Traduire: TraductionSuivre:  Hardinvestor sur TwitterHardinvestor sur FacebookVidéos Hardinvestor DailymotionVidéos Hardinvestor Youtube
Hardinvestor- Investir sur l’or et l’argent Hard Investor  |  Silver is King, Go Gold !

Pourquoi et comment investir dans l’or et l’argent ? Plus qu’un placement d’opportunité, il s’agit avant tout de sécuriser le pouvoir d’achat de votre épargne contre l’érosion monétaire et les conséquences de la crise systémique mondiale, tout en déjouant les pièges que réserve le marché de l’or et de l’argent, à l’investisseur non averti.


 


Derniers sujets
» Fin de la correction de l'or? / Cot gold
Hier à 13:46 par  marie

» prix de l'or, de l'argent et des minières / suivi quotidien en clôture
Jeu 17 Avr 2014 - 23:13 par  marie

» Gold Leases rates et Gofo: explications et fil d'actualités
Jeu 17 Avr 2014 - 18:03 par  marie

» sortie de l'euro / file de suivi
Jeu 17 Avr 2014 - 7:34 par  Imhotep

»  demande d'or chinoise, et "orientale"/ vers un changement de paradigme
Mer 16 Avr 2014 - 23:21 par  marie

» ratio Or-Argent / ratio gold-silver : file de suivi technique
Mer 16 Avr 2014 - 17:18 par  marie

» UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
Mar 15 Avr 2014 - 21:11 par  g.sandro

» zapping du jour / breaking news
Mar 15 Avr 2014 - 2:31 par  g.sandro

» inflation / inflation réelle et statistiques officielles
Mar 15 Avr 2014 - 0:04 par  Imhotep

 référents-liens amis

référencement Hardinvestor

le métropole café

Gata

Golden Sextant

 

***********

liens amis

 

*************

Hardinvestor livre d'or


loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre 5 5 7

 Partagez|

loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
MessageAuteur
Message re/ 
par Invité  Lun 24 Jan 2011 - 20:38

Ca y est ! Hourrah ! Victoire ! La loi scélérate Giscard-Pébereau-Pompidou est enfin abolie !


Manque de bol c'est en Irlande...

Et c'est uniquement pour sauver les banques...


EMERGENCY lending from the ECB to banks in Ireland fell in December, the first decline since January 2010, but only because the Irish Central Bank stepped up its help to banks.



The Irish Independent learnt last night that the Central Bank of Ireland is financing €51bn of an emergency loan programme by printing its own money.



ECB lending to banks in Ireland fell from €136.4bn in November to €132bn at the end of December, according to the figures released by the Irish Central Bank yesterday.


At the same time, the bank increased its emergency lending by €6.4bn, bringing the total it is owed to €51bn.

The latest data does show a levelling off in demand for the loans. Emergency lending to banks shot up €16bn in November, but overall demand for the loans only increased by €2bn in December when ECB and Irish Central Bank figures are combined.

However, the figures also provide the latest evidence that responsibility for funding Ireland's broken banks is being pushed increasingly back on to Irish taxpayers. The loans are recorded by the Irish Central Bank under the heading "other assets".

A spokesman for the ECB said the Irish Central Bank is itself creating the money it is lending to banks, not borrowing cash from the ECB to fund the payments. The ECB spokesman said the Irish Central Bank can create its own funds if it deems it appropriate, as long as the ECB is notified.


News that money is being created in Ireland will feed fears already voiced this week by ECB president Jean-Claude Trichet that inflation is a potential concern for the eurozone.


However, a source at the ECB said the European bank is comfortable that the amounts involved are small enough not to be systemically significant. The ECB has been lending money to banks in Ireland at just 1pc, as long as the banks can put up acceptable collateral.

The volume of those loans surged from €95bn in August 2010 to €136.4bn in November, as Irish banks repaid their bondholders without being able to refinance in the private sector. The ECB loans prevented banks that could not raise funds from the private sector running out of cash after repaying their own lenders and meeting deposit withdrawals.

December's fall in ECB lending was the first decline since January 2010. The ECB total includes loans to Irish banks and banks operating out of the IFSC.

Around 66pc of the ECB loans have been made to domestic Irish banks, according to Michael Cummins of Glas Securities. The ECB is known to be keen to wean Irish banks off its loans, but the increase in lending from closer to home shows banks are still not able to access funds in the private sector.

Disruption

The data released by the Central Bank of Ireland included details of a €12.3bn "fine-tuning operation" by the bank. The data suggests the €12.3bn has been loaned out by the bank on a short-term basis.


It was the first time any such transaction has been recorded over the December period since 2003. A spokesman for the Central Bank said the transaction had been flagged by the ECB in September.

He said the ECB said it would carry out three "fine-tuning operations", including one on December 23. These operations are aimed at smoothing out any disruption that might occur when the ECB's regular six-month and 12-month lending deals with banks end and have to be refinanced.

People in the market said the large scale of the latest "fine tuning" is likely to be down to the difficulty of rolling over large amounts of debt over Christmas.

http://www.independent.ie/business/irish/central-bank-steps-up-its-cash-support-to-irish-banks-financed-by-institution-printing-own-money-2497212.html


En clait, la BCE a autorisé la Banque centrale Irlandaise à battre sa propre monnaie, c'est à dire à imprimer 51 milliards de rouleaux de PQ afin de satisfaire les insatiables besoins en la matière du système financier de ce beau pays.

Sinon, un magnifique duel opposant John Fitzgerald Copé à Marianne Le Pen hier sur BFM TV.

Entre deux insultes de bon aloi et quelques digressions pour savoir qui urinait le plus loin en matière de préférence nationale, on a quand même eu droit à 5 secondes sur la loi Giscard à travers lesquelles on a vaguement cru comprendre que le premier n'envisageait même pas que quelque chose puisse changer en la matière et que la seconde n'avait rien d'autre à proposer que de faire imprimer des Francs par la Banque de France qui seraient échangés à parité 1F=1€uro.


C'est sûr que l'on va loin dans la réflexion et que le parti est en de bonnes mains.


Mais ça avance ! Allez, courage, on pousse encore un peu, encore quelques rouleaux et imprimer et on tiendra le bon bout.

Invité

  Invité
 
  


Revenir en haut Aller en bas
Message Re: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre 
par marie  Lun 24 Jan 2011 - 22:46

c'est fort interessant ça, merci Pascal !!

Citation :
En clait, la BCE a autorisé la Banque centrale Irlandaise à battre sa propre monnaie, c'est à dire à imprimer 51 milliards de rouleaux de PQ afin de satisfaire les insatiables besoins en la matière du système financier de ce beau pays.

car même si c'est pour les banques.. c'est sans intérêts et c'est une 1ere .. , un coup de canif dans le contrat??

hope so ..



© Marie /Forum Or Argent reproduction interdite : pas de copier-coller. Faites un lien vers ce post.
Suivez Hardinvestor sur
Twitter et sur Facebook
marie

  Skipper
 Skipper

  

  Messages:   18381
  Inscription:   05/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Re: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre 
par g.sandro  Lun 24 Jan 2011 - 23:38

Citation :
Sinon, un magnifique duel opposant John Fitzgerald Copé à Marianne Le Pen hier sur BFM TV.

Entre
deux insultes de bon aloi et quelques digressions pour savoir qui
urinait le plus loin en matière de préférence nationale, on a quand même
eu droit à 5 secondes sur la loi Giscard à travers lesquelles on a
vaguement cru comprendre que le premier n'envisageait même pas que
quelque chose puisse changer en la matière et que la seconde n'avait
rien d'autre à proposer que de faire imprimer des Francs par la Banque
de France qui seraient échangés à parité 1F=1€uro.

Oui, j'ai eu le privilège de tomber dessus fortuitement

Et MLP de préciser que son but était de dévaluer le "nouvel €urofranc"

Et JFC de promettre l'hyperiflation ...



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Je viens de chronométrer le compteur de dette Publique: 220 K€/ minute 
par g.sandro  Dim 17 Juil 2011 - 14:03

Je viens de chronométrer le compteur de la dette Publique française: affraid

+220 K€/ minute et ce 24/24 et 7/7 affraid affraid

http://cluaran.free.fr/dette.html

L'essentiel de cette gargantuesque et exponentielle gabegie mortifère sert uniquement à payer....les intérêts de ladite DETTE

c'est juste du délire... affraid

C'est la GRECE Générale...








voir aussi notre file sur la dette publique française et la loi 1973

http://www.hardinvestor.net/t12810-la-dette-publique-francaise-loi-1973-giscard-rothschild



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Dette publique française - loi 1973 Giscard Rothschild 
par g.sandro  Sam 19 Nov 2011 - 19:41

la dette publique expliquée en 10mn

La spirale mortifère induite par la Loi de 73 expliquée de manière très pédagogique...vous n'aurez plus l'excuse de trouver ça complexe...cette courte vidéo en français semble avoir été réalisée à l'intention des enfants de 11 ans...

C'est juste EXCELLENT...


http://www.dailymotion.com/video/xlen9m_comprendre-la-dette-publique-en-10-minutes_news#rel-page-15



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Re: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre 
par g.sandro  Dim 20 Nov 2011 - 23:54

Des dettes d'État au franc d'État

http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm

Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant,
Pays-Bas





Bruxelles veut avoir les clefs des coffres d'État des 17 pays de l'euro.
Il n'y a que comme ça qu'ils peuvent sauver l'euro, disent-ils. Le Traité du MES
a déjà été signé. Si les parlements nationaux le ratifient c'est la fin de nos
démocraties souveraines. Est-ce bien ce que nous voulons? Y a-t-il une
alternative?


Pour ceux qui savent comment le système d'argent fonctionne, la solution
logique des problèmes actuels est relativement simple. A la télé, du moins aux
Pays-Bas, le sujet est encore tabou [1], mais si vous voulez savoir ce qu'il en
est, voici une explication. (Et ceux qui savent tout déjà, peuvent passer de suite
à 2. Réforme bancaire.)

1.
Le système d'argent actuel


Les banquiers ont maintenant, mondialement, un système d'argent qui est basé
sur la création de l'argent du néant. Quasiment tout l'argent sur les comptes
bancaires c'est du vent. Il n'y a qu'une toute petite quantité de véritable argent en
circulation. Comment ça fonctionne?

Le banquier est un comptable

Chaque fois qu'un banquier fournit un prêt, il ne fournit pas d'argent,
mais un avoir. Le prêt ne consiste en rien de plus que des chiffres dans la
comptabilité du banquier. Présumons, que tu veuilles faire un emprunt à ta banque,
Banque A.Sec. D'un côté le banquier inscrit que tu lui dois 250.000 euros et de
l'autre côté qu'il te doit 250.000 euros. Tu les vois arriver sur ton compte. Tu
peux les dépenser. Acheter une petite maison? D'accord, achetons une petite
maison.

Supposons que tu remettes un chèque au vendeur de la maison. Celui-ci porte
ce chèque à sa banque, la Banque Rougeschild. Celle-ci veut alors échanger ce
chèque à ta banque, contre du vrai argent bien entendu. Rougeschild sait comment
son collègue a sorti les chiffres de son chapeau et il ne se contente pas de
vent.

Donc, maintenant, la Banque A.Sec doit débourser du vrai argent. Cependant,
dans la pratique, la plupart du temps cela n'est pas nécessaire. C'est que la
Banque Rougeschild fournit des prêts continuellement aussi. Et une partie de ces
prêts sont dépensés chez des clients de la Banque A.Sec. Donc, ce qui se passe,
c'est que la banque Rougeschild échange sa créance de 250.000 euros sur la Banque
A.Sec contre une créance de la Banque A.Sec sur Rougeschild.




Des intérêts sur du vent

De cette façon les banquiers peuvent mettre toujours plus de prêts en circulation. Une
boîte de vent est échangée contre une autre et les clients ne
remarquent pas comment ils sont bernés. Car pour ces boîtes de vent, il faut
quand-même payer des intérêts.

Juste, pour s'amuser, un exemple où les banquiers créent des millions, sans
qu'il y ait besoin d'un seul centime de véritable argent. Dans la réalité c'est un
peu plus complexe, mais quand-même.

Mettons qu'il y ait 3 banques, qui servent respectivement 20%, 30% et 50% de la
population. Nous supposons que tous les trois ont le même type de clients, qui
ont les mêmes besoins en emprunts et en dépenses. Il sera démontré, que tous les
payements que ces banques devront faire au moment où l'emprunteur dépense son
emprunt, seront compensés par les recettes de ces dépenses.




Les emprunteurs de la première banque dépensent 20% de leurs emprunts chez des
clients de leur propre banque, 30% chez des clients de la Banque 30% et 50% chez
les clients de la Banque 50%. Etcetera. Si nous additionnons toutes les recettes
de tous les prêts, chaque banque a reçu autant qu'elle a créé. Voilà 100 millions
en avoirs sur des comptes bancaires, sans qu'un seul centime de vrai argent ait
été dépensé.

