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Pourquoi et comment investir dans l’or et l’argent ? Plus qu’un placement d’opportunité, il s’agit avant tout de sécuriser le pouvoir d’achat de votre épargne contre l’érosion monétaire et les conséquences de la crise systémique mondiale, tout en déjouant les pièges que réserve le marché de l’or et de l’argent, à l’investisseur non averti.


 

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UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...

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Message3 nouvelles vidéos: pas eu le temps de les visionner
par g.sandro Dim 24 Juin 2012 - 17:59

3 nouvelles vidéos:
▸ Frédéric Taddéï sur Tariq Ramadan - il y a 22 heures
Pour visualiser l’interview entièrement :

http://www.enquete-debat.fr/archives/interview-integrale-de-frederic-taddei-17566

▸ Frédéric Taddéï sur François Asselineau - hier
Frédéric Taddéï invitera-t-il François Asselineau à Ce soir ou jamais ?

www.enquete-debat.fr

▸ SHELL expulse une Ministre Française ! - hier
http://upr-djamelito.blogspot.fr/2012/06/pourquoi-francois-hollande-vire-nicole.html

La compagnie pétrolière Shell a été autorisée vendredi à démarrer une campagne de forages au large de la Guyane, après ce qui ressemble à un imbroglio gouvernemental qui a coûté sa place à l’ex-ministre de l’Ecologie et de l’Energie Nicole Bricq.



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Messagel'UE, la BCE et le FMI : Troika / pourquoi ce terme révélateur ?
par marie Mar 26 Juin 2012 - 0:55

je me fais la même réflexion depuis le début ... pourquoi diantre la presse occidentale et DOMINANTE qui est pourtant ardente partisane de ce trio, utilise t'elle UNANIMEMENT ce terme de troika ?

serait ce l'inconscient qui cause, comme le pense Asselineau?

quand on sait à quel point , le langage et la terminologie sont sous controle, puisqu'on va jusquà employer de nouveaux termes ( novlangue ) pour INVERSER carrément le sens

j'en suis très étonnée, puisque si l'on est pour ce trio, on devrait utiliser les termes les plus flatteurs qui soient,

et non pas cette allégorie qui renvoie au pire


mais je ne vois pas d'autre explications, pour le moment





Citation :
AU FAIT, POURQUOI PARLE-T-ON DE « TROÏKA » ?
--------------------------------------------------------------
Qu'il me soit permis, au passage, de relever la singularité de ce terme de « troïka », qui est repris désormais sans sourciller par toute la presse mondiale.

Car, si l'on y réfléchit un instant, il n'est pas normal d'avoir recours à un terme russe pour désigner ce que l'on pourrait appeler d'un terme plus conforme à la tradition occidentale : pourquoi ne pas parler de « trio » pour désigner cet attelage de 3 organismes ?

On aurait aussi pu parler de « triumvirat ». Il est vrai que, pris au pied de la lettre, ce terme ne signifie pas "Trois organismes" mais "Trois hommes" (par référence à l'alliance conjoncturelle et conflictuelle entre Jules César, Pompée et Crassus en -60 av.JC). Mais c'est un mot qui serait, somme toute, étymologiquement plus approprié pour ce qui nous préoccupe que le mot russe « troïka », qui désigne à l'origine un traîneau tiré par "Trois chevaux".

Or, si le mot « troïka » s'est spontanément imposé dans l'esprit de tous les bureaucrates européistes et des médias qui les servent, c'est parce qu'il fait référence... à l'histoire soviétique du XXe siècle :

- le mot « troïka » est en effet apparu dans le langage politique mondial en 1923, avec la « troïka » Zinoviev-Kamenev-Staline, contre laquelle Trotsky entra en conflit.

- pendant la Seconde Guerre mondiale, la « troïka » désignait le gouvernement tricéphale formé de Staline, son ministre des affaires étrangères Molotov et son chef des services secrets Beria.

- après la chute de Khrouchtchev en 1964, le terme « troïka » fut repris pour désigner Brejnev, Premier secrétaire du PCUS, Kossyguine, Premier ministre, et Podgorny, chef de l'État soviétique.

On doit ainsi remarquer que les « troïkas » sont toujours apparues dans le double contexte d'une dictature implacable et d'une lutte de pouvoir féroce entre des responsables qui s'allient en public mais qui se combattent en privé (ce fut également le cas du "triumvirat" de la la fin de la République romaine).

Dès lors, il est remarquable que l'inconscient collectif de la clique européiste ait conduit tous les médias de la planète à parler de « troïka » pour désigner cet attelage absurde UE-BCE-FMI.

De fait, l'UE, la BCE et le FMI poursuivent tous les trois des objectifs différents, ont tous les trois une légitimité démocratique absolument nulle, et prétendent tous les trois mettre en coupe réglée de façon dictatoriale l'ensemble du continent et des peuples européens. Le mot « troïka » est donc, au fond, fort approprié.

Ma remarque sur ce choix de mot, ô combien sinistre, paraîtra peut-être anodine à certains. Mais je crois que ce serait à tort : car, tout comme les images, les choix sémantiques qui apparaissent spontanément dans le langage quotidien sont plus révélateurs de la réalité d'une situation que ne le sont de longs discours.





pardonnez moi cette citation très partielle d'un texte d' Asselineau qui traite globalement des derniers avatars de la grèce,

mais je voulais faire cette parenthèse



http://upr-charente.blogs.sudouest.fr/archive/2012/06/25/grece-la-vengance-de-nemesis-suite.html



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MessageOBAMA EXIGE du 1er MINISTRE GREC QU'IL METTE EN ŒUVRE AU + VITE LES REFORMES POUR SAUVER L'EURO
par g.sandro Mer 27 Juin 2012 - 1:24

Citation :
OBAMA DONNE SES INSTRUCTIONS AU NOUVEAU PREMIER MINISTRE GREC : IL EXIGE QU'IL METTE EN ŒUVRE AU PLUS VITE LES REFORMES NÉCESSAIRES POUR SAUVER L'EURO
======================================
On a appris dans la nuit, par une dépêche AFP de 23 H 30 (cf. lien ci-dessous), que le président américain Barack Obama venait tout juste d'appeler le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras (celui qui a mal à l'œil) pour le sommer de mettre en œuvre le plan de réformes exigées par la fameuse « troïka » (UE, BCE et FMI).

Comme je l'ai souligné hier dans mon message "Grèce : la vengeance de Nemesis ?", les représentants de cette « troïka » avaient en effet dû annuler leur venue à Athènes pour cause d'hospitalisation du Premier ministre et du ministre des finances Rapanos.

Lequel Rapanos a finalement "décidé" de démissionner de ses fonctions ("on" l'a peut-être "décidé" pour lui d'ailleurs), ce qui est un cas probablement sans précédent historique en Grèce puisqu'il n'avait pas encore prêté serment. Voici donc un ministre éclair, qui a démissionné entre sa nomination et sa prise de fonctions, pour cause de malaise devant la tâche à accomplir. Quel symbole !

Quoi qu'il en soit le président américain s'est donc fendu d'un appel téléphonique, hier, pour taper du poing sur la table : il a exigé que le Premier ministre Samaras obéisse à la « troïka » afin que que la Grèce « puisse se maintenir dans la zone euro ».

Obama a aussi affirmé que les États-Unis aideraient le pays dans ce sens (c'est ce qu'a déclaré une source gouvernementale à Athènes).

Cette dernière phrase est beaucoup moins sympathique qu'elle n'en a l'air. Car le sous-entendu diplomatique qu'elle contient, c'est sa contraposée : les États-Unis feraient tout pour nuire à la Grèce si Samaras ne se faisait pas le docile exécutant de la politique de racket de la « troïka ».

Notons que Washington a en effet les moyens de nuire à Athènes, notamment face à la Turquie et notamment aussi en termes d'approvisionnement militaire.

CONCLUSION
---------------
Je me permets de faire une dédicace spéciale de cette dépêche à Mmes Laurence Parisot et Myret Maki, comme à tous ceux qui veulent faire croire aux Français ce bobard monumental qu'il faudrait sauver l'euro car ce seraient les États-Unis qui tenteraient de le détruire.

C'est le contraire exact qui est vrai. La énième preuve vient de nous en être encore apportée avec cet oukase de la Maison Blanche sur la petite Grèce.

FA
==


http://www.romandie.com/news/n/_Obama_appelle_Samaras_a_appliquer_les_reformes_en_Grece37250620122331.asp?



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MessageUNE NOUVELLE ESPÈCE ANIMALE A DISPARU HIER DE LA SURFACE DE LA TERRE : UNE VARIÉTÉ DE TORTUE GÉANTE DES GALAPAGOS. QUELS ENSEIGNEMENTS DEVONS-NOUS EN TIRER ?
par g.sandro Mer 27 Juin 2012 - 1:37

Citation :
UNE NOUVELLE ESPÈCE ANIMALE A DISPARU HIER DE LA SURFACE DE LA TERRE : UNE VARIÉTÉ DE TORTUE GÉANTE DES GALAPAGOS.
QUELS ENSEIGNEMENTS DEVONS-NOUS EN TIRER ?
==========================================
La tortue géante des Galapagos (au large de l'Équateur) de l'espèce Geochelone Abigdoni ne comptait plus qu'un seul spécimen vivant : un mâle d'une centaine d'années.

Les biologistes du parc national des Galapagos l'avaient surnommé "Georges" et avaient tout fait pour tenter de lui donner une progéniture malgré son âge vénérable.

Les chercheurs avaient pensé avoir trouvé la solution en repérant, dans une île volcanique voisine, des tortues femelles génétiquement proches. Mais, malgré des années de cohabitation, et malgré des essais d'insémination artificielle, toutes les tentatives de reproduction avaient échoué.

----------------------------------------------------
LA MORT DE GEORGES
----------------------------------------------------
Georges est mort dimanche. Il était l'unique survivant de cette espèce Geochelone Abigdoni, découvert il y a 30 ans sur l'une des îles de cette réserve naturelle isolée dans l'océan Pacifique.

Ces tortues géantes, dont le poids peut atteindre près d'une demi-tonne et mesurer plus de 1,80 mètre, étaient célèbres pour avoir inspiré la théorie de l'évolution des espèces du naturaliste britannique Charles Darwin. Selon les experts, ses principaux prédateurs n'étaient autres que les pirates occidentaux, qui écumaient la région durant les XVIIIe et XIXe siècles, et qui en avaient fait l'un de leurs mets de choix.

Les causes officielles de la mort de Georges, dont l'âge était estimé à plus de 100 ans - elles peuvent vivre jusqu'à 180 ans - demeurent pour l'instant inconnues.

Cette mort marque l'extinction définitive de son espèce sur l'archipel équatorien des Galapagos, dont elle était pourtant devenue l'un des symboles. Elle est désormais le symbole de la lutte vaine pour la reproduction de cet animal, après trois décennies d'efforts menés par des scientifiques.

Classées au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco depuis trois décennies, les îles Galapagos, situées à 1.000 kilomètres au large de l'Équateur, abritent encore entre 30.000 et 40.000 tortues, représentant une dizaine d'espèces. Mais celle de Georges est la 4ème espèce sur 10 à avoir définitivement disparu.

Cette mort de Georges marque aussi l'extinction totale d'une espèce de plus sur la planète.

----------------------------------------------------
LES STATISTIQUES EFFRAYANTES DE L'UICN
----------------------------------------------------
L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) est la principale ONG mondiale consacrée à la cause de la conservation de la Nature. Elle a été fondée le 5 octobre 1948 à la suite d'une conférence internationale tenue à Fontainebleau.
C'est sans doute l'organisme mondial le plus sérieux et le plus fiable techniquement pour prendre la mesure de la disparition de la biodiversité

La Liste rouge de l’UICN constitue notamment l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s’appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d’extinction de milliers d’espèces et de sous-espèces à travers le monde.

Dans la dernière édition 2012 de la Liste rouge mondiale de l'UICN, sur les 63837 espèces étudiées, 19817 sont classées menacées, soit 31,3 %.

Parmi ces espèces, sont menacés d’extinction au niveau mondial :
- 41 % des amphibiens,
- 13 % des oiseaux,
- 25 % des mammifères,
- 31 % des requins et raies,
- 33 % des coraux constructeurs de récifs.

Précisons que, selon certaines sources émanant d'organisations écologistes, les évolutions seraient encore plus catastrophiques si l'on ajoute les espèces végétales aux espèces animales : on assisterait actuellement à la disparition d'une espèce végétale ou animale toutes les 20 minutes, soit 70 à 75 par jour, ou quelque 25.600 par an.


-----------------------------------------------------------------
ET LA "BIODIVERSITÉ" DES PEUPLES ET DES CULTURES ?
-----------------------------------------------------------------
La disparition à toute allure de la biodiversité animale et végétale est comparable à la disparition accélérée de ce que l'on peut appeler la "biodiversité" des peuples, des nations et des cultures.

Partout à travers le monde, la politique délibérée de "mondialisation inévitable" est en train de raboter les différences entre les peuples, de ravaler des cultures millénaires au rang de vulgaires folklores pour touristes, d'imposer une langue et une sous-culture de masse.

Selon les linguistes, par exemple, il existe quelque 3.500 langues et idiomes sur la planète (dont près du quart dans la seule île de Nouvelle Guinée). Mais l'on estime que l'un de ces 3.500 langues ou idiomes disparaît tous les 15 jours (une cinquantaine part an), par le décès de ses derniers locuteurs.


------------------------------------------------------------------------
L'IMMENSE CULPABILITÉ DES PRÉTENDUES "MONDIALISATION INÉVITABLE" ET "CONSTRUCTION EUROPÉENNE"
------------------------------------------------------------------------
Toutes ces évolutions sont effrayantes en ce sens qu'elles laissent augurer l'avenir sinistre d'une planète uniformisée d'ici à un siècle, avec un appauvrissement irrémédiable de tout ce qui faisait le bonheur de vivre : sa diversité végétale, animale, culturelle, économique, politique, linguistique, etc.

Il est évidemment impératif de s'opposer à cet avenir sinistre. Mais il est tout aussi évident que ces évolutions lourdes sont difficiles à contrecarrer car elles résultent de très nombreux facteurs sur lesquels les hommes n'ont pas forcément prise : l'évolution explosive de la démographie dans les pays du sud, les évolutions géologiques et climatiques, l'action de milliards d'acteurs économiques, par exemple.

Cependant, il est possible d'agir et cela doit commencer par une remise en cause du facteur n°1 à l'origine de ces évolutions, qui réside dans le modèle de consommation à outrance promu par les États-Unis et leurs vassaux de l'Union européenne, dans le cadre dit de la "mondialisation inévitable".

Je rappelle à cet égard que, derrière la propagande européiste qui veut nous présenter l'Europe comme soucieuse de l'environnement, la vérité toute crue est que c'est au contraire la prétendue "construction européenne" qui porte une responsabilité décisive dans ces évolutions.

Sans la concentration de la politique commerciale de presque tous les États d'Europe dans la seule main d'un Commissaire européen, il n'aurait pas été possible aux autorités américaines d'imposer la conclusion des Accords de Marrakech créant la "mondialisation inévitable" et l'Organisation Mondiale du Commerce en 1994.

Je rappelle aussi que tous les traités européens promeuvent un modèle insoutenable de consommation à outrance.

Par exemple, dans le Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) :

1)- l'article 39 du TFUE pose le principe juridique que :
« la politique agricole commune a pour but d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique.»

En termes concrets, cela signifie que l'UE POSE L'OBLIGATION JURIDIQUE de la hausse de la productivité agricole, donc la consommation sans cesse croissante d'engrais, la diffusion de plants, graines et semences toujours plus productifs au détriment des écosystèmes, etc.

----

2)- l'article 32 du TFUE pose le principe juridique que :
« la Commission s'inspire:
a) de la nécessité de PROMOUVOIR LES ÉCHANGES COMMERCIAUX entre les États membres et les pays tiers,
b) de l'évolution des conditions de concurrence à l'intérieur de l'Union, dans la mesure où cette évolution aura pour effet d'accroître la force compétitive des entreprises,
d) de la nécessité d'éviter des troubles sérieux dans la vie économique des États membres et d'assurer un développement rationnel de la production et une EXPANSION DE LA CONSOMMATION dans l'Union.»

En termes concrets, cela signifie que l'UE POSE L'OBLIGATION JURIDIQUE :

=> de la hausse continuelle des flux de transports de marchandises d'un bout à l'autre de la planète ; à ce titre, aucun bilan énergétique n'a jamais été produit par les européistes sur les conséquences de ces dispositions.

Celles-ci reviennent pourtant à transformer le monde en une économie négrière, où les peuples occidentaux "consomment" en nombre croissant des produits fabriqués à 15.000 km de chez eux, puis transportés avec des hydrocarbures dont les ressources s'amenuisent et donc la nécessaire appropriation est l'un des principaux facteurs de guerre du monde contemporain.

=> de l'augmentation continuelle de la consommation des peuples d'Europe. Pour remplir cette obligation juridique, cela signifierait qu'il faudrait que chaque Européen consomme davantage... de tout, chaque année par rapport à l'année précédente !

Pris au pied de la lettre, cela aurait par exemple pour conséquence d'obliger chaque "Européen" à consommer :
- 15 hamburgers par mois en 2008,
- 17 hamburgers par mois en 2009,
- 20 hamburgers par mois en 2010,
- 24 hamburgers par mois en 2011,
- 28 hamburgers par mois en 2012,
- 33 hamburgers par mois en 2013,
- 37 hamburgers par mois en 2014,
...
- 512 hamburgers par mois en 2060,
- 1278 hamburgers par mois en 2117,
etc.

