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loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre

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Messageloi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par marie Ven 28 Mai 2010 - 17:28

la banque d'angleterre est la 1re banque d'état, de droit privé . Notez bien la contradiction entre d'état et privé . elle aura son importance plus tard

et plus largement sur les mécanismes bancaires qui combinent l'usure, le crédit et la création monétaire ..



Extrait du livre de Jean-Gaston BARDET, Demain, C'est l'An 2000! écrit en 1950.


merci à Bankster d'avoir dégotté cet auteur

http://vimeo.com/1711304



LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE



par Jean-Gaston BARDET


Mais parmis tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l'ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l'exposer en détail. C'est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l'usure et du crédit. En effet, d'un côté, par l'addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d'un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d'une nation, puis du monde.

L'usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: "Tout ce qu'on prend au delà de ce qu'on a donné est usure... c'est pourquoi le prophète Ezéchiel (18-17) dit que Celui-là sera juste qui n'aura rien pris au-delà de ce qu'il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux" et le concile ajoute, "c'est ce qui fait dire à Ciceron que prêter à usure ou tuer un homme c'est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n'est point".


Il faudrait bien peu connaître l'histoire des civilisations pour s'imaginer qu'il ne s'agit là que d'un pincipe de morale et non pas d'un principe fondamental de bonne organisation de la société civile... car il n'y a qu'une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).

La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s'entre-déchirant, s'entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l'usure, c'est-à-dire le "croît de l'argent" comme l'appelle le code d'Hammourabi. L'intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu'à 100 et 140%...


L'Encyclopaedia Britanica (article Money, édition de 1929) souligne que l'écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l'effonfrement de l'Empire romain sont également dus à l'usure. Ainsi que l'a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s'être montré incapable de résoudre "la gigantesque accumulation d'intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage".

Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l'Église!

Précisons que le mot usure ne s'applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n'en est pas de même du mot : usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d'usure le prêt à la production de l'argent qui n'existe pas, de l'argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d'usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n'est pas un prêt, mais un apport de capital à une entreprise dont l'activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n'est-il pas licite? Oui, dans certaines limites du taux de l'intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.



Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d'Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l'usure avait été autorisée par Elisabeth.




En 1694, Guillaume d'Orange, devenu Guillaume III d'Angleterre, n'avait plus d'argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l'engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d'usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante: a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l'intérêt étant garantis par l'État et payés en or; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s'appeler Banque d'Angleterre; c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange (?) le droit d'émettre et de négocier des billets à ordre jusqu'à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l'Etat.

Jusque-là, seul l'Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c'est lui qui aurait pû et dû émettre ces billets gagés sur l'or qu'il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d'Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C'était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n'ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Crédo.



Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d'un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu'il touchait non seulement l'intérêt sur son prêt en or, mais l'intérêt sur les billets en papier qu'il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).

Ainsi la Banque avait créé une double dette, l'une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l'or — l'autre du peuple anglais. L'endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l'origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui ateignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.


Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu'à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l'or, même à l'étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier... cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu'à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d'imprimer lui-même, les billets; il n'aurait ainsi jaimais eu d'intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.

Au début, la banque n'émit des billets que jusqu'à concurrence de l'or prêté, et conserva une réserve-or dstinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s'aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l'or, et qu'on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.



Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britaniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.


En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n'est pas purement agricole ou pastorale, c'est à dire la seule économie où le "croît biologique", don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le "croît de l'argent" lorsque le taux est faible. L'industrie, elle, ne fait que transformer, et par l'extraction, épuiser.


Tout d'abord, c'est l'inflation. Il y a dix fois plus de signes monétaire légaux en 1836 qu'en 1694. Or cette monnaie-papier n'est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les "banques d'affaires".

Toutefois, en 1836, le gouvernement britanique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l'initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d'émettre des billets en ne reconnaissant qu'à la -seule- Banque d'Angleterre, obligée cette fois d'avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu'en 1914...— Aujourd'hui, la couverture n'est plus que symbolique.


Pauvre gouvernement! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks- et -remplacèrent l'émission des billets interdits par l'émission de chèques facilitant l'avance bancaire, c'est à dire l'ouverture de crédit en compte courant. Ce n'était qu'une émission camouflée de billets, et d'autant plus avantageuse qu'elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.

C'était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n'est plus le roi qui cautionnera l'émission, ce sont les déposants, par suite d'une confusion habilement entretenue.




Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: "Lorsqu'un individu dépose aujourd'hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c'est à dire neuf fois le montant du dépôt qu'elle a reçu". C'est le premier client qui constitue la réserve de 10%... alors que le bon public croit que toute Banque n'est qu'un intermédiaire qui avance l'argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C'est d'ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l' Encyclopaedia Britanica jusqu'en 1910; mais dans l'édition de 1929, vous lisez que "les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo" précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.

En général, l'emprunteur a déposé des garanties. S'il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l'emprunteur, lui, fait failite. S'il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d'écriture. L'opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d'où elles étaient venues!...


De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c'est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du "cycle du commerce". Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairrement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.


Lorsqu'en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d'Angleterre depuis 1910 — s'apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l'Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu'il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l'expression "crédit financier" ou mieux "argent négatif".


Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu'elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l'argent qu'on lui dépose. Elle réalise l'idéal concentrationnaire, n'ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C'est la reine des machines-en-papier! (ndlr, les ordinateurs)


Pas de concentration sans destruction



Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production va conduire au même effondrement que la simple usure de l'antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d'autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l'argent accumulé ou thésaurisé, de l'éparge.

Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d'abord, le taux d'intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l'industrie qui emprunte ne peut se développer qu'en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n'a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c'est-à-dire de produire au-delà des possibilités d'achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l'hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s'enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d'achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.


Il s'en suit une hystérie de la production qui offre l'alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.

Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l'un provenant de l'épargne, de l'argent en supplément et l'autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l'autorégulation doit venir de l'offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.




Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l'équipement immobilier profitant à l'ensemble du pays. Là où il n'y a point à craindre de surproduction, c'est vraiment la demande qui fixe l'émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hopitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux — et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d'avoir la confiance du public de la région et le contrôle effectif des besoins proches. Comme là, il s'agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d'intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l'usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C'est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l'arrivée.


Lorsque s'ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l'hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire.


La ruine vient, d'une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l'impôt qui n'est plus "juste", ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon?

La ruine est augmentée par l'inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu'en juillet 1945, les banques réunies des îles Britaniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n'ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).



Le système est très exactement satanique. L'homme ne peut rien créer ex-nihilo. L'argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d'écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l'intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création ex-nihilo d'argent-négatif et ainsi de suite... Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d'argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.

Le chaos économique qui conduit chaque pays à l'alternative: révolution ou guerre, provient d'une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d'ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n'a nullement soupçonné le mécanisme de l'argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été defendus — dans de justes limites — par l'Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.



La voici. Pour qu'il n'y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s'unifie (9).

Or tout prix comporte deux parts: l'une de travail, l'autre de capital, l'une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), l'autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d'argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l'enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène a + b découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: "Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n'a pu me démontrer la fausseté de ce théorème".


Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total a + b ; le revenu national reste toujours inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l'origine du phénomène surabondance-misère qu'aucun dirigisme ne peut réduire.

Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d'énormes machines sont gigantesques, plus b croît aux dépens de a dans l'équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l'augmentation continue des salaires (10).




Le remède financier — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d'une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b. Et d'autre part, dans le retour à l'Etat de son droit régalien de bettre monnaie, enfin dans l'utilisation de crédit public retrouvé, sans intérêt , pour la construction des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).

Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu'à l'intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspilage dû à une cascade d'intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d'abord permettre d'acheter la Production totale.




Le système bancaire actuel, autrement dit l'usure-à-l'argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très axactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s'épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l'État et aux fabriquants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d'achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?

Il y a toujours assez de pouvoir d'achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.


Il ne s'agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l'usure-à-l'argent négatif conduit à fournir toujours assez d'argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d'achat sont créés, plus le flot d'argent-négatif s'enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctioone avec efficiency que si l'on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.


Jean-Gaston BARDET (1950)


(1) In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n'acceptons pas le remède.

(2) Savoir doubler l'intérêt fait partie de la science bancaire... Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel- à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu'on tente de généraliser en Europe (en 1950)



(3) Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).

(4) Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)



(5) Publié par Hing's Printer (Ottawa, 1939)



(6) Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).

(7) Tel est le montant de l'impôt secret perçu sur toute la communauté de l'espace financier britanique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions.


(8) Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l'URSS, avoua que la seule chose qu'il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident...



(9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n'ont, au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver... chez les autres, de l'argent que l'on ne peut trouver chez soi; mais le théorème reste inéxorablement valable pour l'espace considéré!

(10) Le personnel de certaines usines s'appauvrit au fur et à mesure que s'accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d'achat. Cf. l'article de Georges Levard, in "revue d'Action Populaire" de décembre 1950.



(11) L'abîme qui sans cesse augmente entre le "progrès" matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n'est plus organique. Elle n'est plus financée par le croît naturel, par les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d'argent-négatif. Elle s'enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l'hystérie de la production.



(12)Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c'est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d'éclater. Par contre, les bons "Serra" émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les "billets coopératifs" sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d'économie démontrèrent (!!) "que c'était un gros -désavantage- pour tout le monde (!) d'emprunter sans intérêt". Qu'en pensent les constructeurs de petites maisons familiales... qui paient deux fois leur maison?

extrait de: DEMAIN, C'EST L'AN 2000! de Jean-Gaston BARDET (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)

Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l'Amérique Latine, dont le Méxique, où il travailla à six reprises. Une grande partie de ce livre fut écrite quand il était en poste en Argentine.





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Dernière édition par marie le Ven 30 Déc 2011 - 22:19, édité 5 fois

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Ven 28 Mai 2010 - 17:42

C'est en effet un texte de grande qualité d'un auteur Belge, de mémoire architecte, qui a publié des écrits d'inspiration plus moins ésotérique jusqu'à la fin de sa vie.

