sait, notre horizon souhaitable et indépassable, on peut prévoir que les courbes s’infléchiront aussi prochainement sous nos latitudes.



A ce stade, on comprend mieux l’empressement des gouvernements à vouloir retarder l’âge de la retraite. Si contrairement aux prévisions généralement propagées dans l’opinion publique, il s’avère que l’on meure bien plus jeunes dans une vingtaine d’années, les gouvernements auront fait dans l’intervalle de belles économies sur leurs « assurances sociales ». Machiavélique ? va savoir…

Vivre mal, mourir jeune



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par jojo-lebarje Lun 25 Oct 2010 - 18:11

g.sandro a écrit:
affraid affraid affraid Les scélérats ont adopté la réforme régressive et délétere par passage en force au Sénat...!!!Bon, ce n'est qu'un combat continuons le début, Sarko veut jouer? Ok, on fait comme lui...on ne lâche rien...!!! http://www.metrofrance.com/info/retraites-le-texte-adopte-au-senat-les-francais-partages/mjjv!m0unZq9fTuB2/ Le gouvernement passe en forceinvoquant la veille l'article 44-3 de la Constitution, qui prévoit une procédure de "vote unique" ou "bloqué"


LE FASCISME


Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s'est étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, la répression de l'opposition et un contrôle politique extensif de la société civile.

Nous vivons donc !!!! bien dans un état FASCISTENous avons le devoir maintenant de bafouer cette


SOIT DISANT RÉPUBLIQUE

Je vais finalement rejoindre le FN avec dans l'idée de Marine LE PEN qui attends avec impatience l'implosion de la FRANCE, chose à laquelle je suis en total accord.Il faut couper les têtes et faire LE VOTE UTILE DE POUR LA FRANCE.L'UMP, le PS et les syndicats ont eu raison de cette alliance tout aussi Mortifère les unes des autres.


ces même syndicats qui sont dans l'incapacité TOTALE de faire quoi que ce soit de bien en FRANCE, car eux aussi sont à la solde des Grand Argentier.


L'opacité de leurs comptes et des provenances des Fonds dont ils ne veulent surtout pas dévoiler Raphaël Hadas-Lebe, Les syndicats ont tout intérêt à œuvrer dans le sens d’une clarification de leur financement, dès 2003 le député UMP Yves Nicolin, auteur d’une proposition de loi sur le financement syndical, jamais votée.Plusieurs enquêtes ont mis en évidence des dérives mais leurs comptes sont gardés secrets depuis une loi de 1884.Autant le préciser d'emblée : personne ne sait exactement comment sont financés les syndicats français.

L'affaire de l'UIMM et ses retraits d'argent liquide à la banque (au moins 15 millions d'euros), arrive donc à point nommé pour alimenter les rumeurs.A l'origine de cette situation, une loi de 1884 qui autorise les syndicats à ne pas publier leurs comptes.

Au départ, ce texte visait à protéger les organisations syndicales contre les appétits du patronat, en protégeant l'identité des ouvriers syndiqués. Dans ces conditions, impossible de savoir précisément combien les syndicats ont d'adhérents et comment ils sont financés.


Plusieurs estimations évoquent un financement public global de 40 millions d'euros par an, sous la forme de subventions diverses si l'on en croit une proposition de loi de 2003.La CFDT, qui semble plus ouverte que les autres confédérations, parle de 12 millions de subventions par an. Confession de François Chérèque, ce lundi 8 octobre dans le Figaro : « La CFDT est financée à 30% par des fonds publics, sur un “budget total de 41 millions d'euros”, précise-t-il… après un temps d'hésitation. » La CGT se refuse à communiquer le moindre chiffre pour l'instant.

Voilà pour la partie émergée de l'iceberg.

Le reste est très flou.Notes de frais mirbolantes, achat de chevaux de course…

Depuis dix ans, l'Igas et la Cour des comptes ont mis en lumière les nombreuses dérives du système de financement extérieur. Car les syndicats peuvent aussi recourir à des financements privés.


En 2000, l'Inspection générale des affaires sociales met les pieds dans la Caisse de retraite interentreprises (CRI), une retraite complémentaire du régime des salariés (Arrco).

Le pot aux roses apparaît aux députés UMP qui se penchent sur le sujet : « Cette enquête effectuée entre février et mai 1999 à mis en lumière “tout un système de financement direct ou indirect des syndicats” et une “gestion opaque” de la caisse de retraite complémentaire : spéculation avec l'argent des retraites, gras salaires et notes de frais mirobolantes pour les dirigeants du groupe, achat de chevaux de concours hippique, gestion de la retraite apparaissant comme une “préoccupation secondaire”, contrôle quasi inexistant de l'Arrco sur l'utilisation des fonds.


Selon ce rapport, le CRI aurait versé entre 1995 et 1999, 34,3 millions de francs aux syndicats, en salaires pour certains permanents, présentés dans les comptes comme des “délégués extérieurs” ou en “convention d'assistance technique” prévoyant des honoraires et des remboursements de frais. »Que se passe-t-il ?

Rien. Quatre ans plus tard, l'Igas remet les pieds dans le plat, cette fois-ci sur la délicate question des « mis à disposition ». Des milliers de salariés gracieusement mis au service des syndicats par des entreprises publiques ou des administrations. En termes voilés, cela donne l'analyse suivante des inspecteurs de l'Igas : « Il est pourtant de notoriété publique que de très nombreux permanents syndicaux sont mis à disposition par l'Etat, les organismes de Sécurité sociale et des entreprises privées ou publiques sans aucune base juridique.

Cette situation met en péril non seulement les employeurs, qui financent des emplois fictifs, mais aussi les représentants syndicaux eux-mêmes, alors que leur dévouement à l'activité syndicale est généralement incontestable.

Dans ces conditions, la mission de l'Igas souhaite attirer l'attention du ministre sur la nécessité impérieuse d'adapter le cadre juridique très rapidement afin de légaliser ces situations puis, à moyen terme, de réfléchir à l'opportunité de diminuer voire supprimer cette pratique. »Le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie est alors Nicolas Sarkozy.


Mais trop tard : il quitte ses fonctions le 29 novembre 2004. Et lui non plus ne fait rien pour arranger la situation.D'après les éléments rassemblés l'an dernier par le conseiller d'Etat Raphaël Hadas Lebel, les syndicats ont des budgets très variables.


En extrapolant, la revue Société civile parvient aux évaluations suivantes :

CGT : 220,6 millions d'euros de budget dont 145 millions hors cotisations.
CFDT : 138 millions d'euros de budget annuel dont 69 millions hors cotisations
FO : 61 millions d'euros de budget annuel dont 26 millions hors cotisations.
CFTC : 60 millions d'euros de budget annuel dont 48 millions hors cotisations.


Les policiers ont-ils mis la main sur la caisse noire des patrons ?

Officiellement, personne n'a l'air concerné par l'affaire de l'Union des industries métallurgiques et minières. En maintenant sa confiance à Denis Gautier-Sauvaignac, Laurence Parisot tente de calmer le jeu.

Pourtant, l'UIMM, héritière du Comité des forges, gère 23% des recettes du Medef. Son patron, « DGS », est l'interlocuteur principal des syndicats dans les négociations en cours sur le dialogue social.

Or, d'après une enquête bien informée du magazine Challenges, une caisse noire patronale alimente depuis des décennies les grandes confédérations. « 'Nous allons peut-être définitivement enterrer des pratiques des années 1950 », se réjouit presque un membre du conseil exécutif du Medef. »

D'autres acteurs -anonymes- confirment l'existence de la « caisse noire ».

Si l'affaire de l'UIMM pose le problème du financement des syndicats français, elle gêne tous les protagonistes du système. Ainsi, tout en assurant que Force ouvrière ne se sent « pas concerné » par ce dossier, son secrétaire général a reconnu sur France Inter l'existence de « problèmes ». « Dans le secteur privé, précise Jean-Claude Mailly, sur des salariés qui sont détachés auprès des organisations. » Car les centrales syndicales connaissent mieux que quiconque les faiblesses du système français : peu de cotisants, peu de ressources financières et un éparpillement des forces.