Comme on le voit, ce principe juridique, posé par les traités européens, est tout bonnement dément.

----

3)- l'article 63 du TFUE pose le principe juridique que :
« toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.»

En termes concrets, cela signifie que l'UE POSE L'OBLIGATION JURIDIQUE D'AUTORISER LES DÉLOCALISATIONS INDUSTRIELLES pour permettre aux détenteurs de capitaux de profiter à plein de la faiblesse ou de l'absence des réglementations sociales ou ENVIRONNEMENTALES dans les pays les plus pauvres du globe.

Qui ne voit le rapport entre ces dispositions, qui sont au cœur de la logique euro-atlantiste, et la destruction à court terme de l'environnement mondial ?

----------------------------------------------
CONCLUSION : QUE FAIRE ?
----------------------------------------------
Comme on le mesure, la toute première chose à faire pour donner un coup d'arrêt à la disparition de la diversité végétale, animale, économique, politique, culturelle et linguistique de la planète, c'est de mettre un terme au plus vite au dogme de la "mondialisation inévitable" et au modèle, dément et inhumain, du "toujours plus de consommation".

Cela passe inévitablement par la destruction de la prétendue "construction européenne" qui, loin de défendre l'environnement, est au contraire l'une des toutes premières causes mondiales de son saccage, pour les raisons précédemment exposées.

La défense de la biodiversité végétale, animale, culturelle, économique, politique et linguistique doit se faire évidemment et inéluctablement dans un contexte planétaire, et sur un pied d'égalité entre les peuples et les nations du monde.

Ce ne sera pas facile. Mais seuls l'Organisation des Nations Unies et tous les organismes universels qui lui sont liés, ont potentiellement la légitimité pour cela.

François ASSELINEAU
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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par g.sandro Mer 27 Juin 2012 - 19:16

Citation :
SITUATION CATASTROPHIQUE À FUKUSHIMA ====
LOIN DE S'ARRANGER, LA SITUATION EMPIRE : DES NIVEAUX RECORDS DE RADIATIONS VIENNENT D'ÊTRE ENREGISTRÉS
DANS LE BÂTIMENT DU RÉACTEUR N°1
=======================================
La compagnie d...'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état cet après-midi (27 juin 2012) de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur N°1 de la centrale accidentée de Fukushima.

Tepco a introduit une caméra et des instruments de mesures via un trou de canalisation depuis le plafond du sous-sol du bâtiment N°1 pour y observer la situation et effectuer des relevés.

----------------------------------------------
DES DOSES RECORDS D'IRRADIATION
ET AU MOINS 40 ANS DE TRAVAUX....
-----------------------------------------------
Les niveaux de radiations enregistrés juste au-dessus de l'eau radioactive présente dans le sous-sol atteignent jusqu'à 10.300 millisieverts/heure, soit une dose dans laquelle l'homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps. Il ne faut qu'une vingtaine de secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site.

Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et Tepco est donc contrainte de préparer le démantèlement à l'aide de robots.

Compte tenu de l'extraordinaire complexité de la tâche, le démantèlement des 3 réacteurs endommagés, de même que le N°4 dont le cœur était vide au moment de l'accident, devrait nécessiter.... 40 ANS DE TRAVAUX et le développement de nouvelles techniques spéciales.

--------------------
COMMENTAIRES
--------------------
Sans vouloir verser dans le sensationnalisme, il faut conserver un regard très vigilant sur ce qui se passe au Japon en matière nucléaire.

Car il est hélas à craindre que des rebondissements dramatiques de ce désastre ne se produisent dans les mois et les années à venir, non seulement au Japon mais dans toute la zone Asie Pacifique et peut-être même dans le monde entier. Il ne faut pas exclure que cette affaire puisse concerner la santé d'une partie importante de l'humanité dans les années qui viennent.

En attendant, je rappelle que, dans mon programme présidentiel, j'avais proposé :

1)- que la question de l'approvisionnement énergétique de la France - et tout spécialement la question nucléaire - fasse l'objet d'un grand débat national, où tous les points de vue pourraient enfin être librement exposés dans les médias, afin que les Français soient dûment informés des avantages et des inconvénients.

2)- qu'à l'issue d'un tel débat pluraliste, les électeurs soient invités trancher, par un référendum assorti de plusieurs questions, quel type d'approvisionnement énergétique ils voulaient pour notre pays.

[cf. point 19 du programme : http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/2012/03/Programme-presidentiel-Francois-Asselineau.pdf]

------

J'observe que cette double proposition, démocratique et de bon sens, n'a été reprise par aucun autre candidat.

J'observe également que le nouveau gouvernement PS-EELV est muet comme une carpe sur les événements en cours à Fukushima.

François ASSELINEAU

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MessageMERKEL « IL N’Y AURA PAS D’EUROBONDS TANT QUE JE VIVRAI ! »
par g.sandro Mer 27 Juin 2012 - 19:39

Citation :
LA CHANCELIÈRE MERKEL CONFIRME SOUS LES ACCLAMATIONS DES DÉPUTÉS ALLEMANDS :
« IL N’Y AURA PAS D’EUROBONDS TANT QUE JE VIVRAI ! »

A 48 heures du Conseil européen de Bruxelles, la chancelière allemande… Angela Merkel a vivement réaffirmé mardi son opposition aux euro-obligations (eurobonds) destinés à mutualiser les dettes souveraines européennes. Il n’y en aura pas « aussi longtemps que je vivrai », a-t-elle lancé, selon un député allemand qui rapportait ses propos.

Mme Merkel s’exprimait devant les députés du Parti libéral-démocrate (FDP), partenaires de la coalition au pouvoir en Allemagne avec l’Union Chrétienne démocrate (CDU) de la chancelière. Un autre responsable du FDP a confirmé la teneur de ces propos, salués par des applaudissements.

COMMENTAIRES : HEUREUSEMENT QUE LES ALLEMANDS SONT INFLEXIBLES SUR CETTE QUESTION !

Contrairement à ce que nous assènent les médias euro-atlantistes, Mme Merkel a parfaitement raison de s’opposer à cette dérive fatale.

Je renvoie ici à l’explication que j’en donnais le 4 juin dernier :


http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/merkel-eurobonds-cdu-fdp



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Message Commentaires sur le succès du site UPR face book et Passionnant syndrome du père Noel
par g.sandro Ven 29 Juin 2012 - 1:58

[quote]= FLASH ! === NOTRE PAGE FACEBOOK BAT SES RECORDS DE FRÉQUENTATION : PLUS DE 80.000 VISITEURS DIFFÉRENTS L'ONT CONSULTÉE EN UNE SEMAINE (du 19 au 25 juin)
========================================

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

Facebook permet aux administrateurs d'une page d'avoir une bonne idée des évolutions de sa fréquentation, même si les statistiques demeurent partielles et, bien entendu, totalement anonymes.

Grâce à ses statistiques, nous avons pu mesurer que la présente page Facebook vient de battre tous ses records historiques de fréquentation depuis son lancement, voici 2 ans et 3 mois.

Non seulement les nombres de "J'aime" et de "personnes qui en parlent" n'ont jamais été aussi élevés (ce que tous nos lecteurs peuvent constater puisque ces données sont affichées sous le bandeau), mais le nombre total de personnes qui ont consulté la page ne cesse de grimper en flèche.

Ce nombre est évidemment beaucoup plus élevé que les "J'aime" car il intègre la "partie immergée de l'iceberg" que constituent tous nos lecteurs qui viennent consulter la page, sans cliquer sur "J'aime".

Selon les toutes dernières statistiques que nous venons d'obtenir, la présente page a ainsi été visionnée par 80 120 VISITEURS UNIQUES DIFFÉRENTS entre le 19 juin 2012 (0h00) et le 25 juin 2012 (23h59'59'') - soit 7 jours.

Cela représente 11 446 VISITEURS UNIQUES DIFFÉRENTS par jour, ou encore 477 par heure 24H/24, ou encore 1 visiteur unique différent toutes les 7 secondes et demi, et cela 24 heures sur 24.

Il faut bien faire attention au fait que le nombre de consultations de notre page est beaucoup plus élevé encore puisque ce nombre de 80 120 ne concerne que les visiteurs uniques différents (par adresse IP).

En d'autres termes, nos adhérent(e)s et sympathisant(e)s qui viennent quotidiennement sur cette page ne sont comptabilisé(e)s chacun (ou chacune) que pour 1 dans cette statistique hebdomadaire, même s'ils sont venus 15 fois sur notre page au cours des 7 jours en question.

Or nous comptons également de nombreux "fans" qui viennent très souvent sur notre page. Facebook nous révèle ainsi qu'au cours de la semaine en référence (19 - 25 juin), les 80 120 visiteurs uniques se sont répartis comme suit :

- 31 136 visiteurs uniques sont venus exactement 1 fois
- 13 385 visiteurs uniques sont venus exactement 2 fois
- 7 934 visiteurs uniques sont venus exactement 3 fois
- 5 195 visiteurs uniques sont venus exactement 4 fois
- 3 779 visiteurs uniques sont venus exactement 5 fois
- 9 088 visiteurs uniques sont venus exactement entre 6 et 10 fois
- 4 548 visiteurs uniques sont venus exactement entre 11 et 20 fois
- 5 055 visiteurs uniques sont venus 21 fois et plus.
--------------------------------------------
TOTAL : 80 120 visiteurs uniques

Cela signifie que, si l'on compte le nombre total de visites effectuées (en comptant 15 visites pour un seul sympathisant venu 15 fois par exemple), la ventilation qui précède permet d'estimer que notre page a été visionnée probablement autour de 400 000 fois en 7 jours. Soit 57 à 60 000 fois par jour, 2300 à 2500 fois par heure, et 40 à 50 fois par minute.

Comme chaque lecteur doit rester en moyenne 5 minutes sur la page, cela nous donne une fréquentation instantanée impressionnante, de l'ordre de 200 à 250 personnes connectées à tout instant en moyenne sur 24 heures.

Nous estimons en outre à 350 - 500 le nombre de personnes connectées au même moment pendant les heures de pointe en France, qui s'étalent grosso modo de 18 H 00 à 01 H 00 du matin.

----------

Par ailleurs, les statistiques Facebook fournissent d'autres précisions très intéressantes, sur la répartition géographique, par sexe et par âge, des 80 120 visiteurs uniques qui sont venus consulter cette page au cours des 7 jours cités.

Je crois utile de donner ces statistiques à tous nos lecteurs, avec ce souci de transparence et de vérité qui nous anime tous à l'UPR. Je les énumère ci-après.
Après tout, pourquoi faudrait-il en laisser seulement la connaissance aux services de renseignements français et étrangers qui nous surveillent attentivement ? Bad))


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LES 20 PAYS DU MONDE OÙ NOTRE PAGE FACEBOOK
A ÉTÉ LA PLUS CONSULTÉE ( entre le 19 juin 2012 (0h00)
et le 25 juin 2012 (23h59'59'') - soit 7 jours)
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Les 80 120 visiteurs uniques différents qui ont visité notre page entre le 19 et le 25 juin étaient localisés ainsi (seuls les 20 premiers pays sont recensés dans les statistiques):
France : 51 689 personnes uniques
Belgique : 7 273
Canada : 2 729
États-Unis d’Amérique : 1 569
Tunisie : 1 482
Maroc : 1 227
Algérie : 1 203
Italie : 1 136
Suisse : 1 062
Espagne : 939
Royaume-Uni : 879
Allemagne : 690
Côte d’Ivoire : 410
Roumanie : 392
Mauritanie : 328
Réunion : 325
Brésil : 306
Portugal : 283
Slovaquie : 233
Grèce : 233
Etc.

----------------------------------------------------------------------
LES 20 PREMIÈRES GRANDES AGGLOMÉRATIONS TOUCHÉES
----------------------------------------------------------------------
Les 80 120 visiteurs uniques différents qui ont visité notre page entre le 19 et le 25 juin étaient localisés ainsi, selon les grandes agglomérations de regroupement statistique (seules les 20 premières agglomérations sont recensées dans les statistiques):

Paris : 11 688 personnes uniques
Bruxelles (Belgique) : 2 211
Lyon : 1 520
Montréal (Canada) : 1 258
Toulouse (France) : 1 184
Tunis (Tunisie) : 1 032
Marseille : 1 011
Lille : 986
Bordeaux : 927
Montpellier : 889
Strasbourg : 788
Liège (Belgique) : 784
Nantes : 728
Nice : 623
Grenoble : 539
Londres (Angleterre) : 476
Casablanca (Maroc) : 462
Alger (Algérie) : 461
Rennes : 458
Nancy : 441
Etc.


-----------------------------------------------------
LES LANGUES D'ORIGINE LES PLUS UTILISÉES
------------------------------------------------------
Les 80 120 visiteurs uniques différents qui ont visité notre page entre le 19 et le 25 juin s’étaient connectés par des serveurs utilisant les langues suivantes (seules les 19 premières langues utilisées sont recensées dans les statistiques) :
Français (en Europe) : 64 626
Anglo-Américain (US) : 6 315
Anglais (UK) : 2 309
Espagnol (Espagne et Amérique latine) : 1 170
Italien : 1 110
Français (Canada) : 1 033
Allemand : 575
Arabe : 432
Néerlandais : 393
Portugais (Brésil) : 255
Portugais (Portugal) : 249
Grec : 145
Slovaque : 143
Tchèque : 130
Russe : 129
Turc : 123
Polonais : 111
Roumain : 102
Japonais : 78
Etc.


Cette statistique est intéressante car elle permet de mesurer que des pays, qui ne ressortent pas dans les deux statistiques précédentes, sont néanmoins bien présents. Cela est dû au fait que le nombre de visiteurs ne permet pas de les classer parmi les 20 premiers, et que leur dissémination géographique ne permet pas non plus de les faire apparaître dans l'une des 20 premières agglomérations.

On peut par exemple estimer que les 78 connexions différentes venues du Japon émanent de Japonais et de Français expatriés situés à Tokyo, Nagoya, Osaka, Kobé, Fukuoka, Nagasaki, etc.)


------------------------------------------
RÉPARTITION PAR ÂGE ET PAR SEXE
-------------------------------------------
Les 80 120 visiteurs uniques différents qui ont visité notre page entre le 19 et le 25 juin se répartissaient ainsi :

Par sexe
----------
Hommes : 58,3%
Femmes : 39,7%
Sexe non précisé : 2,0% (pages Facebook d’organisations par exemple)


Par tranche d’âge
--------------------
13 – 17 ans : 3,1 % (dont 1,8 % d’hommes et 1,3 % de femmes)

18 – 24 ans : 23,7 % (dont 14,2 % d’hommes et 9,5 % de femmes)

25 - 34 ans : 35,2 % (dont 21,6 % d’hommes et 13,6 % de femmes)

35 - 44 ans : 18,3 % (dont 10,9 % d’hommes et 7,4 % de femmes)

45 – 54 ans : 9,7 % (dont 5,1 % d’hommes et 4,6 % de femmes)

55 – 64 ans : 4,5 % (dont 2,4 % d’hommes et 2,1 % de femmes)

65 ans et + : 3,6 % (dont 2,3 % d’hommes et 1,3% de femmes)

Âge non indiqué : 1,9 % (pages Facebook d’organisations par exemple)

Résumé
---------
27 % de nos visiteurs ont moins de 25 ans
62 % de nos visiteurs ont moins de 35 ans
80 % de nos visiteurs ont moins de 45 ans

Cette surreprésentation des jeunes est évidemment en partie inhérente au vecteur de communication Facebook.

Mais en partie seulement. Car, comme le montrent toutes nos autres statistiques, l’UPR est un mouvement spécialement jeune, et même le mouvement politique dont la moyenne d’âge des adhérents (40 ans) est sans doute la plus basse de tous les partis politiques français.

-------------------------------------------------------------
CONCLUSION : L'UPR SE PORTE DE MIEUX EN MIEUX
-------------------------------------------------------------
Ma conclusion sera brève puisqu'elle saute aux yeux : alors que tout le monde m'avait prédit, voici 5 ans, que la création de l'UPR était "une folie" et que je n'arriverais à rien du tout, notre mouvement se porte au contraire très bien, et de mieux en mieux.
Du reste, les adhésions continuent d'arriver selon un rythme surprenant en cette fin juin.

En bref, il n'est pas exagéré de constater que l'UPR connaît un vrai succès, surtout pour un mouvement politique interdit de tous les grands médias du pays.

On imagine ce qu'il en sera lorsque la chape de plomb médiatique finira par céder devant le nombre de plus en plus important de nos adhérents et sympathisants.

À ce propos, je conclurais en m'adressant aux quelque 20 000 visiteurs différents uniques qui sont venus sur cette page plus de 4 fois au cours des 7 jours étudiés. S'ils viennent avec cette fréquence, c'est bien qu'ils estiment que ce que nous disons est à la fois très intéressant, et très différent de ce que l'on trouve partout ailleurs.

Aussi formerais-je le vœu qu'ils réfléchissent en leur âme et conscience. Si seulement une grosse moitié d'entre eux adhérait à l'UPR, notre mouvement bondirait des quelque 1630 adhérents à ce jour à près de 22, 23 ou 24 000 adhérents.

La face politique de la France en serait aussitôt changée, et les médias ne pourraient définitivement plus nous ignorer.