Il a son site

http://www.jeangastonbardet.org/

sur lequel il est apparemment possible de commander ses ouvrages. J'ignore si "demain l'an 2000" est épuisé mais on le trouve d'occasion sur Amazon.

Sur un autre forum, j'avais retrouvé les écrits des deux directeurs de la Bank of England qu'il cite et qui sont en libre accès sur le net.


En premier lieu celui de VICKERS, qui était gouverneur de la Bank of England en 1910. Quand il démissionna pour les raisons exposées par Bardet, il écrivit ceci :

http://userpage.fu-berlin.de/~roehrigw/vickers/

En concluant

VII THE DIRECTION OF FUTURE POLICY
In the question of what steps should be taken to put matters right, I can only suggest the general direction in which our future policy should point; for I myself do not believe that there exists any perfect cut-and-dried scheme which is likely hereafter to be adopted, lock, stock, and barrel, as our future monetary system. Moreover, there are many other technical and psychological considerations which would be necessary in order to achieve peace and contentment amongst the people. The main objectives however, should include:-
1.) State control and State issue of currency and credit through a central organisation managed and controlled by the State.
2.) Stabilisation of the wholesale price level of commodities. That is to say, a fixed and constant internal purchasing power of money; so that a pound will buy to-morrow what it bought yesterday; an honest pound, not a fluctuating pound. And this can be done by so issuing and regulating the volume of available credit and currency that it shall at all times be adequate to permit of the purchasing power of the consumer being equated with the volume of production; not by limiting the purchasing power, but by firstly increasing purchasing power more in proportion to the productive capacity of industry.
3.) Fixation of foreign exchanges by foreign exchange equalisation funds, and agreement with Empire countries and all other countries willing to fall into line; and, once this was accomplished, the removal or diminution of trade barriers which to-day protect the countries from the results of a bad monetary system.
4.) Any additional supply of money should be issued as a clear asset to the State; so that money will be spent into existence, and not lent into existence.
5.) The fluctuating quantity of gold lying in the vaults of the banking system should never be permitted to govern the volume of credit and currency needed by the country.
6.) The elimination of slumps and booms; and more direct procedure for eliminating unnecessary poverty
7.) The abolition of the Debt System where all credit is created by the banks and hired out at interest to the country.
8.) Absolute State control over all foreign lending; and the adoption of the general principle that our foreign trade should be so conducted as to preserve -
(a) the interests of the Home Market,
(b) the interests of the Empire countries and the English-speaking nations,
(c) the interests of Foreign nations, and that this principle should particularly apply in the case of Home production and foodstuffs.


Difficile de faire plus actuel.


Il résulta de cet écrit notamment l'Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report, au Parlement anglais de 1931, et que l'on peut lire ici :

http://www.scribd.com/doc/1126.....lan-Report

en essayant de ne pas perdre 2/10èmes de vue à chaque page.


Ce rapport, qui date donc de 1931, présente comme urgente une réforme de l'émission monétaire. En effet.

Puis il fut publié, également cité par BARDET, le "Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce" de 1939,

http://www.scribd.com/doc/9684.....pg-461-500

lequel, en plus de vous rendre définitivement aveugle, confirmera l'analyse de Vickers et propose de substituer l'expression "crédit financier" ou mieux "argent négatif" à celui de "dépôt bancaire" puisque celui-ci fait croire à un actif alors qu'il s'agit d'une dette.

Cet article de Denissto fait également référence à l'auteur

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-vices-caches-du-plan-europeen--veritable-bombe-a-retardement-.aspx?article=2918380292G10020&redirect=false&contributor=Denissto

Sur la Banque d'Angleterre, l'Expansion avait publié un article intéressant (rédigé par un vrai historien...) :

http://www.lexpansion.com/economie/1694-londres-invente-la-banque-centrale_2055.html



Pour ce qui est de la FED, et dans un genre assez punchy, on peut se reporter à cet article :

http://www.alterinfo.net/Aux-sources-de-l-escroquerie-de-la-Reserve-Federale-Le-machiavelisme-des-hecatonchires*-de-la-finance-internationale_a18789.html]http://www.alterinfo.net/Aux-sources-de-l-escroquerie-de-la-Reserve-Federale-Le-machiavelisme-des-hecatonchires*-de-la-finance-internationale_a18789.html]http://www.alterinfo.net/Aux-sources-de-l-escroquerie-de-la-Reserve-Federale-Le-machiavelisme-des-hecatonchires*-de-la-finance-internationale_a18789.html

Et à ces liens

http://denissto.eu/forumv3/viewtopic.php?f=8&t=3639&p=22659&hilit=banque+d+angleterre#p22659


http://philippulus.daily-bourse.fr/post/la-monnaie-le-systeme-bancaire-et-le-sys

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par g.sandro Sam 29 Mai 2010 - 11:42

Excellent, je vous félicite; nous, ici, nous le savons (de Marseille); mais il est en effet crucial que ces théories soient sans cesse rappelées et reformulées en tant que de besoin, pour éclairer la masse de nos contemporains sur la nature fondamentale de ce que l'élite Bankster nous vend, ad nauséum, comme une "crise" et qui n'est en réalité que la conséquence logique, naturelle et inéluctable de l'existence même de cette fraude financière qui nous spolie et que, comble de l'ironie, nos gouvernements corrompus nous contraignent à sponsoriser à notre insu et contre notre gré.




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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Lun 31 Mai 2010 - 17:00

Je reposte un lien sur l'article concernant la FED dont le lien s'était mal affiché :

http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/picrochole/conspirateurs/conspirateur.htm

S'agissant de la France, et pour le même prix (mais avec 1,3 trillions d'endettement) en prime ce must read du blog de Giscard (lire à partir du message 16) :

http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/04/10/Chronique-de-la-pensee-multiple

et surtout là :

http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE



Quelques chiffres à ce propos :

http://www.societal.org/docs/interets-dette.htm

avec cette conclusion :



Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1176 milliards d'euros d'intérêts .

Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 grâce aux 263 milliards d'euros économisés
et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de 263 - 229 = 34 milliards d'euros


ah bon ? Eh bien ma bonne dame !

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par du-puel Lun 31 Mai 2010 - 19:28

Mais qui aurait été assez bête ou philantrope pour prêter sans intérêt alors que sur les marchés des emprunts privés il aurait pu en tirer un bénéfice ?

Ne pouvant emprunter, l'état aurait donc du créer directement cette monnaie, je suspecte qu'il aurait alors continué toujours plus, distribuant primes, oboles et subventions sans jamais en revoir la couleur, ce qui aurait été source d'inflation des prix.

Je parie également que les taux auraient monté par la seule crainte de cette inflation, étouffant l'économie, réduisant les recettes de taxes et impôts et donc rendant encore plus difficile la recapture de la monnaie initiale, même s'il avait existé, par exemple, une limite constitutionnelle à la création monétaire de l'état (i.e. son taux d'endettement).

En effet, une telle limite aurait de toute façon été atteinte quasi-instantanément ; toute partie de cette monnaie reprise par l'impôt ou les taxes aurait été immédiatement remise en circulation, et non pas détruite, sous les pressions diverses et variées.

Ainsi le seul résultat serait de créer davantage de monnaie permanente.

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Lun 31 Mai 2010 - 19:55

C'est à peu près la réponse que propose Giscard sur son blog. Mais je ne la trouve pas très convaincante.

Jusque là, l'Etat présentait ses effets à la BDF qui percevait l'intérêt, mais le reversait, au moins partiellement, à l'Etat son actionnaire.

L'amendement Giscard-Pebereau oblige l'Etat à se refinancer exclusivement auprès d'opérateurs privés sans retour de dividendes, avec pour conséquence directe que l'intérêt versé à ce jour et depuis cette réforme s'avère supérieur au principal de la dette publique (!).

Bref, je ne suis pas convaincu pour les raisons suivantes.

D'une part parce que le fait de se financer sur les marchés conduit grosso-modo à la même quantité de création monétaire via M1. Et les plans de sauvetage qui ont été rendus nécessaires par l'état des finances publiques ne sont a priori pas vraiment anti-inflationnistes...

D'autre part pour la raison que les chiffres de l'inflation ne démontrent aucune disparité convaincante entre les périodes antérieures/postérieures à 1973 comme indiqué par Holbecq dans ses messages (et dans son bouquin qui n'est pas mal).

Enfin, et s'agissant des prix, la relation entre création monétaire et hausse des prix reste assez débattue, la loi de FISHER n'étant pas historiquement vérifiée (cf par exemple l'article d'Armstrong sur l'hyperinflation cité sur le forum ou par exemple une démo assez convaincante de B. TONGLET dans son bouquin sur la déflation, entre autres).

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par du-puel Lun 31 Mai 2010 - 20:46

oui, je suis bien d'accord sur le point que permettre à des banques d'acheter des emprunts d'état en créant la monnaie correspondante (ou via un dépot ultérieur de ces obligs à la BCE contre création de monnaie centrale), n'est qu'une esbrouffe permettant d'engraisser la banque au passage.

Disons que ça a au moins l'avantage de faire payer l'état aussi cher que le privé.

Cela implique que l'état ne doit pouvoir emprunter que de la monnaie existante ainsi d'ailleurs que tout autre acteur privé.

Mais on voit bien aujourd'hui que lorsque public et privé sont sur-endettés et ne peuvent plus rembourser, la renégociation des dettes n'a plus lieu ; les banques centrales sauvent la mise des créanciers en créant la monnaie manquante tout en promettant de l'éponger plus tard : exactement ce que faisaient les états auparavant !

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par marie Mar 1 Juin 2010 - 12:39

le compteur de la dette publique française ne marche plus

http://www.lafranceenaction.com/index.php

dommage ... car on voyait justement que les intérets en constituaient quasi la totalité...



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Mer 2 Juin 2010 - 20:34

Le descendant d'un contrôleur général des Finances de Louis XIV a décidé d'en faire une affaire personnelle !