Plusieurs études comparatives -de l'IGAS encore une fois- ont mis en évidence ces faiblesses chroniques : « Il apparaît que les financements des syndicats sont fortement liés aux taux de syndicalisation : il est de l'ordre de 83% en Suède, de 65% en Belgique, de 50% en Italie, de 29% au Royaume-Uni et en Allemagne.

Outre le nombre d'adhérents et donc de cotisants, l'attractivité des syndicats tient à d'autres facteurs tels que l'existence d'un paysage syndical ramassé sur un nombre réduit de structures. »Et de citer l'exemple de l'Allemagne -modèle européen en matière de dialogue social- où la principale confédération regroupe plus de 80% des personnes syndiquées.

http://www.rue89.com/2007/10/08/comment-sont-finances-les-syndicats-francais

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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Mer 27 Oct 2010 - 10:32


  • Chronique d'Evariste

    La nouvelle donne sociale et culturelle est à l'œuvre



    par Évariste
    Pour réagir aux articles,
    écrire à evariste@gaucherepublicaine.org



    Peu de commentateurs, peu de militants avaient prévu ce type de déroulement social. Les uns prenaient ce conflit à la suite des autres et pensaient que Nicolas Sarkozy allait une fois de plus en sortir vainqueur. D’autres pensaient que l’intersyndicale allait comme d’habitude se scinder grâce au savoir-faire du toujours là Nicolas Sarkozy. Les responsables politiques opposants « responsables », ceux qui fonctionnent avec le même logiciel que Nicolas Sarkozy, en ne coupant pas le cordon ombilical avec Lamy et Strauss-Khan, membres de la gouvernance mondiale et ordonnateurs de l’ordo-libéralisme, continuent de nous faire croire qu’il y a un problème de démographie pour les retraites et qu’il faut allonger la durée de cotisations. Mais ils ont de plus en plus de mal à « surfer » sur la contestation, eux qui espèrent que ce mouvement social va leur donner le pouvoir en 2012. Les derniers sont les « donneurs de conseils », ceux qui ont la « vérité révélée », ceux qui savent ce que les autres auraient dû faire, mais qui ne sont pas écoutés… tout en sachant que le premier qui quitte le mouvement est syndicalement et politiquement mort…
    Tous ceux-là sont pris à contrepied. Une fois n’est pas coutume. Le mouvement social a décidé de maintenir une mobilisation de haut niveau avec un soutien populaire majoritaire. C’est une première. Nicolas Sarkozy s’arc-boute en bon représentant des grands capitalistes et de la gouvernance mondiale. C’est bien la première fois que tout se passe comme cela. C’est l’Intersyndicale qui a la main, ce qui aiguise les jalousies notamment des politiques. L’intersyndicale invite les salariés et les citoyens à remettre le couvert le 28 octobre et le 6 novembre.
    Tout porte à croire que même si Nicolas Sarkozy passe en force comme c’est probable, le mouvement social est intact et son état d’esprit est de continuer la lutte. Déjà, le dossier dépendance dit improprement « du 5e risque » qui devait être bouclé fin 2010 après les retraites est programmé aujourd’hui pour une publication en juillet 2011. La fin du quinquennat ne se passera plus comme il l’avait prévu. Des questionnements se déploient dans la majorité présidentielle. Une nouvelle donne sociale et donc politique est ouverte par ce mouvement inédit.
    Que faire ?


    Beaucoup ont compris que la « victoire » de Sarkozy sur les retraites pourrait être en fait une victoire à la Pyrrhus, que son savoir-faire ne fonctionne plus. Malgré un soutien sans faille d’une télévision aux ordres. Malgré le durcissement de la presse écrite -on a même vu certains journaux de province critiquer le laxisme sarkozien et appeler à un gouvernement « fort et courageux ». Malgré les provocations du type « super-casseurs que l’on voit sur une vidéo remettre ensuite leur brassard de police ». La spirale de la crise est de plus en plus considérée comme probable.
    Bien sûr, il faut continuer à soutenir et à amplifier le mouvement. Mais il est nécessaire d’expliquer en plus que nous ne sommes plus seulement dans un dossier donné, mais que l’enjeu est bel et bien la montée d’une conscience et que si on veut une bonne résolution du dossier des retraites, il va falloir penser à un dépassement du système politique actuel, car ce système est bloqué. Pour cela, il faut globaliser les combats, car la résolution d’un dossier demande d’en traiter d’autres (les liens entre la protection sociale, l’économie, la politique industrielle, la recherche et l’innovation, l’école, les services publics, l’Europe, les relations économiques et commerciales doivent être explicités dans les conférences publiques d’éducation populaire). L’augmentation des demandes d’orateurs dans des conférences publiques, la montée en puissance des cycles d’universités populaires souchés sur le mouvement social lui-même sont des signes qui ne trompent pas.1
    Sur le chantier des modes d’action, l’Intersyndicale, peut-être même sans l’avoir totalement pensé, est en train d’initier une nouvelle méthode culturelle de combat : la manifestation pacifique de masse soutenue par une majorité du peuple et des couches populaires (ouvriers et employés, majoritaires dans le pays). Fini la « lutte juste » avec le peuple contre lui ! Et c’est tant mieux ! Bien que des militants restent accrochés aux modes d’action d’hier qui ont montré leurs inefficacités, se développe de plus en plus l’idée que c’est par cette nouvelle culture de combat que nous allons nous en sortir.
    Sur le chantier de la sortie de crise, l’idée qui avance est celle qu’il n’y a aucune crise létale qui assure l’effondrement du système, mais que toute crise peut faire effondrer l’ensemble. Les mécanismes auto-régulateurs du capitalisme sont en général là, mais l’accélération de la « vitesse du monde » rend de plus en plus crédible l’arrivée d’un chaos tellement le déséquilibre de la finance internationale s’accroît.
    Sur le chantier des idées, on voit l’idéologie dominante craqueler. Important, car la bataille pour l’hégémonie culturelle et idéologique précède toujours les grandes transformations sociales. Le libre-échange « uber alles » (au dessus de tout) laisse la place à un débat où s’installe aussi l’idée du néo-protectionnisme écologique, social et contradictoire avec l’ancien protectionnisme de droite. L’union européenne, avec ses traités de Rome à Lisbonne, ses directives et sa Cour de Justice européenne, est toute dévouée au libéralisme sauvage et dévastateur. Sa stratégie de Lisbonne insidieuse, avec sa MOC (Méthode ouverte de concertation), ses LDI ( Lignes directrices intégrées), ses PNR ( Plans nationaux de réforme), montre de plus en plus son vrai visage et met en exergue la justesse du vote des Français le 29 mai 2005. le débat sur la sortie de l’Euro, voire de l’Union européenne elle-même, fait aujourd’hui partie du débat. La nécessaire critique de la « croissance pour la croissance » est rejointe par l’autre nécessaire critique de l’impasse de la décroissance. Les impasses du capitalisme vert et de l’écologie politique des années 70 montrent leur incapacité à s’opposer concrètement au productivisme, mal du 20e siècle qui perdure, et de produire une alternative. Et pourtant jamais plus qu’aujourd’hui se fait sentir le besoin d’une pensée écologique liée à tous les autres combats dont aucun ne doit être surplombé par les autres. C’est la nouvelle caractéristique de la nouvelle donne sociale et politique.
    Il y a nouvelle donne sociale et culturelle parce que la conscience que les grandes crises sont devant nous, que les idées sont en ébullition, mais aussi que les modes de lutte sont en train de changer. Il est donc venu le temps du développement de ces nouveautés culturelles chez les citoyens éclairés, les militants et les cadres politiques. Même le débat sur le possible nouveau pli historique remplaçant le dernier né au 16e siècle est ouvert. Voilà des chantiers qui devront s’ouvrir aussi dans votre journal en ligne ReSPUBLICA.