En d'autres termes, chers lecteurs qui venez régulièrement sur cette page parce que vous l'appréciez, mais qui hésitez encore à adhérer, j'attire votre attention sur le fait que le sort de notre pays est dans la main de chacun d'entre vous.


François ASSELINEAU
==============

François Asselineau - Union Populaire Républicaine ‎----
Alain Fedel
Ce que vous dîtes est vrai et chacun d'entre nous (et moi le premier...) peut mesurer à quel point il est difficile de faire changer les gens d'avis.

Cependant, il faut savoir que cette difficulté est tout à fait normale. Elle ne doit surtout pas nous décourager, même s'il arrive à chacun d'entre nous d'être parfois désabusé par l'inertie apparente de nos concitoyens et par l'ampleur de la tâche.

Pourquoi ne faut-ils pas se décourager ?
Pour deux raisons majeures.

----------------------------------------------------------------------
1°) Le déni comme réflexe primaire de défense- protection
----------------------------------------------------------------------
D'une part, parce qu'il est normal - hélas ! - que les gens nous objectent tout ce qu'ils ont vu, lu et entendu depuis leur naissance au sujet des bienfaits innombrables de "L'Europe c'est la paix".

Le lavage de cerveau, la manipulation de l''information, la "médiabolisation" délibérée de tout patriotisme insinuant qu'être contre l'UE équivaudrait à être nostalgique du IIIe Reich, et enfin l'interdiction de tout vrai débat technique et approfondi, tout cela a exercé ses ravages partout : à l'école, à la télévision, à la radio, dans tous les journaux et magazines, dans les discussions au bureau, en famille, etc.

Dès lors, il est on ne peut plus normal que les personnes qui découvrent nos analyses et nos propositions éprouvent un sentiment irréfléchi de vertige, d'incrédulité et d'effroi.

Pensez donc ! Nous leur mettons sous le nez les clés de compréhension cachée de la réalité et nous leur démontrons, même sans le leur dire explicitement, à quel point ils ont été trompés et manipulés depuis 10 ans, 20 ans, 30 ans...

Face à un tel choc, le réflexe naturel de tout esprit humain est de l'éluder.

Comment ? Tout simplement en refusant d'admettre nos informations non conformes, et cela sans aucun souci de raisonnement. C'est une réaction primaire de défense et de protection qui s'appelle le déni.

Le psychanalyste Octave Mannoni avait analysé ce type de réaction dans un article, resté célèbre, publié dans "les Clés pour l'imaginaire", et dont le titre était : "Je sais bien, mais quand même".

Cette réaction à laquelle nous sommes tous confrontés est en effet comparable à celle de l'enfant de 5, 6 ou 7 ans auquel ses parents avouent un jour que le Père Noël n'existe pas. Pour le petit enfant, qui avait cru dur comme fer au Père Noël parce que ses parents, qui sont les êtres auxquels il accorde toute sa confiance, le lui avaient dit, le choc psychologique est souvent très dur. Et nombre d'enfants ont pour première réaction de refuser cette information sous une forme de type : "Je sais bien que le Père Noël n'existe pas... mais quand même il existe".

C'est une réaction exactement analogue à laquelle nous sommes confrontés lorsque nous présentons nos analyses et nos propositions à des nouveaux venus la première fois.

La grande majorité d'entre eux ont du mal à accepter le choc et ils nous répondent en substance : "Je sais bien que l'Europe ne peut pas marcher... mais quand même elle peut marcher".

Ou bien : "Je sais bien que l'Europe fonctionner comme une dictature... mais quand même elle est démocratique".

Ou encore : "Je sais bien que la gauche et la droite font la même politique... mais quand même je vais voter Hollande (ou Sarkozy)".

Etc.

--------------------------------------------------
2°) L'acceptation après le "travail de deuil"
--------------------------------------------------
L'exemple du Père Noël est révélateur : car, même s'ils refusent l'information de sa non-existence dans un premier temps, les petits enfants finissent toujours par reconnaître que le Père Noël, en effet, n'existe pas. Et cela malgré la tristesse qu'ils en éprouvent.

Pour cela, il leur a fallu du temps. Le temps du "travail de deuil" est nécessaire pour admettre qu'il est effectivement absurde de croire au Père Noël, qu'un tel être ne peut pas exister pour de vrai. C'est le passage à ce que l'on appelait "l'âge de raison".

Il en est de même avec les personnes que nous rencontrons. Sauf très rares exceptions, elles ne peuvent psychologiquement pas admettre de but en blanc que l'UPR présente les bonnes analyses et offre les bonnes solutions, et donc qu'elles ont été dupées depuis tant d'années. Il leur faut du temps pour "digérer" cette remise en cause totale de leur vision de la situation.

Mais l'esprit humain est ainsi fait qu'il préfère toujours, au bout du compte, la vérité au mensonge. Or la vérité, une fois découverte, ne laisse pas en paix.

Un enfant auquel on avoue que le Père Noël n'existe pas va certes refuser cette information, mais il va la retenir. Puis il va y penser. Et y repenser. Et il va, plus ou moins vite, se rappeler toute une série de bizarreries qu'il avait notées dans son esprit d'enfant mais qu'il ne comprenait pas :
- pourquoi il ne voyait jamais le Père Noël,
- pourquoi il était interdit de le voir,
- pourquoi il lui avait bien semblé voir des cadeaux cachés dans un placard la veille de Noël,
- etc.
Au bout du processus, il finira par admettre que l'inexistence du Père Noël est la seule clé qui permet de résoudre tous ces mystères.

Il en est de même avec nos concitoyens lorsque nous leur révélons ce qu'est la prétendue "construction européenne". Certes, ils vont rejeter nos analyses en bloc, ils vont les éluder, ils vont ironiser, etc. Mais ensuite, ils vont y repenser. Plus ou moins vite, ils vont se rappeler toute une série de bizarreries qu'ils avaient remarquées mais qu'ils ne comprenaient pas :
- pourquoi la Turquie doit entrer dans l'UE et pas la Russie,
- pourquoi l'euro donne des résultats contraires à toutes les promesses,
- pourquoi ce sont les mêmes prétendus "experts" qui se sont tellement trompés depuis 20 ans et qui sont encore ceux que l'on interroge pour savoir ce qu'il faut faire,
- pourquoi le président Obama exige que les Européens sauvent l'euro et l'UE alors qu'on avait dit aux Français que l'euro servait à concurrencer le dollar et l'UE à faire contrepoids aux Etats-Unis,

Au bout du processus, il finiront par admettre que les analyses de l'UPR sont en effet les seules qui permettent de résoudre tous ces mystères.

-----------------
CONCLUSION
-----------------
Il nous faut donc expliquer encore et encore, et sans relâche, nos analyses et nos propositions, en restant sereins, sans nous fâcher ni nous désespérer.

Car comme nos analyses sont les bonnes, elles finiront par s'imposer tôt ou tard. Une grande partie de ceux qui ricanent de nous aujourd'hui, réfléchiront demain, et se rangeront à nos analyses et à nos propositions après-demain.

Voilà pourquoi il ne faut surtout pas désespérer. L'avenir va nous donner raison.

François ASSELINEAU
[quote]



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MessageLE CANULAR DE « L'ACCORD SURPRISE » DU SOMMET EUROPÉEN:PURE INVENTION MÉDIATIQUE
par g.sandro Sam 30 Juin 2012 - 3:12

Citation :


François Asseléneau - Union Populaire Républicaine
Il y a 34 minutes
LE CANULAR DE « L'ACCORD SURPRISE » DU SOMMET EUROPÉEN ==========================================
PURE INVENTION MÉDIATIQUE, L'ACCORD EST À PEU PRÈS VIDE : LES EUROPÉISTES AUX ABOIS EN SONT RÉDUITS À ANNONCER DES MESURES DÉJÀ PRISES OU DES MESURES QUI POURRAIENT ÊTRE PRISES UN JOUR...
=====================================
Je vais mettre en ligne, au cours de ce week-end, mon analyse sur les différentes "décisions" qui ont été prises lors du dernier Sommet européen. En particulier, je montrerais en quoi la présentation faite par les grands médias français en est totalement fallacieuse.

Cependant, je ne résiste pas au plaisir d'attirer séparément l'attention des lecteurs sur l'énormité du canular qu'a représenté ce Sommet, en prenant un exemple concret.

---------------------------------------------------------------
LE CANULAR DU FUTUR MÉCANISME DE SURVEILLANCE
DES BANQUES
---------------------------------------------------------------
L'une des mesures annoncées, présentées par la presse comme novatrice et essentielle, a été la création d'un mécanisme de surveillance unique des banques de la zone euro, auquel sera associé la Banque centrale européenne. Précisions étant faite que ce dispositif doit être examiné « d'ici la fin 2012 ».

Il s'agit d'une plaisanterie :

- d'une part c'est une "décision" qui ne comporte strictement rien de concret puisque les responsables européens annoncent qu'ils vont se donner encore 6 mois pour définir comment il fonctionnera. Alors que la crise de l'euro dure depuis 2 ans, le fait que les 27 affirment ne pas avoir encore les idées claires sur un mécanisme de surveillance unique des banques au niveau européen est proprement stupéfiant et aurait dû mettre la puce à l'oreille des journalistes et commentateurs.

- d'autre part, et ceci expliquant sans doute cela, si les 27 n'ont pas précisé le dispositif, c'est parce que ce mécanisme de surveillance existe déjà !

En effet, il a déjà été édicté par le règlement (UE) n° 1092/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010
« relatif à la surveillance macroprudentielle du système financier dans l’Union européenne et instituant un Comité européen du risque systémique. »

Ce règlement institue le Comité européen du risque systémique (CERS) et fait partie de l’ensemble de mesures mises en place pour réformer le système européen de surveillance financière (SESF). Il a créé trois autorités de surveillance des activités financières, qui ont commencé leurs travaux le 1er janvier 2011, voici donc un an et demi :

=> a)- l’Autorité bancaire européenne (ABE en français ou European Banking en anglais) ;

=> b)- l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles ;

=> c)- l’Autorité européenne des valeurs mobilières.

Ce «paquet» réforme également la législation existante en matière financière avec la directive dite « Omnibus » et inclut également le règlement instaurant de nouvelles missions à la BCE.

La surveillance du système financier de l’Union européenne (UE) s'est vu en outre renforcée par:
- le comité mixte des autorités européennes de surveillance;
- les autorités compétentes ou de surveillance des États membres.

[source : http://europa.eu/legislation_summaries/internal_market/single_market_services/financial_services_general_framework/mi0068_fr.htm

---------------------------------------------------
MICHEL BARNIER : LE COMBLE DU RIDICULE
---------------------------------------------------
Le dispositif que je viens de rappeler avait d'ailleurs fait l'objet, le 1er janvier 2011, d'un tintamarre médiatique, les européistes exposant à qui voulait les entendre que l'UE se dotait enfin d'une supervision des banques et des marchés financiers à la pointe de ce qui se faisait.

Pour bien mesurer le ridicule de la situation, j'invite tous les lecteurs à aller regarder la vidéo en ligne de Michel Barnier sur la page d'accueil de l’Autorité bancaire européenne (ABE en français ou European Banking en anglais).

Sur cette vidéo, Michel Barnier, qui est le seul Commissaire européen de nationalité française et qui est chargé de la régulation financière, présente, le 1er janvier 2011, en quoi l'Europe se dote d'organismes de supervision performants.

Voici le verbatim de ce morceau d'anthologie :

------------------------------------------------------------------
DÉCLARATION DE MICHEL BARNIER DU 1er JANVIER 2011
------------------------------------------------------------------

« Chers concitoyens européens [sic],
Mesdames et Messieurs,

Le 1er janvier 2011 marque un tournant pour le secteur financier européen. C'est en effet à cette date qu’entrent en fonctions les trois nouvelles autorités européennes de supervision, pour les banques, pour les marchés financiers, et pour les assurances et retraites professionnelles, ainsi que le Conseil Européen du Risque Systémique.

Et ainsi, nous disposons donc, à présent, des écrans radar et de la Tour de contrôle qui nous faisaient défaut avant la crise.

Cette crise, elle a bien montré les limites d’une surveillance financière principalement nationale, trop cloisonnée, souvent marquée par un défaut de coordination face à des institutions financières qui sont, elles, largement transnationales.

Notre réponse n’est pas de transférer le contrôle des entreprises financières au niveau de l’Union européenne, mais de créer un réseau d’autorités où les instances nationales exercent une surveillance des institutions au quotidien, et où les autorités européennes, elles, sont chargées de la coordination, du suivi et éventuellement de l’arbitrage entre les autorités nationales, tout en contribuant à harmoniser les règles techniques qu'elles doivent appliquer

En même temps, le Conseil européen du risque systémique, lui, assurera la surveillance du système financier dans son ensemble, afin d’identifier ce qui pourrait contribuer au développement d’une nouvelle crise, à tous les risques qui peuvent se produire.

Ce conseil travaillera en coordination étroite, lui aussi, avec les nouvelles autorités européennes.

Voilà, cette architecture européenne de supervision financière est au cœur des réformes qui sont en cours. Les autorités auront notamment dans leur champ de compétences les agences de notation, les hedge funds, les produits dérivés, ou encore les tests de résistance bancaire.

Mesdames et Messieurs, avec cette réforme, l’Europe tient les engagements qu’elle a pris avec les autres régions du monde dans le cadre du G20. Elle montre qu’à des défis sans précédent, après une crise d’une grande violence, elle veut et elle sait apporter des réponses ambitieuses, concrètes et novatrices.

Avec les autres réformes qui sont déjà réalisées, avec celles que nous réaliserons et qui sont actuellement en discussion, nous bâtissons ainsi pierre par pierre un cadre qui devrait assurer, je le pense, un système financier plus sûr, plus stable et plus sain.

Je souhaite très sincèrement aux nouvelles autorités européennes, à toutes leurs équipes pour la supervision, un avenir plein de succès, de réussites. Et naturellement, au nom de la Commission européenne, je suis prêt à prendre ma part dans ce travail.»

Michel Barnier
[source : http://www.eba.europa.eu/Aboutus.aspx]

-------------------------------------------------

Cette vidéo prend tout son sel lorsque l'on sait que les 18 mois écoulés depuis lors ont été marqués par une aggravation désastreuse de la crise financière dans toute la zone euro.

Et cette vidéo révèle le caractère ubuesque de la situation lorsque l'on apprend que l'une des principales "percées" du sommet européen du 29 juin 2012 aurait été l'annonce d'un futur mécanisme de supervision !

Décidément, les européistes ne savent plus quoi faire et en sont réduits à des pitreries lamentables pour tenter de faire du neuf avec du vieux. Même la Pravda de la grande époque était, je le pense, plus subtile.

Complètement déconnectés de la réalité politique, économique et sociale explosive, ces irresponsables sombrent dans une dérive intellectuelle et morale inquiétante puisqu'ils croient donner le change en prenant ouvertement les peuples pour des imbéciles.

François ASSELINEAU
==============
Post scriptum : La photo est une saisie d'écran de la page d'accueil de l’Autorité bancaire européenne (ABE en français ou European Banking en anglais) sur laquelle figure la vidéo de Michel Barnier du 1er janvier 2011.

Je conseille de faire circuler cette vidéo au maximum car elle révèle mieux que de longues analyses à quel point les dirigeants européistes se payent notre tête.

Je conseille aussi d'en faire une copie. On ne sait jamais...
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151063761702612&set=a.393974702611.173278.367713397611&type=1

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13 personnes aiment ça.
Nad Hupper Va y avoir un sacré travail pour convaincre en France... un sacerdoce ! voir les tableaux de l'étude : http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_fiche/1155/fichier_les_europeens_et_la_crise_de_leuro53fc4.pdf
http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_fiche/1155/fichier_les_europeens_et_la_crise_de_leuro53fc4.pd
www.bva.fr
Il y a 22 minutes · J’aime
François Asselineau - Union Populaire Républicaine ‎-----
Je ne crois pas un instant à la fiabilité de ce sondage
.



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MessagePuçage RFID, NON, ce n'était pas de la "parano conspirationniste", c'est parti là
par g.sandro Sam 30 Juin 2012 - 18:24

Puçage RFID, NON, ce n'était pas de la "parano conspirationniste", c'est parti là==> campagne publicitaire

http://vimeo.com/44261058



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MessageL'avion €uropéen?AIRBUS ? LOL! IT'S A PLANE MADE IN USA !
par g.sandro Mar 3 Juil 2012 - 1:25

Citation :
AIRBUS ? IT'S A PLANE MADE IN USA ! ======
APRÈS SON USINE D'ASSEMBLAGE D'A-319 ET A-320 OUVERTE EN 2009 EN CHINE (Tianjin), AIRBUS DÉCIDE D'OUVRIR UNE PREMIÈRE USINE D'ASSEMBLAGE D'A-320 AUX ÉTATS-UNIS
=======================================
Ce 2 juillet 2012, Airbus vient d'annoncer l'ouverture prochaine de sa première usine d'assemblage aux États-Unis, une mesure présentée comme symbolique et importante dans la compétition que se livrent le constructeur aéronautique européen et Boeing.

Airbus a précisé dans un communiqué que ce site de production, dont la construction devrait commencer durant l'été 2013 à Mobile, dans l'Etat d'Alabama (sud des États-Unis), sera "dédié à l'assemblage et à la livraison des appareils de la famille A320". Il représente un investissement de 500 millions d'euros.