Descendant du Contrôleur général de LOUIS XIV, je n'en parle que pour une seule raison : montrer ma résolution à mettre mes savoirs et expériences au Service du Bien public. Si ma ligne droite a emprunté parfois la même route que certains, il ne faut pas croire pour autant que je serai jamais aux ordres de quiconque. Chacun trouvera ici le chemin de la Vérité et de la Vie contre l’ordre totalitaire. NON DEFICERE MINIME



Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS


Professeur d'Economie Politique




Silence ! On asservit les peuples...






L'ANTI-MONNAIE
Ou le SUMMUM du détournement de l'ART bancaire


Nous avons connu, comme je l'ai écrit précédemment, déjà, plusieurs étapes dans l'évolution de la monnaie. Durant 3.200 ans, ce fut la monnaie-marchandise, puis durant 3 siècles et demi la concurrence entre celle-ci et la monnaie-papier (reconnaissance de dette). Cette dernière a fini, après bien des péripéties par chasser la première, transformant les pièces de monnaies en simples jetons sans valeur. D'émission apparaissant plus aisée, la monnaie-papier fut cependant, depuis 50 ans, progressivement supplantée par la monnaie-crédit, troisième phase. Au passage, les vieux concepts encore en vigueur dans les années 70's de monnaie et de « quasi-monnaie », définissant les dépôts en banques toujours prêts à se transformer en monnaie, ont été rangés au placard. La « quasi-monnaie » a fait un coup d'Etat : elle est devenue Calife à la place du Calife, MONNAIE à la place de la MONNAIE ! Seulement voilà, le Saint-Graal, la « Pierre philosophale » de l'émission monétaire illimitée n'était toujours pas découverts car la pyramide de la monnaie-crédit avait une base. Alors, bien sûr, au fil des cinq dernières décennies et singulièrement depuis 29 ans (1), l'idée géniale a consistée dans la transformation de la lourde pyramide en toupie, laquelle fut progressivement mise en mouvement. L'accélération a fini par pousser le régime du moteur au maximum, risquant la rupture à un vitesse de circulation de la monnaie de 44 fois ! La pyramide inversée, devenue toupie bancaire tournant à un rythme effarant révélant la CRISE (2), a fini par imposer une base immense et lourde sur une pointe monétaire étriquée qui laissait entrevoir, sans avoir besoin pour cela « de sortir de St-Cyr », une très proche chute à grand fracas de la toupie devenue folle dès lors que, faute de carburant, elle ralentirait…

La « GROSSSSE ASSSTUSSSSSSSE » a consisté, l'année dernière (An satanique 2008) à présenter aux Peuples occidentaux et du reste du monde cette rupture comme effective sous apparence d'une « crise économique » inventée de toutes pièces. Bien sûr, l'organisation mondiale a anticipé sur l'événement de manière a précéder de quelques années ladite rupture du système quasi-monétaire inévitable, prévisible et prévue de longue date qui aurait probablement engendré une vraie « Crise » dans le foutoir actuel ! S'étant ainsi « donné du temps au temps » selon la formule célèbre d'un de nos hommes politiques, le « système bancaire » a ordonné aux Chefs d'Etats d'enclencher la phase quatre de l'évolution quasi-monétaire. Désormais, depuis 16 mois, l'ANTI-MONNAIE succède à la monnaie-crédit, dont elle prolonge la vie : la monnaie est morte, vive la monnaie ! On notera qu'aucune des précédentes formes monétaires n'est totalement abandonnée car il faut d'une part laisser aux Peuples le temps de s'acclimater à la nouvelle formule, d'autre part les anciennes formes servent de berceau à la nouvelle. Une sorte de parthénogénèse monétaire en quelque sorte qui prolonge une gestation de 3.500 ans avant l'accouchement des temps nouveaux bénis par… Satan, à l'Aurore du XXIème siècle.

L'Anti-monnaie c'est la « Pierre philosophale », l'aboutissement des travaux alchimistes bancaires multiséculaires. C'est le moyen rêvé par tant de dirigeants bancaires, de la transmutation automatique d'autant de monnaie qu'ils veulent grâce à l'ART bancaire, porté à son SUMMUM… de déviance. Les banquiers droguent ainsi toute l'économie mondiale, européenne et française avec leur monnaie-crédit transmutée en anti-monnaie, laquelle refusionne en quasi-monnaie générant de nouveau de la monnaie-crédit en expansion illimitée.

etc.



http://serviteurdubienpublic.blogspot.com/2010/01/silence-on-asservit-les-peuples.html



Giscard, descendant de Louis XV par l'escalier de service réservé au Laitier, n'a qu'à bien se tenir !



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par g.sandro Jeu 3 Juin 2010 - 0:45

j'espère qu'il a un bon notaire et un testament chiadé, parce qu'un accident est si vite arrivé.....



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Ven 2 Juil 2010 - 19:30

En complément des développements de BARDET sur l'origine de la Banque d'Angleterre, le rôle de Patterson et les diverses "applications" du système notamment aux Etats-Unis :

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-L%20invention-des-banques-centrales-ou-comment-contourner-la-democratie.aspx?langue=fr&article=2928623434G10020

A lire.

(désolé ça ne marche pas bien en copier-coller sur ce site).

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MessageGiscard répond (mal) sur la loi de 1973 : mépris et condescendance
par g.sandro Lun 1 Nov 2010 - 3:14

Giscard répond (mal) sur la loi de 1973 qui est à l'origine de bien des maux ici et ailleurs en Europe: sa marque de fabrique ne le quitte pas: mépris et condescendance...décidément on est tous que des gros cons, bonnet d'âne heureusement qu'on l'a en somme...aaarf r.ire

http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGE

et il reste fort discret ensuite quand il est relancé par les internautes manifestement pas aussi ignares qu'il se plaisait à les supposer.

On le bascule en public? n81
perso je suis pour mais je préfère vos avis avant



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par marie Lun 1 Nov 2010 - 12:18

c'est remarquable, et je suis pour le basculement en file publique



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Lun 1 Nov 2010 - 12:33

Sandro, je l'avais déjà posté sur la partie publique, je ne sais plus très bien dans quelle file.

Surtout, il faut trouver le lien original sur le blog de Giscard lui-même et celui du site de Hollbecq qui décrypte sur son blog les réponses.

Mais ok pour le remettre bien entendu et faire une file spéciale.


EDIT : voila c'était là

http://www.hardinvestor.net/les-hard-investors-f7/sur-les-origines-de-la-banque-d-angleterre-t11468.htm

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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par Invité Lun 1 Nov 2010 - 13:46

A rajouter, cette éloquente réponse du député D. MIGAUD devenu depuis...Président de la Cour des comptes !!! et donc chargé de vérifier si les sousous de la collectivité sont bien dépensés :

http://wiki.societal.org/tiki-read_article.php?articleId=2

Ca promet !

Ne pas oublier non plus que le conseiller qui a rédigé l'amendement Giscard de 1973 s'appelait Michel Pébereau.

Sisi, celui-là même qui a été chargé du rapport sur la dette de l'Etat et qui dans ledit rapport a exposé à peu près toutes les causes possibles, sauf bien entendu celle qui a occasionné le paiement d'environ 1400 Mds d'euros d'intérêt.

Mais on ne peut pas tout savoir non plus, et il est tellement plus marrant de virer des fonctionnaires !

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Messagere/
par Invité Lun 24 Jan 2011 - 20:38

Ca y est ! Hourrah ! Victoire ! La loi scélérate Giscard-Pébereau-Pompidou est enfin abolie !


Manque de bol c'est en Irlande...

Et c'est uniquement pour sauver les banques...


EMERGENCY lending from the ECB to banks in Ireland fell in December, the first decline since January 2010, but only because the Irish Central Bank stepped up its help to banks.



The Irish Independent learnt last night that the Central Bank of Ireland is financing €51bn of an emergency loan programme by printing its own money.



ECB lending to banks in Ireland fell from €136.4bn in November to €132bn at the end of December, according to the figures released by the Irish Central Bank yesterday.


At the same time, the bank increased its emergency lending by €6.4bn, bringing the total it is owed to €51bn.

The latest data does show a levelling off in demand for the loans. Emergency lending to banks shot up €16bn in November, but overall demand for the loans only increased by €2bn in December when ECB and Irish Central Bank figures are combined.

However, the figures also provide the latest evidence that responsibility for funding Ireland's broken banks is being pushed increasingly back on to Irish taxpayers. The loans are recorded by the Irish Central Bank under the heading "other assets".

A spokesman for the ECB said the Irish Central Bank is itself creating the money it is lending to banks, not borrowing cash from the ECB to fund the payments. The ECB spokesman said the Irish Central Bank can create its own funds if it deems it appropriate, as long as the ECB is notified.


News that money is being created in Ireland will feed fears already voiced this week by ECB president Jean-Claude Trichet that inflation is a potential concern for the eurozone.


However, a source at the ECB said the European bank is comfortable that the amounts involved are small enough not to be systemically significant. The ECB has been lending money to banks in Ireland at just 1pc, as long as the banks can put up acceptable collateral.

The volume of those loans surged from €95bn in August 2010 to €136.4bn in November, as Irish banks repaid their bondholders without being able to refinance in the private sector. The ECB loans prevented banks that could not raise funds from the private sector running out of cash after repaying their own lenders and meeting deposit withdrawals.

December's fall in ECB lending was the first decline since January 2010. The ECB total includes loans to Irish banks and banks operating out of the IFSC.

Around 66pc of the ECB loans have been made to domestic Irish banks, according to Michael Cummins of Glas Securities. The ECB is known to be keen to wean Irish banks off its loans, but the increase in lending from closer to home shows banks are still not able to access funds in the private sector.

Disruption

The data released by the Central Bank of Ireland included details of a €12.3bn "fine-tuning operation" by the bank. The data suggests the €12.3bn has been loaned out by the bank on a short-term basis.


It was the first time any such transaction has been recorded over the December period since 2003. A spokesman for the Central Bank said the transaction had been flagged by the ECB in September.