    1. Continuer à nous demander des orateurs sur evariste@gaucherepublicaine.org, nous ferons l’impossible pour répondre à votre demande. []

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Face au mépris, ne pas se soumettre !



par Christian Gaudray



La presse annonçait il y a deux semaines une semaine « décisive », façon pour les chiens de garde médiatiques de dire que si la mobilisation s’essoufflait, c’était une défaite supplémentaire que le mouvement social enregistrait. Et la mobilisation ne s’essouffla pas. Bien au contraire puisque nous avons assisté à un maintient de la mobilisation, un élargissement de sa base et une amplification des actions.
S’il fut une semaine décisive, c’est la semaine dernière. Après le succès incontestable de la 6ème mobilisation d’ampleur nationale en 6 semaines, avec un cadre unitaire préservé, l’intersyndicale s’est réunit alors que le texte de la contre-réforme était encore en discussion au Sénat. Et force est de constater que le Sénat a mieux respecté les droits de l’opposition que l’Assemblée Nationale, discréditant encore plus son président Bernard Accoyer, accusé de putsch et de forfaiture par l’opposition pour avoir interrompu les débats. En pré-campagne pour les sénatoriales de 2011, le Sénat a en effet décidé lundi, sur pression des sénateurs communistes et du Parti de Gauche, de reporter à nouveau le vote solennel sur l’ensemble du projet de loi à jeudi au lieu de mercredi, tout en envisageant que les débats pourraient se poursuivre jusqu’à dimanche, ce qui aurait empêché un vote solennel qui requiert 50% de présents. La décision du gouvernement d’utiliser le 49-3 a changé la donne. Pour quelques petits jours de gagné, c’est le passage en force contre le débat démocratique qui marquera le texte.
Pour en terminer avec le parlement, l’ironie du sort veut que c’est Bernard Accoyer qui rédigea la proposition de loi qui mis fin au CPE trois semaines seulement après son adoption au travers d’une loi cosignée par… Gérard Larcher, actuel président du Sénat.
L’intersyndicale qui a suivi la dernière journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles et unitaires de mardi s’est donc déroulée avant le « vote » du Sénat, ce qui a permis d’annoncer de nouvelles mobilisations unitaires, alors que la CFE-CGC avait laissé entendre qu’elle s’en retirerait si le projet de loi était voté.
Où est la légitimité ?


«Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela.» dixit l’omniprésident en mai 2007 quand on lui posait la question de savoir s’il allait reculer l’âge légal de la retraite. Et aujourd’hui, avec 69% d’opinions défavorables, il renie sa parole et s’arqueboute sur une contre-réforme dont il a fait le point d’orgue de son quinquennat. Mais aujourd’hui, c’est avec 71% des « voix » que les salariés défilent dans les rues et c’est bien eux qui ont le « mandat » pour empêcher un recul social emblématique.
La personnalisation du pouvoir qu’il a voulu place Sarkozy seul face au peuple. Il aurait du prendre la parole en allocution solennelle , il ne l’a pas fait, préférant jouer le pourrissement, en espérant des débordements capables de retourner une partie de l’opinion et en comptant sur les vacances de la Toussaint pour faire passer l’orage.
Le scénario est désormais écrit, après le passage en commission mixte paritaire, la loi sera définitivement votée cette semaine et l’omniprésident viendra alors parader à la télévision pour siffler la fin de la partie avec sa morgue habituelle.
Mais plusieurs signes laissent penser que la mobilisation ne retombera pas comme un soufflé, notamment le fait que ce n’est pas seulement dans les rues de Paris ou des grandes villes que les français manifestent, mais dans les rues des sous-préfectures, ce qui montre l’ancrage du mouvement de refus.
Face à une incompétence mêlée d’un empressement à satisfaire la caste de ceux qui l’ont fait empereur, le mépris de Sarkozy doit déterminer le peuple à poursuivre sa mobilisation et refuser de se soumettre.
Ce n’est pas en 2012 que cette forfaiture sociale doit être sanctionnée, c’est la semaine prochaine et aussi longtemps que nécessaire, unis dans la rue et dans la grève, qu’il faut exiger son enterrement.

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Réformes : une explication de texte



par Jean-Claude COIFFET
Président du Cercle Condorcet de Bordeaux



Réformes des retraites, de la Justice, de l’Ecole, des Universités, de la Santé, des Collectivités territoriales…Cette “réformite“ aigue participe de la stratégie communicationnelle du monde politique contemporain, convaincu qu’il prouve à la fois son utilité et son modernisme en énonçant, à propos de tout et n’importe quoi, sa volonté de réformer la société. Manifestation de puissance volontariste du pouvoir politique, qui camouffle la réalité de son impuissance, dans un monde dominé par le pouvoir économique et financier et des sectes idéologiques de toute nature. Situation d’autant plus paradoxale que ceux qui manifestent le plus énergiquement cette volonté d’agir sur le social sont aussi adeptes de l’idéologie libérale, voire ultralibérale, qui prône le désengagement systématique de l’Etat.
Paradoxe apparent, en fait. Car, si cette turbulence législative n’est pour certains que l’expression du bougisme imbécile à la mode, elle est pour d’autres la mise en œuvre d’un plan de destruction de l’édifice public construit de longue date dans certaines démocraties. Plan destiné non à libérer la société, mais à la livrer, sans protection sociale et légale, aux nouvelles féodalités, hors de toute règle, sauf celles qu’elles imposent comme indiscutables. La libération dont ils se gargarisent doit être comprise comme la suppression de toute contrainte étatique à l’égard de ces féodaux et s’oppose à la délibération. Bref, réformer pour eux c’est mettre à la réforme, c’est-à-dire la liquider.
Bien sûr, une telle vision des choses risque d’être accusée de sacrifier au “complotisme”. Mais, cette critique est sans pertinence quand les comploteurs eux-mêmes révèlent publiquement leur plan. Crier au loup quand on a peur de son ombre est irresponsable, ne pas entendre la menace quand elle est clairement énoncée est criminel. Ecoutons donc cette menace, proférée sans nuance par Denis Kessler1 en 2007 :
<BLOCKQUOTE>
“Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! “
</BLOCKQUOTE>
Ce texte est un véritable cas d’école de discours manipulatoire digne des totalitarismes. L’auteur offre toutes les garanties de l’expertise (compétence universitaire et professionnelle, haut niveau de culture et reconnaissance institutionnelle). La radicalité du propos interdit de le taxer de langue de bois ou d’hypocrisie. Bref c’est du sérieux. Il doit donc être pris au sérieux, d’autant que celui qui le tient est influent. Il convient donc de le décrypter sérieusement.
Tout d’abord, il confirme l’hypothèse, énoncée plus haut, d’un apparent désordre des réformes engagées depuis plusieurs années qui cache, en réalité, un plan parfaitement cohérent -“une profonde unité à ce programme ambitieux”-. Confirmation aussi qu’il n’est pas question d’aménager un système en fonction de l’évolution de la société, mais qu’il s’agit de le liquider–“ Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !”.
L’argumentaire est une caricature du discours totalitaire à la fois mensonger et crédible. Mensonger, dans ses références historiques et ses sous-entendus conceptuels, crédible, parce qu’en correspondance avec les discours mythiques et mystificateurs de toute origine qui constituent la doxa en ce domaine. Voyons plutôt.
Quel est donc ce système dont il est urgent et impératif de sortir ? Celui issu du programme du CNR et mis en œuvre à la Libération. Propos qui pourraient apparaître comme provocateurs ou maladroits dans le contexte actuel de glorification de la Résistance (référence, doublement abusive, par Sarkosy à Guy Mocquet, pèlerinage au plateau des Glières…) et de panthéonisation du Général de Gaulle.
Mais, la Résistance et la Libération sont présentées, non comme une réalité historique, mais comme l’expression d’une synthèse idéologique -Un compromis entre gaullistes et communistes-. Qualification doublement habile. D’une part, ce mythe a largement été entretenu par les deux mouvements politiques visés (l’Homme du 18 juin et de la Libération et le Parti des fusillés), d’autre part, ceux-ci sont perçus par la doxa comme les représentants de pensés étatistes et autoritaires, condamnables ou obsolètes
Détruire cet argument, c’est aussi détruire le mythe. Qu’en est-il ? Denis Kessler a manifestement négligé l’Histoire lors de ses brillantes études.
- Le CNR, aux mains des gaullistes et communistes. Sa composition dément formellement cette assertion.
16 membres le composent : 8 groupes résistants, un seul d’obédience communiste. Quant aux autres, le seul
point qui les réunissait était leur défiance, voire parfois leur opposition, à de Gaulle. 2 syndicalistes : CGT
et CFTC. 6 partis politiques dont, évidemment, le PC, mais aussi, entre autres, un parti de la droite modérée
et laïque et un parti de la droite conservatrice et catholique.
- Les mesures prises lors de la Libération et de la première législature de la IV° République seraient de même inspiration. Affirmation pour le moins fantaisiste.