L'assemblage des avions devrait débuter en 2015, et les premières livraisons depuis le site de Mobile devraient avoir lieu en 2016. Airbus prévoit une production de 40 à 50 appareils par an d'ici 2018 dans ces installations.

Robert Bentley, gouverneur républicain de l'Alabama et ancien commandant de l'US Air Force, s'est félicité que cette usine devrait employer à terme environ 1.000 personnes.

--------------------------------------------------------------
LES CONSÉQUENCES DE LA CHERTÉ DE L'EURO
ET DE LA NÉCESSITÉ DE TRANSFÉRER
DE LA VALEUR AJOUTÉE AUX PAYS ACHETEURS
--------------------------------------------------------------
Cette information est l'occasion de rappeler qu'Airbus a dû lancer, à partir de 2007, un plan drastique de restructuration baptisé "Power8".

Étalé sur les 4 ans 2007- 2011, ce plan visait à remédier à la cherté de l'euro par rapport au dollar américain, qui rendait les éléments de l'appareil fabriqués en zone euro beaucoup trop chers par rapport à ceux fabriqués en zone dollar (dont la majeure partie des éléments des Boeings).

Ce plan "Power8" a ainsi conduit à la suppression de 10.000 emplois chez Airbus et la cession de trois de ses sites.

Il a notamment concerné la suppression, de 2007 à 2011 :
- de 4.300 emplois en France (dont 3.200 à Airbus France et 1.100 au siège toulousain de l'avionneur),
- 3.700 en Allemagne,
- 1.600 en Grande-Bretagne,
- et -400 en Espagne.

La cherté du taux de change de l'euro a été un élément décisif de cette stratégie mais il n'a pas été le seul. Il s'y est ajouté la nécessité de prendre une "couleur locale", en transférant une part du savoir-faire et de la valeur ajoutée sur les principaux marchés acheteurs du monde, afin de garder des parts de marché.

-------------------------------------------------------------
LA FORTE MONTÉE EN PUISSANCE D'AIRBUS CHINA
-------------------------------------------------------------
C'est dans ce double objectif de minimiser la part de fabrication en euro, et aussi de se rapprocher de ses clients, qu'Airbus s'était résolu, à la même époque, à ouvrir une usine d'assemblage en Chine (à Tianjin). Cette usine d'Airbus Tianjin est une co-entreprise ("joint-venture" en anglais) tripartite entre Airbus, la "Tianjin Free Trade Zone" et la "China Aviation Industry Corporation". Actuellement, Airbus Tianjin assemble les modèles A-319 et A-320.

Le premier avion Airbus A-320 assemblé dans cette usine chinoise a été délivré à la compagnie régionale Sichuan Airlines en juin 2009 et le rythme de fabrication la première année s'est monté à 10 appareils en 1 an.

Depuis lors, la cadence de fabrication a fortement augmenté puisque le rythme de départ (1 avion fabriqué toutes les 5 semaines) a été à peu près multiplié par 10 (1 avion fabriqué tous les 3,5 jours).

D'ici fin 2012, le nombre total des avions A320 assemblés par Airbus China sur la ligne d'assemblage final de la famille A320 dans l'usine de Tianjin devrait ainsi dépasser les 100 dans l'année.

On imagine à ce rythme ce que sera devenue la cadence de production d'Airbus China à la fin de la décennie.

----------------------------------------------------------------------
AIRBUS N'EST PAS, ET N'A JAMAIS ÉTÉ,
UN « AVION EUROPÉEN ». C'EST UN AVION INTERNATIONAL.
----------------------------------------------------------------------
Interrogé sur les raisons pour lesquelles Airbus s'était finalement décidé à construire aussi une usine d'assemblage aux États-Unis, le PDG d'Airbus Fabrice Brégier a précisé :

« Cet investissement va nous permettre d'être vraiment considéré comme Américains. Acheter un Airbus finira par créer plus d'emplois aux États-Unis qu'acheter un Boeing. Boeing n'a eu de cesse de mener une politique de délocalisation en dehors des États-Unis. Au contraire, Airbus crée des emplois aux États-Unis. »

Le PDG d'Airbus révèle ainsi ce que je ne cesse d'expliquer dans plusieurs de mes conférences, à savoir qu'Airbus n'est pas, et n'a d'ailleurs jamais été, un avion « européen ». La propagande européiste sur le sujet est, là comme ailleurs, un mensonge éhonté.

Depuis les origines, Airbus a été conçu comme une coopération internationale. Elle n'a jamais eu le moindre rapport, ni de près ni de loin, avec la prétendue « construction européenne ».

La Commission européenne, le Parlement européen, la Banque Centrale Européenne, les Conseils européens Tartemuche et les Comités européens Barbemolle en ont été fort heureusement tenus, fermement et totalement, à l'écart.

Airbus est resté le fruit d'une coopération entre des États et des entreprises, sans considération de leur appartenance géographique : certains sont situés en Europe, d'autres en Asie ou en Amérique, tandis que des États ou des entreprises de la CEE, devenue UE, en ont toujours été exclus.

Par exemple, 14 des 27 États membres de l’Union européenne (soit plus de la moitié) ne jouent pas le moindre rôle dans la construction du super gros-porteur A-380 et n'ont aucune entreprise qui y participe (Portugal, Hongrie, Chypre, Irlande, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Danemark, Luxembourg, Lettonie, Estonie, Lituanie, Slovaquie, Malte) ; en revanche, le Japon, la Chine, le Canada, la Malaisie, la Corée du sud, l'Australie et le Mexique y réalisent des pièces essentielles, tandis que les États-Unis, avec une part de fabrication pouvant aller jusqu'à 38% de la totalité de l'appareil, sont le premier pays fabricant de l'A-380.

--------------------------------------------------------------------------
LA CONFUSION MENSONGÈRE DE LA PROPAGANDE EUROPÉISTE
--------------------------------------------------------------------------
L'annonce de l'ouverture d'une usine de montage d'Airbus aux États-Unis est regrettable en termes d'emplois et de production industrielle en France et en Europe.

Même si elle était sans doute inévitable à terme pour gagner des parts de marché aux États-Unis, qui restent le premier marché aéronautique du monde avec la Chine, il est certain que la décision a été hâtée par la cherté de l'euro et par la dépression économique lancinante du Vieux Continent.

Quoi qu'il en soit, cette information permet de mettre une nouvelle fois en pleine lumière le mensonge des propagandistes de la construction européenne, qui confondent délibérément deux choses :
- le principe des coopérations internationales d'une part,
- et celui de l'intégration supranationale.

Or il s'agit de choses radicalement différentes et opposées.
C'est en mettant un coup de projecteur sur ces différences que l'on peut comprendre pourquoi la construction européenne est et restera toujours une erreur fondamentale.

----------------------------------------------------------------
L'UPR DIT OUI AUX COOPÉRATIONS INTERNATIONALES,
TOUS AZIMUTS, SUR DES SUJETS D'INTÉRÊT COMMUN.
----------------------------------------------------------------
Les coopérations internationales sont devenues inévitables pour les grands projets industriels. Elles résultent de l'ampleur des coûts de développement, de la nécessité de rassembler des matières premières, des savoir-faire et des talents venus du monde entier.

On peut citer comme illustrations de coopérations internationales les exemples d'Airbus, de la fusée Ariane, du Tunnel sous la Manche, de la Coopération industrielle automobile franco-chinoise, de la fusion Renault-Nissan, etc., etc.

L'UPR applaudit des deux mains à ces coopérations internationales car elles ont deux mérites essentiels :

- d'une part, elles rassemblent les hommes de bonne volonté, d'Europe, d'Amérique, d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie, sans considération oiseuse d'appartenance ethnique ou géographique. Elles sont donc généralement un facteur de progrès, d'ouverture sur les cultures du monde et de paix planétaire.

- d'autre part, elles donnent le plus souvent d'excellents résultats car tous les acteurs tirent dans le même sens, puisqu'ils ont tous intérêt à ce que l'objet final de la coopération réussisse.

----------------------------------------------------------------------
L'UPR DIT NON AU PROJET IDÉOLOGIQUE D'INTÉGRATION
SUPRANATIONALE EUROPÉEN, POUR LES RAISONS INVERSES.
----------------------------------------------------------------------
En revanche, l'UPR condamne le projet d'intégration supranationale européen de façon parfaitement logique puisqu'il présente les caractéristiques exactement inverses :

- d'une part, la construction européenne prétend rassembler les hommes sur la base, ô combien suspecte, de l'appartenance commune à une convention géographique baptisée "continent européen".

Fatalement destinée fatalement à séparer les "pays serviettes" (les pays de l'Europe moins la Russie) des "pays torchons" (le reste du monde) - c'est son objet même ! -, la construction européenne ne peut être, au bout du compte, qu'un facteur de régression sur un pré-carré artificiel, un réflexe de fermeture sur le monde, une menace pour la paix.

- d'autre part, l'expérience a prouvé qu'elle ne donne que des échecs, sinon des catastrophes.
Ce résultat est parfaitement logique, puisque tous les acteurs, qui n'ont été réunis facticement que sur la base d'une appartenance géographique, tirent dans des sens différents en fonction de leurs intérêts propres.
On peut citer comme illustrations de ces blocages ou de ces catastrophes en chaîne les exemples de :
- la Politique commerciale commune de l'UE à l’OMC,
- les délocalisations industrielles à l’Est,
- la crise continuelle de l’euro,
- les déchirements constants sur le budget de l’UE,
- les contradictions irréductibles sur le projet Galileo,
- les oppositions terribles sur la guerre en Irak,
- les conflits sur les OGM,
- les conflits sur la politique de la pêche,
- les conflits sur la politique agricole,
- les conflits sur la politique migratoire,
- les conflits sur l'Espace Schengen,
- les différences d'optique sur la politique des retraites,
- les oppositions sur la politique des services publics,
- etc., etc.

---------------------------------------------------------------
CONCLUSION : EN FINIR AVEC L'ERREUR EUROPÉISTE
---------------------------------------------------------------
Si l'on y réfléchit bien, depuis 55 ans qu'a été signé le traité de Rome, la construction européenne n'a abouti à... RIEN.

Depuis 55 ans, il n'y a pas un seul exemple de réussite industrielle qui soit le fruit de l'action de la Commission européenne, ou de la "construction européenne", et cela que ce soit à 6, 9, 10, 12, 15, 25 ou 27.

Ce néant abyssal résulte du fait que la construction européenne repose dès le départ sur une erreur de principe : puisqu'elle obéit à un objectif supranational absurde imposé par Washington, elle postule qu'il y a des intérêts communs là où il n'y en a aucun, et elle prétend fusionner tous les intérêts des pays du continent européen, contre tous ceux du reste du monde, alors que les intérêts vrais de chacun s'y opposent.

S'agissant d'Airbus, par exemple, le seul "apport" de la construction européenne aura été de nuire profondément à l'avionneur, du fait de la cherté du taux de change de la monnaie commune européenne. Point.

Décidément, il est grand temps, en matière industrielle comme dans les toutes autres, de faire sortir la France de l'erreur européiste.

François ASSELINEAU
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MessageLa Finlande annonce officiellement qu'elle préfère sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres
par g.sandro Sam 7 Juil 2012 - 1:16

Pour le cas où vous auriez raté le post de Marie dans une autre file, je ne résiste pas à cop/coller l'article dans cette file dédiée; c'est énorme, contrebalancez l'omerta en diffusant cette info et l'analyse qui la décrypte au max et partout. C'est excellent et il convient de prendre la mesure de cet évènement exceptionnel qui aura sa place dans les manuels d'histoire de nos enfants et petits enfants... enfin...si les manuels d'histoire subsistent à l'âge des ténèbres que l'aveuglement collectif persistant ne permet plus d'exclure... bonnet d'âne


tchin chappo chappo chappo chappo

Citation :

La Finlande annonce officiellement qu'elle préfère sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres

Publié le 6 juillet 2012 dans Facebook Commenter cet article
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La Finlande annonce officiellement qu’elle préfère sortir de l’euro plutôt que de payer les dettes des autres

NOUVEAU COUP DE THÉÂTRE SUR L’EURO-TITANI
C !
Le bobard de « l’Apocalypse en cas de sortie de l’euro » s’effondre.


Mme Jutta Urpilainen, ministre finlandaise des finances
Par une déclaration fracassante – qui sera probablement cachée elle aussi à nos compatriotes par les médias à la botte des « euro-fascistes » -, la ministre finlandaise des Finances en personne, Mme Jutta Urpilainen, vient d’annoncer ce matin, dans le quotidien financier Kauppalehti, que :

« La Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne ».

Et elle enfonce le clou :

« La responsabilité collective pour les dettes (…) et les risques d’autres pays n’est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n’importe quelles conditions ».

La Finlande, qui est l’un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d’une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.

À LA DIFFÉRENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LE GOUVERNEMENT FINLANDAIS DÉFEND LES INTÉRÊTS DU PEUPLE FINLANDAIS FACE AU DÉLIRE EUROPÉISTE


Ce n’est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre les intérêts… du peuple qui l’a élu !

Vu de France, cela paraît incroyable, non ?

Ce petit pays de 6 millions d’habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser les dettes d’autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

1°) L’obtention de gages de la Grèce pour s’assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d’Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d’aide à la Grèce l’an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

Comment ? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu’ils prêtent de grosses sommes d’argent et qu’ils appellent une « sûreté réelle » : c’est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref : un gage sur un actif réel, qui permet d’être sûr d’être remboursé si l’emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d’obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d’ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l’Espagne et à l’Italie au dernier sommet européen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l’omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l’Espagne et l’Italie émettent des « obligations sécurisées » plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu’il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à la même logique que celle que j’ai déjà décrite : pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l’Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques ?

Pour bien comprendre la position d’Helsinki, il suffit d’imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres…

La Finlande est dans la situation du gardien : elles est d’accord pour prêter de l’argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n’a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (et « Goldman Sachs boy ») a refusé immédiatement cette proposition finlandaise : le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d’art pour lui.

Est-il besoin de le préciser ? Notre « socialiste » François Hollande a volé au secours…. du châtelain.

http://www.romandie.com/news/n/_Zone_euro_Helsinki_propose_des_obligations_
securisees_pour_les_pays_fragiles96280620122005.asp



3°) La Finlande a annoncé qu’elle bloquera l’utilisation étendue du futur MES, qui avait été présentée comme un changement et un triomphe des « pays du sud » dernier sommet européen

Le Premier ministre finlandais a annoncé, voici quatre jours (le 2 juillet 2012), que la Finlande empêchera le Mécanisme européen de stabilité (MES) d’acheter des obligations sur le marché secondaire, ce qui bloquera la mesure très hypothétique annoncée comme un triomphe lors du dernier sommet européen.

Car une telle décision requiert l’unanimité des membres de la zone euro, ce qui ne sera pas le cas.

Rendant compte du sommet de Bruxelles la semaine dernière, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a en effet lancé cette bombe au Parlement d’Helsinki (sans que les grands médias français, là encore, n’en parlent à nos compatriotes) :

« À l’avenir, l’unanimité est nécessaire pour décider de tels achats et il semble que cette unanimité ne soit pas possible en raison de l’opposition néerlandaise et finlandaise ».

Un porte-parole du chef du gouvernement finlandais, Pasi Rajala, a ensuite précisé à l’AFP qu’Helsinki considérait que « faire des achats sur le marché secondaire n’avait aucun sens ».

http://www.romandie.com/news/n/UEHelsinki_veut_empecher_le_MES_d_acheter_des
_bonds_sur_le_marche_secondaire79020720121601.asp


M. Jyrki Katainen, Premier ministre finlandais
4°) L’obtention de gages de l’Espagne pour s’assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Enfin, hier 5 juillet 2012, la Finlande a annoncé l’ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l’Espagne pour l’obtention du même type de garanties qu’avec la Grèce en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

Là encore, le gouvernement finlandais protège les intérêts du peuple finlandais, à la différence du gouvernement français, qui, se refusant de faire la même demande d’obtention de gages auprès de Madrid, accepte donc le principe que les contribuables payent des dizaines de milliards d’euros pour sauver les banques espagnoles !

LA MINISTRE FINLANDAISE DES FINANCES EST LA PRÉSIDENTE DU SDP, QUI EST UN PARTI FRÈRE DU PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS PUISQU’ILS APPARTIENNENT TOUS DEUX AU PSE (PARTI SOCIALISTE EUROPÉEN)

Cette déclaration de la ministre finlandaise des finances est d’autant plus embarrassante pour nos médias à la botte que cette femme politique intègre ne rentre pas dans les clichés de la propagande des euro-fascistes qui terrorisent les peuples par l’intimidation constante et par la diabolisation de toute idée de sortir de l’UE et de l’euro.

Mme Jutta Urpilainen, qui est une jeune ministre (37 ans), à peine plus jeune que le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen (40 ans), n’est en effet :

- ni une « populiste »,
- ni une « souverainiste »,
- ni une folle,
- ni une raciste,
- ni une xénophobe,
- ni une antisémite,
- ni une nostalgique du IIIe Reich,
- ni une personnalité d’extrême-droite,
- etc.

Non. C’est la présidente du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).

Lequel est membre du « Parti socialiste européen (PSE) », parti politique au Parlement européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe, et notamment le Parti socialiste français. (Son groupe politique est le deuxième en taille au Parlement européen après les élections de 2004 et de 2009).

Par solidarité « socialiste » et parce qu’ils appartiennent au même parti européen PSE, le gouvernement socialiste français va-t-il approuver les déclarations de Mme Jutta Urpilainen ou la traîner dans la boue ?