He said the ECB said it would carry out three "fine-tuning operations", including one on December 23. These operations are aimed at smoothing out any disruption that might occur when the ECB's regular six-month and 12-month lending deals with banks end and have to be refinanced.

People in the market said the large scale of the latest "fine tuning" is likely to be down to the difficulty of rolling over large amounts of debt over Christmas.

http://www.independent.ie/business/irish/central-bank-steps-up-its-cash-support-to-irish-banks-financed-by-institution-printing-own-money-2497212.html


En clait, la BCE a autorisé la Banque centrale Irlandaise à battre sa propre monnaie, c'est à dire à imprimer 51 milliards de rouleaux de PQ afin de satisfaire les insatiables besoins en la matière du système financier de ce beau pays.

Sinon, un magnifique duel opposant John Fitzgerald Copé à Marianne Le Pen hier sur BFM TV.

Entre deux insultes de bon aloi et quelques digressions pour savoir qui urinait le plus loin en matière de préférence nationale, on a quand même eu droit à 5 secondes sur la loi Giscard à travers lesquelles on a vaguement cru comprendre que le premier n'envisageait même pas que quelque chose puisse changer en la matière et que la seconde n'avait rien d'autre à proposer que de faire imprimer des Francs par la Banque de France qui seraient échangés à parité 1F=1€uro.


C'est sûr que l'on va loin dans la réflexion et que le parti est en de bonnes mains.


Mais ça avance ! Allez, courage, on pousse encore un peu, encore quelques rouleaux et imprimer et on tiendra le bon bout.


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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par marie Lun 24 Jan 2011 - 22:46

c'est fort interessant ça, merci Pascal !!

Citation :
En clait, la BCE a autorisé la Banque centrale Irlandaise à battre sa propre monnaie, c'est à dire à imprimer 51 milliards de rouleaux de PQ afin de satisfaire les insatiables besoins en la matière du système financier de ce beau pays.

car même si c'est pour les banques.. c'est sans intérêts et c'est une 1ere .. , un coup de canif dans le contrat??

hope so ..



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par g.sandro Lun 24 Jan 2011 - 23:38

Citation :
Sinon, un magnifique duel opposant John Fitzgerald Copé à Marianne Le Pen hier sur BFM TV.

Entre
deux insultes de bon aloi et quelques digressions pour savoir qui
urinait le plus loin en matière de préférence nationale, on a quand même
eu droit à 5 secondes sur la loi Giscard à travers lesquelles on a
vaguement cru comprendre que le premier n'envisageait même pas que
quelque chose puisse changer en la matière et que la seconde n'avait
rien d'autre à proposer que de faire imprimer des Francs par la Banque
de France qui seraient échangés à parité 1F=1€uro.

Oui, j'ai eu le privilège de tomber dessus fortuitement

Et MLP de préciser que son but était de dévaluer le "nouvel €urofranc"

Et JFC de promettre l'hyperiflation ...



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MessageJe viens de chronométrer le compteur de dette Publique: 220 K€/ minute
par g.sandro Dim 17 Juil 2011 - 14:03

Je viens de chronométrer le compteur de la dette Publique française: affraid

+220 K€/ minute et ce 24/24 et 7/7 affraid affraid

http://cluaran.free.fr/dette.html

L'essentiel de cette gargantuesque et exponentielle gabegie mortifère sert uniquement à payer....les intérêts de ladite DETTE

c'est juste du délire... affraid

C'est la GRECE Générale...








voir aussi notre file sur la dette publique française et la loi 1973

http://www.hardinvestor.net/t12810-la-dette-publique-francaise-loi-1973-giscard-rothschild



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MessageDette publique française - loi 1973 Giscard Rothschild
par g.sandro Sam 19 Nov 2011 - 19:41

la dette publique expliquée en 10mn

La spirale mortifère induite par la Loi de 73 expliquée de manière très pédagogique...vous n'aurez plus l'excuse de trouver ça complexe...cette courte vidéo en français semble avoir été réalisée à l'intention des enfants de 11 ans...

C'est juste EXCELLENT...


http://www.dailymotion.com/video/xlen9m_comprendre-la-dette-publique-en-10-minutes_news#rel-page-15



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par g.sandro Dim 20 Nov 2011 - 23:54

Des dettes d'État au franc d'État

http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm

Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant,
Pays-Bas





Bruxelles veut avoir les clefs des coffres d'État des 17 pays de l'euro.
Il n'y a que comme ça qu'ils peuvent sauver l'euro, disent-ils. Le Traité du MES
a déjà été signé. Si les parlements nationaux le ratifient c'est la fin de nos
démocraties souveraines. Est-ce bien ce que nous voulons? Y a-t-il une
alternative?


Pour ceux qui savent comment le système d'argent fonctionne, la solution
logique des problèmes actuels est relativement simple. A la télé, du moins aux
Pays-Bas, le sujet est encore tabou [1], mais si vous voulez savoir ce qu'il en
est, voici une explication. (Et ceux qui savent tout déjà, peuvent passer de suite
à 2. Réforme bancaire.)

1.
Le système d'argent actuel


Les banquiers ont maintenant, mondialement, un système d'argent qui est basé
sur la création de l'argent du néant. Quasiment tout l'argent sur les comptes
bancaires c'est du vent. Il n'y a qu'une toute petite quantité de véritable argent en
circulation. Comment ça fonctionne?

Le banquier est un comptable

Chaque fois qu'un banquier fournit un prêt, il ne fournit pas d'argent,
mais un avoir. Le prêt ne consiste en rien de plus que des chiffres dans la
comptabilité du banquier. Présumons, que tu veuilles faire un emprunt à ta banque,
Banque A.Sec. D'un côté le banquier inscrit que tu lui dois 250.000 euros et de
l'autre côté qu'il te doit 250.000 euros. Tu les vois arriver sur ton compte. Tu
peux les dépenser. Acheter une petite maison? D'accord, achetons une petite
maison.

Supposons que tu remettes un chèque au vendeur de la maison. Celui-ci porte
ce chèque à sa banque, la Banque Rougeschild. Celle-ci veut alors échanger ce
chèque à ta banque, contre du vrai argent bien entendu. Rougeschild sait comment
son collègue a sorti les chiffres de son chapeau et il ne se contente pas de
vent.

Donc, maintenant, la Banque A.Sec doit débourser du vrai argent. Cependant,
dans la pratique, la plupart du temps cela n'est pas nécessaire. C'est que la
Banque Rougeschild fournit des prêts continuellement aussi. Et une partie de ces
prêts sont dépensés chez des clients de la Banque A.Sec. Donc, ce qui se passe,
c'est que la banque Rougeschild échange sa créance de 250.000 euros sur la Banque
A.Sec contre une créance de la Banque A.Sec sur Rougeschild.



Des intérêts sur du vent

De cette façon les banquiers peuvent mettre toujours plus de prêts en circulation. Une
boîte de vent est échangée contre une autre et les clients ne
remarquent pas comment ils sont bernés. Car pour ces boîtes de vent, il faut
quand-même payer des intérêts.

Juste, pour s'amuser, un exemple où les banquiers créent des millions, sans
qu'il y ait besoin d'un seul centime de véritable argent. Dans la réalité c'est un
peu plus complexe, mais quand-même.

Mettons qu'il y ait 3 banques, qui servent respectivement 20%, 30% et 50% de la
population. Nous supposons que tous les trois ont le même type de clients, qui
ont les mêmes besoins en emprunts et en dépenses. Il sera démontré, que tous les
payements que ces banques devront faire au moment où l'emprunteur dépense son
emprunt, seront compensés par les recettes de ces dépenses.



Les emprunteurs de la première banque dépensent 20% de leurs emprunts chez des
clients de leur propre banque, 30% chez des clients de la Banque 30% et 50% chez
les clients de la Banque 50%. Etcetera. Si nous additionnons toutes les recettes
de tous les prêts, chaque banque a reçu autant qu'elle a créé. Voilà 100 millions
en avoirs sur des comptes bancaires, sans qu'un seul centime de vrai argent ait
été dépensé.

Lorsqu'on demande à des banquiers, s'ils créent de l'argent du néant, ils
répondent généralement qu'ils ne fournissent des prêts que lorsqu'ils ont des
avoirs en face. Cependant, ces avoirs accroissent tout seul par les prêts
qu'ils fournissent ensemble.

Trafic des paiements

Tout le trafic des paiements va de la même façon. Si tu fais un paiement à
quelqu'un chez une autre banque, c'est ta banque qui doit le payer à l'autre
banque. Mais encore le même jour il y aura des paiements par des clients de
l'autre banque à des clients de ta banque. Tous ces paiements interbancaires
sont tout simplement compensés les uns par les autres.

Ce que les banques paient finalement les unes aux autres, ce sont les
petites différences entre les paquets de paiements entrants et sortants. Pour
faciliter ces transferts toutes les banques ont un compte à la banque
centrale. Les montants dans ces comptes sont considérés comme du vrai argent
(car, si elles le voulaient, les banques pourraient demander la totalité de la somme en
billets, puis que la banque centrale est autorisée à les imprimer.)

À la banque centrale il y a une règle qui fait que chaque soir toutes les banques doivent avoir
un avoir positif sur leur compte. Si un banquier est à court, (par ce qu'il a payé plus qu'il n'a reçu
ce jour là), il emprunte pour la nuit à un collègue, (qui a alors reçu un peu plus
qu'il n'a payé). Et lorsque les collègues ne se font pas confiance, comme ce fut
le cas lors de
la crise bancaire en 2008 et comme ça l'est à nouveau maintenant depuis quelques mois,
alors le
banquier peut emprunter à la banque centrale pour un quart de pourcent de plus.

Banquiers entre eux

Entre
eux, les banquiers ont convenu des règles sur le capital minimum requis face aux
risques calculés, comme ceux des prêts en cours. Ce capital est infime comparé
aux risques, mais de cette façon la création d'"argent" du néant est quelque peu
freinée et les banques restent davantage au pas les unes avec les autres dans la
fourniture des prêts. Ceci augmente leur confiance mutuelle pour se prêter de
l'argent, et leur permet à tous de pouvoir optimiser leurs possibilités de profit.