  • De 45 à 46. De Gaulle gouverne avec un triumvirat à force égale (PC, SFIO, MRP) et se retire.
  • La première législature (46 – 51). Aucun gaulliste au gouvernement ni au Parlement, le RPF naît en 1947 et n’aura d’élus qu’en 51. Les communistes quittent le gouvernement Ramadier en mai 47 et s’installent dans l’opposition. Le “compromis entre gaullistes et communistes” sous la IV° République se manifeste, en réalité, par leur opposition, à la fois conjointe et dissonante, aux gouvernements en place, source, entre autres, de l’instabilité gouvernementale qui caractérise toute cette période.

On pourrait ajouter que la personnalité qui porta la sécu sur les fonts baptismaux, Pierre Laroque, était un grand commis de l’Etat, Républicain humaniste, sans appartenance politique.
Voilà pour la mystification historique. Voyons la mystification idéologique, autrement dit ce qui motive l’urgence impérative “de sortir de 45”. Ce n’est évidemment pas seulement parce que ce modèle date, il suffirait de l’amender et de l’actualiser non de le détruire. C’est qu’il est jugé fondamentalement mauvais, pour deux raisons : il est antilibéral et nous marginalise par rapport au reste du monde -Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !-. Là encore, l’habileté rhétorique est remarquable. Faire allusion, à 1945 joue sur trois registres.

  • Cela cible ses lecteurs patronaux, en renouant avec le slogan “Plutôt Hitler que le Front Populaire”, lecteurs dont la fortune, pour un grand nombre, doit beaucoup à l’occupation, certains même à la collaboration, et qui n’ont jamais digéré l’esprit de la Libération, aussi bien sur le plan économique que social et éthique.
  • Cela laisse entendre que nous serions encore dans le cadre de ce système socio-économique, qui expliquerait donc nos difficultés, camouflant du même coup la faillite complète de la restauration libérale, débutée pourtant depuis près de trente ans.
  • En rapprochant cette date et le mythe du compromis gaullo-communiste on laisse entendre que la France souffre d’un étatisme autoritaire marxo-nationaliste dont il faut définitivement sortir, y compris le système de protection sociale. Comme si la planification française avait à voir avec la planification impérative et bureaucratique soviétique, que la nationalisation des secteurs clés (moins étendue qu’en GB, où il n’y avait ni De Gaulle ni les communistes) s’assimilait à l’étatisation généralisée de l’économie et que la régulation de type keynésien était d’inspiration marxiste. Et tout cela a été liquidé par la vague libérale.

Enfin la formule “raccrochons nous au monde” rappelle, bien entendu, le discours continuellement ressassé sur la fameuse exception française et la nécessité d’être enfin au diapason de nos voisins, partenaires et concurrents.
On a donc bien affaire à des propos idéologiques, qui ne sont pas neufs. Concentrons-nous sur le système de protection sociale en cause aujourd’hui, ou plutôt remis en cause. Ce système ne peut être vu comme un simple appareil technique ni même d’une structure juridique, qui pourrait donc être abandonné parce que devenu obsolète. Il s’agit avant tout d’un ensemble de principes, fondateurs d’un certain type de civilisation, au même titre que la Déclaration de 89.
Ces principes ne sont pas davantage une exception française. A l’époque de la Rédaction du Programme du CNR, le BIT était réuni aux Etats-Unis pour rédiger un texte dit Déclaration de Philadelphie2, énonçant des principes identiques, qui servirent de modèle aux démocraties d’Europe occidentale après la guerre.
A moins d’imaginer que les communistes (sans parler des gaullistes) ont aussi inspiré la déclaration de Philadelphie, ces principes ne se réfèrent en rien à un quelconque marxisme ou étatisme. Ils se situent même hors du débat entre collectivisme et individualisme, ou socialisme et capitaliste. L’opposition est entre l’affirmation de la liberté des hommes de décider collectivement de leur destin à travers les instances politiques démocratiques contre la croyance aux lois spontanées du marché auxquelles les individus doivent se soumettre. Ainsi, à l’époque, Hayek, l’un des maîtres à penser des nouveaux ultralibéraux, en particulier au sein de L’UE, écrivait à propos de ces Déclarations “Une fois que nous donnons licence aux politiciens d’intervenir dans l’ordre économique spontané du marché, ils amorcent le processus cumulatif dont la logique intrinsèque aboutit forcément à une domination sans cesse élargie de la politique sur l’économie.
L’habileté revancharde de nos ultralibéraux contemporains, outre d’infiltrer les instances politiques nationales, supra nationales et internationales, est de faire croire que toute réglementation économique et sociale, ainsi que les principes de protection sociale, relèvent d’une conception collectiviste de la société, portant atteinte aux libertés individuelles. Il suffit ensuite de prétendre qu’il n’existe qu’une seule alternative : collectivisme ou libéralisme, et le tour est joué. Le texte de Kessler est un parfait exemple de cette falsification. Pour y répondre et conclure, on va donner la parole au père de la sécu en France : “Les transformations sociales s’analysent dans un conflit entre la justice et la liberté de l’individu (…) Le problème aujourd’hui n’est plus dans le choix entre une société individualiste et une société à bases collectivistes, mais des limites collectives des modalités, des contraintes collectives qu’impose l’évolution des sociétés modernes.3

    <LI id=footnote_0_ class=footnote>Intellectuel de choc du patronat et de la droite ultra-libérale, à la trajectoire et à l’impact médiatique impressionnants :
    - Diplômé d’HEC, maîtrises de sciences politiques, d’économie et de philosophie, DEA d’économie et de philosophie, ex-professeur d’université en économie, ex-directeur d’études à l’EHESS, chercheur au CNRS.
    - Ex maoïste, assistant de Dominique Strauss-Kahn au début des années 80, vice-président du MEDEF de 1998 à2002, membre du Conseil économique et social, membre de la Commission des comptes de la Nation
    - Ex-président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances, ex-directeur général et membre du comité exécutif d’Axa, ex-administrateur de l’Union des banques à Paris et de L’Union des Assurances de Paris, Président directeur général du groupe Scor (réassurance) administrateur de BNP Paribas, Dexia, Bolloré, Dassault Aviation et INVESCO, éditorialiste de “Challenge” …
    - Officier de la Légion d’Honneur []
    <LI id=footnote_1_ class=footnote>“ A bien des égards, il s’agit d’un texte pionnier, qui entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international, et dont l’esprit se retrouve à l’œuvre dans chacune de ces étapes ultérieures.
    On ne peut relire ce texte sans étonnement, tant il se situe aux antipodes de la dogmatique ultralibérale qui domine les politiques nationales et internationales depuis trente ans.” Alain Supiot “L’esprit de Philadelphie” (éd du Seuil 2010) []
  1. Pierre Laroque “Réflexion sur le problème social” 1953 []