Lorsqu'on demande à des banquiers, s'ils créent de l'argent du néant, ils
répondent généralement qu'ils ne fournissent des prêts que lorsqu'ils ont des
avoirs en face. Cependant, ces avoirs accroissent tout seul par les prêts
qu'ils fournissent ensemble.

Trafic des paiements

Tout le trafic des paiements va de la même façon. Si tu fais un paiement à
quelqu'un chez une autre banque, c'est ta banque qui doit le payer à l'autre
banque. Mais encore le même jour il y aura des paiements par des clients de
l'autre banque à des clients de ta banque. Tous ces paiements interbancaires
sont tout simplement compensés les uns par les autres.

Ce que les banques paient finalement les unes aux autres, ce sont les
petites différences entre les paquets de paiements entrants et sortants. Pour
faciliter ces transferts toutes les banques ont un compte à la banque
centrale. Les montants dans ces comptes sont considérés comme du vrai argent
(car, si elles le voulaient, les banques pourraient demander la totalité de la somme en
billets, puis que la banque centrale est autorisée à les imprimer.)

À la banque centrale il y a une règle qui fait que chaque soir toutes les banques doivent avoir
un avoir positif sur leur compte. Si un banquier est à court, (par ce qu'il a payé plus qu'il n'a reçu
ce jour là), il emprunte pour la nuit à un collègue, (qui a alors reçu un peu plus
qu'il n'a payé). Et lorsque les collègues ne se font pas confiance, comme ce fut
le cas lors de
la crise bancaire en 2008 et comme ça l'est à nouveau maintenant depuis quelques mois,
alors le
banquier peut emprunter à la banque centrale pour un quart de pourcent de plus.

Banquiers entre eux

Entre
eux, les banquiers ont convenu des règles sur le capital minimum requis face aux
risques calculés, comme ceux des prêts en cours. Ce capital est infime comparé
aux risques, mais de cette façon la création d'"argent" du néant est quelque peu
freinée et les banques restent davantage au pas les unes avec les autres dans la
fourniture des prêts. Ceci augmente leur confiance mutuelle pour se prêter de
l'argent, et leur permet à tous de pouvoir optimiser leurs possibilités de profit.

Les banquiers sont en premier lieu des banquiers entre eux. Lorsque des clients
des grandes banques Néerlandaises, mécontents des paiements de bonus excessifs,
portaient massivement leur argent chez Triodos (une banque connue pour investir
dans des projets qui donnent bonne conscience), cet argent manquait aux grosses
banques. Heureusement Triodos n'est pas la plus méchante et prêtait cet argent
tout simplement à ces mêmes grosses banques. (Malheureusement des banques éthiques n'existent pas, tout au plus des banques
avec des airs sympathiques. Mais avec un tel système d'argent on ne peut pas
s'attendre à mieux, non?)

Mais dès que des nuages menaçants se présentent à l'horizon et qu'il y a des
risques de grosses pertes pour les banques, la confiance mutuelle disparaît
immédiatement. Alors, chaque banquier tente de se débrouiller tout seul. Chacun
d'eux tente alors d'augmenter ses réserves de caisse et de minimiser les
risques. Résultat, pendant des mois les entreprises ne reçoivent guère plus de
crédits et les vagues de licenciements et faillites recommencent à ravager le
pays. Et si l'orage ne bouge pas de place, cela peut même durer des années.
Formidable, non? un tel système bancaire!

Les montants déménagent d'un compte à l'autre

Revenons à notre maison vendue. Donc, le vendeur dispose maintenant de
250.000 euros en vent, qu'il dépense à son tour. De cette façon ce soi-disant
argent va d'un compte au suivant. Donc même si tu n'as jamais pris de crédit, il
n'y a que du vent sur ton compte, que tu as reçu pour ton travail ou pour des
marchandises que tu as vendues. Si, par exemple, tu étais à la banque ING, la
plus grosse banque aux Pays-Bas, cette dernière ne dispose que de 3 centimes de
vrai argent pour chaque euro d'avoir dans ton compte.

Toujours moins d'argent en poche

En fait, avec du vent ils ont gonflé ces 3 centimes et les ont multipliés par
33. Quand tu déposes un billet de 100 euros chez ING pour verser sur ton compte,
elle fournit des prêts à hauteur de 3300 euros. Autrement dit, pour chaque euro
que nous ne gardons pas dans notre poche, les banques gagnent un multiple en
intérêts.

Peut-être
tu comprends maintenant pourquoi les banques nous séduisent à payer de plus en
plus de choses électroniquement. Les cartes de crédits, cartes bancaires, cartes
des stations d'essence, cartes de prépaiement, cartes pour les transports
publiques, cartes de paiement pour parkings, elles ne servent qu'à une seule
chose: faire en sorte que nous n'ayons besoin d'argent comptant le moins
possible.

Il y a cependant un revers à la médaille. Les réserves de caisse (les billets de
banque et l'avoir échangeable à la banque centrale) ne servent pas qu'à fournir
de l'argent comptant aux clients et pour régler les petites différences entre
paiements sortants et entrants. C'est aussi la première réserve pour absorber
des pertes. Mais, comme les revenus croissent disproportionnellement en
baissant le pourcentage de réserves de caisse, la tentation est grande de
prendre plus de risques. Ainsi, notre argent plastic moderne contribue au
comportement-de-prêt téméraire de nos banquiers.

Regardons ce qui se passe quand on porte un billet de 100 euros à la banque
pour le verser sur notre compte. Comme dit, à 3% de réserve de caisse la banque
ne dispose que de 3 centimes pour chaque euro sur ton compte.



Dans la colonne de droite tu vois que les revenus augmentent
disproportionnellement au fur et à mesure que la réserve de caisse diminue. Et -
à l'inverse - si avec un même montant de réserve de caisse la banque voulait
retourner de 3% à 4%, elle devrait réduire les prêts en cours d'un quart...

Tous les montants sont temporaires

À des moments convenus tu devras rembourser l'avoir que tu as eu du banquier
A.Sec. De tout l'argent en cours, tu dois tenter d'obtenir
assez pour payer ces remboursements. Banquier A.Sec écrira alors dans sa
comptabilité, que le montant que tu lui dois est diminué et il diminue le
montant que tu lui dois. Tu vois disparaître ce montant de ton compte. Ainsi les
avoirs créés disparaissent de la circulation. Cela fait donc une diminution de
la quantité d'"argent" dans le pays.

Les intérêts

Les intérêts que tu paies ne disparaissent pas de la circulation. C'est avec
ça que le banquier paye tous ces frais (tels que: intérêts, assurances, personnel,
entretien, factures des sous-traitants qui s'occupent des paiements via internet
etc.) et le capital est rehaussé, de manière qu'il puisse prêter davantage
encore la
fois d'après.

La “masse d'argent” doit croître

Le risque classique pour le banquier c'est que les emprunteurs ne remboursent
que partiellement ou pas du tout. Et lorsque le gage s'avère insuffisant, c'est
lui qui reste avec des ennuis dans sa comptabilité, c'est à dire, avec des
montants qu'il devra tôt ou tard enregistrer comme des pertes.

Pour diminuer le risque de défauts de paiement les banques prennent soin,
qu'il y ait de plus en plus de prêts en cours. Car plus il y arrive de
l'"argent" en circulation, moins ça vaut. C'est l'inflation bien connue. Le
montant que l'emprunteur doit rembourser est fixé. Et comme ce montant diminue
en valeur pendant la période du crédit, l'emprunteur peut le gagner plus aisément. S'il doit
payer 6% d'intérêts et l'inflation est de 2%, la charge des intérêts est 1/3
moins.
]graphique].
Ainsi le nombre de défauts de paiement est considérablement réduit.

D'ailleurs, cet avantage pour les emprunteurs correspond exactement à la
diminution de la valeur de l'argent pour les usagers. En fait, en tant qu'usager
de l'argent on paye également une partie des intérêts.

Travailler toujours plus

C'est
cette même inflation qui fait que nous devons travailler toujours plus. Chaque
fois que plus d'"argent" arrive en circulation nous devons essayer de gagner
plus, si nous ne voulons pas nous appauvrir.

Bien entendu, une banque centrale ne racontera jamais que la croissance de
l'argent est une nécessité pour les banquiers. Le prétexte officiel c'est que
l'inflation contribue à plus d'activité économique.

Et de là sort la croyance largement répandue qu'une économie doit croître
pour être saine. Une fable extrêmement dangereuse. C'est qu'une croissance
économique n'est pas possible sur une Terre limitée. Et plus nous continuons,
plus nous détruisons. Ce que l'on peut dire, c'est qu'un système d'argent qui a
besoin d'une masse d'argent croissante pour pouvoir fonctionner, est inapte pour
une société durable.

Les dettes d'état

Notre gouvernement dispose d'"argent" par la taxation. Avec cela il finance
des choses qui sont importantes pour nous tous,
comme des digues, routes, ponts, écoles, hôpitaux, gendarmerie, armée etc.
Régulièrement il arrive que le gouvernement fasse des dépenses avant d'avoir levé
les impôts correspondants. Dans le système actuel le gouvernement devra alors
emprunter de l'argent et payer des intérêts dessus. C'est la dette d'État (aussi
appelée dette publique) bien connue. On en a peut-être pris l'habitude, mais en
fait c'est quelque chose d'étrange. Dans la communauté des gens exécutent des
tâches pour la communauté, tout le monde est payé pour sa contribution et
ensuite il reste une dette. Et sur celle-ci nous payons tous - via des impôts
supplémentaires - des intérêts.

La création d'argent par des banques à gestion privée

Ceci est causé exclusivement par le fait que dans le passé les représentants
du peuple ont cédé la création d'argent à des banquiers privés. Ce fût au temps
où l'on accordait encore beaucoup de valeur au conte de fée, racontant que seuls des
banquiers pouvaient tenir la gestion monétaire en ordre. Si le gouvernement
mettait l'argent en circulation, cela mènerait sûrement à un désastre!

Une démocratie sans argent propre

Le résultat c'est que nous continuons à affirmer que nous vivons dans une
démocratie, tandis que l'un des attributs les plus importants de notre société,
la création d'argent est entre les mains de banquiers privés. Même si en France
les administrateurs de la Banque de France sont désignés par le gouvernement,
ces administrateurs n'ont pas d'ordre à en recevoir. La Banque est indépendante
du gouvernement. Autrefois elle déterminait également le taux d'intérêt de façon
autonome, comme on disait "dans l'intérêt de l'économie". Maintenant cela est
fait par la Banque Centrale Européenne (BCE), dont les 17 banques centrales de
la zone euro sont propriétaires et exploitants.

Un taux d'intérêt pour tous

La BCE a relevé le défi impossible de déterminer un taux d'intérêt pour les
17 pays différents, avec des économies complètement différentes et qui ont des
possibilités de productivité très différentes. Bien entendu, il est quasiment
impossible de fixer un taux d'intérêt, qui ait un effet optimal pour tous les pays.
Un changement du taux ne peut entraîner des effets bénéfiques que pour un ou
quelques pays. Et les autres pays en portent les conséquences.

L'euro, l'expérimentation monétaire la plus chère de l'histoire

L'euro entrera probablement dans l'histoire comme l'expérimentation la plus
chère qui ait jamais existée. Depuis le commencement du projet en 1970, il était
déjà connu, qu'il était voué à l'échec, mais des banquiers et des politiciens
têtus l'ont poussé en avant malgré tout. Le problème c'est qu'une monnaie unique
ne peut fonctionner dans une zone économique homogène.
[2] [3] [4]
Voici pourquoi.

Lorsque des consommateurs, dans des pays avec des possibilités de productivité
plus réduites, préfèrent acheter des produits d'importation moins chers et
meilleurs, la dette extérieure augmente. En même temps, la productivité dans le
pays diminue. Un pays qui dispose de sa propre monnaie peut alors dévaluer
cette monnaie. Cela rend les produits d'importation plus chers pour sa propre
population et les produits d'exportation moins chers pour les
acheteurs étrangers. Ainsi la dette diminue et la productivité augmente. Des
dévaluations étaient très courantes avant l'introduction de l'euro. Aujourd'hui
les pays moins productifs sont comme des rats dans une trappe. Ils ne pourront
jamais sortir des dettes. C'est pour cela que la méthode qu'on applique,
de combler ces pays avec des dettes encore plus élevées, est étrange et fou.

L'euro couplé à l'adhésion de l'Union Européenne

Les banquiers ont réussi à obtenir que les pays ne peuvent sortir de l'euro
sans sortir de l'Union Européenne. Eh bien, ce seront "deux mouches d'un coup".

L'UE

De plus en plus de gens comprennent, que l'Union européenne est beaucoup
moins démocratique et sociale que les citoyens en Europe souhaitent. Bien que
cela fusse le cas depuis le départ, beaucoup ne voient que depuis peu que le
Parlement Européen n'est qu'un simulacre et pas un parlement avec un pouvoir
démocratique. Les gens se rendent compte de plus en plus que la Commission
Européenne (CE) et la Banque Centrale Européenne tirent tout le pouvoir vers
elles. D'ailleurs, pour la CE et la BCE le nouveau traité européen du MES [5]
sera la trouée pour mettre les parlements européens hors jeu. La ratification de
ce traité semble être dans la poche pour elles, car la plupart des députés
dorment encore ou ne peuvent pas le croire. (Ou seraient-ils complices?)