Les banquiers sont en premier lieu des banquiers entre eux. Lorsque des clients
des grandes banques Néerlandaises, mécontents des paiements de bonus excessifs,
portaient massivement leur argent chez Triodos (une banque connue pour investir
dans des projets qui donnent bonne conscience), cet argent manquait aux grosses
banques. Heureusement Triodos n'est pas la plus méchante et prêtait cet argent
tout simplement à ces mêmes grosses banques. (Malheureusement des banques éthiques n'existent pas, tout au plus des banques
avec des airs sympathiques. Mais avec un tel système d'argent on ne peut pas
s'attendre à mieux, non?)

Mais dès que des nuages menaçants se présentent à l'horizon et qu'il y a des
risques de grosses pertes pour les banques, la confiance mutuelle disparaît
immédiatement. Alors, chaque banquier tente de se débrouiller tout seul. Chacun
d'eux tente alors d'augmenter ses réserves de caisse et de minimiser les
risques. Résultat, pendant des mois les entreprises ne reçoivent guère plus de
crédits et les vagues de licenciements et faillites recommencent à ravager le
pays. Et si l'orage ne bouge pas de place, cela peut même durer des années.
Formidable, non? un tel système bancaire!

Les montants déménagent d'un compte à l'autre

Revenons à notre maison vendue. Donc, le vendeur dispose maintenant de
250.000 euros en vent, qu'il dépense à son tour. De cette façon ce soi-disant
argent va d'un compte au suivant. Donc même si tu n'as jamais pris de crédit, il
n'y a que du vent sur ton compte, que tu as reçu pour ton travail ou pour des
marchandises que tu as vendues. Si, par exemple, tu étais à la banque ING, la
plus grosse banque aux Pays-Bas, cette dernière ne dispose que de 3 centimes de
vrai argent pour chaque euro d'avoir dans ton compte.

Toujours moins d'argent en poche

En fait, avec du vent ils ont gonflé ces 3 centimes et les ont multipliés par
33. Quand tu déposes un billet de 100 euros chez ING pour verser sur ton compte,
elle fournit des prêts à hauteur de 3300 euros. Autrement dit, pour chaque euro
que nous ne gardons pas dans notre poche, les banques gagnent un multiple en
intérêts.

Peut-être
tu comprends maintenant pourquoi les banques nous séduisent à payer de plus en
plus de choses électroniquement. Les cartes de crédits, cartes bancaires, cartes
des stations d'essence, cartes de prépaiement, cartes pour les transports
publiques, cartes de paiement pour parkings, elles ne servent qu'à une seule
chose: faire en sorte que nous n'ayons besoin d'argent comptant le moins
possible.

Il y a cependant un revers à la médaille. Les réserves de caisse (les billets de
banque et l'avoir échangeable à la banque centrale) ne servent pas qu'à fournir
de l'argent comptant aux clients et pour régler les petites différences entre
paiements sortants et entrants. C'est aussi la première réserve pour absorber
des pertes. Mais, comme les revenus croissent disproportionnellement en
baissant le pourcentage de réserves de caisse, la tentation est grande de
prendre plus de risques. Ainsi, notre argent plastic moderne contribue au
comportement-de-prêt téméraire de nos banquiers.

Regardons ce qui se passe quand on porte un billet de 100 euros à la banque
pour le verser sur notre compte. Comme dit, à 3% de réserve de caisse la banque
ne dispose que de 3 centimes pour chaque euro sur ton compte.



Dans la colonne de droite tu vois que les revenus augmentent
disproportionnellement au fur et à mesure que la réserve de caisse diminue. Et -
à l'inverse - si avec un même montant de réserve de caisse la banque voulait
retourner de 3% à 4%, elle devrait réduire les prêts en cours d'un quart...

Tous les montants sont temporaires

À des moments convenus tu devras rembourser l'avoir que tu as eu du banquier
A.Sec. De tout l'argent en cours, tu dois tenter d'obtenir
assez pour payer ces remboursements. Banquier A.Sec écrira alors dans sa
comptabilité, que le montant que tu lui dois est diminué et il diminue le
montant que tu lui dois. Tu vois disparaître ce montant de ton compte. Ainsi les
avoirs créés disparaissent de la circulation. Cela fait donc une diminution de
la quantité d'"argent" dans le pays.

Les intérêts

Les intérêts que tu paies ne disparaissent pas de la circulation. C'est avec
ça que le banquier paye tous ces frais (tels que: intérêts, assurances, personnel,
entretien, factures des sous-traitants qui s'occupent des paiements via internet
etc.) et le capital est rehaussé, de manière qu'il puisse prêter davantage
encore la
fois d'après.

La “masse d'argent” doit croître

Le risque classique pour le banquier c'est que les emprunteurs ne remboursent
que partiellement ou pas du tout. Et lorsque le gage s'avère insuffisant, c'est
lui qui reste avec des ennuis dans sa comptabilité, c'est à dire, avec des
montants qu'il devra tôt ou tard enregistrer comme des pertes.

Pour diminuer le risque de défauts de paiement les banques prennent soin,
qu'il y ait de plus en plus de prêts en cours. Car plus il y arrive de
l'"argent" en circulation, moins ça vaut. C'est l'inflation bien connue. Le
montant que l'emprunteur doit rembourser est fixé. Et comme ce montant diminue
en valeur pendant la période du crédit, l'emprunteur peut le gagner plus aisément. S'il doit
payer 6% d'intérêts et l'inflation est de 2%, la charge des intérêts est 1/3
moins.
]graphique].
Ainsi le nombre de défauts de paiement est considérablement réduit.

D'ailleurs, cet avantage pour les emprunteurs correspond exactement à la
diminution de la valeur de l'argent pour les usagers. En fait, en tant qu'usager
de l'argent on paye également une partie des intérêts.

Travailler toujours plus

C'est
cette même inflation qui fait que nous devons travailler toujours plus. Chaque
fois que plus d'"argent" arrive en circulation nous devons essayer de gagner
plus, si nous ne voulons pas nous appauvrir.

Bien entendu, une banque centrale ne racontera jamais que la croissance de
l'argent est une nécessité pour les banquiers. Le prétexte officiel c'est que
l'inflation contribue à plus d'activité économique.

Et de là sort la croyance largement répandue qu'une économie doit croître
pour être saine. Une fable extrêmement dangereuse. C'est qu'une croissance
économique n'est pas possible sur une Terre limitée. Et plus nous continuons,
plus nous détruisons. Ce que l'on peut dire, c'est qu'un système d'argent qui a
besoin d'une masse d'argent croissante pour pouvoir fonctionner, est inapte pour
une société durable.

Les dettes d'état

Notre gouvernement dispose d'"argent" par la taxation. Avec cela il finance
des choses qui sont importantes pour nous tous,
comme des digues, routes, ponts, écoles, hôpitaux, gendarmerie, armée etc.
Régulièrement il arrive que le gouvernement fasse des dépenses avant d'avoir levé
les impôts correspondants. Dans le système actuel le gouvernement devra alors
emprunter de l'argent et payer des intérêts dessus. C'est la dette d'État (aussi
appelée dette publique) bien connue. On en a peut-être pris l'habitude, mais en
fait c'est quelque chose d'étrange. Dans la communauté des gens exécutent des
tâches pour la communauté, tout le monde est payé pour sa contribution et
ensuite il reste une dette. Et sur celle-ci nous payons tous - via des impôts
supplémentaires - des intérêts.

La création d'argent par des banques à gestion privée

Ceci est causé exclusivement par le fait que dans le passé les représentants
du peuple ont cédé la création d'argent à des banquiers privés. Ce fût au temps
où l'on accordait encore beaucoup de valeur au conte de fée, racontant que seuls des
banquiers pouvaient tenir la gestion monétaire en ordre. Si le gouvernement
mettait l'argent en circulation, cela mènerait sûrement à un désastre!

Une démocratie sans argent propre

Le résultat c'est que nous continuons à affirmer que nous vivons dans une
démocratie, tandis que l'un des attributs les plus importants de notre société,
la création d'argent est entre les mains de banquiers privés. Même si en France
les administrateurs de la Banque de France sont désignés par le gouvernement,
ces administrateurs n'ont pas d'ordre à en recevoir. La Banque est indépendante
du gouvernement. Autrefois elle déterminait également le taux d'intérêt de façon
autonome, comme on disait "dans l'intérêt de l'économie". Maintenant cela est
fait par la Banque Centrale Européenne (BCE), dont les 17 banques centrales de
la zone euro sont propriétaires et exploitants.

Un taux d'intérêt pour tous

La BCE a relevé le défi impossible de déterminer un taux d'intérêt pour les
17 pays différents, avec des économies complètement différentes et qui ont des
possibilités de productivité très différentes. Bien entendu, il est quasiment
impossible de fixer un taux d'intérêt, qui ait un effet optimal pour tous les pays.
Un changement du taux ne peut entraîner des effets bénéfiques que pour un ou
quelques pays. Et les autres pays en portent les conséquences.

L'euro, l'expérimentation monétaire la plus chère de l'histoire

L'euro entrera probablement dans l'histoire comme l'expérimentation la plus
chère qui ait jamais existée. Depuis le commencement du projet en 1970, il était
déjà connu, qu'il était voué à l'échec, mais des banquiers et des politiciens
têtus l'ont poussé en avant malgré tout. Le problème c'est qu'une monnaie unique
ne peut fonctionner dans une zone économique homogène.
[2] [3] [4]
Voici pourquoi.