  • La retraite expliquée aux nuls



    par Olivier Cabanel
    Source de l'article



    Pour imposer aux Français une réforme de la retraite qu’ils ne veulent pas, Nicolas Sarkozy utilise des arguments discutables, pour ne pas dire mensongers.
    Tout d’abord, il faut évacuer rapidement les lieux communs du genre : « l’augmentation de la durée de cotisation va combler le déficit ». Si on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’un français rentre dans le monde du travail à l’âge de 27 ans en moyenne. Or en 2008, ce même français sort de l’emploi salarié à l’âge de 59 ans en moyenne. Sur ces bases, ils ne seront donc qu’une minorité à pouvoir cotiser pendant 42 ans. lien
    Autre bêtise remarquable : « l’allongement de la durée de la vie rend nécessaire l’allongement de la durée de cotisation ». La cause du déficit et du fait qu’il va continuer à se creuser n’est pas l’allongement de la durée de vie, mais l’augmentation du chômage. Pourquoi ne pas empêcher les délocalisations, et interdire les licenciements dans les entreprises non déficitaires ? En effet, les cotisations retraite sont prélevées uniquement sur les salaires, d’où le problème. Si elles étaient prélevées sur les richesses, il n’y aurait plus de problème.
    En 1950 il fallait 4 travailleurs pour payer la retraite d’un seul individu, et en 2010, il suffit d’1,75 cotisant pour le même résultat. lien Franck Lepage et Gaël Tanguy le démontrent avec humour dans cette vidéo.
    Contrairement à une idée reçue, les profits sont peu imposés en France. C’est Christine Lagarde qui le dit : « il existe en France un écart significatif entre le taux d’imposition facial des bénéfice des entreprises, qui est de 33,3, et le taux réel qui est de 22%. La première raison à cela est l’existence en France de nombreuses exonérations ou taux réduits dont les grands groupes savent tirer parti »
    Le déficit des retraites se monte en 2010 à 39 Milliards, or l’ensemble des exonérations de charges sociales pour les entreprises se monte à 40 milliards. La fraude dans ce domaine s’élève à 30 milliards d’euros. lien Cherchez l’erreur ?
    Un autre argument est avancé par le gouvernement : « dans les autres pays, l’âge de la retraite a été repoussé ». Même si tous les autres pays faisaient çà (ce qui n’est pas le cas) ça ne signifierait pas pour autant qu’ils aient raison. On nous affirme que l’âge de la retraite en Allemagne serait de 67 ans ?! Totalement faux, ce sera 67 ans (peut-être) en 2030, et d’ici là beaucoup de choses peuvent changer. Il faut ajouter qu’en Allemagne, le nombre d’annuités à cotiser n’est pas de 40 ans (ce qui est le cas en France) mais de 35. Avant de prendre une telle décision, il y a eu en Allemagne de réels débats, jamais de passage en force, comme en France. En Suède, l’arbitrage a duré 10 ans.
    Ce power-point résume bien la situation tout comme cette vidéo
    Les députés que nous avons élus avaient-ils le droit de voter contre ceux qui les ont élus ? Espérons que les citoyens s’en souviendront en 2012, lors des législatives. Mais qu’en est-il de la retraite de ces mêmes députés ? Connaissez-vous l’histoire de l’amendement n° 249 ? Quelques députés verts audacieux (Annie Poursinoff, Yves Cochet, Noel Mamère, et François De Rugy) avaient proposé de reconsidérer les avantages considérables qu’ils ont en matière de retraite : ils ne cotisent qu’à hauteur de 12%, le reste (52 millions d’euros annuels pour tous les députés) est payé par l’Etat, c’est-à-dire par nous. Pour 1 € cotisé, ils reçoivent à leur retraite 6 euros, alors que nous ne recevons dans le meilleur des cas qu’1,50 € pour 1 € cotisé. Le 9 septembre 2010, l’amendement a été rejeté. Regardez cette vidéo du débat.

    Comme le dit Gérard Filoche, inspecteur du travail, 57% de nos concitoyens pensent qu’il ne faut pas toucher la retraite à 60 ans. Libre à chacun de travailler jusqu’à la mort, mais on n’a pas le droit d’obliger une personne à travailler plus qu’il ne veut, ou qu’il ne peut. Gérard Filoche, fait sur cette vidéo en deux parties de 20 petites minutes un très bon résumé de la situation.
    Il épingle brillamment Sarközy, lequel prétend que nous avons gagné 40 ans d’espérance de vie. Filoche évoque des évidences : à 55 ans, 2 maladies sur 5 sont liées au travail, et à 60 ans, 3 maladies sur 5 sont liées au travail. L’ouvrier qui a passé sa vie derrière un marteau piqueur n’a pas la même espérance de vie que celle d’un fonctionnaire. Allons-nous voir des infirmières de 62 ans continuer à s’occuper de leurs patients alors même qu’elles auraient besoin de souffler ? Devront-elles le faire en déambulateur ? Mais au delà des pénibilités physiques, il évoque aussi les pénibilités mentales : un instituteur qui a passé 35 ans de sa vie à gérer des classes surchargées, et des enfants turbulents ne voit pas d’un œil très réjoui arriver l’obligation de travailler toujours plus tard. Il y a en France 180 000 accidents cardio-vasculaires annuels dont la moitié est liée à l’activité professionnelle. Gérard Filoche raconte le décès d’un homme, qui après 15 heures de travail, sortant de son bureau, est mort brutalement sur le trottoir. Cet accident cardio-vasculaire n’a pas été comptabilisé comme « accident du travail », puisqu’il s’est produit dans la rue…
    Et que dire des cancers liés au travail : ils ne sont pas comptabilisés, mais ils existent malgré tout. Et Filoche de faire un constat cruel : travaillez plus longtemps, vous mourrez plus tôt. Il se base pour justifier cette affirmation sur une information indéniable : Les assurances sur la vie, pour lesquelles nous sommes régulièrement sollicités, se basent pour leurs calculs sur une « table de mortalité ». Or, ces tables disent que si nous travaillons 2 ans de plus, nous vivrons 1 an de moins. Gérard Filoche se bat aussi pour la terminologie des mots : « Il n’y a pas de charges sociales en France, il n’y a que des cotisations, qui sont prélevées sur nos salaires, mise dans un pot commun et qui sont redistribuées à chacun suivant ses besoins. Ce ne sont pas des prélèvements obligatoires, ce sont des prélèvements volontaires, et nos ainés se sont battus pour ça ».
    Il épingle aussi Christine Lagarde, critiquée pour avoir obligé les chômeurs de 57 ans à continuer d’aller « pointer au chômage ». lien Elle a commis une bourde terrible en lâchant : « Quand on a 57 ans, on n’est pas fichu », mais alors, répond Gérard Filoche : « c’est quand on est fichus qu’on a droit à la retraite ? ». L’INSEE calcule l’espérance de vie en bonne santé : 63 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes, et 59 ans pour les ouvriers. Il conclut par cette évidence : Les plus belles années de la retraite, c’est entre 60 et 65 ans, et les plus dures années de vie au travail, c’est entre 60 et 65 ans.
    Les 500 premières familles les plus riches de France pèsent 194 milliards d’euros. Il y a 378 000 millionnaires en euros en France. Face aux 8 millions de français qui vivent dans la pauvreté (moins de 950 € par mois), la France arrive en troisième place au nombre des millionnaires. lien
    La France n’est pas pauvre, les richesses sont seulement moins bien partagées.


    Le gouvernement a exonéré (charges sociales) les entreprises à hauteur de 45 milliards, après avoir affirmé qu’ils avaient de la peine à trouver 400 millions d’euros pour les chômeurs en fin de droit, qu’ils qualifient aimablement d’assistés.
    Mais, comme le dit Gérard Filoche, les assistés, ce sont les patrons. Les niches fiscales les plus importantes, celles consenties aux plus nantis, représentent 72 milliards d’euros. Si on additionne tous ces milliards, on voit qu’il y a donc largement de quoi payer les retraites. Il y a donc aujourd’hui l’évidente volonté de l’état de casser le système actuel, afin de favoriser les sociétés d’assurances, lesquelles vont bientôt pouvoir nous proposer des « retraites à la carte ».
    Médiapart l’affirme le 14 octobre 2010 : « La réforme va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition et sera donc propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France ».
    (Ceux-ci sont responsables aux USA des faillites que l’on sait, alors que le peuple américain était globalement hostile à la retraite par répartition. Bernard Madoff qui s’occupait des placements en bourse de ces fonds de pension, est l’un des principaux artisans de cette faillite).
    Parmi les opérateurs privés qui vont opérer en France, on trouve le groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que le frère du Président : Guillaume Sarkozy. lien
    La boucle est donc bouclée, car comme dit mon vieil ami africain : « Un acacias ne tombe pas à la volonté d’une chèvre maigre qui convoite ses fruits ».



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par nofear Mer 27 Oct 2010 - 15:07

Citation :
Ceux-ci sont responsables aux USA des faillites que l’on sait, alors que le peuple américain était globalement hostile à la retraite par répartition. Bernard Madoff qui s’occupait des placements en bourse de ces fonds de pension, est l’un des principaux artisans de cette faillite).