L'Union Européenne a comme principe déposé l'économie de marché libre.
Presque tout le monde a compris entre-temps, que la dérégulation des banques, la
privatisation des infrastructures et l'abolition des tâches gouvernementales
mènent à une société dure et ravagée par des crises. Ces principes sont désuets.
Les défenseurs de ces principe ne pourront les imposer qu'avec de la violence.
La Grèce ne sera pas la dernière victime.

Le scénario du FMI

La CE et la BCE coopèrent maintenant avec le FMI pour écraser des pays trop
endettés sous des dettes encore plus lourdes. Le scénario pour prendre le
pouvoir a été appliqué maintes fois par le FMI durant ces dernières cinquante
années. Cela se déroule comme ceci: on commence par manoeuvrer un pays dans des
difficultés et dès qu'il se trouve endetté, on l'écrase sous des dettes
supplémentaires telles, qu'il ne peut même plus payer les intérêts. Ensuite on
garde le pays sous tutelle et on prend soin d'affaiblir le gouvernement le plus
possible en imposant des coupes budgétaires de plus en plus grandes. Avec des
mesures d'austérité, on fait saigner la population bien comme il faut. Ainsi
elle sera plus rapidement satisfaite, lorsqu'on lui laissera un peu d'air. Et
dès que les choses seront bien déréglées, on vendra les richesses du pays à des
investisseurs étrangers et on introduira une économie de marché totalement libre.

Nous aussi

Qui réfléchit un peu, voit qu'avec le scénario des fonds de secours tous les
pays de la zone euro se retrouvent endettés. Cela aussi est prévu dans
le scénario criminel. Les prêts massifs servent d'abord à pouvoir mettre un pays
sous tutelle. Dès que cela est un fait, ils peuvent déclarer que le pays ne
pourra jamais rembourser ses dettes. En suivant, ils peuvent manoeuvrer les victimes
suivantes dans les dettes. Ce sont les gouvernements qui se sont portés garants
pour les prêts. Ils devront couper leurs dépenses pour payer les pertes. Et pour
tous les pays le même refrain sera répété, que les gouvernements devront
réduire, réduire, réduire leurs dépenses. Jusqu'à ce que quasiment rien ne reste
du rôle et de la fonction du gouvernement national et que Bruxelles peut prendre
le pouvoir. Bien entendu, cela s'accompagnera d'énormes troubles sociaux. Vous
pouvez lire le reste dans le livre de Naomi Klein, La Stratégie du Choc (The
Shock Doctrine).



2. La réforme bancaire

Le franc d'État

La solution est simple. Au lieu de dépenser des milliards d'euros
supplémentaires pour un euro qui est voué à disparaître tôt ou tard et au lieu
de nous laisser prescrire des mesures d'austérité par la Commission Européenne
et la banque centrale Européenne non-démocratiques, nous pouvons introduire un
franc d'État.

Techniquement cela est relativement simple à réaliser. À la place de la
banque centrale actuelle, il y aura une nouvelle banque centrale de l'État.
Celle-ci tombera sous la responsabilité du Ministère des Finances et sera
contrôlée par le Parlement. Une commission de gens bien formés veillera sur les
intérêts à long terme du système d'argent.

La banque d'État sera la seule qui est habilitée à créer de l'argent. Tous
les prêts seront fournis en argent d'État, que ce soit sous forme électronique
ou en espèces. Il sera interdit aux banques commerciales et aux institutions
financières de créer des avoirs du néant. Tous les nouveaux avoirs devront être
couverts à 100% par de l'argent d'État. En ce qui concerne les prêts en cours au
moment de la réforme, les banques qui les ont émis en resteront responsables
jusqu'à leur remboursement par les emprunteurs.
Pour autant qu'elles veuillent, les banques commerciales pourront devenir des intermédiaires entre
la banque d'État et le public pour la fourniture de crédits et elles pourront
gérer les comptes des clients au nom de la banque d'État. Dans ce cas, pour le
public, rien ne change à leurs comptes existants. Les avoirs en euros seront
transformés 1:1 en francs d'État. Comme intermédiaires, les banques ne recevront
pas d'intérêts, mais une commission pour leurs services.

Émission de francs d'État

L'émission de francs d'État fournit une quantité comparable d'euros. Ceux-ci
pourront être gardés par la banque d'État pour le paiement de dettes et
également comme réserve stratégique gigantesque. Il ne me semble pas impensable
qu'à un moment ou un autre le nouveau franc d'État puisse être attaqué sur les marchés
d'échange. Nous serons à peu près le seul pays au monde qui aura son propre
argent d'État et les banquiers privés puissants ne nous en seront pas
reconnaissants.

Pas d'austérité

La cause des mesures d'austérité sont les prêts gigantesques que le FMI, la CE
et la
BCE ont chargés délibérément sur la Grèce, lorsque le pays croulait déjà sous
trop de dettes. Il était prévisible qu'après la prise de pouvoir ces prêts
seraient déclarés irrécupérables à un moment ou un autre et que les pertes
arriveraient sur les épaules des citoyens des autres pays de la zone euro.

Il n'y a pas longtemps, le fonds de secours s'élevait à 440 milliards
d'euros. C'était en moyenne1320 euros par citoyen euro. Le 27 octobre 2011 il en
restait 250 milliards, lorsque les chefs de gouvernement de la zone euro ont
décidé d'en faire 1000 milliards d'euros à l'aide d'un tour de passe-passe de
comptabilité. (Exactement, la formule du vent.) Il va de soi, que nous sommes
garants maintenant pour 1000 milliards, c'est à dire 3300 euros en moyenne pour
chaque citoyen euro. Quand le prochain fonds de secours, le MES, sera ratifié
par les Parlements nationaux, s'y rajoutera une obligation de 700 milliards
(2100 euros en moyenne par citoyen euro). Ensuite, ce fonds MES pourra être
rehaussé à l'infini sans avoir besoin d'aval parlementaire.

Donc la cause des mesures d'austérité n'est pas liée à la situation
française. Bien entendu, nous avons nos difficultés avec le vieillissement, qui
demandent des adaptations, mais cela n'implique pas forcément que nous devons
renoncer à notre gouvernement, à nos acquis sociaux, culturels et autres.

Arrêtons l'euro, arrêtons l'UE et arrêtons les
mesures d'austérité.


Caisses de retraite

Tu
peux épargner de l'argent pendant ta vie pour ta retraite, mais ce que tu
pourras en faire dépendra largement de la situation à ce moment-là. Déjà avant
1980 il était clair qu'aux environs de 2015 une énorme vague grise devait
arriver de gens de 65 ans et plus, face à laquelle il y aurait une population
active de plus en plus réduite. Les caisses de retraite ont laissé croire leurs
cotisants à cette fausse idée, qu'ils disposeraient d'une retraite à valeur
garantie. C'est quelque chose qu'elles n'auraient jamais dû promettre avec cette
situation prévisible. Pour les générations de retraités précédentes la situation
était bien différente. Grâce à un rapport très favorable entre peu de retraités
et une grande population active, les retraites pouvaient, pour ainsi dire, être
payées directement par les cotisations de la population active. Ces temps sont
révolus.

Les caisses de retraite complémentaire ont généralement investi une partie
des cotisations payées dans des obligations d'État. En fait, une partie des
retraites est donc dès à présent payée par nos impôts. Une autre partie provient
des investissements à l'étranger. Autrement dit, des bénéfices d'entreprises à
l'étranger. Encore autrement dit, du fait que des ouvriers ailleurs sur le globe
exécutent une partie de leur travail pour payer nos retraites. Donc, une sorte de
colonialisme financier.

Personnellement je préfèrerais que nous prenions soin de nous-mêmes et
soignons nos personnes âgées nous-mêmes. À mon avis, il y a assez de possibilités
pour cela, si nous construisons notre société pas à pas sur des bases de durabilité
et coopération au lieu de compétition et de gains financiers.




Système d'argent moins cher

Le système d'argent de l'État peut fonctionner de façon bien meilleur marché
que le système d'argent privé que nous avons aujourd'hui. En premier lieu, tous
les intérêts vont à la caisse de l'État et profitent ainsi à la collectivité. Les
intérêts pourront rester plus bas, puis que la banque d'État n'a pas besoin de
faire des bénéfices. (Pas de gros salaires pour les financial boys, pas de
primes, pas de construction de capitaux onéreuse.)

La banque d'État n'a pas besoin d'un capital propre, puis que l'argent
appartient à la collectivité. En fait, c'est nous tous qui garantissons la
valeur de notre argent. Les défauts de paiement pourront être traités de la même
manière que des dettes fiscales.

Argent permanent

Actuellement tout l'argent en circulation consiste de prêts en cours, qui
devront être remplacés tout le temps. Pour diminuer les besoins d'emprunts, la
banque d'État pourra décider de laisser une partie de l'argent total en
circulation en permanence (accompagné d'une politique
fiscale appropriée). Dans ce nouveau système le gouvernement peut aisément
réaliser ce fond d'argent permanent en faisant un nombre de dépenses (= mettre de l'argent en
circulation) sans lever les impôts correspondants.

Inflation

En soi, le système d'argent d'État ne connaît pas de nécessité d'inflation.
Il peut même continuer à fonctionner parfaitement en périodes de déflation. Les
emprunteurs ne connaîtront plus l'avantage relatif de la diminution de valeur de
leurs remboursements. Par contre, les frais d'intérêts pourront toujours être
plus bas et pour des investissements démocratiquement voulus ils peuvent être
supprimés en totalité. (Et si les taux d'intérêts bas causaient des problèmes
dans le contexte international, la charge des intérêts pourrait être compensée
fiscalement, totalement ou partiellement.)

Dettes d'État

La dette d'État (dette publique) actuelle a été causée par des dépenses du
gouvernement pour lesquelles les impôts n'étaient pas levés d'avance. La dette
d'État peut être supprimée au plus tôt avec les francs d'État nouvellement
créés. Cela arrête les paiements des intérêts. Ensuite le concept de dette
d'État pourra être jeté à la poubelle, puis que l'État, en cas de besoin, pourra
s'adresser à sa propre banque. Pour les dépassements du budget les cas permis et
les limites pourront être décrits, de même que les conditions pour des
exceptions, pour lesquelles nous pouvons penser à une majorité parlementaire
requise des deux tiers. Les règles pourront être ancrées dans la constitution.

Influence démocratique

La moindre influence des banquiers sur la forme de notre société laissera la
place à plus d'influence démocratique. Cela offre la possibilité d'entamer la
transition vers une société durable. Éclaircissement, intéressement et
concertation de la population seront de grande importance pour la réaliser. Il
ne me semble pas exclu que pour cela des structures démocratiques améliorées
soient nécessaires.

Europe

L'Union Européenne offre chaque jour beaucoup de facilités au commerce
international. Mais est-ce que le prix ne devient pas trop élevé maintenant?
Est-ce que nous voulons échanger nos démocraties souveraines contre la
gouvernance dictatoriale de la Commission Européenne, qui veut couper jusqu'à
l'os dans tous nos acquis et transformer notre société en terrain de jeux
financiers? Personnellement je pense que dans ce cas ces facilités sont payées
beaucoup trop chères.

D'ailleurs, la coopération avec nos partenaires européens ne s'arrêtera pas
quand nous quitterons l'UE. La coopération véritable est basée sur le commerce,
l'industrie et le tourisme et sur tout qui sert des intérêts mutuels.



Notes et références:


[1]


Le
25 octobre 2011, chez "Pauw en Witteman" (programme de discussions d'une chaîne
néerlandaise) l'invitée Sunny Bergman se fait vivement couper par Ewald Engelen,
qui se présente comme géologue financier et qui vient éclairer l'histoire de
la crise de la perspective de la presse globale. Après que EE ait présenté la misère
sommairement, Sunny Bergman remarque: “Mais il est également juste de
soumettre à discussion le modèle de croissance économique en soi.”


EE, comme mordu par un chien: “Oui, c'est une prise de position luxueuse.
C'est vraiment à faire. Quand on roule dans une belle bagnole attrayante.." -
SB: "Je n'ai pas de belle voiture." - "non, d'accord, et qu'on peut acheter de
bonnes choses à manger au Marché. Mais pour beaucoup, beaucoup d'autres gens
cela est un exercice qui n'existe nulle part dans leur image du monde."
(Et
donc, surtout pas dans l'image du monde de cet Ewald lui-même.)

[1] Dans les
études scientifiques sur le “optimum currency areas”
(régions optimales pour une monnaie) nous pouvons distinguer
des études centrées sur les conditions nécessaires et celles
d’après 1970 (lorsque les politiciens avaient décidé qu’ils
voulaient une monnaie unique), qui sont davantage centrées
sur les coûts et bénéfices.