Plus sûrement les instructions vont-elles être données pour organiser le verrouillage médiatique sur cette déclaration, afin que les Français soient tenus comme toujours dans l’ignorance de ce qui se passe.

CONCLUSION : UN GRAND PAS DE PLUS VERS LA DÉSINTÉGRATION DE LA MONNAIE EUROPÉENNE

La déclaration fracassante de la ministre finlandaise des Finances constitue un événement historique car c’est la toute première fois qu’un ministre des finances en exercice de la zone euro :

- annonce que son pays envisage de sortir de l’euro,
- et révèle que la sortie de l’euro est synonyme de sauvetage et non pas d’Apocalypse.

Ainsi, peu à peu, la vérité finit par s’imposer : ce sont les analyses de l’UPR, constamment identiques depuis la création de notre mouvement il y a 5 ans et 3 mois, qui sont les bonnes.

Tous nos adhérents peuvent ainsi se réjouir de constater qu’en dépit de tous les obstacles qui nous sont opposés par les européistes, les événements vont conduire de plus en plus, et inexorablement, notre mouvement sur le devant de la scène.

François ASSELINEAU


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MessageLA PROPAGANDE EUROPÉISTE NE PREND PLUS : LES EFFETS « EUPHORISANTS » DU PRÉTENDU « SUCCÈS » DU SOMMET EUROPÉEN DU 29 JUIN ONT DÉJÀ DISPARU. LA SITUATION CONTINUE DE S'AGGRAVER.
par g.sandro Sam 7 Juil 2012 - 16:06

Citation :


François Asselineau - Union Populaire Républicaine
il y a 15 heures
==== LA PROPAGANDE EUROPÉISTE NE PREND PLUS ====
LES EFFETS « EUPHORISANTS » DU PRÉTENDU « SUCCÈS »
DU SOMMET EUROPÉEN DU 29 JUIN ONT DÉJÀ DISPARU.
LA SITUATION CONTINUE DE S'AGGRAVER.
=======================================
Le fameux « sommet européen de la dernière chance » du 29 juin 2012 n’a fait illusion que 2 jours.

Dès que les investisseurs internationaux ont compris que, malgré les mensonges éhontés de la presse des larbins (de type TF1 ou "Le Monde" en France), aucune décision réelle n'avait été prise (et ne pouvait être prise), les craintes sur l'état de délabrement de la situation espagnole et italienne ont repris le dessus.

En conséquence, les taux de refinancement de l’Espagne et de l’Italie exigés par les marchés financiers ont recommencé à exploser.

Ce graphique retrace l'évolution des taux des obligations à 10 ans sur l'Espagne et sur l'Italie au cours de la semaine.
[sources : http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND
et http://www.bloomberg.com/quote/GBTPGR10:IND]

-------------------
COMMENTAIRES
--------------------
Ces taux sont de nouveau intolérables pour l'Espagne et l'Italie. La situation nécessiterait donc des mesures très urgentes mais il n'y a rien en vue. En particulier, le MES - actuellement examiné par le Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe - n'est pas prêt de fonctionner puisque, même si la Cour constitutionnelle allemande l'approuvait, il n'entrera pas en service au mieux avant 2013.

Il ne règlerait d'ailleurs rien du tout puisqu'il ne s'agit au fond que d'un tour de passe-passe qui consisterait à faire financer les dettes des banques espagnoles par de nouvelles dettes auprès des contribuables de la zone euro. Ce qui ne ferait de toute façon que repousser et aggraver les échéances, en élargissant le problème à toute l'Europe.

On a vu, ce vendredi 6 juillet, que les gouvernements de la Finlande et des Pays Bas sont d'ores et déjà résolus à ne pas laisser ruiner leurs peuples pour cette folie.

Et le gouvernement allemand, qui examine le désastre de très près, ne le laissera pas ruiner le peuple allemand.

Parmi les grands pays d'Europe encore solvables, seule la France semble résolue à accepter de bon cœur de ruiner son peuple.
Il est vrai que le quidam qui a été installé à l'Élysée par les forces qui verrouillent les médias n'a rien à leur refuser.

----------------
CONCLUSION
----------------
Ce week-end, il faudrait organiser le 20ème « sommet européen de la dernière chance » pour tenter de retarder encore un peu l'heure de vérité qui arrive.

Mais la propagande ne prend plus. C'est bien le Titanic « ZONE EURO » qui est en train de couler.

La seule question est : combien reste-t-il encore de mois, de semaines, ou de jours avant qu'un premier pays annonce brutalement sa sortie ?

FA
==

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Urluberlu Neuf ‎"est-ce vraiment le cas" ? On pourrait se dire, demandons-leurs ? Si l'on ne trouve pas choquant de voir un traité rejeté à 55% par le peuple passer par voie parlementaire, alors on ne peut pas être choqué de voir la Finlande décider de sortir de l'UE par voie parlementaire. Une majorité au parlement suffit donc.
Il y a environ une heure · 2
Thérèse Lamov Non, le MES ne réglera rien du tout puisque d'une part, ses moyens sont limités (les Etats ne pourront pas l'alimenter ad vitam aeternam sans creuser davantage leur dette) et d'autre part, il y a la grande inconnue du taux auquel il pourra emprunter sur les marchés sachant que c'est un fonds d'aide aux Etats et banques en grandes difficultés.

Tout le monde a pu constater avec la crise des subprimes que diluer le risque ne l'écartait pas, mais en masquait les signaux d'alerte, contribuant à terme à l'amplifier de façon systémique.
Avec cette mutualisation des dettes public/privé, on est en train d'organiser une crise de la même essence. On espère que les investisseurs auront oublié la précédente et on nie sans vergogne la nature insolvable des Etats et des banques surendettés dans un modèle économique et monétaire qui n'offre aucune voie de rémission possible.

Partout, des voix s'élèvent en Europe et ailleurs pour alarmer de la situation catastrophique de la zone euro et de l'irresponsabilité des dirigeants à poursuivre dans cette voie clairement dogmatique. Mais c'est peine perdue, les européistes indécrottables vocifèrent leur haine de ceux qui pensent autrement, allant jusqu'à les traiter de nationalistes. On marche sur la tête !




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MessageALERTE ROUGE LE CONSEIL DES EXPERTS ÉCONOMIQUES DU GOUVERNEMENT ALLEMAND ÉVOQUE POUR LA 1ère FOIS LE RISQUE D'« UNE CRISE SYSTÉMIQUE, QUI MENACE LA SURVIE DE LA MONNAIE COMMUNE ET LA STABILITÉ ÉCONOMIQUE DE L'ALLEMAGNE. »
par g.sandro Sam 7 Juil 2012 - 23:56

Citation :
ALERTE ROUGE
LE CONSEIL DES EXPERTS ÉCONOMIQUES DU GOUVERNEMENT ALLEMAND ÉVOQUE POUR LA PREMIÈRE FOIS LE RISQUE D'« UNE CRISE SYSTÉMIQUE, QUI MENACE LA SURVIE DE LA MONNAIE COMMUNE ET LA STABILITÉ ÉCONOMIQUE DE L'ALLEMAGNE. »

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
======================================
Le Conseil des experts économiques du gouvernement allemand
("Sachverständigenrat zur Begutachtung der gesamtwirtschaftlichen Entwicklung" en allemand, dont la traduction littérale est "Conseil des experts pour l'évaluation du développement économique") est un organisme constitué de 5 économistes allemands qui été créé en 1963 dans le but de conseiller le Gouvernement fédéral et le Parlement allemands, sur l'ensemble des questions économiques.

--------------------------------------------------------------------
5 ÉCONOMISTES PARMI LES PLUS RÉPUTÉS D'ALLEMAGNE
--------------------------------------------------------------------
Ses cinq membres, choisis parmi les économistes les plus réputés d'Allemagne, sont proposés à la nomination par le Gouvernement fédéral. Ils sont officiellement nommés par le président de la République Fédérale d'Allemagne.

Actuellement, les 5 économistes membres du Conseil sont (en allant de gauche à droite sur la photo):

1)- Wolfgang Franz : ancien professeur dans les Universités de Mayence, Stuttgart et Constance, ancien président du Centre de recherche économique européenne (ZEW) de Mannheim et professeur d'économie à l'Université de Mannheim.

2)- Lars P. Feld : ancien professeur à l'Université de Heidelberg et au Centre pour la Recherche économique européenne de Mannheim, il est décrit comme un farouche opposant de la dette publique et aux politiques budgétaires expansionnistes. Il estime également qu'il devrait y avoir un "droit de l'insolvabilité" et a beaucoup étudié les liens entre économie et démocratie. Il juge que les citoyens devraient être interrogés par référendum national sur les questions importantes, telles que l'avenir de l'euro.

3)- Peter Bofinger : ancien professeur dans les Universités de Kaiserslautern, de Constance et de Würzburg, il est réputé pour être le seul économiste keynésien de l'actuel Conseil.

4)- Christoph M. Schmidt : président de l'Institut rhénan-westphalien pour la recherche économique, ancien professeur d'économétrie à l'Université de Heidelberg, puis à l'Université Ruhr de Bochum, il poursuit des recherches en économétrie appliquée, sur le travail et sur les questions démographiques.

5)- Claudia-Maria Buch : professeur d’économie à l’université de Tübingen, ancienne directrice de l'Institut de recherche de Kiel sur les marchés financiers, et professeur de recherche du Centre de recherche économique européenne à Mannheim.


--------------------------------------------------------------------
LES DOCUMENTS DU CONSEIL DES EXPERTS SONT
TRÈS INFLUENTS AUPRÈS DES MÉDIAS ET DES DIRIGEANTS
ET LES MOTS UTILISÉS SONT CHOISIS AVEC UN GRAND SOIN
--------------------------------------------------------------------

Chaque année, le Conseil prépare un rapport annuel publié aux alentours du 15 novembre.

Le rapport ne reste jamais sans suite car le Gouvernement doit publier, huit semaines au plus tard après la publication dudit rapport, les observations et les commentaires que celui-ci lui inspire.

Le Conseil réalise aussi, au cas par cas, des rapports à la demande du Chancelier.

Le Conseil des experts économiques est également très attentivement écouté par les médias allemands, qui le qualifient dans le grand public comme regroupant les « Cinq Sages de l'économie allemande ».

Du fait de leur retentissement et de leur caractère officiel, les documents que publie le Conseil des experts économiques du gouvernement allemand sont rédigés avec un très grand soin : le choix de mots est extrêmement précis, et rien n'y est laissé au hasard.

A fortiori lorsque le sujet retient l'attention de tous les experts de l'Allemagne, de l'Europe et du monde entier.


--------------------------------------------------------------------
LE DOCUMENT REMIS PAR LE CONSEIL DES EXPERTS
LE 6 JUILLET 2012 COMPORTE DES AVERTISSEMENTS
SANS PRÉCÉDENT DANS SON HISTOIRE
--------------------------------------------------------------------
Le Conseil des experts économiques a publié, hier vendredi 6 juillet 2012, un rapport sur la zone euro qui constitue un événement historique.

Sauf erreur de ma part, c'est la première fois depuis que ce Conseil des experts a été créé, il y a un demi-siècle, que le rapport qu'il émet évoque sans détours, et en première phrase du communiqué remis à la presse :

1)- l'existence d'une « crise systémique » spécifique à la zone euro.

2)- le risque que cette « crise systémique » ne « menace la survie de la monnaie commune » européenne.

3)- plus grave encore, le risque que cette « crise systémique » ne « menace la stabilité économique de l'Allemagne ».

Cette dernière formule a de quoi faire particulièrement froid dans le dos du peuple allemand. Car une telle évocation, sans précédent depuis 1945, renvoie immanquablement au désastre de 1923, qui avait tué le Reichsmark et qui avait ébranlé jusque dans ses fondements la République de Weimar.

------

Par ailleurs, le communiqué de presse, dont je donne le texte en allemand ci-dessous (et la traduction en français que j'en ai faite), comporte 4 autres "bombes" extraordinaires :

a- Pas de MES pour les banques dans un avenir prévisible
-------------------------------------------------------------------
Le Conseil des experts affirme que « les conditions qui sont prévues pour une attribution directe d'une subvention du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) pour les banques ne seront pas atteints dans un avenir prévisible. »

En d'autres termes, le fameux Sommet du 29 juin qui avait prétendument "fait plier Mme Merkel" (dixit le journal Le Monde) est vidé de contenu.


b - Un doute global sur la fiabilité des comptes des pays du sud
-------------------------------------------------------------------------
Le Conseil des experts résume ce doute d'une façon assassine :
« Il faut s'assurer que la reddition des comptes et les contrôles coïncident. »

En d'autres termes, la méfiance allemande vis-à-vis du sérieux des pays surnommés de « Club Med » par les Allemands (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce) n'est pas prête de disparaître !


c - Un regard lucide sur les réformes demandées aux pays du sud : elles ont « jusqu'à présent échoué »
------------------------------------------------------------------------
Loin de faire semblant, le Conseil des experts économiques allemands met les pieds dans le plat : « Les réformes réglementaires qui ont jusqu'à présent échoué, en particulier les accords pour les restructurations transfrontalières et la liquidation des banques, devraient être rapidement mises en œuvre. »


d - l'union bancaire reportée aux calendes
-------------------------------------------------
Le Conseil des experts économiques met en garde : « la solution de la crise aiguë ne doit pas conduire à une introduction hâtive d'une union bancaire. »


------------------------------------------------------------------
CONCLUSION : EN ROUTE VERS LA CRISE SYSTÉMIQUE...
------------------------------------------------------------------
On peut résumer l'effondrement en cours comme suit :

1- Le bilan de la BCE est déjà surchargé d'obligations d'États pourries. Comme ses dirigeants l'ont eux-mêmes avoué au cours de la semaine écoulée, la BCE est au bord de l'implosion.

2- La BCE ne peut et ne veut donc plus acheter d'obligations d'États pourries, sauf à ce qu'elle risque elle-même la faillite ou l'hyperinflation. Elle demande que ce soit le futur MES qui rachète des obligations d'États sur le marché secondaire.

3- Pour tenter de résoudre ce dernier point, les États européens qui sont déjà surendettés vont devoir emprunter des milliards d'euros sur les marchés internationaux, afin de pouvoir capitaliser le MES.

Ainsi la France, qui cherche désespérément à faire 7 milliards d'euros d'économies avant la fin de l'année pour respecter ses engagements de déficit va devoir trouver 8 milliards d'euros pour capitaliser le MES....

4- Ensuite, le futur MES, ainsi capitalisé, sera censé pouvoir lever à son tour des fonds sur les marchés financiers pour un montant allant jusqu'à 500 milliards d'euros.

5- Et c'est avec cet argent obtenu sur les marchés financiers - donc des dettes rémunérées au prix fort ! -, que le MES sera censé pouvoir acheter des obligations d'États sur le marché secondaire.

Ainsi, l'Espagne devrait se surendetter encore plus pour pouvoir fournir des milliards d'euros au MES, lequel MES pourrait alors emprunter des milliards d'euros, avec lesquels il pourrait alors acheter des obligations de l'État espagnol... afin de désendetter l'Espagne !

Ce schéma est évidemment absurde.

Il ressemble à s'y méprendre à ce que font les escrocs à court d'argent qui empruntent à Pierre pour rembourser à Paul : c'est ce que l'on appelle "faire de la cavalerie".

Cette escroquerie continentale se heurte cependant à des obstacles de taille :

a)- le MES est une coquille vide, qui n'existe toujours pas encore juridiquement ;

b)- il n'est même pas sûr qu'il existe un jour : son sort pourrait être scellé par une déclaration d'anticonstitutionnalité par le Tribunal Constitutionnel allemand de Karlsruhe, comme je l'ai expliqué il y a quelques jours ;

c)- comme on vient de le voir, le Conseil des experts économiques allemands vient en outre d'affirmer que « les conditions qui sont prévues pour une attribution directe d'une subvention du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) pour les banques ne seront pas atteints dans un avenir prévisible. ».

Donc, même si le MES voyait le jour, ce n'est donc pas demain la veille que l'Allemagne, qui y disposera d'une minorité de blocage, laissera prêter de l'argent à des conditions qui ne seraient pas draconiennes et assorties d'un contrôle draconien ;

d)- au moins 2 États (la Finlande et les Pays Bas) ont annoncé qu'ils feront obstacle à une telle utilisation des fonds du futur MES. Le Premier ministre finlandais a dénoncé le caractère "absurde" de l'hypothèse de rachat d'obligations secondaires par le MES.

--------------------------------------------------

En bref, certains irresponsables européistes - avec le pauvre François Hollande en tête, qui ne comprend à l'évidence rien à ce qui se passe - sont prêts à empiler des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà.

La zone euro fonce vers un effondrement systémique.

C'est exactement l'énorme pavé dans la mare que vient de lancer explicitement le très officiel Conseil des experts économiques allemands.

Mon petit doigt me dit que le gouvernement allemand va, d'une façon ou d'une autre, tenter d'y mettre le holà.


François ASSELINEAU

======================================
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU CONSEIL CONSULTATIF
DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

Wiesbaden, le 6 juillet 2012

L'union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie commune et la stabilité économique de l'Allemagne.

Les décisions des chefs d’État et de gouvernement des 28 et 29 juin 2012 peuvent stabiliser la situation dans la zone euro à court terme. Mais la crise n'est toujours pas résolue et des escalades renouvelées de cette crise menacent, tant que le cercle vicieux actuel crise financière, crise de la dette et crise macro-économique, n’est pas rompu.