Comme si les caisses françaises ne jouaient pas au casino elles aussi avec des parasites et autres "abus" (cf les rapports igas). Les caisses de retraites françaises ont grillé des dizaines de milliards à la bourse d'où l'urgence de la réformite aigüe. De plus la majorité des capitaux sont dans les obligations d'état autrement dit de la dette.

Et ça ce sont des faits et pas du bla bla idéologique collectiviste qui ne vise qu'à une seule chose le servage féodal. Où sont les comptes de votre caisse de retraite ? vous recevez le bilan en fin d'année ? On vous raconte des blagues sans aucune preuve tangible de votre futur, le parfait pigeon avec des garanties conditionnelles. Plus gogo tu meurs.

Alors spéculation publique ou privée , tout celà n'est que de l'idéologie pour un même système de spoliation obligatoire et forcée.

Vous voulez être démocrates ? ALORS LAISSEZ LE CHOIX A CHACUN . LA cotisation obligatoire forcée publique ou pseudo-privée au profit de cartels monopolistiques c'est fondamentalement idem.

Je me fous de votre "retraite", je refuse de payer aujourd'hui des gens que je ne connais pas à se dorer la pilule avec la promesse que mon tour viendra un jour dans 42 ans et +. Je refuse de payer des parasites qui vivent sur mon dos (travail, taxes etc) je refuse que les gestionnaires corrompus et serviles achètent la dette d'état.

Le système par répartition relève du ponzi (les derniers cotisants payent pour les plus anciens) il n'est mathématiquement pas viable. Le système par capitalisation proposée relève de la même arnaque c'est bonnet blanc et blanc bonnet (les fonds de pension us sont à l'agonie, l'argentine et l'irlande ont fait main basse sur les caisses = "nazionalizazions!"...).

La retraite est une invention baptisée "droit" relevant de l'égalitarisme forcé à outrance, un dogme.
Si tartempion veut s'arrêter de travailler avant la fin de sa vie ou parer à un imprévu (accident, handicap, maladie etc) c'est à lui de faire en sorte de couvrir ce risque. Le système de mutuelle à échelle humaine me semble plus approprié.

déprogrammez votre cervelle et réalisez comme le disait la fontaine, tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute. libre à vous de filer votre fromage à ces escrocs mais n'obligez pas votre concitoyen à faire de même par la force de la loi oppressive grâce au masque de la démonkratie actuelle : vote et ferme ta gueule.


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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Mer 27 Oct 2010 - 18:37

Je comprends ta logique, je la respecte...mais j'objecte cependant que, les cotisations sont immédiatement redistribuées et n'ont pas vocation à être placées...ce qui fragilise ta thèse sur la fragilité et le casino; c'est plus vrai pour certains mutuelles et autres caisses complémentaires que le bon vieux régime de base de la CNAVTS àmha



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par nofear Mer 27 Oct 2010 - 19:27

g.sandro a écrit:
Je comprends ta logique, je la respecte...mais j'objecte cependant que, les cotisations sont immédiatement redistribuées et n'ont pas vocation à être placées...ce qui fragilise ta thèse sur la fragilité et le casino; c'est plus vrai pour certains mutuelles et autres caisses complémentaires que le bon vieux régime de base de la CNAVTS àmha

ben non Sandro, ce qui est distribué c'est de la dette puisque la sécu comme tu le sais est dans le budget de l'état totalement "transparent". Tu affirmes un truc non vérifiable et non vérifé! la preuve ? Mr l'état encaisse aujourd'hui de l'argent bien réel issu de ton travail et paye avec du papier Q virtuel emprunté puisqu'à l'heure actuelle on en est officiellement à 1500 millards de dette.... que tu devras "rembourser" d'une façon ou d'une autre... tu payes donc au minimum 2 fois et tu peux même rajouter une 3e fois avec la dépréciation monétaire... je te fais cadeau de la csg et de l'irpp sur ta pension que les porcs de bruxelles et d'ailleurs ne paient pas pour des prestations pharaoniques qu'ils n'ont jamais cotisé...

2- le conseil national des retraites estime à 30 milliards le cout de la crise ce qui traduit en bon français veut dire qu'il manque 30 milliards dans la caisse qui ne sont pas "rentrés" (ou perdus au casino pour les complémentaires) pour payer les pensionnés actuels si c'est pas du ponzi ça ...
j'ai bon là non ?

ce qui ne change rien au fait que je doive subir "démocratiquement" de force un régime de cotisation obligatoire que ça me plaise ou non.


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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par marie Mer 27 Oct 2010 - 19:41

c'est pas forcément le systéme par répartition qui est en cause .. tout comme le systéme de la sécu ..
mais bien ce que nos gouvernants en ont fait.. en le dépeçant de 1000 façons ..
de sorte justement à amener les gens à faire le même constat que toi, Nofear ..

pour le plus grand bénéfice des médéric et autres vendeurs de retraites privées..

( chacun sait que le fameux trou de la sécu n'existe pas.. et n'est que le reflet de l'état qui dispose des fonds à sa guise )

on l'aurait fait expres qu'on aurait pas mieux fait.. et d'une

et de 2, vers quoi crois tu que se retourneraient la majorité des gens ( qui peuvent épargner sur leur salaire ) sinon vers les retraites par capitalisation?..
le tout, évidemment à leur seul frais, et sans l'abondement patronal



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Mer 27 Oct 2010 - 19:54

Bah nan Nofear,

La CNAVTS s'autofinance sur 11.2 mois et recoure à la dette seulement pour les 3 semaines et demi manquantes.
Les retraités qui reçoivent un virement mensuel touchent du pognon qui n'est pas meilleur, mais pas moins bon non plus que celui que je file à la sécu ou plutôt qu'elle me pompe via mes cotisations de manière obligatoire (c'est un salaire différé, prélevé sur du travail, et ce tant pour la part patronale que salariale et pas une charge comme le chante le Medef).

De plus la sécu n'est pas dans le budget de l'Etat (mais l'Etat, ça en revanche c'est vrai, reste redevable du comblement de son déficit car il constitue bien de la dette publique).

Je maintiens que plus que le système de répartition en soi, ce qui pose problème ( temporaire) c'est la démographie, mais quand après 2022, l'évolution démographique sera plus favorable, je vois mal les pouvoirs publics revenir sur les réformes et raccourcir la durée de cotisation ou rabaisser l'âge de départ, donc, je te rejoins sur l'existence d'une arnaque, mais plus sur cet aspect que sur les autres arguments.

Sortir de la distribution pose également le problème de la génération qui a déjà cotisé... qui paierait pour elle si le système est supprimé ou s'il s'effondre?

et comment convaincre ceux qui bossent de continuer à) financer les retraites des actuels vieux sans la promesse d'une réciprocité ultérieure, quoi qu'on fasse, il y a une génération à sacrifier, il est donc urgent de ne pas remettre en cause la distribution.

Le véritable problème réside dans l'assiette des cotisations qui se contracte à mesure que nos emplois disparaissent ou sont délocalisés, dans le fait que le financement repose uniquement sur les salaires et dans le fait que les généreuses exonérations consenties par le gouvernement au nom de la sécu, ne lui sont jamais restituées par l'Etat...

Edit, je n'avais pas lu ta réponse qui a été postée pendant que je rédigeais Marie, télépathe..



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par nofear Mer 27 Oct 2010 - 20:29

Citation :
Sortir de la distribution pose également le problème de la génération qui a déjà cotisé... qui paierait pour elle si le système est supprimé ou s'il s'effondre?



La répartition est issue d'une loi donc en principe d'une volonté populaire, en conséquence le trou devrait être comblé d'une façon ou d'une autre par la population (taxe spéciale provisoire hors caisse de l'état mais structure indépendante destinée uniquement à cet effet) je ne dois pas être responsable des décisions liberticides de mes ancêtres. Qu'est ce qui justifie que je doive être "sacrifié" au profit d'un autre ?

Citation :
vers quoi crois tu que se retourneraient la majorité des gens ( qui peuvent épargner sur leur salaire ) sinon vers les retraites par capitalisation?..