Roman Horvath and Lubos Komarek dans
“OPTIMUM CURRENCY AREA THEORY: AN APPROACH FOR THINKING
ABOUT MONETARY INTEGRATION” (2002)

(Traduction
Française, voir en dessous.)


“It is possible to distinguish two major
streams of the optimum currency area literature. The first
stream tries to find the crucial economic characteristics to
determine where the (illusionary) borders for exchange rates
should be drawn (1960s-1970s). The second stream (1970s-till
now) assumes that any single country fulfills completely the
requirements to make it an optimal member of a monetary
union. As a result, the second approach does not continue in
the search for characteristics, identified as important for
choosing the participants in an optimum currency area. This
literature focuses on studying the costs and the benefits to
a country intending to participate in a currency area.”

“Il est possible
de distinguer deux courants majeurs dans la littérature sur
les régions optimales pour une monnaie. Le premier courant
tente de trouver les caractéristiques clefs pour déterminer
où les frontières (imaginaires) pour des taux de change
devraient être établies (années 60 et 70). Le deuxième
courant (de 1970 jusqu’aujourd’hui) suppose que n’importe
quel pays individuel répond entièrement aux exigences pour
en faire un membre optimal d’une union monétaire. Par
conséquent, la deuxième approche ne continue pas à
rechercher les caractéristiques, qui ont été identifiées
comme importantes pour choisir les participants dans une
région monétaire optimale. Cette littérature-ci est centrée
sur l’étude des coûts et bénéfices pour un pays qui a
l’intention de participer dans une région [union]
monétaire.”




http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf

, page 7.

Friedman décrit les avantages de cours de
change flexibles comme suit : « Comme on le constate
habituellement, les prix et les salaires dans un pays sont
relativement rigides et [ces] facteurs sont immobiles entre
pays. Par conséquent, lors d’une demande négative ou d’un
choc dans l’approvisionnement, le seul instrument pour
éviter une plus grande inflation ou du chômage est un
changement dans le taux de change flexible (ce qui veut dire
réévaluer ou dévaluer la monnaie). Cela ramènera l’économie
vers l’équilibre interne et externe initial. (...) Sous le
régime de taux de change fixes, il y aurait toujours
l’impact déplaisant du chômage ou de l’inflation. »




http://wrap.warwick.ac.uk/1539/1/WRAP_Horvath_twerp647.pdf

, page 8.

[2] Yrd. Doç.
Dr. Hüseyin Mualla YÜCEOL, Mersin Üniversitesi İktisadi ve
İdari Bilimler Fakültesi, Maliye Bölümü, dans “WHY THE
EUROPEAN UNION IS NOT AN OPTIMAL CURRENCY AREA: THE LIMITS
OF INTEGRATION” (« POURQUOI
L’UNION EUROPÉENNE N’EST PAS UNE REGION DE MONNAIE
OPTIMALE : LES LIMITES D’UNE INTÉGRATION »)


« L’Europe n’est
pas une région de monnaie optimale. Néanmoins, le 1er
janvier 1999 onze pays de l’UE ont démarré une Union
Monétaire Européenne en adoptant une monnaie partagée,
l’euro, tandis que l’UE ne répond pas à tous le critères
pour une région monétaire optimale. Aussi, joindre l’UE
n’est pas la même chose que joindre l’euro, aussi bien pour
les anciens et les nouveaux membres. »




http://eab.ege.edu.tr/pdf/6_2/C6-S2-M6.pdf
, page 66

[3] Paul de
Grauwe, parties d’un speech:

(Traduction
Française, voir en dessous.)


“With up to
twenty-seven members instead of the present twelve, the
challenge for ensuring a smooth functioning of the enlarged
Eurozone will be daunting. The reason is that in such a
large group the probability of what economists call
‘asymmetric shocks’ will increase significantly. This means
that some countries may experience a boom and inflationary
pressures while others experience deflationary forces. If
too many asymmetric shocks occur, the ECB will be paralyzed,
not knowing whether to increase or to reduce the interest
rates. As a result, member countries will often feel
frustrated with the ECB policies that do not (and cannot)
take into account the different economic conditions of the
individual member countries. This leads us to the question
whether the enlarged EMU will, in fact, be an optimal
currency area.” (...)


“If a country
is hit by negative shocks brought about by agglomeration
effects, the wage cuts necessary to deal with these shocks
will inevitably be very large. To give an example: If Ford
Motor were to close down a plant in Belgium and to invest in
Poland instead, the wage cut of Belgian workers that would
convince Ford Motor not to make this move would have to be
50% or more given that the wage not feasible, then
flexibility dictates that the Belgian workers be willing to
move.”


« Avec vingt-sept
membres au lieu des douze d’aujourd’hui, le défi pour
s’assurer d’un fonctionnement fluide de la zone euro élargie
sera terrible. La raison en est que dans un groupe si large
la probabilité de ce que les économistes appellent des
‘chocs asymétriques’ augmente de façon significative. Cela
veut dire, que certains pays peuvent avoir une hausse et une
pression inflationniste, tandis que d’autres ont des forces
déflationnistes. Si trop de chocs asymétriques surviennent,
la Banque Centrale Européenne sera paralysée, ne sachant pas
si elle doit augmenter ou réduire les taux d’intérêt. Par
conséquence les pays membres se sentiront souvent frustrés
par la politique de la banque Centrale Européenne, qui ne
tient pas compte et ne peut pas tenir compte) les
conditions économiques différentes dans les pays membres
individuels. Cela nous mène à la question si l’Union
Monétaire Européenne élargie sera une région de monnaie
optimale. » (...)


« Si un pays est
touché par des chocs négatifs causés par des effets
d’accumulation, les baisses de salaires nécessaires pour
gérer ces chocs seront inévitablement très importantes. Si
Ford Motors fermait une usine en Belgique et, à la place,
investit en Pologne, les baisses de salaires des
travailleurs Belges devraient être de 50% ou plus pour
convaincre Ford Motors de ne pas déménager. Et vu que de
tels salaires ne sont pas faisables, la flexibilité dicte
que les travailleurs Belges accepteraient de déménager. »




http://mostlyeconomics.wordpress.com/2010/06/21/were-europes-curent-problems-never-imagined/



[5]

MES, le nouveau dictateur européen (article)


http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm


MES, le nouveau dictateur européen (vidéo, 3:50)

[u]
http://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU
[/u]


MES, un coup d'état dans 17 pays


http://www.courtfool.info/fr_MES_un_coup_d_etat_dans_17_pays.htm



traduit le 5 novembre 2011


avec un petit coup de main aimable de JLDS


Copyright:


La reproduction de cet article est
libre, de préférence avec une mention du lien vers l'article original:

http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm
.



L'auteur peut être contacté via


www.courtfool.info/fr_contact.htm



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Dette publique: des illustrations bien plus parlantes qu'1 long discours 
par g.sandro  Mar 13 Déc 2011 - 11:30

Dette publique française: des illustrations bien plus parlantes qu'1 long discours


NDR: Je trouve partisan et peu honnête que ce problème dramatique soit imputé uniquement au PS,

car la Loi du 3 janvier 1973 qui est LA cause fondamentale

de cette dette abyssale est, comme son surnom l'indique:

" La Loi Giscard, Pompidou, Rotshild" qui, sauf erreur, n'étaient pas encartés au PS...

La politique du PS a déjà bien assez de défauts gravissimes en soi,

sans qu'il soit nécessaire de décrédibiliser ses opposants en faisant assumer au PS des erreurs (trahisons est le mot juste)


qui ne sont pas du fait des socialistes...

même s'ils se sont bien gardés, une fois aux affaires, de rattrapper le coup...là dessus, on peut s'entendre...


En plus c'est facile à démonter et ça décrédibilise les attaques fondées.


Ah, au fait, c'est sous Balladur, puis sous Sarkozy que la dette a connu son taux de croissance le plus exponentiel,


ça c'est juste factuel, véritable, vérifiable et je trouve regrettable que les auteurs d'un si bon travail l'omettent car

cette omission ne peut pas être fortuite;
elle est donc délibérée et... de fait, mensongère.

Source: http://www.electionpresidentielle2012.net/content/dette-publique



Cent Euros




100 € - Représente 2 jours de smic (environ 50 € par jour).


Dix mille Euros




10 000 €, soit une liasse de 100 billets de 100 €. Assez pour de belles vacances, ou une voiture d'occasion.
C'est également un peu moins d'une année de smic.


Un million d'Euros




1 000 000 € - Cela représente la valeur de 5 maisons à 200 000 €.


Cent million d'Euros



100 000 000 € - ça laisse de quoi voir venir et ça tient sur une palette aux normes ISO de taille standard.

Un milliard d'Euros



1 000 000 000 € - Vous aurez besoin d'aide pour dévaliser cette banque. Maintenant on commence les choses sérieuses.


Mille milliards d'Euros (soit 1 trillion d'Euros comme disent les américains)



Gardez bien à l'esprit que le dessin ci-dessus représente 2 couches de palettes de 100 millions d'euros ! Il vous faudra un nombre conséquent de camions pour déplacer une telle quantité d'argent.
Si vous dépensiez 1 millions d'euros par jour depuis la naissance du Christ, vous auriez seulement dépensé 734 milliards en décembre fin 2011.




1 000 000 000 000 € - Comparons cette somme à la taille d'un terrain de football et d'un boeing 747-400.

Mille sept cent milliards d'Euros (soit 1,7 trillions d'Euros)



1 700 000 000 000 € c'est la dette de la France, cela représente 4 palettes de billets empilées les unes sur les autres soit la hauteur d'une maison de 2 étages couvrant la surface d'un terrain de football.

Pour être encore plus concret notez bien que pour rembourser cette dette chaque français (enfants, chomeurs, et retraités inclus) devrait verser 25 000 euros !



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Re: loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre 
par du-puel  Mar 13 Déc 2011 - 13:56

mouais, des gars qui se prétendent apolitiques et qui plagient une célèbre illustration de la dette publique ... US !

Quitte à plagier, ils auraient tout de même pu remplacer le B747 par un A380.

et comme tu le signales, Sandro, le champion du déficit en % de PIB est ... Sarkozy, qui est bien capable de prétendre que c'est la faute de ses prédecesseurs socialos, même si lui et ses amis sont au pouvoir depuis assez longtemps.

l'origine de ce site ne me parait guère douteuse. A plonquer !



© Armand Du-Puel /Hardinvestor
reproduction interdite : pas de copier / coller : utilisez un lien vers cet original.
du-puel

  Chef table à cartes
 Chef table à cartes

  

  Messages:   3371
  Inscription:   18/08/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Dette publique et Loi Giscard Rothschild de 1973: le silence des médias 
par g.sandro  Mer 21 Déc 2011 - 0:34

Dette publique et "loi Rothschild" : le silence des médias
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213182;dette-publique-et-loi-rothschild-le-silence-des-medias.html

SÉLECTIONNÉ PAR LE NOUVELOBS
Modifié le 12-11-2011 à 15h07

45 réactions |
LE
PLUS. On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de
quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de
relayer la théorie libérale, sans s'interroger sur des étapes
fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973.



> Par Olivier Bonnet Journaliste engagé Edité par Hélène Decommer

C'est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).


D'une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99%
de la population : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses
propres effets à l’escompte de la banque de France".


(JAUBERT/SIPA)

Contraint d'emprunter aux banques privées
En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais
interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en
empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à
emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui
appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son
infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des
peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui
l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, quand la
puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général.

La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le
voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en
France...

Qui gouverne ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire
international et Banque centrale européenne - resserrant toujours
davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore
sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les
colonnes de la presse sur "l'insupportable fardeau de la dette", "la
France en faillite", "les nécessaires sacrifices", que "nous ne pouvons
pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens" et que, d'ailleurs, "les
Français l'ont compris".





Silence médiatique





Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais
relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que
s'imposent dans l'opinion les apparentes évidences biaisées qui
prétendent l'austérité inéluctable, contre la justice et l'intelligence.
Deux ans d'austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?
Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d'Europe 1
à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle :
"Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement
pour réduire leurs déficits ?"

Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.








"Ainsi,
entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et
nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts", résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers
privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4
milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il
rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A
part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le fait que par
opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du
capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...

Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.

Article initialement publié sur plumedepresse.

Voir aussi, sur le même sujet, le projet de documentaire du mensuel Regards, L'arnaque du siècle.

N’hésitez pas à lire également les réactions et commentaires 45 réactions | , car ils valent le détour

@+



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message La supercherie de la dette en une page 
par g.sandro  Jeu 22 Déc 2011 - 14:58

La supercherie de la dette en une page

Par l'UFAL

Mardi 20 décembre 2011
Permalien vers cet article


Quelques repères historiques

À partir du milieu des années 60, le taux de profit diminue pour atteindre un minimum au début des années 80. La réaction des possédants est radicale et brutale, c’est le tournant néolibéral dont les deux principaux promoteurs politiques sont Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Commence alors un vaste programme mondial, dans lequel la France s’engouffre, de déréglementations, de privatisations, de régression de la protection sociale. Le chômage est maintenu volontairement élevé et les inégalités se creusent avec une précarité croissante. La part des revenus du travail dans la richesse produite chute d’environ 10 points de PIB en 25 ans dans la plupart des pays industrialisés. Le taux de profit se redresse et la financiarisation de l’économie devient incontrôlable.