Pour cette raison, le Conseil consultatif du Gouvernement fédéral remet un rapport spécial dans lequel il montre de quelle façon la crise de la dette peut être stoppée et quelles mesures sont nécessaires pour le secteur bancaire afin de stabiliser le processus à long terme.

Ce rapport est intitulé:

"Après le Sommet de l'Union européenne : utiliser le temps pour construire des solutions de long terme"

Pour résoudre la crise de la dette, le Conseil consultatif a déjà présenté à l'automne 2011 un concept intitulé « Pacte d’endettement » [« Schuldentilgungspakt » en allemand] qui est maintenant entièrement explicité et assorti de mécanismes de sécurité supplémentaires.

Ce « Pacte d’endettement » est limité dans le temps et inclut la capacité de lier l'aide à des conditions. Ceci le distingue des mesures de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Il peut être conçu de telle sorte que les normes européennes et constitutionnelles allemandes soient remplies. L’avis juridique approprié qui a été commandé au Conseil consultatif sera prochainement publié.

Pour stabiliser le système financier européen, le financement déjà demandé pour les banques espagnoles doit être mis en œuvre, sous réserve du respect de critères clairs pour la recapitalisation et la restructuration des banques concernées.

Les conditions qui sont prévues pour une attribution directe d'une subvention du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) pour les banques ne seront pas atteints dans un avenir prévisible.

Il faut s'assurer que la reddition des comptes et les contrôles coïncident.

Les réformes réglementaires qui ont jusqu'à présent échoué, en particulier les accords pour les restructurations transfrontalières et la liquidation des banques, devraient être rapidement mises en œuvre.

En même temps, la solution de la crise aiguë ne doit pas conduire à une introduction hâtive d'une union bancaire.

(Traduction en français réalisé par mes soins et sujette à vérification : les avis de germanistes meilleurs que moi sont les bienvenus.)



======= TEXTE ORIGINAL EN ALLEMAND ========

− Mitteilung für die Presse −

Wiesbaden, 06.07.2012

Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet.

Die Entscheidungen der Staats- und Regierungschefs am 28. und 29. Juni 2012 können die Lage im Euro-Raum zwar kurzfristig stabilisieren. Doch die Krise bleibt weiterhin ungelöst und
erneute Zuspitzungen drohen, wenn der bestehende Teufelskreis aus Bankenkrise, Staatsschuldenkrise und makroökonomischer Krise nicht durchbrochen wird.

Aus diesem Anlass hat der Sachverständigenrat
der Bundesregierung aktuell ein Sondergutachten vorgelegt, in dem er Wege aufzeigt, wie die Staatsschuldenkrise beendet werden kann und welche Maßnahmen nötig sind, um
den Bankensektor nachhaltig zu stabilisieren.

Es trägt den Titel:
„Nach dem EU-Gipfel: Zeit für langfristige Lösungen nutzen“


Zur Lösung der Staatsschuldenkrise hatte der Sachverständigenrat mit dem Schuldentilgungspakt bereits im Herbst 2011 ein Konzept vorgestellt, das er nun umfassend weiterentwickelt und mit
zusätzlichen Sicherungsmechanismen versehen hat.

Der Schuldentilgungspakt ist zeitlich befristet und beinhaltet die Möglichkeit, die Hilfen an Konditionen zu knüpfen. Das unterscheidet ihn von geldpolitischen Maßnahmen der Europäischen Zentralbank.

Er kann so konstruiert werden, dass europa- und verfassungsrechtliche Maßstäbe eingehalten werden. In Kürze wird dazu ein entsprechendes Rechtsgutachten veröffentlicht, das der Sachverständigenrat in Auftrag gegeben hat.

Zur Stabilisierung des europäischen Finanzsystems sollten die bereits beantragten Mittel für die spanischen Banken nur bei Einhaltung klarer Kriterien zur Rekapitalisierung und Restrukturierung der betroffenen Banken eingesetzt werden.

Die Bedingungen, die für eine direkte Vergabe von
Finanzhilfen aus dem ESM an Banken vorgesehen sind, werden auf absehbare Zeit nicht erfüllt sein.

Es muss gewährleistet sein, dass Haftung und Kontrolle zusammenfallen. Bisher versäumte aufsichtsrechtliche Reformen, insbesondere Regelungen für die grenzüberschreitende Restrukturierung und Abwicklung von Banken, sollten zügig umgesetzt werden.

Gleichzeitig darf die Lösung der akuten Krise nicht zu einer übereilten Einführung einer Bankenunion führen.

=====================================
http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf



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Dernière édition par g.sandro le Dim 8 Juil 2012 - 13:23, édité 1 fois

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Message ça évoque irresistiblement un texte de chanson je trouve "La cavalerie"
par g.sandro Dim 8 Juil 2012 - 0:04

Consentir de nouvelles dettes pour régler des dettes assises sur des garanties composées de dettes, ça porte un nom.....la cavalerie

Citation :
Quand s'é-loi-gne la tourmente
Quand retombe la poussière pesante
Et que sombre le pays
Dans le sommeil et l'ennui

Comme dans les films héroïques
Aux moments les plus critiques
Quand tout croule dans ma vie
Quand tout semble compromis

Moi j'en-tends la cavalerie
Moi je pense à la cavalerie....


aaarf r.ire bonnet d'âne na !
http://www.paroles2chansons.com/paroles-julien-clerc/paroles-la-cavalerie.html

Auteur : Etienne Roda Gil
Compositeur : Julien Clerc
Editeurs : Emi Music Publishing France, Sidonie


Si Roda Gil nous lit, je le salue…. Une telle force de prémonition, c’est rare, mais qand elle est involontaire (inconsciente j’en jurerai) c’est juste de la science fiction…
Pour lire l'intégrale de ce recueil des articles de François Asselineau (UPR) , vous pouvez (et c'est un bon conseil) remonter en tête de file ==>
http://www.hardinvestor.net/t12775-upr-asselineau-parti-politique-qui-dit-des-choses-passionnantes-sur-l-mpire#45733

Peuple libre, réveille toi, l'heure est vraiment très grave là !!!



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Message Sondage du magazine allemand Spiegel. Faut-il sauver l'Euro ? Voyez la réponse...
par g.sandro Lun 9 Juil 2012 - 0:29

Sondage du magazine allemand Spiegel. Faut-il sauver l'Euro ? Voyez la réponse...
Ernest Krampon

http://www.spiegel.de/fotostrecke/spiegel-online-survey-on-attitudes-to-euro-crisis-fotostrecke-84563-3.html

aaarf okkey tchin r.ire na ! fffuck




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MessageDE L'AGENCE RUSSE NOVOSTI ! == LA FINLANDE VIENT DE BLOQUER LA PROMESSE DE L'EUROGROUPE D'HIER DE VERSER 30 MILLIARDS D'EUROS À L'ESPAGNE AVANT LA FIN DU MOIS.
par g.sandro Mer 11 Juil 2012 - 8:36

Citation :
FLASH EN PROVENANCE DE L'AGENCE RUSSE NOVOSTI ! == LA FINLANDE VIENT DE BLOQUER LA PROMESSE DE L'EUROGROUPE D'HIER DE VERSER 30 MILLIARDS D'EUROS À L'ESPAGNE AVANT LA FIN DU MOIS.
========================================

source https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau


Encore une fois, c'est sur l'agence de presse russe RIA NOVOSTI (dépêche 21 H 06) qu'il faut aller chercher la bonne information ce soir.
Toutes les agences de presse et tous les médias euro-atlantistes organisant le black-out sur cette information de taille :
-------------------------------------------------------------
Le ministre espagnol de l'Économie Luis de Guindos a déclaré ce soir 10 juillet, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, que la Finlande bloquait l'accord d'aide financière allant jusqu'à 100 milliards d'euros aux banques ibériques.

« L'accord est pratiquement prêt, mais la Finlande le bloque, en réclamant à l'Espagne des garanties en échange de l'octroi d'un prêt. »

Auparavant, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker avait pourtant annoncé que l'Espagne recevrait fin juillet un premier versement de 30 milliards d'euros pour recapitaliser ses banques.

Quoi qu'il en soit, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne peut débloquer l'argent pour l'Espagne que si cette décision est adoptée à l'unanimité.

La Finlande a donc décidé encore une fois de mettre son veto, en rappelant qu'elle refusait de payer les dettes des autres pays de la zone euro.

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COMMENTAIRES
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Je rappelle :
- que la Finlande est soutenue officieusement par les Pays Bas,
- et que l'Allemagne se réjouit secrètement de cette opposition finno-néerlandaise qui bloque le système sans que Berlin apparaisse comme voulant s'y opposer.

Par ailleurs, je constate encore une fois aussi que les Français se retrouvent désormais dans une situation comparable à celle des habitants des pays de l'est avant la Chute du Mur.

Avant 1989, pour savoir ce qui se passait dans le monde, les Russes, les Polonais, les Tchèques, etc. en étaient réduits à capter les chaînes de télévision ou de radio occidentales. Désormais, ce sont les Français qui doivent aller capter l'information sur les agences de presse russe, chinoise, etc.

FA

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MessageITALIE: Nelle AVANCÉE DE LA PIEUVRE EUROPÉISTE ? OU DÉBUT DE DÉSENGAGEMENT DE MONTI DEVANT LE DÉSASTRE QUI COUVE ?
par g.sandro Ven 13 Juil 2012 - 0:21

Citation :
LE PRÉSIDENT DU CONSEIL ITALIEN, JAMAIS ÉLU PAR PERSONNE, VIENT DE CÉDER À VITTORIO GRILLI, JAMAIS ÉLU PAR PERSONNE NON PLUS, SON POSTE DE MINISTRE DES FINANCES.
EST-CE UNE

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau


=========================================
En novembre dernier, l'oligarchie euro-atlantiste, et plus spécialement la Commission européenne et Goldman Sachs, avaient décidé de chasser Silvio Berlusconi comme un malpropre de son poste de chef du gouvernement italien.

----------------------------------------------------------------------
RAPPEL : BERLUSCONI CHASSÉ POUR AVOIR TRAÎNÉ
À METTRE EN ŒUVRE LES « RÉFORMES INDISPENSABLES »
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Cette décision avait été prise, non pas à cause des innombrables scandales financiers et de mœurs qui entouraient celui que la presse italienne nommait "Il Cavaliere". Non, la décision de le virer avait été prise parce que Berlusconi traînait des pieds pour mettre en œuvre le programme de « réformes indispensables » que MM. Trichet (président de la BCE à l'époque) et Draghi (son successeur désigné) avaient concocté dans le secret de leurs bureaux, et qu'ils lui avaient fait savoir sans autre forme de procès par une lettre datée du 5 août 2011.

Cette lettre fixait très précisément ce que devait être l'action du gouvernement italien, en matière de destruction des acquis sociaux et de vente du patrimoine public italien aux banques et autres fonds d'investissements.

Le ton et le contenu de cette lettre étaient à peine croyables si l'on pense qu'elle avait été signée par deux technocrates sans aucune légitimité démocratique, ne s'étant jamais frotté au suffrage universel et de surcroît totalement inconnus des électeurs italiens. Le scandale fut tel que le contenu de cette lettre fuita dans la presse à la fin septembre, très certainement à l'instigation de Silvio Berlusconi lui-même, furieux d'être traité comme un domestique.
[source : http://www.challenges.fr/economie/20110929.CHA4869/l-incroyable-diktat-de-trichet-a-berlusconi.html]

Cet appel implicite de Berlusconi au soutien de l'opinion témoignait d'une telle mauvaise grâce à se plier au racket de la mafia euro-atlantiste que cette dernière décida incontinent sa chute.

Dans les semaines qui suivirent, une véritable conspiration fut ainsi nouée pour chasser le controversé et flamboyant chef de gouvernement/homme d'affaires, et pour le remplacer par l'un des principaux membres de l'oligarchie euro-atlantiste, M. Mario Monti. Ancien Commissaire européen et ancien responsable de Goldman Sachs, ce dernier était inconnu du grand public et n'avait pas plus été élu que MM. Trichet et Draghi par qui que ce soit.

------------------------------------------------------
LE COUP D'ÉTAT DÉGUISÉ DE NOVEMBRE 2011
------------------------------------------------------
En quelques jours, et alors que des manœuvres identiques se déroulaient au même moment en Grèce pour chasser le Premier ministre Papandreou, Mario Monti fut « nommé sénateur à vie » par le président de la République italienne Giorgio Napolitano.
(Ce genre de nomination par "fait du Prince", sans élection et à vie, est l'une des dispositions, pour le moins étrange, prévues par la Constitution de la République italienne).

Dans la foulée de cette nomination, Mario Monti fut « pressenti » (aimable euphémisme pour dire : « imposé ») pour succéder à Silvio Berlusconi au poste de Président du Conseil des ministres et pour former un « gouvernement de techniciens ».

D'un seul coup d'un seul, tous les médias à la botte des européistes, et échappant à la mainmise de Silvio Berlusconi lui-même, ne jurèrent plus que par cet homme providentiel, que 99,9999 % des Italiens ne connaissaient ni d'Ève ni d'Adam.

Le coup d'État sous apparences légalistes fut mené rondement.
Le 12 novembre 2011, Berlusconi céda à l'hallali médiatique et aux "combinaziones" politiciennes ourdies au parlement italien : il présenta enfin sa démission. Dès le lendemain, le chef de l'État chargea Mario Monti de former un gouvernement. Ce que celui-ci eut la fabuleuse tartufferie de n'accepter qu'« avec réserve », et en prenant des airs de chochotte.

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L'ASCENSION DU TRISTE SIRE GRILLI
--------------------------------------------
La situation de défiance des marchés à l'égard de l'Italie était telle, lorsqu'il entra au Palazzo Chiggi à la mi-novembre dernier, que Mario Monti décida de cumuler le poste de chef du gouvernement ("Président du Conseil") avec celui de ministre des finances.

Or, c'est ce dernier poste qu'il vient soudain de décider de lâcher, ce 11 juillet 2012 après déjà 8 mois de mandat, en nommant le vice-ministre des finances Vittorio Grilli à sa place.

L'ascension de ce dernier ne s'explique pas par de hauts faits d'armes électoraux puisqu'il ne s'est jamais présenté, lui non plus, devant les électeurs.

Elle ne s'explique pas non plus par un charisme à tomber à la renverse car M. Grilli est un homme qui ne respire pas vraiment la joie de vivre (je présente ici sa photo...).

En revanche, son ascension se comprend dès lors que l'on jette un regard à son éloquent pedigree.

Vittorio Grilli a successivement été :

- professeur d'économie à l'Université de Yale (États-Unis) pendant 4 années universitaires (de 1986 à 1990),

- professeur d'économie au Birkbeck College de l'Université de Londres (Royaume-Uni) pendant 4 années universitaires (de 1990 à 1994),

- chef du département des Privatisations et de l'analyse financière au ministère italien des finances, de 1994 à 2000,

- directeur général de la banque d'investissement helvéto-américaine "Crédit Suisse First Boston" de 2001 à 2002,

- comptable général de l'État italien de 2002 à 2005,

- directeur du Trésor de 2005 à 2011,

- avant d'être nommé vice-ministre des finances en novembre dernier par Mario Monti.


-----------------------------------------------------------------
GRILLI, QUINTESSENCE DE L'APPARATCHIK EUROPÉISTE
-----------------------------------------------------------------
Dans ses dernières fonctions de Directeur du Trésor, Vittorio Grilli a été le plus proche collaborateur du "regretté" Tomaso Padoa-Schioppa, ministre des finances italien (2006 - 2008), aujourd'hui décédé.

Les auditeurs attentifs de mes conférences se rappellent certainement que je cite Padoa-Schioppa dans plusieurs d'entre elles, car il est l'auteur immortel d'un article à sensation intitulé "Les enseignements de l’aventure européenne", paru dans la revue française "Commentaire" n° 87, paru à l'automne 1999.

Dans ce morceau d'anthologie de la pensée européiste, le patron défunt du nouveau ministre des finances italien avait en effet expliqué sans ambages ce qu'est la prétendue construction européenne :
« La construction européenne est une révolution, même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateurs blêmes et maigres, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs. L'Europe ne procède pas d'un mouvement démocratique. Elle s'est faite en suivant une méthode que l’on pourrait définir du terme de despotisme éclairé. »

Son successeur et émule Vittorio Grilli prouve que cette description est très juste mais n'est pas tout-à-fait exacte. Car si M. Grilli est un « despote éclairé » qui a en effet réussi ce prodige d'être tout à la fois « employé, fonctionnaire, banquier et professeur », il n'en est pas moins aussi « blême et maigre ».

Quant au côté « conspirateur », je ne sais pas très bien ce que signifie ce terme mais il me semble intéressant de noter que Vittorio Grilli est :

1°)- membre du conseil d'administration du FESF
--------------------------------------------------------
C'est le fameux "fonds de secours de l'euro" auquel devrait succéder le MES.
M. Grilli est donc très lié à l'Allemand Klaus Regling, directeur dudit FESF, dont j'ai signalé dans un article précédent qu'il serait le président du futur MES, comme la décision en a été prise avant-hier.

2°)- ancien président du Comité économique et financier de l'UE (CEF)
-------------------------------------------------------------------------
Ce Comité, qu'il ne faut confondre ni avec le le Système européen des Banques centrales (SEBC), ni avec l'Eurosystème, ni avec le Conseil des ministres "ECOFIN", ni avec l'Eurogroupe, est un organisme consultatif institué par l'article 114 du traité de Rome (TCE), devenu l'article 134 du traité sur le fonctionnement de l'UE (TFUE).