Et quand bien même, qu'est ce qui te donne le droit d' imposer ta volonté collectiviste ? nous sommes trop bête ? En ce qui me concerne je m'estime capable de choisir ce qui est le mieux pour moi et rien ne justifie de m'enlever cette liberté.

lisez bien mes mots je n'ai jamais demandé à supprimer la répartition et je n'ai pas dit que le privé actuel était meilleur ! Je ne demande qu'une chose la liberté de choix de cotiser ou non à qui bon me semble.
Quand aux "autres" qui se feraient arnaquer chez les privés, la communication et l'éducation du pour et du contre ça existe non ?


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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Mer 27 Oct 2010 - 23:10

OK, pour la liberté de cotiser ou non, ça me va dans la théorie...
Après tout, un régime par points, comme les actuels régimes de complémentaire, c'est encore le moyen le plus équilibré de ménager l'individualisme légitime et le lissage.

Après, dans la pratique, les impécunieux, fautifs ou pas (la vie a parfois de ces vicissitudes improbables) seraient totalement démunis et dénués de toute ressource, par ailleurs, je vois bien les salaires stagner ou baisser au nom de cette apparente liberté, réduisant d'autant plus la faculté théorique initiale de préparer sa retraite.

Les laisser crever de faim, outre l'aspect humain sur lequel je ne m'appesantis pas, poserait un problème social évident, voire un vrai problème de sécurité, car n'ayant rien à perdre, ils seraient forcément prêts à tout pour bouffer ou s'abriter, ce qui ne manquerait pas de se traduire par des impôts nouveaux, soit pour les nourrir, soit pour réparer leurs exactions...sans compter la dérive facile à orchestrer vers un Etat policier encore plus fascisant, ce qui n'est pas vraiment la notion que j'ai de la liberté qui, pourtant conditionne la base de ton raisonnement.

Alors, certes,faire le pari de la lucidité, de la maturité et de la compétence c'est forcément tentant pour des "sachants"comme les lecteurs et a fortiori les membres de ce site qui, par définition, ont une conscience politique et une culture financière élevée, sinon dans l'absolu, au moins en comparaison du citoyen Lambda, mais qu'en est-il de l'ado qui débute sa carrière, ou du salarié X qui végète dans un emploi d'exécutant, qui s'épuise sur les chantiers du bâtiment, je ne les vois pas forcément éplucher les graphs et thésauriser de l'Hercule en rentrant crevé par 8h de taf et 2 heures de trajet; quid encore de la mère de famille qui souvent se tape une seconde journée de boulot en rentrant, devoirs des gosses inclus?
Et que dire du pêcheur en haute mer qui reste des semaines au large?

Les belles proies que voila pour les Banksters et leurs solutions "clé en main" à base de Sicav bourrées de daubasses et autres obligations plus ou moins junk...que de belles proies également pour un état endetté qui pourrait, à l'image des mesures en cours d'élaboration, taxer encore et toujours plus une épargne populaire captive et abondante...

Bref, séduisante idée que la Liberté, mais dans un pays de veaux, ça ne va pas sans poser de vraies questions appelant des réponses que personnellement, je ne détiens pas...le modèle américain "Libertyland" ou les vieux, (bien que bossant, quand ils bossent encore) crèvent la dalle dans la tente qui les abrite depuis leur expulsion en attendant d'être refusés à l'Hosto faute d'une assurance ruineuse qu'ils sont bien incapables de s'offrir, ça ne m'excite pas plus que ça...



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par marie Jeu 28 Oct 2010 - 1:14

pour abonder dans le sens de Sandro.. la liberté .. tjs ce mot là pour nous "vendre" certains choix, qui ne sont pas libres du tout ..

( un peu comme la libre concurrence qui devait soit disant permettre au consommateur de faire jouer la concurrence en sa faveur .. on a bien vu que c'est excatement le contraire qui s'est passé )

ça peut se payer très cher .. et d'ailleurs, tu en es parfaitement conscient Nofear ..
d'après cet article, certains amendements fort "interessants" ont été probablement voté avec le package


Citation :
Amendements à buts très lucratifs

Un journaliste du site miroirsocial.com s'est penché sur le texte de la nouvelle loi sur les retraites. Et devinez ce qu'il y a trouvé : quelques discrets amendements, déposés sans tambour ni trompette, destinés à développer les "plans d'épargne collectifs pour la retraite" (PERCO) et les "plans d'épargne-retraite populaire" (PERP). Créés par Fillon en 2003, ces fonds de pension investis en Bourse sont abondés par le salarié, selon ses moyens, et son employeur, selon sa volonté. Avec en général une contrepartie : le gel des salaires. Et donc une baisse des cotisations du régime général, comme le souligne le Canard Enchainé de cette semaine. Une façon discrète de transférer des fonds du système par répartition vers la capitalisation individuelle...


http://www.lesmotsontunsens.com/retraites-tout-benef-pour-les-assureurs-7980

bref et amah, il y a certains types de service qui ne doivent pas etre privatisés.. car c'est le bien commun de tous ..
ils doivent etre par contre géré correctement et honnetement.. , ce qui n'est pas du tout le cas actuel ..
c'est bien ça qui est amah en cause, et non le régime par répartition, qu'on a conscieusement détruit ( tout comme la sécu ) pour mieux appeler à son remplacement / destruction .. par la débrouille individuelle, et la capitalisation
vers lequel, de toutes façons, et sans le dire ouvertement, on nous oriente ... telles des vaches dans la file qui méne à l'abattoir



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Jeu 28 Oct 2010 - 2:36

Quelques brèves récentes

Rupture : Sarkozy a tenu sa promesse...


22 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) – La rupture entre les élites et le peuple est définitivement consommée. Quelle que soit l’issue du combat contre la « réforme » Woerth/Sarkozy des retraites, le soulèvement du peuple contre l’injustice ne s’arrêtera plus. Si Nicolas Sarkozy souhaite véritablement préserver l’ordre républicain, il lui faut démissionner. Comme il l’avait dit le 2 mai 2007, repousser l’âge de la retraite « n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi ». Pris de panique devant la réprobation populaire de sa politique, le gouvernement, par la voix de son ministre discrédité Eric Woerth, a enclenché hier une procédure de « vote bloqué » au Sénat pour couper court aux débats sur la réforme des retraites. 70% des Français soutiennent la mobilisation et ils sont autant à réprouver une présidence Sarkozy qui n’hésite pas à aller contre le droit de grève pour faire cesser le mouvement. Mais la « rupture » va bien au delà du clivage droite-gauche, puisque le 9 septembre, les députés des deux camps ont rejeté l’amendement 249 au projet de réforme, qui aurait exigé l’alignement des retraites parlementaires sur le régime général. Si ces vérités doivent être dites et leurs conséquences tirées, nous devons porter notre regard sur ce qui est en train de nous emporter à l’échelle du monde : nous vivons un effondrement de civilisation et les politiques folles de ces trois dernières années nous amènent droit à un chaos monétaire et social sans précédent. Attaquons l’austérité à la racine en mobilisant pour une mise en banqueroute organisée des spéculateurs – procédure Glass-Steagall – et définissons un horizon de grands projets de développement, seuls à même de sauver la population mondiale et de lui rendre sa dignité.



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MessageÉtonnante affluence à la manife du 28/10...
par g.sandro Ven 29 Oct 2010 - 0:30

Étonnante affluence à la manife du 28/10...

Malgré le vote de la Loi hier et les vacances scolaires, il y avait un monde fou...
Au début, en arrivant, vers 13h20 à république j'ai cru qu'il y avait moins de monde que les autres fois (où il y avait 2 cortèges distincts) la manife était déjà en mouvement depuis 20 grosses minutes, mais j'ai été très agréablement surpris de constater qu'alors même que j'étais loin de la tête du cortège, quand nous sommes arrivés à St Augustin, j'ai fait un peu de marche, puis du moto stop, pour, après pas mal de barrages "flickiers" finalement revenir pécho mon véhicule à république, et bien tenez vous bien, 3 bonnes heures après le départ, il y en avait encore pas mal qui n'avaient pas encore démarré...j'ai halluciné...