Deux dates clés sont à connaître concernant la Banque de France. En 1973, une loi est votée pour obliger l’État à emprunter sur le marché obligataire moyennant des taux d’intérêt : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». En 1993 une nouvelle loi décide l’indépendance politique de la Banque de France : « Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise public. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite ».

Autre date clé, c’est la suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971 par Richard Nixon, supprimant ainsi toute possibilité d’étalonner les monnaies.

Un emballement dogmatique qui mène à une crise prévisible

Les nouvelles bases ainsi posées pour continuer à augmenter le profit tiré d’un système productiviste entraînent mécaniquement un recours des particuliers à l’endettement pour compenser la dégradation de la condition salariale, plus ou moins selon que le niveau de protection sociale et les mécanismes de redistribution sont développés.

En parallèle, la part de l’économie réelle ne cesse de diminuer dans la finance mondialisée, toutes les activités humaines deviennent prétextes à marchandisation et spéculation, et les États se privent d’une partie des recettes qui leur permettent d’assurer leurs missions d’intérêt général.

Les « bulles » gonflent et éclatent les unes après les autres, les dettes sont transformées en produits financiers qui s’échangent et se vendent sans aucune retenue ni limite et viennent ainsi gangrener l’économie réelle.

Comme tout système instable fini inéluctablement par atteindre un point de rupture, ce qui devait arriver arriva, avec l’enchaînement que nous connaissons : crise des subprimes au EUA en 2007, faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 avec réactions en chaîne dans le secteur bancaire, transformation des dettes privées en dettes d’État pour éviter l’implosion du système financier, et aujourd’hui, imposition de la rigueur (augmentation des impôts, baisse de la protection sociale, baisse de la dépense publique en proportion de la richesse produite, donc réduction des services publics, etc.) qui aura le même effet qu’une saignée pour guérir un anémié.

Tout a donc été fait pour préserver un système financier qui marche sur la tête et sauvegarder les intérêts d’une oligarchie pourtant responsable du désastre actuel. Pour y parvenir, il s’agit maintenant de faire payer aux peuples les errements de leurs dirigeants. C’est donc une double peine qui est appliquée au plus grand nombre : les désastres socio-économiques du néolibéralisme, et maintenant la facture d’une tentative désespérée de son sauvetage. Mais c’est aussi un recul de la démocratie et une dépolitisation poussée à l’extrême (la « règle d’or » en sera le point d’orgue), alors que la crise représentait une opportunité de construire une nouvelle économie qui réponde aux besoins en garantissant le progrès social et la sauvegarde de notre planète.
Ils ont choisi la crise, à nous de refuser de payer et de construire un autre monde, sans eux.

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques
http://www.ufal.org



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Beitone ridicule sur la Loi de 1973 dans Le Monde; Chouard le dévaste 
par g.sandro  Ven 30 Déc 2011 - 21:19

Alain Beitone se ridiculise sur la Loi scélérate de 1973 dans "Le Monde"; mais heureusement, dans l'exercice d'un légitime droit de réponse, le souvent excellent, Étienne Chouard le dévaste; démonte, déjoue, démasque et le pourfend...

D"abord pour bien rire, voici l'objet du délit d'insulte à notre intelligence sous la plume servile, incompétente ou malhonnête, mais en tous cas peu probablement désintéressée de cet énergumène qui, manifestement et en dépit de la médiocrité indigente de son "analyse", n'éprouve pas les mêmes difficultés pour s'ouvrir la tribune de " l'Immonde" que de véritables experts (comme François Asselineau) muselés et condamnés à demeurer inconnus de la masse par une omerta médiatique de mauvais aloi...


Bref, dégustez cette caricature: affraid

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html

Et Etienne Chouard qui reprend point par point les affirmations de l'adepte des arguments d'autorité , les démantèle avec de véritables arguments pour mieux les renvoyer à leur géniteur ridiculisé à vie...

J'adore... Wink

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Analyse_des_reflexions_d_Alain_Beitone_sur_la_denonciation_de_la_loi_de_1973.pdf



voir aussi notre file sur ce sujet



http://www.hardinvestor.net/t11468-loi-1973-giscard-pebereau-retour-sur-la-creation-de-la-banque-d-angleterre



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message ça fait le buzz n'empêche.... 
par g.sandro  Sam 7 Jan 2012 - 4:10

Citation :
Loi "Pompidou-Rothschild" : polémique entre Le Monde et Etienne Chouard
http://www.lepost.fr/article/2012/01/06/2674846_loi-pompidou-rothschild-polemique-entre-le-monde-et-etienne-chouard.html

06/01/2012 à 20h22
La loi Pompidou du 3 janvier 1973 est une loi scélérate, rappelons
que Pompidou était salarié de Rothchild(Jacob, Illuminati, Bilderberg)
sans cette loi on n'aurait pas de dette, un pays sans dette est trop
dangereux pour les maîtres du Monde.



En
même temps qu’il faisait voter cette loi en janvier 1973, Giscard alors
ministre de l’économie de Pompidou, lançait son grand emprunt,
inaugurant cette nouvelle politique de l’État français, dont la dette
publique d’aujourd’hui est un peu l’enfant. Premier cadeau royal aux
créanciers, puisque indexé sur l’or, l’emprunt a été remboursé quelques
années plus tard à 4,5 fois sa valeur d’émission.



http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/loi-pompidou-rothschild-polemique-107161



"La
loi dite Pompidou-Rothschild de 1973 a privatisé la création monétaire,
privant l'Etat de son pouvoir de battre monnaie et l'obligeant à
emprunter sur les marchés monétaires en payant des intérêts.

Or, d'après un article du Monde signé Alain Beitone,
cette loi n'existe pas ; il y a simplement une rumeur d'extrème-droite
qui court de blog en blog pour attribuer la responsabilité de la crise
aux banquiers et, plus sournoisement, aux juifs (à cause de la présence
du nom de Rothschild).

Etienne Chouard s'est fâché, et il a répondu point par point sur son blog, par un tableau en deux colonnes présentant d'un côté les allégations d'Alain Beltone et de l'autre sa réponse.


La thèse d'Alain Beltone est la suivante :


  • Il y a une "rumeur qui enfle" sur internet en particulier et qui attribue "tous nos maux économiques" à la "loi de 1973.
  • "C'est l'extrème-droite qui est à l'origine du mouvement" (Alain Soral, Marine Le Pen en particulier)
  • " la
    lourde insistance sur les fonctions jadis exercées par G. Pompidou au
    sein de la banque Rothschild est loin d'être innocente
    " ; nous sommes devant une thèse "complotiste" et antisémite
  • ce
    discours a son correspondant aux États-Unis avec la campagne autour du
    livre de Eustace Mullins sur les secrets de la Réserve Fédérale, dont la
    création est attribuée à un complot de banquiers impulsé par…James de
    Rothschild. Mullins (décédé en 2010) était une figure marquante de
    l’extrême droite antisémite américaine
  • curieusement, la rumeur a gagné aussi l'extrème-gauche, mais sans ses sous-entendus antisémites
  • "
    Le fait que la loi de 1973 ait été abrogée en 1994 ne conduit
    apparemment pas ces innombrables blogueurs et autres auteurs de tracts à
    se poser la moindre question."


D'une
façon générale, le ton de l'article est très déplaisant, alliant des
accusations d'antisémitisme gratuites à un mépris complet pour les
tenants de la thèse adverse, présentés comme assez idiots pour ne pas se
rendre compte qu'il n'y a plus de loi de 1973 depuis longtemps.


La réponse d'Etienne Chouard :

En préalable, on note les vives protestations d'Etienne Chouard, qui n'apprécie pas de voir ses thèses"naturalisées d'extrème droite" et qui s'indigne en ces termes de ces "objections calomnieuses" :

"Remarque
importante : chacun peut constater que l'assimilation systématique de
toutes les dénonciations des divers complots bancaires à une idéologie
d'extrême droite a comme EFFET indiscutable D'INTERDIRE TOUTE
DÉNONCIATION d'un quelconque complot bancaire, FONDÉE OU PAS. Certains
esprits libres trouvent la manœuvre un peu facile : la saloperie qu'est
l'antisémitisme sert ainsi de bouclier formidable contre toutes les
dénonciations, MÊMES FONDÉES. L'accusation systématique d'antisémitisme
protège ainsi les banques les plus malhonnêtes. Ceci est UN FAIT. "


Etienne Chouard répond point par point aux objections du Monde :


  • la
    critique de la privatisation du pouvoir de création monétaire existait
    bien avant les récentes discussions sur les blogs ; Etienne Chouard y
    travaille depuis 2006 ; avant lui, de très grands économistes ont traité
    le sujet (André-Jacques Holbecq, Philippe Derudder, Maurice Allais) ;
    les premiers écrits de Maurice Allais contre le pouvoir de création
    monétaire des banques privées datent de…1946, dans Économie et Intérêt
    (p 273 et s. par ex.).

  • la loi de 1973 ne fait que parachever une longue évolution, en
    accordant enfin le monopole de la création monétaire aux banques privées
    (par la confiscation totale à l'État de ce droit pour son propre
    usage).
  • "Un
    livre écrit par un auteur devenu antisémite n'est pas automatiquement
    antisémite. En l'occurrence, le livre de Mullins n'est pas antisémite,
    pas du tout : c'est le travail d'une vie de recherche, autour d'un enjeu
    sociétal crucial, avec des preuves innombrables des faits allégués…"


  • "L'affirmation que le Président de la République Pompidou a été
    préalablement le Directeur de la banque Rothschild correspond à UN FAIT,
    parfaitement incontestable."


  • "L'affirmation que cette mesure est contraire à l'intérêt général
    (puisque tous les emprunts d'État sont devenus mécaniquement coûteux) et
    favorable à l'intérêt des banques privées (qui perçoivent précisément
    ces intérêts, et dont fait partie, à plus d'un titre, la banque
    Rothschild ellemême) est encore UN FAIT, parfaitement incontestable."


  • "La constatation que la dette publique française s'est progressivement
    envolée depuis cette année 1973, et que la charge de cette dette s'est
    envolée dans le même mouvement, cette constatation est encore UN FAIT,
    parfaitement incontestable. "

  • L'article
    25 de la loi de 1973, bien que formellement abrogé, a été repris
    presque mot à mot à l'article 104 du traité de Maastricht ; ce
    remplacement a aggravé la situation en gravant le texte scélérat dans le
    marbre des traités et en empêchant le peuple français de l'abroger
    aisément, comme on peut abroger toute loi."






Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Idée reçue sur la loi du 3 janvier 1973:Un point de vue original et des commentaires éclairants 
par g.sandro  Dim 11 Mar 2012 - 12:36

Idée reçue sur la loi du 3 janvier 1973:Un point de vue original et des commentaires éclairants

http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html

je le sauvegarde en citation pour le sanctuariser (garder des disparitions fortuites ou pas), mais c'est, comme toujours, sur le lien initial qu'il faut cliquer; à la fois parce que c'est plus lisible et plus confortable et aussi parce que c'est plus correct au plan éthique.

j'ai également dupliqué les commentaires en dessous car ils disparaissent très vite de la page facebook très active (pas supprimés, mais relégués en pages suivantes par les nouveaux posts)

Citation :
Idée reçue sur la loi du 3 janvier 1973
Publié par Lior CHAMLA
Envoyer par e-mail
BlogThis!
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook


Selon nous, la loi de 1973 n'empêche
pas l'Etat d'emprunter à la
Banquede France
Nous partageons aujourd'hui une production personnelle élaborée par Magali Pernin et moi (Lior) consacrée à la loi du 3 janvier 1973, qu'on connait sous le nom de "loi Pompidou-Giscard" ou encore "loi Rothschild". Nous avons appris à connaitre cette loi grâce au travail incessant d'André-Jacques Holbecq, Philippe Derruder et Etienne Chouard.

Suite à la tribune d'Alain Beitone sur le site LeMonde.fr, nous avions pu avoir accès à un document dans lequel il évoquait ses doutes sur ce qu'on pense souvent de cette loi.

Les pistes évoquées nous ont permis, après des heures de lecture et d'analyse des débats, de montrer que la loi de 1973 en soi n'apporte rien de nouveau sur le plan de l'emprunt sans intérêt, même si elle introduit des nouveautés indéniables dans les missions et les outils de l'institut d'émission.

Cet article est disponible en PDF pour une meilleure lecture.

La loi du 3 janvier 1973 (1) a décidément mauvaise réputation.

Désormais, rares sont les personnalités politiques à défendre cette loi. Au mieux, la loi de 1973 est seulement accusée, via son article 25, d'avoir mis fin à la possibilité pour l'État d'emprunter directement auprès de la Banque de France. Au pire, certains pensent y trouver un des symboles de la connivence politico-financière, la nommant péjorativement loi «Rothschild» en référence aux liens étroits qu'entretenait le président de la République, Georges Pompidou, avec la célèbre banque.