Lorsque des consommateurs, dans des pays avec des possibilités de productivité
plus réduites, préfèrent acheter des produits d'importation moins chers et
meilleurs, la dette extérieure augmente. En même temps, la productivité dans le
pays diminue. Un pays qui dispose de sa propre monnaie peut alors dévaluer
cette monnaie. Cela rend les produits d'importation plus chers pour sa propre
population et les produits d'exportation moins chers pour les
acheteurs étrangers. Ainsi la dette diminue et la productivité augmente. Des
dévaluations étaient très courantes avant l'introduction de l'euro. Aujourd'hui
les pays moins productifs sont comme des rats dans une trappe. Ils ne pourront
jamais sortir des dettes. C'est pour cela que la méthode qu'on applique,
de combler ces pays avec des dettes encore plus élevées, est étrange et fou.

L'euro couplé à l'adhésion de l'Union Européenne

Les banquiers ont réussi à obtenir que les pays ne peuvent sortir de l'euro
sans sortir de l'Union Européenne. Eh bien, ce seront "deux mouches d'un coup".

L'UE

De plus en plus de gens comprennent, que l'Union européenne est beaucoup
moins démocratique et sociale que les citoyens en Europe souhaitent. Bien que
cela fusse le cas depuis le départ, beaucoup ne voient que depuis peu que le
Parlement Européen n'est qu'un simulacre et pas un parlement avec un pouvoir
démocratique. Les gens se rendent compte de plus en plus que la Commission
Européenne (CE) et la Banque Centrale Européenne tirent tout le pouvoir vers
elles. D'ailleurs, pour la CE et la BCE le nouveau traité européen du MES [5]
sera la trouée pour mettre les parlements européens hors jeu. La ratification de
ce traité semble être dans la poche pour elles, car la plupart des députés
dorment encore ou ne peuvent pas le croire. (Ou seraient-ils complices?)

L'Union Européenne a comme principe déposé l'économie de marché libre.
Presque tout le monde a compris entre-temps, que la dérégulation des banques, la
privatisation des infrastructures et l'abolition des tâches gouvernementales
mènent à une société dure et ravagée par des crises. Ces principes sont désuets.
Les défenseurs de ces principe ne pourront les imposer qu'avec de la violence.
La Grèce ne sera pas la dernière victime.

Le scénario du FMI

La CE et la BCE coopèrent maintenant avec le FMI pour écraser des pays trop
endettés sous des dettes encore plus lourdes. Le scénario pour prendre le
pouvoir a été appliqué maintes fois par le FMI durant ces dernières cinquante
années. Cela se déroule comme ceci: on commence par manoeuvrer un pays dans des
difficultés et dès qu'il se trouve endetté, on l'écrase sous des dettes
supplémentaires telles, qu'il ne peut même plus payer les intérêts. Ensuite on
garde le pays sous tutelle et on prend soin d'affaiblir le gouvernement le plus
possible en imposant des coupes budgétaires de plus en plus grandes. Avec des
mesures d'austérité, on fait saigner la population bien comme il faut. Ainsi
elle sera plus rapidement satisfaite, lorsqu'on lui laissera un peu d'air. Et
dès que les choses seront bien déréglées, on vendra les richesses du pays à des
investisseurs étrangers et on introduira une économie de marché totalement libre.

Nous aussi

Qui réfléchit un peu, voit qu'avec le scénario des fonds de secours tous les
pays de la zone euro se retrouvent endettés. Cela aussi est prévu dans
le scénario criminel. Les prêts massifs servent d'abord à pouvoir mettre un pays
sous tutelle. Dès que cela est un fait, ils peuvent déclarer que le pays ne
pourra jamais rembourser ses dettes. En suivant, ils peuvent manoeuvrer les victimes
suivantes dans les dettes. Ce sont les gouvernements qui se sont portés garants
pour les prêts. Ils devront couper leurs dépenses pour payer les pertes. Et pour
tous les pays le même refrain sera répété, que les gouvernements devront
réduire, réduire, réduire leurs dépenses. Jusqu'à ce que quasiment rien ne reste
du rôle et de la fonction du gouvernement national et que Bruxelles peut prendre
le pouvoir. Bien entendu, cela s'accompagnera d'énormes troubles sociaux. Vous
pouvez lire le reste dans le livre de Naomi Klein, La Stratégie du Choc (The
Shock Doctrine).



2. La réforme bancaire

Le franc d'État

La solution est simple. Au lieu de dépenser des milliards d'euros
supplémentaires pour un euro qui est voué à disparaître tôt ou tard et au lieu
de nous laisser prescrire des mesures d'austérité par la Commission Européenne
et la banque centrale Européenne non-démocratiques, nous pouvons introduire un
franc d'État.

Techniquement cela est relativement simple à réaliser. À la place de la
banque centrale actuelle, il y aura une nouvelle banque centrale de l'État.
Celle-ci tombera sous la responsabilité du Ministère des Finances et sera
contrôlée par le Parlement. Une commission de gens bien formés veillera sur les
intérêts à long terme du système d'argent.

La banque d'État sera la seule qui est habilitée à créer de l'argent. Tous
les prêts seront fournis en argent d'État, que ce soit sous forme électronique
ou en espèces. Il sera interdit aux banques commerciales et aux institutions
financières de créer des avoirs du néant. Tous les nouveaux avoirs devront être
couverts à 100% par de l'argent d'État. En ce qui concerne les prêts en cours au
moment de la réforme, les banques qui les ont émis en resteront responsables
jusqu'à leur remboursement par les emprunteurs.
Pour autant qu'elles veuillent, les banques commerciales pourront devenir des intermédiaires entre
la banque d'État et le public pour la fourniture de crédits et elles pourront
gérer les comptes des clients au nom de la banque d'État. Dans ce cas, pour le
public, rien ne change à leurs comptes existants. Les avoirs en euros seront
transformés 1:1 en francs d'État. Comme intermédiaires, les banques ne recevront
pas d'intérêts, mais une commission pour leurs services.

Émission de francs d'État

L'émission de francs d'État fournit une quantité comparable d'euros. Ceux-ci
pourront être gardés par la banque d'État pour le paiement de dettes et
également comme réserve stratégique gigantesque. Il ne me semble pas impensable
qu'à un moment ou un autre le nouveau franc d'État puisse être attaqué sur les marchés
d'échange. Nous serons à peu près le seul pays au monde qui aura son propre
argent d'État et les banquiers privés puissants ne nous en seront pas
reconnaissants.

Pas d'austérité

La cause des mesures d'austérité sont les prêts gigantesques que le FMI, la CE
et la
BCE ont chargés délibérément sur la Grèce, lorsque le pays croulait déjà sous
trop de dettes. Il était prévisible qu'après la prise de pouvoir ces prêts
seraient déclarés irrécupérables à un moment ou un autre et que les pertes
arriveraient sur les épaules des citoyens des autres pays de la zone euro.

Il n'y a pas longtemps, le fonds de secours s'élevait à 440 milliards
d'euros. C'était en moyenne1320 euros par citoyen euro. Le 27 octobre 2011 il en
restait 250 milliards, lorsque les chefs de gouvernement de la zone euro ont
décidé d'en faire 1000 milliards d'euros à l'aide d'un tour de passe-passe de
comptabilité. (Exactement, la formule du vent.) Il va de soi, que nous sommes
garants maintenant pour 1000 milliards, c'est à dire 3300 euros en moyenne pour
chaque citoyen euro. Quand le prochain fonds de secours, le MES, sera ratifié
par les Parlements nationaux, s'y rajoutera une obligation de 700 milliards
(2100 euros en moyenne par citoyen euro). Ensuite, ce fonds MES pourra être
rehaussé à l'infini sans avoir besoin d'aval parlementaire.

Donc la cause des mesures d'austérité n'est pas liée à la situation
française. Bien entendu, nous avons nos difficultés avec le vieillissement, qui
demandent des adaptations, mais cela n'implique pas forcément que nous devons
renoncer à notre gouvernement, à nos acquis sociaux, culturels et autres.

Arrêtons l'euro, arrêtons l'UE et arrêtons les
mesures d'austérité.


Caisses de retraite

Tu
peux épargner de l'argent pendant ta vie pour ta retraite, mais ce que tu
pourras en faire dépendra largement de la situation à ce moment-là. Déjà avant
1980 il était clair qu'aux environs de 2015 une énorme vague grise devait
arriver de gens de 65 ans et plus, face à laquelle il y aurait une population
active de plus en plus réduite. Les caisses de retraite ont laissé croire leurs
cotisants à cette fausse idée, qu'ils disposeraient d'une retraite à valeur
garantie. C'est quelque chose qu'elles n'auraient jamais dû promettre avec cette
situation prévisible. Pour les générations de retraités précédentes la situation
était bien différente. Grâce à un rapport très favorable entre peu de retraités
et une grande population active, les retraites pouvaient, pour ainsi dire, être
payées directement par les cotisations de la population active. Ces temps sont
révolus.

Les caisses de retraite complémentaire ont généralement investi une partie
des cotisations payées dans des obligations d'État. En fait, une partie des
retraites est donc dès à présent payée par nos impôts. Une autre partie provient
des investissements à l'étranger. Autrement dit, des bénéfices d'entreprises à
l'étranger. Encore autrement dit, du fait que des ouvriers ailleurs sur le globe
exécutent une partie de leur travail pour payer nos retraites. Donc, une sorte de
colonialisme financier.

Personnellement je préfèrerais que nous prenions soin de nous-mêmes et
soignons nos personnes âgées nous-mêmes. À mon avis, il y a assez de possibilités
pour cela, si nous construisons notre société pas à pas sur des bases de durabilité
et coopération au lieu de compétition et de gains financiers.




Système d'argent moins cher

Le système d'argent de l'État peut fonctionner de façon bien meilleur marché
que le système d'argent privé que nous avons aujourd'hui. En premier lieu, tous
les intérêts vont à la caisse de l'État et profitent ainsi à la collectivité. Les
intérêts pourront rester plus bas, puis que la banque d'État n'a pas besoin de
faire des bénéfices. (Pas de gros salaires pour les financial boys, pas de
primes, pas de construction de capitaux onéreuse.)

La banque d'État n'a pas besoin d'un capital propre, puis que l'argent
appartient à la collectivité. En fait, c'est nous tous qui garantissons la
valeur de notre argent. Les défauts de paiement pourront être traités de la même
manière que des dettes fiscales.