Composé de représentants des États membres, de la Commission européenne et de la BCE, le CEF est censé suivre la situation économique et financière de l'Union européenne, les mouvements de capitaux et les paiements, fournir des avis aux institutions européennes, et faciliter la coordination entre les États membres et les institutions européennes.

Avec les brillants résultats que l'on voit !

En tout cas, il faut savoir que Vittorio Grilli a été président du CEF, au moment même où l'Allemagne y était représenté par... Klaus Regling. Preuve que parmi les eurocrates, on prend décidément toujours les mêmes et on recommence.


3°)- membre du conseil d'administration du "think tank" Bruegel
-------------------------------------------------------------------------
M. Grilli appartient au "think tank" ultra-européiste Bruegel, créé en 2004, et dont le président, de 2005 à 2008, ne fut personne d'autre que.... Mario Monti. Qui en est d'ailleurs toujours le président d'honneur.

Les lecteurs et auditeurs qui suivent avec assiduité mes faits et gestes se rappelleront que ce "think tank" Bruegel est dirigé par l'économiste français Jean Pisani-Ferry, avec lequel j'avais eu un débat tronqué sur France 24 le 25 novembre 2011

[source : http://www.dailymotion.com/video/xmkslx_f-asselineau-sur-france-24-25-11-2011_news]

Comme je l'avais indiqué au cours de ce simulacre de "débat", où je fus constamment interrompu par la journaliste, le "think tank" Bruegel est financé, entre autres par Goldman Sachs. Le monde est décidément très petit.

D'ailleurs, le "think tank" ultra-europésite Bruegel, dont le président d'honneur est Mario Monti, dont le directeur est Jean Pisani-Ferry et dont Vittorio Grilli est l'un des membres du conseil d'administration, n'est pas seulement financé par Goldman Sachs.

Parmi les généreux donateurs de cette honorable institution qui ont tant à cœur de faire fonctionner l'Europe figurent :

- la société américaine de "conseil" Ernst & Young,

- la société américaine General Electric,

- la société américaine Goldman Sachs, que l'on ne présente plus...,

- la société américaine Google, dont les liens éventuels avec la CIA font l'objet de bien des rumeurs (cf. par exemple http://www.infowars.com/group-calls-for-hearings-into-googles-ties-to-cia-and-nsa/),

- la société américaine Microsoft, dont les liens avec la CIA et la NSA sont un secret de Polichinelle (cf. par exemple http://infosecisland.com/blogview/21694-Microsoft-the-CIA-and-NSA-Collude-to-Take-Over-the-Internet.html),

- la société américaine NYSE Euronext, groupe mondial d'entreprises de marchés financiers (c'est-à-dire de sociétés commerciales qui ont pour activité d'assurer la gestion d'un ou plusieurs marchés financiers). Le groupe est né en 2007 du rapprochement entre le groupe New York Stock Exchange et le groupe Euronext. NYSE Euronext est aujourd'hui le premier groupe mondial de places boursières et son siège est à New York,

- la société américaine Qualcomm, spécialisée dans les télécommunications, la conception et la production de processeurs pour téléphones portables et connue pour avoir mis au point la technique CDMA. (Les liens de cette société avec la CIA ont brièvement défrayé la chronique aux États-Unis en 1998, lorsque l'un de ses responsables dut arrêté pour espionnage à Rostov-sur-de-Don, en Russie, ce qui délia les langues à l'époque : cf. http://business.highbeam.com/4776/article-1G1-20202729/risky-business-cia-new-cover-story).

En bref, et comme me l'avait dit avec aigreur la journaliste de France 24, il faut bien que les think tanks pro-européens trouvent à se financer....

On retiendra en tout cas que Vittorio Grilli, également membre de du think tank euroatlantiste "Institut Aspen", est bien l'archétype de l'apparatchik européiste. Il en a toutes les caractéristiques :
- un bureaucrate de formation et de style,
- un charisme de poisson froid,
- une carrière largement passée aux États-Unis et dans le monde bancaire et financier,
- un maniement parfait de la langue de John Wayne,
- une ignorance totale de ce qu'est un électeur,
- un goût irrépressible pour les think tanks grassement financés par des groupes américains proches de la CIA,
- et une vie en vase clos avec les autres apparatchiks européistes de son espèce.


-------------------------------------------------
CONCLUSION : POURQUOI MAINTENANT ?
-------------------------------------------------
La question qu'il est légitime de se poser, c'est pourquoi Mario Monti a-t-il décidé de céder, ce 11 juillet 2012, le poste de ministre des finances qu'il cumulait avec celui de Président du Conseil ?

La première idée qui vient à l'esprit - à savoir qu'il était surchargé d'activités - n'est sans doute pas la bonne :

- d'une part parce que ce n'est pas au bout de 8 mois que l'on se rend compte qu'il n'est pas possible de cumuler deux fonctions.

- d'autre part parce que les prochaines élections générales en Italie se tiendront en mai 2013 afin de renouveler la Chambre des députés et le Sénat de la République. Mario Monti, qui a déjà effectué près de la moitié de son temps au poste cumulé de Président du Conseil et de ministre des finances, pouvait donc fort bien conserver ce cumul jusqu'à la fin.

- enfin parce que Vittorio Grilli, qui était déjà vice-ministre des finances, faisait largement office de ministre dans les faits. Rien, a priori, n'obligeait donc à le promouvoir.

Alors ? Eh bien, l'explication doit, peut-être, être cherchée ailleurs. Car ce 11 juillet, Mario Monti n'a pas fait que nommer Vittorio Grilli au poste de ministre des finances. Devant la presse, il a également annoncé qu'il « excluait de briguer » un nouveau mandat à la fin de celui en cours.

S'exprimant en marge du sommet des ministres des Finances à Bruxelles, il a rappelé qu'il avait toujours exclu de rester chef du gouvernement après les élections du printemps prochain.
[source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120711.FAP5540/italie-mario-monti-exclut-de-rester-au-pouvoir.html]

Il est vrai que M. Monti a 69 ans et qu'il estime peut-être qu'il a l'âge de passer la main. Mais cette déclaration de renoncement, concomitante à la nomination de M. Grilli, intervient aussi au moment où la situation financière et politique de l'Italie ne cesse à nouveau de se dégrader.

Comme je l'ai rappelé il y a quelques jours, les taux d'intérêts sur les obligations italiennes à 10 ans atteignent de nouveau des niveaux exorbitants, preuves de la défiance revenue des marchés.

En outre, et alors qu'il avait toujours affirmé le contraire, Mario Monti a fini par avaler son chapeau hier, en avouant devant la presse que l'Italie pourrait bien, finalement, avoir recours aux fonds de secours de la zone euro.
[source : http://www.romandie.com/news/n/Italie_Monti_n_exclut_pas_un_recours_aux_fonds_de_secours_de_la_zone_euro87100720121930.asp]

Or, Mario Monti est le premier à savoir que ces fonds de secours sont encore inexistants. Le MES a pris du retard, la Finlande et les Pays-Bas bloquent, et le Tribunal de Karlsruhe ne dira pas avant 3 mois si ce MES ne va pas terminer tout simplement au panier, comme étant contraire à la Constitution allemande et à la démocratie.

---------------------------------

En bref, l'autre hypothèse à envisager est donc que Mario Monti commencerait à admettre que le coup de force qui a conduit à sa nomination en novembre dernier se solde par un terrible échec.
Il n'aura pu que retarder mais il ne pourra pas arrêter la catastrophe qui arrive.

Du coup, tout s'expliquerait à merveille :

- M. Monti annonce qu'il quittera ses fonctions gouvernementales au printemps, en espérant que l'euro n'aura pas éclaté d'ici là

- et il se défait du mistigri du ministère des finances pour refiler la responsabilité du désastre qui couve à Vittorio Grilli, qu'il s'agirait ainsi de "griller" (si l'on me pardonne ce mauvais jeu de mots) à sa place.

Cette nouvelle donne est évidemment suivie à la loupe par "Il Cavaliere", l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi qui fut chassé comme un domestique indélicat en novembre dernier et qui mûrit probablement sa vengeance, comme le veut une solide tradition plurimillénaire au bord du Tibre.

Aujourd'hui même, Angelo Alfano, l'un de ses proches, a profité des déclarations de Mario Monti pour certifier à la presse qu'il y avait un mouvement croissant dans l'opinion pour soutenir le retour de Berlusconi aux affaires. Et le lieutenant du Cavaliere a même cru bon d'annoncer : « Je crois qu'en définitive, il décidera de se présenter [aux élections de mai prochain]. »

Décidément, Angela Merkel, José Barroso, tous les plans de rigueur, toutes les « réformes indispensables », et tous les think tanks européistes financés par Goldman Sachs et Microsoft ne pourront rien changer au fait que l'Italie sera toujours l'Italie....

C'est d'ailleurs au fond très heureux car c'est l'indice le plus sûr que l'euro n'en a pas pour très longtemps encore à prétendre changer les peuples contre leur volonté.

François ASSELINEAU
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MessageNON-ASSISTANCE À PEUPLE FRANÇAIS EN DANGER (implacable analyse en 3 parties)
par g.sandro Sam 14 Juil 2012 - 13:34

Bien entendu, cette incontournable lecture sera utilement complétée par celle des nombreux et souvent pertinents commentaires sous l'article => lien:

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

Citation :
NON-ASSISTANCE À PEUPLE FRANÇAIS EN DANGER ===
PSA SUPPRIME 8.000 EMPLOIS ET FERME SON USINE D'AULNAY.
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PARTIE 1 : TACTIQUE DE COMMUNICATION, CACHE-MISÈRE SOCIAUX ET EFFONDREMENT INDUSTRIEL EUROPÉEN
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En photo :
- à gauche : Karl-Friedrich Stracke, Président du groupe automobile allemand Opel, a annoncé sa démission le 12 juillet 2012 du fait de son incapacité à redresser la grave situation financière d'Opel.
- à droite : Philippe Varin du groupe automobile français PSA, a annoncé le 12 juillet 2012 la suppression de 8.000 emplois et la fermeture dans 2 ans de l'usine d'Aulnay pour tenter de redresser la grave situation financière de Peugeot-Citroën.
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Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën vient d'annoncer ce 12 juillet la suppression de 8.000 emplois en France et l'arrêt en 2014 de la production dans son usine d'Aulnay-sous-Bois, près de Paris, qui emploie 3.000 salariés.

http://www.romandie.com/news/n/PSA_sacrifie_Aulnay_et_provoque_un_choc_en_supprimant_8000_postes_synthese53120720121255.asp

Ni le gouvernement, ni bien sûr l'entreprise, n'ont été pris au dépourvu par l'annonce de ce sinistre industriel de première magnitude. Il était en effet prévu de longue date. La preuve irréfutable en est que j'en avais moi-même parlé dans un entretien vidéo le 4 juin dernier, c'est-à-dire il y a 5 semaines, sur la foi des indiscrétions qui en avaient fait état dans la presse : http://www.dailymotion.com/video/xrfhv5_entrevue-de-francois-asselineau-du-04-juin-2012_news?start=0

Au cours des 5 semaines écoulées, qu'a donc fait le gouvernement et son désormais fameux « ministre du redressement productif », M. Arnaud Montebourg ?

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UNE DATE CHOISIE AVEC SOIN
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Connaissant bien, de l'intérieur, la haute administration et les cabinets ministériels, j'affirme sans grand risque de me tromper que la principale préoccupation de MM. Hollande, Ayrault et Montebourg au cours de ces 5 semaines n'a pas été, un instant, de réfléchir sérieusement à empêcher ce cataclysme, pas plus que de s'interroger en profondeur sur ses causes, et encore moins d'adopter une réflexion stratégique pour que d'autres sinistres industriels ne se reproduisent pas.

Non, la seule et unique préoccupation a certainement été de parvenir à « gérer au mieux l'annonce » du désastre.

Annoncer des licenciements en masse avant le 2ème tour des législatives ? Il n'en était évidemment pas question ! Cela aurait fait désordre alors que la propagande en était encore à faire gober au bon peuple que « le changement c'est maintenant ».

Les annoncer au cours de la seconde quinzaine de juin ou de la première quinzaine de juillet ? C'était délicat car les électeurs auraient remarqué que l'annonce avait été suspendue à la fin du cycle électoral. Et puis il fallait laisser passer le Sommet du G8 de Camp David et la rafale de "Sommets-européens-de-la-dernière-chance" pour permettre à M. Hollande de fanfaronner en affirmant sottement qu'il avait su faire « plier » Mme Merkel sur la question de la relance.

Après le 15 juillet ? La ficelle eût été un peu trop grosse et les électeurs auraient compris que l'on profitait des vacances d'été pour annoncer ce désastre en catimini. Et puis, tant d'autres sinistres sont à venir que l'on ne peut pas non plus trop attendre, sauf à tous les accumuler à la rentrée sociale de septembre.

En bref, le gouvernement et la direction générale de PSA ont dû passer une partie importante des 5 semaines écoulées... à se mettre d'accord sur la date.

Et l'on a dû convenir en haut lieu que le 12 juillet serait idoine : ni trop tôt, ni trop tard, juste avant le ralentissement estival qui commence à la mi-juillet. Parfait pour causer le moins de protestations sociales sur le coup.


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GOUVERNEMENT ET ENTREPRISE ADOPTENT LA TACTIQUE
DE LA « CELLULE D'ÉCOUTE PSYCHOLOGIQUE »

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En parallèle avec le choix de la date, les conseillers en communication et les « spin doctors » (manipulateurs d'opinion) qui hantent les antichambres ministérielles et les directions générales des grands groupes industriels et financiers ont dû cogiter de concert pour bâtir une « stratégie de com' » appropriée.

La réponse habituelle de ces faiseurs d'opinion est orchestrée comme un ballet à trois temps :

1- on feint la stupéfaction devant l'annonce (alors que cela fait 3 mois que l'on travaille dessus).

2- on simule la compassion, en tenant des propos lénifiants à forte teneur psychologique, dans le seul objectif de faire passer la pilule aux Français pendant 48 heures.

3- on annonce d'un air martial que personne ne restera sur le carreau.

Ceux qui ont de la mémoire se rappelleront que cette valse à trois temps a par exemple été jouée récemment lors du sinistre industriel Lejaby. Avec Sarkozy, Fillon et Besson dans le rôle des musiciens emperruqués de l'orchestre de chambre.

Les mêmes méthodes de manipulation produisant les mêmes effets, il ne faut donc pas s'étonner que la réaction du gouvernement a ressemblé comme deux gouttes d'eau à celle des gouvernements « de droite » et « de gauche » qui se sont succédé en France depuis 20 ans qu'a été ratifié le traité de Maastricht.

On a accordé aux électeurs la faculté de changer les musiciens mais la musique reste la même, avec le nouveau trio Hollande-Ayrault-Montebourg.

Les agences de presse ont signalé comme un fait digne de l'Histoire de France que le président de la République, François Hollande, venait de faire part à Jean-Marc Ayrault et à Arnaud Montebourg de « sa vive préoccupation ». Sic. Il est exact que c'est toujours mieux que s'il avait fait part de sa « grande joie ».
M. Hollande leur a par ailleurs « demandé de tout mettre en œuvre afin de limiter les conséquences sociales de ce plan ». Nous voilà rassurés !

M. Jean-Marc Ayrault - qui usurpe la fonction de "Premier ministre" plus qu'il ne l'exerce, puisque il n'ad-"ministre" de facto à peu près plus rien -, a brodé sur les mêmes thèmes, en tenant les propos, non pas d'un chef de gouvernement, mais d'un psychologue à l'écoute : il a évoqué « un véritable choc » pour l'industrie et « les territoires affectés par ces projets [de fermeture] ». Il a demandé à PSA de « mener une concertation loyale avec les partenaires sociaux », et cela afin d'étudier « toutes les alternatives ». Bla, bla, bla, en somme.

Et dès hier, le fameux « ministre du Redressement productif », Arnaud Montebourg, avait affirmé « redouter un choc pour la nation », montrant par là toute l'étendue de son pouvoir....

Philippe Varin, le patron du groupe PSA, a donné sans vergogne dans ce même registre plaintif, copié-collé des "cellules d'écoute" mises sur pied par les compagnies aériennes dans les aéroports pour "accompagner psychologiquement" les familles endeuillées après un accident d'avion.

Il a réuni la presse pour dire avec un air de chattemite qu'il
« mesure pleinement la gravité des annonces faites aujourd'hui ainsi que le choc et l'émotion qu'elles provoquent dans l'entreprise et dans son environnement ». Pour un peu, on se prendrait à le plaindre aussi, en oubliant que c'est quand même lui l'auteur de ces décisions calamiteuses.


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LES HABITUELS CACHE-MISÈRE SOCIAUX
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On imagine, bien sûr, que le gouvernement va tenter de camoufler le désastre et de prendre en charge les laissés-pour-compte.

Des mises à la retraite anticipées, des perspectives de « reclassements », des promesses de « pécule pour devenir auto-entrepreneur » et des programmes de « stage de formation-reconversion » seront certainement annoncés en grandes pompes dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Ces cache-misère sociaux font toujours partie intégrante du plan de communication.

Un peu comme un meurtrier en série qui réclamerait son acquittement en présentant au jury d'assises un plan de relance de la natalité, le patron de PSA a d'ailleurs eu le culot d'assurer lui-même, dans un communiqué publié dès aujourd'hui, qu'il voulait « travailler à la revitalisation » du site d'Aulnay.