La loi de 1973 n'est pas une loi d'innovation, mais de modernisation


« La réforme qui vous est proposée aujourd’hui ne vise pas et ne prétend pas bouleverser le fonctionnement de la Banque de France »,
Valéry Giscard d’Estaing, Ministre de l’économie et des finances, décembre 1972.


Les débats tenus à l’Assemblée nationale et au Sénat (2) nous montrent que cette loi résulte d’un compromis entre un projet de réforme porté par le gouverneur de la Banque de France, un contre-projet porté par le Trésor public ainsi que les exigences affirmées par les parlementaires.

Le projet de loi est uniquement présenté par le Ministre de l’économie et des finances, Valéry Giscard d’Estaing, comme un texte de clarification, de codification et de modernisation :
Clarification : Alors que jusqu’ici, les statuts de la Banque de France comprenaient 192 articles disséminés dans 35 lois ou ordonnances, 16 conventions, 6 décrets-lois et 40 décrets (3), la loi de 1973 est présentée dans un ordre logique et avec une grande précision. Elle se décline de façon simple : mission, structure et techniques.
Codification : Il convenait de reprendre les statuts de la Banque de France qui n’avaient pas été réformés depuis 36 ans, ne serait-ce que pour rendre la législation conforme à la nouvelle Constitution de 1958.
Modernisation : Les dispositions et techniques décrites dans la législation étaient pour la plupart obsolètes. Une large place était réservée à des techniques archaïques (comme l’escompte qui occupait alors 58 articles), tandis que les techniques modernes (comme l’ « open market », qui a supplanté le recours à l’escompte depuis février 1971) étaient traitées de manières trop imprécises.

On relève aussi une nette évolution sur le plan du contrôle, puisque la loi remplace les deux représentants du gouvernement au sein du Conseil de la Banque de France, qui n’avaient aucun pouvoir, par un seul représentant disposant désormais d’un droit de véto permettant de relancer les débats au sein du Conseil. Plus encore, ce dernier ne sera plus composé de représentants d’intérêts économiques : les conseillers seront désormais nommés par le gouvernement pour leurs compétences en matières économiques et monétaires (4).

Autre disposition prise, la liste des effets que la Banque de France pourra accepter pour refinancement ne sera plus fixée par la loi mais décidée par le Conseil.

Pour finir, on peut ajouter que ce fut la première fois depuis un certain temps que les parlementaires eurent à se prononcer « à froid », sans contrainte extérieure due à la situation monétaire internationale, sur les questions relatives à la Banque de France et à la monnaie.

Ainsi, contrairement à ce qu’on peut penser, les préoccupations relatives au déficit public, à la monétisation de la dette, et à l’inflation, ne se retrouvent pas du tout dans la lecture des débats.

Le contexte étant explicité nous pouvons entrer dans le vif du sujet : la loi de 1973 empêche-t-elle l’Etat d’emprunter gratuitement auprès de la Banque de France ?


L’article 25 : l'interdiction pour le Trésor public de "présenter ses propres effets" à l'escompte de la Banque de France


«Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France»
article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973


Pour comprendre ce que veut dire cet article, il faut se remettre dans le contexte historique.

A l’époque, le principal outil de refinancement qu’utilise la Banque de France pour accorder des liquidités aux banques de second rang (les banques commerciales) ou à d’autres acteurs économiques est l’ “escompte” (aujourd’hui, cette technique a été remplacée par l’ “open market”).

Quand un acteur avait besoin de liquidités, il demandait à la Banque de France d’escompter des titres de créance : l’acteur échangeait une obligation contre des liquidités. Si par exemple, un acteur X possédait une obligation française qui serait remboursée cinq ans plus tard, celui-ci pouvait demander à la Banque de France de lui avancer cette somme en échange de la promesse de rembourser quand l’obligation arriverait à maturité. Très pratique lorsque l’on avait besoin de liquidités rapidement.

Cet article énonce une règle simple : le Trésor public ne peut pas présenter ses propres obligations à la Banque de France. Il doit donc chercher des liquidités ailleurs, notamment auprès des banques (à l’époque une grande partie du système bancaire est nationalisée et le crédit est plus ou moins administré (5)) ou en demandant à la population via des emprunts publics (voir l’emprunt “Pinay” ou encore l’emprunt “Giscard”, particulièrement ruineux).

A l'origine de cet article, loin de « l'obscur complot bancaire » : un simple amendement parlementaire.

Présentée le 3 novembre 1972 en première lecture au Sénat, la réforme a fait l'objet de deux navettes entre les deux chambres parlementaires avant de prendre la forme définitive que nous lui connaissons aujourd'hui.

C'est lors de son examen en deuxième lecture au Sénat, le 14 décembre 1972, que la disposition controversée a été introduite, sur proposition de Monsieur Yvon Coudé du Foresto, rapporteur général de la Commission des finances du Sénat.

Présentant cet amendement comme une « sage précaution » permettant d'éviter que le Trésor public ne puisse « tourner la législation sur les émissions de monnaie ou de quasi monnaie [...] par le biais de la présentation de bons de Trésor au réescompte de l'institut d'émission », la Commission des finances est à l'origine de l'ajout de l’article 29 : « Le Trésor public ne peut présenter ses propres effets au réescompte de l'institut d'émission ».

A l'époque, Monsieur Jean Taittinger, secrétaire d'État au budget, avait exprimé l'accord du gouvernement sur l'introduction d'un tel amendement, par souci de « conciliation », estimant cependant que cette disposition était inutile :
« Cet amendement énonce une règle relative à la politique de gestion de la trésorerie publique. Or, il s’agit d’un projet de loi sur la Banque de France et non sur le Trésor »,
« L’amendement laisserait par ailleurs supposer que la Banque pourrait accepter de se prêter à la pratique que l’on condamne, ce qui n’est pas flatteur pour elle »

C'est lors de l'examen du projet de loi en seconde lecture à l'Assemblée nationale que la rédaction définitive de l'amendement a été établie. Pour plus de clarté, Monsieur Jean Capelle, député de l’UDR, a présenté un amendement modifiant à la marge la rédaction retenue par le Sénat et en a fait l'objet d'un article distinct : l'article 25.

Les lecteurs attentifs auront retenu de l'intervention de Monsieur Jean Taittinger que l'article 25 n'a introduit aucune innovation juridique : cette simple règle relative à la politique de gestion de la trésorerie publique est connue de tous comme étant une pratique proscrite.

Et pour cause : cette interdiction a été introduite par la loi du 24 juillet 1936 (3). L'article 13 de ladite loi précise en effet que « Tous les Effets de la dette flottante émis par le Trésor public et venant à échéance dans un délai de trois mois au maximum sont admis sans limitation au réescompte de l’Institut d’Émission, sauf au profit du Trésor public. »

L'article 25, en plus de ne pas être d'origine gouvernementale, n'édicte aucune règle nouvelle.

En tout état de cause, on ne saurait conclure d'une telle disposition l'interdiction pour l'Etat d'emprunter auprès de la Banque de France : l'emprunt ne se réduit pas à la demande d'escompte et il se trouve que plusieurs articles de la loi encadrent les prêts, avances et concours de la Banque à l’Etat.



L’article 19 : des avances et des prêts de la Banque de France à l'Etat


Dans la section « Concours de la Banque à l'Etat », on peut lire, à l’article 19, que « les conditions dans lesquelles l’Etat peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l’économie et des finances et le gouverneur, autorisé par délibération du conseil général. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement ».

En effet, les relations entre la Banque de France et l’Etat ont toujours été encadrées par des conventions passées entre l’exécutif et le gouverneur de la Banque. Elles permettaient de décider notamment des différents concours pouvant être accordés à l’Etat en fonction de la conjoncture économique.

Par conséquent, cet article, qui n’introduit aucune innovation juridique et préserve les prérogatives parlementaires, n’a fait l’objet d’aucune discussion au Sénat et à l’Assemblée nationale. Il a été approuvé sans délais lors des premières lectures.

Ce n’est pas le cas de la convention du 17 septembre 1973, approuvée par la loi du 21 décembre 1973 (6), qui, venant solidement encadrer les concours de la Banque de France à l'Etat, a fait l’objet de débats soutenus.

Selon le rapporteur général de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Maurice Papon (UDR), cette convention répond à trois objectifs principaux :

1) rémunérer le compte courant du Trésor à la banque de France et permettre à ce dernier, notamment, d’intervenir sur le marché monétaire

2) faire varier automatiquement le plafond de ces concours en fonctions des modifications intervenues dans les parités monétaires (selon les résultats semestriels du fonds de stabilisation des changes)

Désormais, en cas de perte de changes, les concours de la Banque de France à l’Etat se trouvent automatiquement augmentés d’un égal montant et, en cas de gain, diminués dans les mêmes conditions.

Ainsi, et ce fut tout l’objet du débat parlementaire, l’automaticité prive ces derniers d’intervenir en amont pour approuver de telles modifications, qui désormais ne seront approuvées qu’à l’occasion du vote de la loi de règlement (7).

Alors qu’aujourd’hui, les parlementaires semblent peu soucieux de défendre leurs prérogatives, on ne peut être qu’étonnés par la qualité des débats de 1973. Les députés et les sénateurs, de la majorité comme de l’opposition, se sont opposés à ce que le Parlement vote “son propre dessaisissement” et ont exigé du gouvernement des garanties quant au respect du pouvoir législatif.

3) réorganiser et simplifier le régime des concours de la Banque de France à l’Etat

Jusqu’à ce jour, cinq postes du bilan de la Banque de France retraçaient les concours à l’Etat :
les avances de la Banque de France (utilisées quotidiennement pour équilibrer le compte courant de l’Etat)
les obligations cautionnées
les prêts spéciaux à la construction mobilisés par la Caisse des dépôts et consignations
la ligne spéciale « Prêts à l’Etat » (concours exceptionnels accordés pendant la seconde guerre mondiale et l’immédiate après guerre)
la ligne des « bons sans intérêt » correspondante à la première dévaluation du dollar (décembre 1971).
A partir de 1973, les concours de la Banque de France à l’Etat ne font l’objet que d’une seule ligne comptable « concours de trésorerie apportés au Trésor public », distingués seulement selon qu’ils soient accordés avec ou sans intérêts.

Selon les dires de Maurice Papon, l’ensemble de ces lignes représentaient alors un montant potentiel de 20,5 milliards de francs, dont 10,5 milliards ne donnant pas lieu à rémunération (ils ne sont pas soumis à intérêts).

Par son article 2, la convention de 1973 a donc figé pour l’avenir la situation existante :
« Les concours de trésorerie apportés par la Banque au Trésor public s'élèvent à un montant maximum de 20,5 milliards de francs. Dans la limite de 10,5 milliards de francs, ces concours ne sont pas rémunérés. A concurrence de 10 milliards de francs, ils sont rémunérés au taux le plus bas pratiqué par la Banque [...] » (8).
Ces dispositions, pour être modifiées (à notre connaissance, elles ne l’ont pas été jusqu’en 1993), doivent faire l’objet d’une nouvelle convention passée entre le ministre des finances et le gouverneur de la Banque de France et approuvée par le Parlement (conformément à l’article 19 de la loi de 1973).

La loi du 3 janvier 1973 est donc accusée à tort d'être à l'origine de la fin des emprunts gratuits accordés par la Banque de France à l'Etat.

Il faut attendre 1993, et le Traité de Maastricht (9), pour voir énoncer une telle interdiction de principe, dans son article 104, paragraphe 1 (réécrit à l’article 123 du TFUE (10)) :
« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
Interdiction que l’on retrouve dans l’article 3 des nouveaux statuts de la Banque de France institués par la loi du 4 aout 1993 (11) :
« Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite. Des conventions établies entre l’Etat et la Banque de France précisent, le cas échéant, les conditions de remboursement des avances consenties jusqu’à la date d’entrée en vigueur de la présente loi au Trésor public par la Banque de France. »


Conclusion


La loi de 1973 n’institue qu’une seule interdiction, celle de l’escompte en faveur du Trésor public, qui existe depuis au moins 1936.

Son article 19 vient confirmer la tradition des conventions pour encadrer les concours de la Banque à l’Etat.

Ainsi, non seulement elle ne change rien à la situation sur ce plan, mais elle simplifie le cadre et le fonctionnement de la Banque de France tout en clarifiant sa législation. Enfin, selon Valéry Giscard d’Estaing, cette réforme offre à la Banque la possibilité de « participation à des accords monétaires internationaux » (un an plus tôt, la France intégrait le Serpent Monétaire Européen).

La question qu’il faut donc se poser ne porte pas sur le sujet de la loi de 1973, mais sur la pertinence et la composition des Conventions passées entre le gouvernement et la Banque de France, approuvées par le Parlement. Ce débat, qui doit être mené, met en branle de nombreux concepts économiques comme la création monétaire, l’inflation, la gestion budgétaire et bien d’autres que nous ne saurions traiter au sein de cet article. Ce dernier visait simplement à répondre à la question : La loi du 3 janvier 1973 empêche-t-elle l’Etat d’emprunter à la Banque de France sans intérêts ? A cette question, selon nous, la réponse est non.