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par nofear Sam 6 Nov 2010 - 23:46

Citation :
L'égoïste n'est pas celui qui vit comme il lui plait, c'est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plait; l'altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie sans intervenir. Oscar Wilde


© Nofear / Hardinvestor / On appelle esprit libre celui qui pense autrement qu'on ne s'y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps. Il est l'exception, les esprits asservis sont la règle. Ce que ceux-ci lui reprochent, c'est que ses libres principes, ou bien ont leur source dans le désir de surprendre ou bien permettent de conclure à des actes libres, c'est-à-dire de ceux qui sont inconciliables avec la morale asservie." (Friedrich NIETZSCHE, Humain, trop humain) mon tweet perso: @ghostbikerman

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MessageRéforme des retraites : rien n'est joué….............. en Allemagne
par g.sandro Lun 8 Nov 2010 - 11:06

Réforme des retraites : rien n'est joué… en Allemagne

Par Jan Fränkel | MyEurop.info | 04/11/2010 | 12H16






(De Francfort) Contrairement à l'idée entretenue en France, le relèvement de l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans est loin d'être acquis en Allemagne. Le chemin est très long pour y parvenir et il est conditionné par l'amélioration de l'emploi des seniors. Et les syndicats s'y opposent.
Ingérables, ces Français qui combattent la retraite à 62 ans alors que les Allemands sont passés à 67 ans sans broncher ? L'argument a été cent fois répété ces derniers mois par les dirigeants français. Or, il est très largement inexact.
On oublie tout d'abord de préciser que cet allongement n'a pas encore commencé et que sa mise en place doit faire l'objet d'une évaluation régulière. En théorie, la première phase du relèvement de l'âge de départ en retraite devrait débuter en 2012, de façon très progressive, puisque le report d'âge se fera, dans une première phase, à raison d'un mois par an jusqu'en 2024.
Autrement dit, l'âge légal de départ à la retraite sera en 2012 de 65 ans et un mois, en 2013, de 65 ans et deux mois, etc.
On parviendra ainsi en 2024 à un âge légal de la retraite de 66 ans. Par la suite, le rythme s'accélérera, passant à deux mois supplémentaires par an. Ce sont donc les Allemands nés en 1964 qui devront attendre l'accomplissement de leurs 67 ans pour partir à la retraite. Autrement dit, les 67 ans, c'est pour 2031. Vingt-cinq ans après le vote de la loi.
Augmenter l'emploi avant de repousser la retraite


Mais même ce schéma reste théorique. Car la loi a mis une condition à cette lente évolution : l'amélioration de l'emploi des salariés âgés de plus de 55 ans. Une commission indépendante devra réaliser régulièrement des rapports d'étapes sur cette situation et le gouvernement pourra repousser l'allongement de l'âge de départ à la retraite s'il considère que les plus âgés ne peuvent pas trouver facilement un emploi.
Le premier rapport de ce type est attendu à la mi-novembre et devrait déterminer le lancement ou non de la réforme en 2012. L'idée est d'augmenter d'abord l'emploi des seniors avant de relever l'âge de départ en retraite afin d'assurer l'efficacité de la réforme.
Aujourd'hui, les deux partis de la coalition gouvernementale, conservateurs de la CDU et libéraux du FDP, n'entendent pas remettre en cause le lancement de la réforme en 2012. Mais les critiques se font de plus en plus vives concernant cette date de départ.
Les sociaux-démocrates du SPD, pourtant à l'origine de cette réforme au temps de la grande coalition, estiment aujourd'hui que les conditions ne sont pas remplies pour un démarrage dans deux ans. Il est vrai que le taux d'emploi des 60-64 ans n'est que de 21,5 %. Ils réclament donc un report à 2014 ou 2015 de la décision de commencer le relèvement de l'âge de la retraite.
Les syndicats réclament un référendum


Plus radicaux, malgré leur réputation en France, les syndicats refusent toujours la retraite à 67 ans. Un responsable d'IG Metall a même demandé la mise en place d'un référendum -constitutionnellement impossible- sur le sujet. Les syndicats critiquent par ailleurs les critères utilisés pour décider de l'application de la réforme.
Le chemin est donc encore long avant la mise en place de la retraite à 67 ans. Nul ne peut exclure qu'Angela Merkel, aux abois dans les sondages, ou l'opposition de gauche revenue au pouvoir après 2013, ne décident d'une pause dans la réforme. D'autant que le chômage structurel baisse rapidement et devrait améliorer les comptes de l'assurance-vieillesse.
Un pays moins peuplé que la France en 2060


S'il peut être freiné, le mouvement semble toutefois difficilement réversible : non pas pour des raisons de financement, mais pour des raisons démographiques.
A cet égard, la comparaison avec la France est risquée car la situation démographique de l'Allemagne est bien autrement préoccupante : sa population pourrait reculer de 17 millions d'habitants, selon Destatis, l'Insee locale, d'ici à 2060, alors que celle de la France augmenterait dans le même temps de plusieurs millions.
Dans une dizaine d'année, le pays risque de devoir faire face à une pénurie de main d« œuvre, surtout qualifiée. Il faudra alors ajuster l'âge de la retraite moins pour financer les pensions que pour faire tourner l'“usine Allemagne”.
Photo : un ouvrier allemand d'Opel manifeste à Francfort contre le relèvement de l'âge de la retraite, le 30 janvier 2007 (Kai Pfaffenbach/Reuters).
En partenariat avec MyEurop.info



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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par Invité Jeu 11 Nov 2010 - 14:49

C'est parti !


Roger, habitant du Conquet (Finistère) devait partir à la retraite le 1er septembre 2011. A 60 ans et avec tous ses trimestres de cotisation...



Roger a cessé de travailler à l'été 2010, grâce à un système mis en place au Crédit Mutuel Arkea dont il est salarié.

Ouf, fin de sa carrière professionnelle... !

Mais c'était sans compter la réforme des retraites, dont le texte vient d'être promulgué par Nicolas Sarkozy.

Dans le cas de Roger, né en 1951, l'âge légal de départ à la retraite est désormais de... 60 ans et 4 mois.

Alors quoi faire ? La direction du Crédit Mutuel lui propose deux choix, selon Le Télégramme qui relate l'histoire : soit il retravaille pendant 4 mois, soit il prend un congé sans solde.

Hors de question pour Roger. "C'est du délire", s'indigne-t-il dans Ouest-France.

Il n'est d'ailleurs pas le seul dans cette situation. D'autres devront trouver une solution pour 4, 8 ou 12 mois, en fonction de leur situation personnelle, précise le journal local.

http://fr.news.yahoo.com/63/20101111/tod-en-prretraite-il-doit-retourner-boss-366b5ef.html

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Messagepétition retraites
par thelo Lun 15 Nov 2010 - 20:36

Une pétition vis à vis des retraites

A signer et diffuser largement et VITE !
Le peuple souverain ?


Une piste de résistance : une pétition lancée par le journal POLITIS.

Sujet : urgent retraites


Même si la réforme des retraites a été adoptée par le Sénat et l'Assemblée
Nationale, tout n'est peut-être pas perdu car la loi peut ne pas être appliquée.
Cafouillage du sarkozisme, la réforme constitutionnelle de 2008 (article 11)
pourrait donner aujourd'hui moyen de contraindre le Président de la République à
organiser un référendum sur les retraites : ce référendum doit être demandé par
1/5 des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).

SOIT 4,4 millions de signatures : la mobilisation récente rend en théorie
l'objectif facile !



Il est encore temps de tout mettre en ½uvre pour s'opposer à cette réforme des
retraites.

Voici donc le lien pour signer cet appel :
http://www.referendumretraites.org/

1/10e des électeurs, ça fait du monde ! A nos claviers ! Envoyez ce lien à tous
ceux que vous connaissez, sur toutes les listes que vous possédez, pour faire
boule de neige.

   thelo

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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par Invité Lun 15 Nov 2010 - 20:38

ok mais pourquoi poster ça sur la partie la plus privée du site ?

Le principe d'une pétition n'est-il pas de rassembler le maximum de signatures ?

Enfin moi, pour ce que j'en dis...

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MessageRe: La réforme des retraites ( débat pro et anti)
par g.sandro Lun 15 Nov 2010 - 22:17

Je vais, bien entendu, transférer ça dans la file publique dédiée, mais j'ai lu cet aprèm une thèse selon laquelle une telle action devait ne pas produire d'effet avant qu'un an se soit écoulé après la promulgation...(???) n81

Signons déjà, on en re-débattra ensuite ye.s helllo



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