Argent permanent

Actuellement tout l'argent en circulation consiste de prêts en cours, qui
devront être remplacés tout le temps. Pour diminuer les besoins d'emprunts, la
banque d'État pourra décider de laisser une partie de l'argent total en
circulation en permanence (accompagné d'une politique
fiscale appropriée). Dans ce nouveau système le gouvernement peut aisément
réaliser ce fond d'argent permanent en faisant un nombre de dépenses (= mettre de l'argent en
circulation) sans lever les impôts correspondants.

Inflation

En soi, le système d'argent d'État ne connaît pas de nécessité d'inflation.
Il peut même continuer à fonctionner parfaitement en périodes de déflation. Les
emprunteurs ne connaîtront plus l'avantage relatif de la diminution de valeur de
leurs remboursements. Par contre, les frais d'intérêts pourront toujours être
plus bas et pour des investissements démocratiquement voulus ils peuvent être
supprimés en totalité. (Et si les taux d'intérêts bas causaient des problèmes
dans le contexte international, la charge des intérêts pourrait être compensée
fiscalement, totalement ou partiellement.)

Dettes d'État

La dette d'État (dette publique) actuelle a été causée par des dépenses du
gouvernement pour lesquelles les impôts n'étaient pas levés d'avance. La dette
d'État peut être supprimée au plus tôt avec les francs d'État nouvellement
créés. Cela arrête les paiements des intérêts. Ensuite le concept de dette
d'État pourra être jeté à la poubelle, puis que l'État, en cas de besoin, pourra
s'adresser à sa propre banque. Pour les dépassements du budget les cas permis et
les limites pourront être décrits, de même que les conditions pour des
exceptions, pour lesquelles nous pouvons penser à une majorité parlementaire
requise des deux tiers. Les règles pourront être ancrées dans la constitution.

Influence démocratique

La moindre influence des banquiers sur la forme de notre société laissera la
place à plus d'influence démocratique. Cela offre la possibilité d'entamer la
transition vers une société durable. Éclaircissement, intéressement et
concertation de la population seront de grande importance pour la réaliser. Il
ne me semble pas exclu que pour cela des structures démocratiques améliorées
soient nécessaires.

Europe

L'Union Européenne offre chaque jour beaucoup de facilités au commerce
international. Mais est-ce que le prix ne devient pas trop élevé maintenant?
Est-ce que nous voulons échanger nos démocraties souveraines contre la
gouvernance dictatoriale de la Commission Européenne, qui veut couper jusqu'à
l'os dans tous nos acquis et transformer notre société en terrain de jeux
financiers? Personnellement je pense que dans ce cas ces facilités sont payées
beaucoup trop chères.

D'ailleurs, la coopération avec nos partenaires européens ne s'arrêtera pas
quand nous quitterons l'UE. La coopération véritable est basée sur le commerce,
l'industrie et le tourisme et sur tout qui sert des intérêts mutuels.



Notes et références:


[1]


Le
25 octobre 2011, chez "Pauw en Witteman" (programme de discussions d'une chaîne
néerlandaise) l'invitée Sunny Bergman se fait vivement couper par Ewald Engelen,
qui se présente comme géologue financier et qui vient éclairer l'histoire de
la crise de la perspective de la presse globale. Après que EE ait présenté la misère
sommairement, Sunny Bergman remarque: “Mais il est également juste de
soumettre à discussion le modèle de croissance économique en soi.”


EE, comme mordu par un chien: “Oui, c'est une prise de position luxueuse.
C'est vraiment à faire. Quand on roule dans une belle bagnole attrayante.." -
SB: "Je n'ai pas de belle voiture." - "non, d'accord, et qu'on peut acheter de
bonnes choses à manger au Marché. Mais pour beaucoup, beaucoup d'autres gens
cela est un exercice qui n'existe nulle part dans leur image du monde."
(Et
donc, surtout pas dans l'image du monde de cet Ewald lui-même.)

[1] Dans les
études scientifiques sur le “optimum currency areas”
(régions optimales pour une monnaie) nous pouvons distinguer
des études centrées sur les conditions nécessaires et celles
d’après 1970 (lorsque les politiciens avaient décidé qu’ils
voulaient une monnaie unique), qui sont davantage centrées
sur les coûts et bénéfices.

Roman Horvath and Lubos Komarek dans
“OPTIMUM CURRENCY AREA THEORY: AN APPROACH FOR THINKING
ABOUT MONETARY INTEGRATION” (2002)

(Traduction
Française, voir en dessous.)


“It is possible to distinguish two major
streams of the optimum currency area literature. The first
stream tries to find the crucial economic characteristics to
determine where the (illusionary) borders for exchange rates
should be drawn (1960s-1970s). The second stream (1970s-till
now) assumes that any single country fulfills completely the
requirements to make it an optimal member of a monetary
union. As a result, the second approach does not continue in
the search for characteristics, identified as important for
choosing the participants in an optimum currency area. This
literature focuses on studying the costs and the benefits to
a country intending to participate in a currency area.”

“Il est possible
de distinguer deux courants majeurs dans la littérature sur
les régions optimales pour une monnaie. Le premier courant
tente de trouver les caractéristiques clefs pour déterminer
où les frontières (imaginaires) pour des taux de change
devraient être établies (années 60 et 70). Le deuxième
courant (de 1970 jusqu’aujourd’hui) suppose que n’importe
quel pays individuel répond entièrement aux exigences pour
en faire un membre optimal d’une union monétaire. Par
conséquent, la deuxième approche ne continue pas à
rechercher les caractéristiques, qui ont été identifiées
comme importantes pour choisir les participants dans une
région monétaire optimale. Cette littérature-ci est centrée
sur l’étude des coûts et bénéfices pour un pays qui a
l’intention de participer dans une région [union]
monétaire.”




http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf

, page 7.

Friedman décrit les avantages de cours de
change flexibles comme suit : « Comme on le constate
habituellement, les prix et les salaires dans un pays sont
relativement rigides et [ces] facteurs sont immobiles entre
pays. Par conséquent, lors d’une demande négative ou d’un
choc dans l’approvisionnement, le seul instrument pour
éviter une plus grande inflation ou du chômage est un
changement dans le taux de change flexible (ce qui veut dire
réévaluer ou dévaluer la monnaie). Cela ramènera l’économie
vers l’équilibre interne et externe initial. (...) Sous le
régime de taux de change fixes, il y aurait toujours
l’impact déplaisant du chômage ou de l’inflation. »




http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf

, page 8.

[2] Yrd. Doç.
Dr. Hüseyin Mualla YÜCEOL, Mersin Üniversitesi İktisadi ve
İdari Bilimler Fakültesi, Maliye Bölümü, dans “WHY THE
EUROPEAN UNION IS NOT AN OPTIMAL CURRENCY AREA: THE LIMITS
OF INTEGRATION” (« POURQUOI
L’UNION EUROPÉENNE N’EST PAS UNE REGION DE MONNAIE
OPTIMALE : LES LIMITES D’UNE INTÉGRATION »)


« L’Europe n’est
pas une région de monnaie optimale. Néanmoins, le 1er
janvier 1999 onze pays de l’UE ont démarré une Union
Monétaire Européenne en adoptant une monnaie partagée,
l’euro, tandis que l’UE ne répond pas à tous le critères
pour une région monétaire optimale. Aussi, joindre l’UE
n’est pas la même chose que joindre l’euro, aussi bien pour
les anciens et les nouveaux membres. »




http://eab.ege.edu.tr/pdf/6_2/C6-S2-M6.pdf
, page 66

[3] Paul de
Grauwe, parties d’un speech:

(Traduction
Française, voir en dessous.)


“With up to
twenty-seven members instead of the present twelve, the
challenge for ensuring a smooth functioning of the enlarged
Eurozone will be daunting. The reason is that in such a
large group the probability of what economists call
‘asymmetric shocks’ will increase significantly. This means
that some countries may experience a boom and inflationary
pressures while others experience deflationary forces. If
too many asymmetric shocks occur, the ECB will be paralyzed,
not knowing whether to increase or to reduce the interest
rates. As a result, member countries will often feel
frustrated with the ECB policies that do not (and cannot)
take into account the different economic conditions of the
individual member countries. This leads us to the question
whether the enlarged EMU will, in fact, be an optimal
currency area.” (...)


“If a country
is hit by negative shocks brought about by agglomeration
effects, the wage cuts necessary to deal with these shocks
will inevitably be very large. To give an example: If Ford
Motor were to close down a plant in Belgium and to invest in
Poland instead, the wage cut of Belgian workers that would
convince Ford Motor not to make this move would have to be
50% or more given that the wage not feasible, then
flexibility dictates that the Belgian workers be willing to
move.”


« Avec vingt-sept
membres au lieu des douze d’aujourd’hui, le défi pour
s’assurer d’un fonctionnement fluide de la zone euro élargie
sera terrible. La raison en est que dans un groupe si large
la probabilité de ce que les économistes appellent des
‘chocs asymétriques’ augmente de façon significative. Cela
veut dire, que certains pays peuvent avoir une hausse et une
pression inflationniste, tandis que d’autres ont des forces
déflationnistes. Si trop de chocs asymétriques surviennent,
la Banque Centrale Européenne sera paralysée, ne sachant pas
si elle doit augmenter ou réduire les taux d’intérêt. Par
conséquence les pays membres se sentiront souvent frustrés
par la politique de la banque Centrale Européenne, qui ne
tient pas compte et ne peut pas tenir compte) les
conditions économiques différentes dans les pays membres
individuels. Cela nous mène à la question si l’Union
Monétaire Européenne élargie sera une région de monnaie
optimale. » (...)