Remerciements


Etienne Chouard et André-Jacques Holbecq, Alain Beitone, Touriste (cf. Wikipédia), Patrick Madrolle et Jean Valery.

Par Magali Pernin et Lior Chamla.

Notes et références
(1) Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19730104&pageDebut=00165&pageFin=&pageCourante=00165
(2) Vous trouverez ici toutes les archives concernant les débats au Sénat et à l’Assemblée nationale :
· Discussion au Sénat (Première lecture) du 2 novembre 1972 :
http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1972/11/s19721102_1895_1934.pdf
· Discussion à l'Assemblée nationale (Première lecture) du 28 novembre 1972 : http://archives.assemblee-nationale.fr/4/cri/1972-1973-ordinaire1/068.pdf
· Discussion au Sénat (Deuxième lecture) du 14 décembre 1972 : http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1972/12/s19721214_3087_3126.pdf
· Discussion et adoption à l'Assemblée nationale (Seconde lecture) du 18 décembre 1972 :
http://archives.assemblee-nationale.fr/4/cri/1972-1973-ordinaire1/086.pdf
· Discussion et adoption au Sénat (Troisième lecture) du 18 décembre 1972 : http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1972/12/s19721218_3183_3210.pdf
(3) Compilation de toutes les lois et décrets portant sur la Banque de France depuis sa création : http://www.banque-france.fr/uploads/tx_bdfgrandesdates/statuts-lois_08.pdf
(4) A l’époque, Valéry Giscard d’Estaing explique que « sept des douze conseillers représentent des intérêts économiques tels qu’on pouvait sans doute les définir en 1936 : commerce et industrie, agriculture, travail, intérêts français dans les territoires d’outre mer, intérêts français à l’étranger, intérêts économiques, intérêts économiques généraux. Enfin, alors que les activités bancaires ne sont pas en tant que telles représentées au conseil général – ce qui s’explique – quatre mandats de droit sont attribués au directeur général de la caisse des dépôts et consignations, au gouverneur du crédit foncier de France, au président du crédit national et au directeur général de la caisse nationale de crédit agricole, ce qui tourne en fait l’exclusion de principe des intérêts bancaires du conseil général de la Banque. La réforme proposée par le projet de loi donnerait au conseil général une composition plus rationnelle. ».
(5) Voir La monnaie et ses mécanismes, Dominique Plihon, collection Repères, page 51 à 53.
(6) Voir les documents suivants :
· Loi n°73-1121 du 21 décembre 1973 modifiant la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France et approuvant une convention conclue entre le ministre de l'économie et le gouverneur de la Banque de France : http://legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19731222&numTexte&pageDebut=13660&pageFin
· Discussion et adoption à l'Assemblée nationale le 12 décembre 1973 : http://archives.assemblee-nationale.fr/5/cri/1972-1973-ordinaire1/095.pdf
· Discussion et adoption au Sénat le 14 décembre 1973 :
http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1972/12/s19721214_3087_3126.pdf
(7) Voir l’explication « Qu’est-ce qu’une loi de règlement ? » :
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/ressources-depenses-etat/budget/qu-est-ce-qu-loi-reglement.html
(8) Selon l’encyclopédie en ligne Larousse, le budget de l’Etat à cette année était de 192,5 milliards de Francs. A titre indicatif, les concours accordés à l’Etat se montaient donc dans le contexte à un peu plus de 10,5% du budget. Voir http://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1973/50/finances
(9) TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE (92/C 191/01) (dit « Traité de Maastricht ») :
http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11992M/htm/11992M.html#0001000001
(10) Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (dit « TFUE ») :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:083:0047:0200:fr:PDF
(11) Loi n° 93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France et à l'activité et au contrôle des établissements de crédit : http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=E3AB604E7104DE0C633088E7DF47C559.tpdjo10v_3?cidTexte=JORFTEXT000000180850&categorieLien=id


Réactions :
5 commentaires:

RollandMar 11, 2012 12:51 AM
Bonjour Magali et Liior, en effet cela remet les compteurs à zéro.
Il serrait intéressant de savoir ce qu'en pense François ASSELINEAU, puisque pour lui une grande partie de l'origine de nos maux est cette loi de 1973 et surtout l'article 25.
Dans tout les cas, bravo pour ce travail. Où en êtes vous sur les recherches concernant la BCE?
Bon dimanche,
Bruno.

Répondre
Réponses

AnonymeMar 11, 2012 04:28 AM
"Il faut attendre 1993, et le Traité de Maastricht (9), pour voir énoncer une telle interdiction de principe, dans son article 104, paragraphe 1 (réécrit à l’article 123 du TFUE (10)) : "

C'est surtout a ça que Asselineau veut mettre fin.

Répondre

BigdanaixMar 11, 2012 03:41 AM
Si je comprends bien, les politiques de tous bords n'avaient même pas l'excuse de cette loi pour avoir spolié le peuple en acceptant d'emprunter aux banques privées en leur servant un intérêt qu'ils auraient pu éviter de payer.
Finalement c'est encore plus grave qu'on ne pensait Bad)

Répondre

Joe LiqueurMar 11, 2012 04:13 AM
Hum… Vous voulez dire que c'est la "construction européenne" qui est responsable au premier chef de cette évolution furieusement monétariste genre culte-du-veau-d'or ? Et avant 1993, comme vous le suggérez sans doute avec raison, ce seraient plutôt les fameuses conventions qui seraient en cause… Une petite remarque cependant : en 1936, la Banque de France était privée… Le Front Populaire s'était contenté, très "sagement", d'en prendre un certain contrôle (simple réforme des statuts), mais sans la nationaliser (il y avait là-dedans des radicaux qui n'avaient rien de socialistes). C'est un gouvernement de Gaulle, issu du CNR, qui a nationalisé la Banque de France, fin 1945 je crois. Cela devait quand même changer la donne, y compris peut-être en matière d'"escompte" (je ne fais ici qu'une simple supposition, je n'ai pas de référence particulière à donner mais je tenais à rappeler ce fait important…).

Ce qu'en pense François Asselineau ? Extrait de son programme qui est à télécharger ici) :

"Réattribuer à la Banque de France son rôle normal de financement de l'État et des collectivités locales.

Cela implique l’abrogation de l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, mesure cohérente avec notre dénonciation globale de ce traité en application de l’article 50 du traité sur l'Union européenne (TUE)."

Alors que chez DLR, on nage en pleine confusion semble-t-il… je cite, proposition numéro 7 :

"Depuis 1973, la France a renoncé au pouvoir de financer à 0 % par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’Etat, mécanisme ensuite sanctuarisé par les traités européens."

Répondre

Lior CHAMLAMar 11, 2012 04:16 AM
Bonjour Joe Liqueur, merci de réagir au message !

En gros oui, il faut attendre 1993 pour voir cette interdiction réelle d'emprunter auprès de la Banque de France. D'après ce qu'on a pu voir, la loi de nationalisation n'a pas changer les statuts, et a priori après quelques recherches légères, rien n'a changé au niveau du fonctionnement y compris en matière d'escompte des effets du Trésor.

Effectivement, le débat porte bel et bien sur l'article 123 et non pas du tout sur la loi du 3 janvier 1973.

Cordialement,

copie des premiers commentaires

Magali Pernin ‎"La loi du 3 janvier 1973 empêche-t-elle l’Etat d’emprunter à la Banque de France sans intérêts ? A cette question, selon nous, la réponse est non." Merci Smile
Il y a 2 heures · 3
Maïté-Laure Izrich Quoiqu'il en soit, laisser entre des mains privées le rôle crucial de la création monétaire démontre clairement une volonté de privatiser des activités essentielles à la survie des peuples, ce qui ne peut pas être acceptable par ceux-ci à moins qu'ils ne soient exagérement naïfs ou maintenus dans l'ignorance à dessein.
Combien de fois les videos fameuses qui expliquent la dette sont passées sur les media maintream? Et pourquoi?
Il y a environ une heure · 1
Eglesi Ce Tout est dit Very Happy
Il y a environ une heure
Neo Bellum Très intéressant, votre article est bien ficelé, et remet les pendules à l'heure.

J'avais remarqué , il y a déjà un moment avec mon père qui est avocat, que les conditions de financement du Trésor était établi par notamment l'article L141-3 du Code monétaire et financier. Il explicite précisément, nous-semble-t-il le propos de votre papier:

"Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite."

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=DE7217583A7F85BA936241AE2692F412.tpdjo02v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006169950&cidTexte=LEGITEXT000006072026&dateTexte=20120311

Mais pour revenir sur la loi de 73, j'ai tendance à aller dans votre sens, car je pense que:

1- la loi de 73 est de toute manière, subordonnée aux traités européens, - dont le fameux art. 123 du TFUE - ce qui en fait une loi obsolète.

2- on ne peut résolument pas rejeter tout les maux d'une société sur l'existence d'une seule et unique loi.

M'enfin, ces distinctions d'ordre juridique n'empêchent finalement en rien que l'État finance aujourd'hui son déficit par l'émission d'obligations ballotées par des spéculateurs internationaux.

C'est un débat intéressant, peut-être faudrait-il que M. Asselineau modifie légèrement son discours et ne parle plus de la loi de 73 mais plutôt de l'article 3 des statuts de la Banque de France et de l'article 141-3 du CMF. Je pense que ce serait en effet plus pertinent.

Mais, il est vrai qu'avec cette loi de 73, il y'a une relation de cause à effet instinctive qui s'effectue avec le début de l'augmentation de la dette. Mais qui est peut-être plus la conséquence de l'Emprunt Giscard que d'autre chose. Je ne sais pas. Mais c'est vrai que la loi de 73 permet de vulgariser plus facilement ces sujets là, c'est à la fois un bouc émissaire et un outil marketing je pense.

En tout cas, je vous félicite Magali Pernin pour votre blog "Contre la Cour" qui est une petite mine d'or, que je consulte régulièrement. Je félicite tout autant Lior Chamla pour la grande qualité de son site et la pertinence de ces analyses.

Vous faites tout les deux un travail salvateur, dont il est inquiétant de constater que vous êtes pratiquement les seuls à faire.

Bien à vous et bonne journée !

Détail d'un code
www.legifrance.gouv.fr
I. La Banque de France veille au bon fonctionnement et à la sécurité des système...
Afficher la suite
Il y a environ une heure · 1
Michel Gruau Désolé mais je ne trouve pas cet article très clair. Derrière un discours apparemment précis, je ne vois aucune conclusion précise sur la seule question qui nous intéresse : qui a le monopole de la création monétaire et à quel moment ce monopole a définitivement basculé du côté privé ?
Il y a 51 minutes
Franck Ihlen Les "compteurs seraient remis à zéro" soit disant. J'ai posté ceci pour y voir plus clair :

Bonjour, vous écrivez :
"Par son article 2, la convention de 1973 a donc figé pour l’avenir la situation existante :

Dans la limite de 10,5 milliards de francs, ces concours ne sont pas rémunérés. A concurrence de 10 milliards de francs, ils sont rémunérés"

Donc, moi je comprends que certes, la BDF peut continuer à prêter sans intérêts, mais jusqu'à 10 milliards de francs de l'époque (combien d'euros d'aujourd'hui => dérisoire). Au-delà, les intérêts s'appliquent. Je ne suis pas sûr que les compteurs soient "remis à zéro".
Merci de m'éclairer si j'ai mal compris la démonstration
Il y a 48 minutes · 1
NinjaMaster Himself Cela dit, il a quand même au debuts des années 70, tellement d'evenements qui font que inconsciemment une maniere de pensée, une vision des choses emerge et tente de s'imposer. C'est le neo-liberalisme ! avec les Chicago boys, Milton Friedman, le retrait de l'etalon or des USA pour permettre de faire la guerre du viet nam etc.. etc.. et de fils en aiguilles, de corruption en corruption (Reagan, Tatcher), cela arrive chez nous et c'est maastrich. Donc si la loi de 1973 n'est la la cause reelle, cela reste un marqueur sociologique et psychologique d'intentions ! comme si une forme elitisme inconscient (via l'exercice du pouvoir) pousse à ce genre de mesure ! ce qui fait que cycliquement on en revient à essayer encore une fois de devoir recuperer notre souveraineté perdu ! on lutte en faite contre la formation systemique naturelle des oligarchies Smile



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Nos dirigeants nous trahissent et le Peuple consent... mais jusqu'à quand ?.Loi du 3 janvier 1973, notamment 
par g.sandro  Mar 18 Sep 2012 - 1:56

Exceptionnellement, je poste dans cette file un post déjà posté il y a quelques minutes dans le dossier dédié à l'UPR.