« Si un pays est
touché par des chocs négatifs causés par des effets
d’accumulation, les baisses de salaires nécessaires pour
gérer ces chocs seront inévitablement très importantes. Si
Ford Motors fermait une usine en Belgique et, à la place,
investit en Pologne, les baisses de salaires des
travailleurs Belges devraient être de 50% ou plus pour
convaincre Ford Motors de ne pas déménager. Et vu que de
tels salaires ne sont pas faisables, la flexibilité dicte
que les travailleurs Belges accepteraient de déménager. »




http://mostlyeconomics.wordpress.com/2010/06/21/were-europes-curent-problems-never-imagined/



[5]

MES, le nouveau dictateur européen (article)


http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm


MES, le nouveau dictateur européen (vidéo, 3:50)


http://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU


MES, un coup d'état dans 17 pays


http://www.courtfool.info/fr_MES_un_coup_d_etat_dans_17_pays.htm



traduit le 5 novembre 2011


avec un petit coup de main aimable de JLDS


Copyright:


La reproduction de cet article est
libre, de préférence avec une mention du lien vers l'article original:

http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm
.



L'auteur peut être contacté via


www.courtfool.info/fr_contact.htm



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MessageDette publique: des illustrations bien plus parlantes qu'1 long discours
par g.sandro Mar 13 Déc 2011 - 11:30

Dette publique française: des illustrations bien plus parlantes qu'1 long discours


NDR: Je trouve partisan et peu honnête que ce problème dramatique soit imputé uniquement au PS,

car la Loi du 3 janvier 1973 qui est LA cause fondamentale

de cette dette abyssale est, comme son surnom l'indique:

" La Loi Giscard, Pompidou, Rotshild" qui, sauf erreur, n'étaient pas encartés au PS...

La politique du PS a déjà bien assez de défauts gravissimes en soi,

sans qu'il soit nécessaire de décrédibiliser ses opposants en faisant assumer au PS des erreurs (trahisons est le mot juste)


qui ne sont pas du fait des socialistes...

même s'ils se sont bien gardés, une fois aux affaires, de rattrapper le coup...là dessus, on peut s'entendre...


En plus c'est facile à démonter et ça décrédibilise les attaques fondées.


Ah, au fait, c'est sous Balladur, puis sous Sarkozy que la dette a connu son taux de croissance le plus exponentiel,


ça c'est juste factuel, véritable, vérifiable et je trouve regrettable que les auteurs d'un si bon travail l'omettent car

cette omission ne peut pas être fortuite;
elle est donc délibérée et... de fait, mensongère.

Source: http://www.electionpresidentielle2012.net/content/dette-publique



Cent Euros




100 € - Représente 2 jours de smic (environ 50 € par jour).


Dix mille Euros




10 000 €, soit une liasse de 100 billets de 100 €. Assez pour de belles vacances, ou une voiture d'occasion.
C'est également un peu moins d'une année de smic.


Un million d'Euros




1 000 000 € - Cela représente la valeur de 5 maisons à 200 000 €.


Cent million d'Euros



100 000 000 € - ça laisse de quoi voir venir et ça tient sur une palette aux normes ISO de taille standard.

Un milliard d'Euros



1 000 000 000 € - Vous aurez besoin d'aide pour dévaliser cette banque. Maintenant on commence les choses sérieuses.


Mille milliards d'Euros (soit 1 trillion d'Euros comme disent les américains)



Gardez bien à l'esprit que le dessin ci-dessus représente 2 couches de palettes de 100 millions d'euros ! Il vous faudra un nombre conséquent de camions pour déplacer une telle quantité d'argent.
Si vous dépensiez 1 millions d'euros par jour depuis la naissance du Christ, vous auriez seulement dépensé 734 milliards en décembre fin 2011.




1 000 000 000 000 € - Comparons cette somme à la taille d'un terrain de football et d'un boeing 747-400.

Mille sept cent milliards d'Euros (soit 1,7 trillions d'Euros)



1 700 000 000 000 € c'est la dette de la France, cela représente 4 palettes de billets empilées les unes sur les autres soit la hauteur d'une maison de 2 étages couvrant la surface d'un terrain de football.

Pour être encore plus concret notez bien que pour rembourser cette dette chaque français (enfants, chomeurs, et retraités inclus) devrait verser 25 000 euros !



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MessageRe: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre
par du-puel Mar 13 Déc 2011 - 13:56

mouais, des gars qui se prétendent apolitiques et qui plagient une célèbre illustration de la dette publique ... US !

Quitte à plagier, ils auraient tout de même pu remplacer le B747 par un A380.

et comme tu le signales, Sandro, le champion du déficit en % de PIB est ... Sarkozy, qui est bien capable de prétendre que c'est la faute de ses prédecesseurs socialos, même si lui et ses amis sont au pouvoir depuis assez longtemps.

l'origine de ce site ne me parait guère douteuse. A plonquer !



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MessageDette publique et Loi Giscard Rothschild de 1973: le silence des médias
par g.sandro Mer 21 Déc 2011 - 0:34

Dette publique et "loi Rothschild" : le silence des médias
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213182;dette-publique-et-loi-rothschild-le-silence-des-medias.html

SÉLECTIONNÉ PAR LE NOUVELOBS
Modifié le 12-11-2011 à 15h07

45 réactions |
LE
PLUS. On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de
quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de
relayer la théorie libérale, sans s'interroger sur des étapes
fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973.



> Par Olivier Bonnet Journaliste engagé Edité par Hélène Decommer

C'est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).


D'une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99%
de la population : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses
propres effets à l’escompte de la banque de France".


(JAUBERT/SIPA)
Contraint d'emprunter aux banques privées
En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais
interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en
empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à
emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui
appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son
infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des
peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui
l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, quand la
puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général.

La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le
voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en
France...

Qui gouverne ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire
international et Banque centrale européenne - resserrant toujours
davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore
sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les
colonnes de la presse sur "l'insupportable fardeau de la dette", "la
France en faillite", "les nécessaires sacrifices", que "nous ne pouvons
pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens" et que, d'ailleurs, "les
Français l'ont compris".





Silence médiatique





Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais
relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que
s'imposent dans l'opinion les apparentes évidences biaisées qui
prétendent l'austérité inéluctable, contre la justice et l'intelligence.
Deux ans d'austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?
Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d'Europe 1
à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle :
"Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement
pour réduire leurs déficits ?"

Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.








"Ainsi,
entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et
nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts", résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers
privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4
milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il
rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A
part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le fait que par
opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du
capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...

Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.

Article initialement publié sur plumedepresse.

Voir aussi, sur le même sujet, le projet de documentaire du mensuel Regards, L'arnaque du siècle.

N’hésitez pas à lire également les réactions et commentaires 45 réactions | , car ils valent le détour

@+



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MessageLa supercherie de la dette en une page
par g.sandro Jeu 22 Déc 2011 - 14:58

La supercherie de la dette en une page

Par l'UFAL

Mardi 20 décembre 2011
Permalien vers cet article


Quelques repères historiques

À partir du milieu des années 60, le taux de profit diminue pour atteindre un minimum au début des années 80. La réaction des possédants est radicale et brutale, c’est le tournant néolibéral dont les deux principaux promoteurs politiques sont Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Commence alors un vaste programme mondial, dans lequel la France s’engouffre, de déréglementations, de privatisations, de régression de la protection sociale. Le chômage est maintenu volontairement élevé et les inégalités se creusent avec une précarité croissante. La part des revenus du travail dans la richesse produite chute d’environ 10 points de PIB en 25 ans dans la plupart des pays industrialisés. Le taux de profit se redresse et la financiarisation de l’économie devient incontrôlable.

Deux dates clés sont à connaître concernant la Banque de France. En 1973, une loi est votée pour obliger l’État à emprunter sur le marché obligataire moyennant des taux d’intérêt : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». En 1993 une nouvelle loi décide l’indépendance politique de la Banque de France : « Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise public. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite ».

Autre date clé, c’est la suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971 par Richard Nixon, supprimant ainsi toute possibilité d’étalonner les monnaies.

Un emballement dogmatique qui mène à une crise prévisible

Les nouvelles bases ainsi posées pour continuer à augmenter le profit tiré d’un système productiviste entraînent mécaniquement un recours des particuliers à l’endettement pour compenser la dégradation de la condition salariale, plus ou moins selon que le niveau de protection sociale et les mécanismes de redistribution sont développés.

En parallèle, la part de l’économie réelle ne cesse de diminuer dans la finance mondialisée, toutes les activités humaines deviennent prétextes à marchandisation et spéculation, et les États se privent d’une partie des recettes qui leur permettent d’assurer leurs missions d’intérêt général.

Les « bulles » gonflent et éclatent les unes après les autres, les dettes sont transformées en produits financiers qui s’échangent et se vendent sans aucune retenue ni limite et viennent ainsi gangrener l’économie réelle.

Comme tout système instable fini inéluctablement par atteindre un point de rupture, ce qui devait arriver arriva, avec l’enchaînement que nous connaissons : crise des subprimes au EUA en 2007, faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 avec réactions en chaîne dans le secteur bancaire, transformation des dettes privées en dettes d’État pour éviter l’implosion du système financier, et aujourd’hui, imposition de la rigueur (augmentation des impôts, baisse de la protection sociale, baisse de la dépense publique en proportion de la richesse produite, donc réduction des services publics, etc.) qui aura le même effet qu’une saignée pour guérir un anémié.

Tout a donc été fait pour préserver un système financier qui marche sur la tête et sauvegarder les intérêts d’une oligarchie pourtant responsable du désastre actuel. Pour y parvenir, il s’agit maintenant de faire payer aux peuples les errements de leurs dirigeants. C’est donc une double peine qui est appliquée au plus grand nombre : les désastres socio-économiques du néolibéralisme, et maintenant la facture d’une tentative désespérée de son sauvetage. Mais c’est aussi un recul de la démocratie et une dépolitisation poussée à l’extrême (la « règle d’or » en sera le point d’orgue), alors que la crise représentait une opportunité de construire une nouvelle économie qui réponde aux besoins en garantissant le progrès social et la sauvegarde de notre planète.
Ils ont choisi la crise, à nous de refuser de payer et de construire un autre monde, sans eux.

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques
http://www.ufal.org



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