En effet, sa thématique spécifique "Loi de 73" en fait une pièce indispensable à la présente file et ce, pour des motifs évidents de facilité de recherche ultérieure


http://www.zinfos974.com/blogquiderange/Nos-dirigeants-nous-trahissent-et-le-Peuple-consent-mais-jusqu-a-quand_a62.html

Alors, certes, j'aurais, bien entendu, pu me contenter d'un lien de renvoi vers le post en question, mais j'ai souhaité permettre aux lecteurs de demeurer dans cette file sans avoir à surfer pour éviter de partir dans des considérations, certes vitales et passionnantes, certes en lien direct avec la question de la Loi de 73, de la dette odieuse et de la souveraineté populaire bafouée, mais plus généralistes et politique; celle ci ayant plus une vocation de recueil thématique technique, pointu même.
Ce recueil a vocation à devenir un sanctuaire sur ce sujet inépuisable; nous avons déjà eu des retours de la part d'étudiants (thésards,doctorants...) qui rendaient hommage à nos compilations sur la crise de Weimar et, plus généralement, l'hyperinflation.
Mon ambition est de créer ici ce genre d'incontournable, que tout individu sérieux qui entend évoquer de manière crédible la question de la confiscation, par les Banksters, de l'apanage régalien de battre monnaie (qui caractérise une nation souveraine) se devra d'avoir consulté.



Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas
Message Loi 73 : Rocard ce tocard se met à table... "C'était un peu la Mode... une façon de penser..." - Voilà comment ce(s) connard(s) nous ont vendu aux Banques 
par g.sandro  Sam 29 Déc 2012 - 12:29

Loi 73 : Rocard ce tocard se met à table... "C'était un peu la Mode... une façon de penser..." - Voilà comment ce(s) connard(s) nous ont vendu aux Banques
courte interview radio où il en dit plus qu'il ne souhaitait sans doute en dire...

http://www.zinfos974.com/blogquiderange/Loi-73-Rocard-ce-tocard-se-met-a-table-C-etait-un-peu-la-Mode-une-facon-de-penser-Voila-comment-ce-s-connard-s-nous-ont_a156.html

Citation :
Rocard explique enfin lui-même, en 2 minutes,
L'IMPORTANCE CRUCIALE DE LA LOI DE 1973
dans la non nécessaire, ruineuse et antisociale
DETTE PUBLIQUE de la République Réprivée Française

Voici un extrait passionnant :


C'était sur Europe1, samedi dernier (22 décembre 2012). La source entière est là (ça commence à être intéressant à la minute 12:55) :
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Mediapolis/Sons/Mediapolis-22-12-12-1356875/

Merci à Raymond Zaharia qui a déniché (et mis en valeur) cette nouvelle perle.
C'est André-Jacques qui va être content
Nota : Monsieur Rocard est assez âgé (82 ans) et il se mélange un peu les crayons : quand il parle de "la loi bancaire de 1974", on se demande (une seconde) s'il parle de la loi de 1973 ou de la loi bancaire de 1984...
Il faudrait RETRANSCRIRE mot pour mot ces aveux : nos gouvernants (même >>de gauche<<) savent donc depuis longtemps que la cause des causes de l'endettement public (non nécessaire et ruineux, mutilant l'État et privant le peuple de la force publique comme défense contre les monstres privés que sont les multinationales de l'industrie et de la finance), nos prétendus >représentants<, donc, savent depuis longtemps que ce sont LEURS propres décisions qui ont plongé le corps social dans la catastrophe actuelle de la prétendue "crise des dettes publiques".
Ce n'est pas une crise, c'est un coup d'État.
Il faut absolument que je rédige un nouveau billet pour faire le point (détaille, ordonné et documenté) sur cette loi de 1973 :
ceux qui disent un peu partout que je me suis trompé sur la portée de cette loi se trompent encore davantage, je pense.
À la hâte, en deux mots, voici les deux points essentiels qui n'ont pas (encore) été correctement étudiés, je pense :

André-Jacques et moi (avec quelques autres, comme Philippe Derudder ou Alain Granjean et Gabriel Galand dans leur excellent livre "La monnaie dévoilée" (2006), qui ont levé ce lièvre et ont bossé pour écarter tout seuls les nuages de fumée enveloppant ce vieux complot), nous nous sommes trompés, je crois, effectivement, en focalisant trop sur l'article 25 (celui qui interdit la présentation directe par le Trésor de ses propres effets à la Banque Centrale) : nous ignorions qu'une loi de 1936 interdisait depuis longtemps ce type de financement "trop facile" (gasp) (aussi facile qu'un distributeur automatique de billets).
MAIS la controverse ne s'arrête pas là : je voudrais que nous parlions des deux pistes suivantes (toutes les deux repérées par Sam, merci à lui) :

1. FIN D'UN RÉSEAU D'IRRIGATION PUBLIQUE EN ARGENT GRATUIT :
Cette controverse a permis de comprendre ensuite qu'il y avait (avant 1973 !) mille AUTRES canaux que cette procédure interdite : canaux d'irrigation de l'économie en monnaie publique gratuite via les banques publiques (à qui l'État pouvait donner des ordres de prêt à tel acteur et à tel taux, plus ou moins "bonifié") et via les lois spéciales qui autorisaient la Banque de France à créer de l'argent spécifiquement pour tel ou tel organisme public ou semi-public) depuis 1945.
Toutes ces possibilités alternatives ont apparemment été supprimées par la loi de 1973 :
voir les très importants commentaires de Sam, surtout à la fin du billet de Lior et Magali.
Sam, 27 juin 2012 02:25
Voyez un peu, rien que le titre de la plupart des textes abrogés par décret, au lendemain de la promulgation de la loi du 3 janvier 1973.

Dans l'esprit ou dans la lettre, si l'objectif n'était pas d'en finir avec les facilités de caisses ouvertes à toutes sortes de trésoreries publiques, moi je suis Rockefeller...

Mais il y a une observation importante à en tirer : finalement, en 1973, ce n'est pas au niveau de l'État qu'on interdit les avances, c’est au niveau de tout ce que la nation avait de pouvoirs "décentralisés" d'une manière ou d'une autre. Pour pas mal d'entre eux, il s'agit de services publics établis après guerre ; sont aussi concernées, il me semble, des banques publiques régionales et banques centrales des DOM-TOM et des colonies :

Décret n° 73-102 du 30 janvier 1973 sur la Banque de France

Article 17 - Sont abrogés les textes suivants :
Ordonnance du Roi du 15 juin 1834 réglant le mode d’exécution de l’article 3 de la Loi du 17 mai 1834 par lequel la Banque de France est autorisée à faire des avances sur Effets publics français à échéance non déterminée ;
[...]
Décret du 3 mars 1852 approuvant le Traité passé le 3 mars 1852 entre le Trésor et la Banque de France ;
Décret du 28 mars 1852 portant que la faculté accordée à la Banque de France à faire des avances sur Effets publics est étendue aux Obligations de la Ville de Paris ;
[...]
Décret impérial du 13 janvier 1869 concernant l’admission des Obligations de la Société Algérienne au bénéfice des avances de la Banque de France [...]
Décret du 28 février 1880 autorisant la Banque de France à faire des avances sur Obligations des Villes françaises et des Départements français ;
Décret du 22 février 1899 autorisant la Banque de France à faire des avances sur Obligations émises ou à émettre par le Gouvernement général de l’Indochine ;
Décret du 16 novembre 1902 autorisant la Banque de France à faire des avances sur Obligations émises ou à émettre par le Gouvernement général de l’Algérie et par le Gouvernement tunisien ;
Décret du 2 juin 1909 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les Obligations des emprunts des Colonies et Pays de protectorat français ;
Décret du 22 décembre 1919 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les Obligations émises ou à émettre par le « Crédit National pour faciliter la réparation des dommages causés par la guerre » ;
Décret du 14 décembre 1926 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les Obligations émises ou à émettre par la Caisse Autonome de gestion des Bons de la Défense nationale, d’exploitation industrielle des tabacs et d’amortissement de la Dette publique ;
[...]
Décret du 13 juin 1962 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les Obligations, les Bons et les parts de production émis avec la garantie de l’État par Électricité de France, Gaz de France et Charbonnages de France ;
[...]
Décret n°63-821 du 3 août 1963 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les titres des emprunts unifiés émis par les Départements,
Communes, syndicats de Communes, Chambres de commerce, Ports autonomes et organismes bénéficiant de la garantie de ces collectivités ;
Décret n°64-757 du 23 juillet 1964 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les titres des emprunts émis par les sociétés de développement régional ;
Décret n°65-619 du 29 octobre 1965 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les titres des emprunts émis par la Caisse nationale des Autoroutes ;
[...]
Décret n°68-95 du 24 janvier 1968 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les titres des emprunts émis par la Caisse d’entraide à l’équipement des collectivités locales ;
Décret n°71-275 du 7 avril 1971 portant création du Conseil consultatif de la Banque de France ;
Décret n°72-511 du 16 juin 1972 autorisant la Banque de France à faire des avances sur les titres des emprunts émis par la Caisse nationale des Télécommunications ;
[...]
Source : http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html?showComment=1340789125304#c3869295245113498262
Nos contradicteurs se sont, je crois, eux AUSSI, trop focalisés sur l'article 19 qui, SOI-DISANT, annulerait l'interdiction de l'article 25 (en permettant que soient signées des Conventions créatrices de monnaie publique gratuite). Ainsi focalisés (sur un article qui ne libère rien, d'ailleurs : voir ci-dessous), ils n'ont pas du tout travaillé (que je sache) sur ce réseau d'irrigation qui a disparu en 1973. J'ai hâte de lire leurs analyses (et éventuelles réfutations) sur ce point (nouveau pour nous tous).

2. FIN DU DROIT D'INITIATIVE PUBLIQUE (OU DÉBUT D'UN DROIT DE VÉTO PRIVÉ)

Et même cette possibilité de l'art. 19 (de signer des >>conventions "gouvernement-parlement"<< pour créer de la monnaie publique gratuite pour l'État) est une FAUSSE possibilité, car, cet article donne au Gouverneur de la Banque de France un pouvoir scandaleux de blocage total (pouvoir mal expliqué, et donc comme caché). Qui est ce "Gouverneur" ? Le Gouverneur de la BDF est un hiérarque non élu dont il faut absolument que nous travaillions le statut, le dévouement au bien commun et le contrôle public : Comment est-il nommé ? Pour combien de temps ? Parmi les candidats choisis par qui ? Comment peut-il être révoqué ? Comment peut-on lui tordre le bras (ou pas) pour prendre une décision d'intérêt général ?
En donnant à ce "Gouverneur non élu" le droit d'INITIATIVE de créer la monnaie gratuite pour financer des investissements publics (droit d'initiative qui n'est pas donné, par contre, au parlement lui-même !!!), on donne à cet homme un droit absolument stratégique en l'occurrence, car s'il ne veut pas créer la monnaie, il peut l'empêcher (et il l'a fait, cornegidouille ! il l'a fait jusqu'en 1992 !) : c'est un droit de VÉTO qui ne dit pas son nom.
Et le "droit de vote du Parlement" (présenté fallacieusement comme "la garantie démocratique" de la procédure ainsi instituée) ne SERT À RIEN, absolument à rien en l'occurrence, puisque le parlement ne peut rien dire tant qu'on ne lui propose rien : pour nos >élus<, c'est la servitude de celui qui a été privé de l'initiative.

Il n'y a donc rien de >démocratique< dans le fonctionnement mis en place en 1973.
Et d'ailleurs, LES FAITS prouvent que cette analyse n'est pas absurde : c'est bien depuis 1973 que la dette publique enfle puis explose.

3. En outre, des témoignages accablants (des aveux, en fait) d'acteurs publics majeurs comme Giscard ou Rocard, viennent renforcer la démonstration de la malfaisance cruciale de cette loi, que je continue donc, jusqu'à plus ample informé, à considérer comme scélérate


Il faut que je développe correctement (avec toutes les notes en bas de page nécessaires) ces deux pistes de réfutation de ceux qui disent que la loi de 1973 n'a rien changé. Cette synthèse de nos échanges jusqu'à ce jour sera sûrement, au final, un chapitre de livre
Auriez-vous la gentillesse de me signaler ici, sur ce fil de blog, tout ce qui vous est passé sous la main sur cette fichue loi de 1973 et qui semble utile, pour m'aider à faire la synthèse des points de vue en présence sans rien oublier d'important (ni personne) ?
Merci à tous, pour tout ce que vous faites. Nous sommes comme un cerveau collectif, qui cherche le vrai au milieu des mensonges.
Étienne Chouard




Silver is king, Go Gold !
© G.Sandro Forum Argent Or, pas de copier collé, faire un lien vers ce post
Suivez Hardinvestor sur Twitter et sur Facebook

g.sandro

  Captain
 Captain

  

  Messages:   10853
  Inscription:   04/02/2005

Revenir en haut Aller en bas

loi 1973 giscard pébereau - retour sur la création de la banque d'angleterre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hardinvestor :: Argent - Or - Monnaie - Géopolitique / Forums publics :: Or, Argent, Métaux précieux - Forum-
Sauter vers:

cours de l’or en dollar    ;cours de l’argent en dollar   cours du Hui   cours de l’or en euro    ;cours de l’argent en euro

© phpBB | Signaler un abus