Il a aussi assuré que des reclassements de postes seraient offerts à 1.500 salariés en interne à l'entreprise, et à 1.500 salariés en externe, probablement chez des sous-traitants.

La Commission européenne, qui avait aussi été mise au parfum et qui a dû juger opportun de se sentir concernée, s'est jointe au chœur des pleureuses en se disant « prête à examiner avec les autorités françaises des demandes de soutien à l'emploi ».

Cette sollicitude touchante a été formulée par M. Jonathan Todd, porte-parole britannique du commissaire européen hongrois chargé de l'Emploi, M. Laszlo Andor.

Mais elle ne doit surtout pas susciter des espoirs féériques : tout au plus M. Todd a-t-il « évoqué » une formation pour aider les personnes licenciées à « trouver un nouveau travail ». En revanche, il a estimé qu'il est « trop tôt pour dire si les critères du Fonds de mondialisation (fonds européen de 500 millions d'euros qui apporte une aide aux travailleurs touchés par la mondialisation) s'appliqueraient ou pas. Il faudrait que les autorités françaises prouvent que les licenciements étaient dus aux effets de la mondialisation. »

Pour faire court, la France n'aura sans doute aucun fonds, alors même qu'elle verse bien plus à l'UE qu'elle n'en reçoit.

Enfin, ce soir du 12 juillet, on apprenait que M. Montebourg a fait les gros yeux en déclarant au Sénat : « Nous n'acceptons pas en l'état le plan !» Bigre !

Mais que peut-il faire concrètement puisque l'État, n'étant pas actionnaire de PSA comme il l'est de Renault, n'a aucune marge de manœuvre pour obliger Peugeot à changer de décision ?

Et du reste, même si l'État était actionnaire de PSA comme dans Renault, comment pourrait-il injecter des sommes colossales dans l'entreprise en difficultés financières alors que quasiment toute forme d'aide de ce type est interdit par la Commission européenne, et que celle-ci presse par ailleurs l'État de tailler de façon drastique dans toutes ses dépenses ?

C'est pourquoi le ton martial d'Arnaud Montebourg relève du registre de la commedia dell'arte. Très concrètement, on apprenait ce soir que le « ministre du Redressement productif » a... nommé un expert, Emmanuel Sartorius, qui doit examiner la situation financière du groupe privé.

Pressé de dire ce qu'il allait faire d'autre à part nommer ce Professeur Sartorius, Arnaud Montebourg a affirmé devant les sénateurs : « Nous allons demander à PSA d'abord de justifier la situation qui est celle-ci et ensuite d'ouvrir un dialogue social que le Premier ministre a exigé comme étant exemplaire. Nous demandons à PSA d'examiner loyalement toutes les autres solutions que celles qu'il a réservées à plusieurs sites de France et notamment à ces milliers de salariés concernés ».

En bref, rien.
Rien de plus que ce que l'on sait déjà.


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LA LOI DU SILENCE SUR LES RAISONS DE L'EFFONDREMENT
DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE

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Comme je l'ai déjà souligné en préambule, ce qui est, au fond, le plus extraordinaire dans toute cette histoire, c'est que personne ne vient expliquer publiquement devant les Français :

- ni les causes profondes de ce sinistre industriel,

- ni en quoi il s'inscrit dans une longue suite de sinistres du même genre, dans tous les secteurs de notre industrie,

- ni les choix stratégiques qu'il faudrait faire pour que cette évolution catastrophique ne se produise plus.

Sous l'effet d'une sorte de lâche consensus, tout le monde admis à s'exprimer dans les grands médias présente ainsi la suppression de 8.000 emplois d'un coup et la fermeture de l'usine Citroën d'Aulnay comme si c'était, soit un pur hasard, soit le fruit d'une mauvaise gestion de la part des équipes dirigeantes de l'entreprise.

Je me garderais bien, quant à moi, de participer à cette présentation des choses. Car, ainsi que je le rappelais dans ma vidéo du 5 juin, le désastre de l'industrie française touche trop d'entreprises différentes, dans trop de secteurs différents, pour que l'on puisse honnêtement en faire reporter la responsabilité sur chacun des dirigeants de chacune des entreprises.
(cf. http://www.dailymotion.com/video/xrfhv5_entrevue-de-francois-asselineau-du-04-juin-2012_news?start=0

Si la France perd environ 800 emplois industriels par jour ouvrable depuis au moins une dizaine d'années, ce n'est ni par hasard, ni sous l'effet d'une incompétence totale qui frapperait indistinctement tous les dirigeants d'entreprises françaises.


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L'EFFONDREMENT DE L'INDUSTRIE TOUCHE TOUTE L'EUROPE OCCIDENTALE
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En outre, le phénomène n'est nullement limité à la France. L'industrie subit également une Bérézina aux États-Unis et dans la plupart des pays d'Europe occidentale : Italie, Grèce, Espagne, Portugal....

Même en Allemagne, la situation n'est pas si rose qu'on le croit. Preuve en est que l'on a appris, aujourd'hui même 12 juillet, que Karl-Friedrich Stracke, le patron du constructeur automobile allemand Opel, filiale de l'américain General Motors, également président de General Motors Europe, venait de démissionner de ces deux fonctions.

M. Stracke, qui n'était à la tête d'Opel que depuis 15 mois (en avril 2011) et qui n'avait pris la tête de GM Europe qu'il y a 7 mois (en janvier de cette année), a jeté l'éponge devant la tâche qu'il juge insurmontable de redresser Opel, qui est aux prises depuis des années avec des difficultés financières croissantes. Sa part de marché en Europe ne cesse de fondre -atteignant 7,2% en mai contre 7,6% un an plus tôt-, à l'instar de ses ventes, en recul de 12,6% en mai sur douze mois.

Fin juin, le conseil de surveillance d'Opel avait pourtant validé les nouvelles orientations grâce auxquelles l'entreprise espère relever la tête. Ce sont les mêmes que PSA : réduction des coûts, repositionnement de la marque et délocalisation hors d'Europe.

http://www.usinenouvelle.com/article/karl-friedrich-stracke-quitte-opel.N178729

Si toute l'industrie des États-Unis et de l'Europe occidentale s'effondre, à l'exception des entreprises située en quasi-monopole ou sur des créneaux d'excellence, c'est bien qu'il y a des raisons communes à tous ces pays.

Quelles sont ces raisons ?


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Voir plus bas LA SUITE DE CE LONG ARTICLE (PARTIE 2)



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Citation :
NON-ASSISTANCE À PEUPLE FRANÇAIS EN DANGER ===
=============== PARTIE 2 =================
LA DESTRUCTION DE NOTRE INDUSTRIE EST LE RÉSULTAT DIRECT DU TRAITÉ DE MAASTRICHT (articles 32 et 63 du TFUE, taux de change de l'euro, pacte budgétaire).

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En photo : Usine PSA-DONGFENG à Wuhan 武汉, dans la province du Hubei (Chine). Le groupe PSA, qui vient de décider de fermer son usine d'Aulnay-sous-bois en 2014, a également décidé en avril dernier de doubler sa production en Chine, en visant l'objectif de 900.000 véhicules en 2014.
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Si toute l'industrie des États-Unis et de l'Europe occidentale s'effondre, à l'exception des entreprises située en quasi-monopole ou sur des créneaux d'excellence, c'est bien qu'il y a des raisons communes à tous ces pays.

Quelles sont ces raisons ?


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LE GRAND SECRET : CE SONT LES CHOIX STRATÉGIQUES DE LA
« MONDIALISATION » ET DE LA « CONSTRUCTION EUROPÉENNE » QUI TUENT L’INDUSTRIE EUROPÉENNE

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M. de La Palice l'aurait dit : si l'industrie en général - et l'industrie automobile en particulier -, se porte mal ou très mal (sauf cas particuliers) en Europe occidentale, c'est tout simplement parce que l'on y a placé les entreprises dans une situation qui n'est pas viable.

Et si la situation n'est pas viable, c'est sous l'effet de 2 choix stratégiques et calamiteux :

1- l'adoption de la politique de démantèlement des réglementations aux échanges, qualifiée de « mondialisation inévitable »

2- l'adoption de l'euro, et des contraintes qui en découlent.



1er CHOIX CRUCIAL :
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L'ADOPTION DE LA POLITIQUE DITE DE « MONDIALISATION INÉVITABLE » PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE,
IMPOSÉE IPSO FACTO A LA FRANCE

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Le premier de ces choix stratégiques a été d'adopter la politique dite de « mondialisation inévitable », c'est-à-dire de suppression de la plupart des réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services.

Contrairement au bobard monumental qui fut asséné à l’époque à tous les peuples d’Amérique du nord et d’Europe occidentale, cette « mondialisation inévitable » n'avait rien d'inévitable.

Supprimer les réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services, cela n'arrive ni par hasard ni en claquant des doigts : il faut que des responsables politiques mènent des tractations internationales ardues pendant des années, de façon réfléchie et préméditée, puis qu'ils prennent, ou fassent prendre, dans la foulée toute une série de décisions régaliennes. Tout cela ne tombe évidemment pas du ciel comme une météorite géante façon "Apocalypse maya".

La « mondialisation inévitable » fut donc une politique délibérée, qui aurait très bien pu ne pas être adoptée. Elle ne l'aurait d'ailleurs pas été si les peuples avaient été dûment et honnêtement informés de ce en quoi elle consistait et de ce qu'en seraient les conséquences fatales.

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Cette politique fut décidée conjointement par les États-Unis d'Amérique et la Commission européenne (au tournant des années 1990-1994.

L'époque n'est pas anodine. Elle correspond au moment où s'est présentée une conjonction de deux événements historiques fondamentaux :

- d'une part, l'effondrement du camp socialiste
Cet effondrement et la liquidation de l'URSS ont été utilisés par les États-Unis à des fins idéologiques (comme la consécration de leur modèle économique) et à des fins politiques et commerciales (comme la justification de l'objectif de libre-échange des capitaux qu'ils poursuivaient depuis plusieurs décennies) ;

- d'autre part, le début d'ouverture de la République Populaire de Chine après le triomphe de la ligne politique et économique des Deng Xiaoping sur celle de Hua Guofeng.
Ce début de retour camouflé de la Chine au capitalisme a permis à l'oligarchie euro-atlantiste d'envisager avec délectation d'utiliser les ressources humaines de cet immense pays pour y transférer massivement l'appareil productif occidental afin d'y bénéficier de coûts de fabrication extraordinairement réduits et de peser sur les revendications sociales en Amérique du nord et en Europe occidentale.

Il faut bien comprendre que le démantèlement des réglementations aux échanges qui a alors été décidé eût été infiniment compliqué à mener si la prétendue « construction européenne » n'avait pas existé.

Car, depuis le traité de Rome de 1957, ce que l'on appelle « la politique commerciale extérieure » (droits de douane, quotas, procédures d'accès aux marchés, etc.) a été (et ce n'est pas un hasard), l'une des toutes premières prérogatives régaliennes que les États signataires avaient transférées à la Commission européenne.

Si la « construction européenne » n'avait pas existé, il aurait donc fallu que les Américains obtinssent l'accord séparé de chacun des 12 pays qui constituaient la CEE en 1990, et des 15 qui constituaient l'UE en 1995. La chose eût été très difficile, sinon impossible.

Mais grâce à la « construction européenne », il suffisait aux Américains de se mettre d'accord avec le Commissaire européen en charge pour régler l'affaire dans ses grandes lignes. C'est d'ailleurs ce qui fut fait.

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Cette politique de « mondialisation inévitable » a été gravée dans le marbre de la construction européenne par le traité de Maastricht signé en décembre 1991 et ratifié en 1992 ; elle a ensuite donné naissance aux Accords de Marrakech du 15 avril 1994, qui a créé l'Organisation Mondiale du Commerce.

Dans le traité de Maastricht (repris depuis lors par le traité sur l'Union européenne (TUE) et le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), cette politique figure notamment (pas seulement) dans deux articles essentiels : les articles 63 et 32 du TFUE.

Les auditeurs attentifs de mes conférences connaissent bien ces deux articles puisque je leur en parle souvent (cf. par exemple
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne).

Pour les autres, je rappelle les principes essentiels que posent ces deux articles :

« Article 63 du TFUE
------------------------
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »

=> En clair, ces dispositions donnent aux entreprises :

a)- un feu vert général, non contrôlable et non réductible par l'État pour sortir de France tout l'argent qu'elles veulent (puisque « TOUTES LES RESTRICTIONS aux mouvements de capitaux sont INTERDITES »).

b)- un feu vert général, non contrôlable et non réductible par l'État pour aller investir cet argent dans les 26 autres États de l'UE, notamment pour y construire une usine à la place de celle qu'elle compte fermer en France (puisque « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux ENTRE LES ÉTATS MEMBRES sont interdites »).

c)- un feu vert général, non contrôlable et non réductible par l'État pour aller investir cet argent dans les 170 autres États de la planète, par exemple en Chine, en Inde, en Asie du sud-est, etc., notamment pour y construire une usine à la place de celle qu'elle compte fermer en France (puisque « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres ET LES PAYS TIERS sont interdites »).


« Article 32 du TFUE
------------------------
Dans l'exercice des missions qui lui sont confiées au titre du présent chapitre, la Commission s'inspire:
a) de la nécessité de promouvoir les échanges commerciaux entre les États membres et les pays tiers,
b) de l'évolution des conditions de concurrence à l'intérieur de l'Union, dans la mesure où cette évolution aura pour effet d'accroître la force compétitive des entreprises,
d) de la nécessité d'éviter des troubles sérieux dans la vie économique des États membres et d'assurer un développement rationnel de la production et une expansion de la consommation dans l'Union. »

=> En clair, ces dispositions donnent aux entreprises un cadre général extrêmement favorable, et non réductible par un seul État, pour importer les productions - y compris les leurs - faites dans des pays tiers à très bas coûts de salaires, par exemple en Chine, dans le sous-continent indien, ou en Asie du sud-est. (du fait de la prétendue « NÉCESSITÉ DE PROMOUVOIR LES ÉCHANGES COMMERCIAUX entre les États membres et lesPAYS TIERS. »


==> En bref, les dispositions des articles 63 et 32 du TFUE permettent à toutes les entreprises sises dans un pays de l'UE :
- de fermer leurs usines dans le pays d'Europe où elles en possèdent,
- de procéder à des transferts massifs de capitaux pour ouvrir des usines de remplacement dans tous les autres pays du monde,
- et de rapatrier dans leur pays d'origine leurs propres productions fabriquées à très bas coûts. (Les entreprises situées aux États Unis bénéficient de dispositions comparables pour ce qui les concerne)

------------------------------------------

J'insiste ici sur un aspect fondamental : c'est que ces dispositions qui donnent aux entreprises - et donc à leurs actionnaires - les mains totalement libres n'existaient pas pendant toutes les décennies antérieures qui ont vu fleurir les grandes industries françaises.

Par exemple, pendant la période dite des "Trente Glorieuses" allant en gros de 1945 à 1975, qui vit une croissance à peu près ininterrompue de l'industrialisation et de la prospérité des Français :

=> une entreprise française n'avait tout simplement pas le droit de transférer librement à l'étranger des capitaux d'un montant significatif.
Si elle souhaitait le faire, par exemple dans le but d'acheter ou de construire une usine, il lui fallait obtenir l'autorisation du ministère français de l'économie et des finances.
Lequel étudiait alors de près le dossier, examinait notamment les avantages et les inconvénients en termes d'emplois, de savoir-faire et de commerce extérieur, et décidait en définitive d'accepter ou de refuser le transfert des capitaux.
C'est ce que l'on appelait le "contrôle des mouvements de capitaux".

=> de la même façon, une entreprise étrangère n'avait pas non plus le droit de faire venir en France des capitaux étrangers d'un montant significatif.
Si elle souhaitait le faire, par exemple dans le but d'acheter une entreprise française ou de construire une usine, il lui fallait également obtenir l'autorisation du ministère français de l'économie et des finances. Lequel étudiait de près le dossier et pouvait accepter ou refuser, comme dans le cas précédent.

-----------

En d'autres termes, la plupart des délocalisations industrielles étaient rendues impossibles par le système de réglementation qui préexistait au traité de Maastricht.

Et si la France et les Français assistent depuis deux décennies à l'effondrement de l'industrie française, et des emplois qui vont avec, c'est une conséquence directe du traité de Maastricht, désormais articles 63 et 32 du TFUE, donc une conséquence directe de la prétendue « construction européenne ».

De la même façon, si la France et les Français assistent depuis deux décennies au rachat de pans entiers de leur industrie, de nombreuses entreprises de services, de certains de leurs services publics privatisés et de leur patrimoine immobilier, par des fonds de pension américains ou des fonds d'investissement du Qatar, etc., c'est également une conséquence directe du traité de Maastricht, (désormais codifiés dans les articles 63 et 32 du TFUE), donc une conséquence directe de la prétendue « construction européenne ».

-------------

Ce qu'il faut bien comprendre, pour clore cette partie, c'est que les entreprises occidentales ne peuvent pas rester vertueuses avec un tel système.

Car il suffit qu'une seule entreprise délocalise massivement ses activités dans un pays à très bas coûts de salaires, de charges sociales et de contraintes environnementales pour qu'elle bénéficie d'un avantage comparatif souvent décisif par rapport aux entreprises qui n'ont pas délocalisé. Obligeant ainsi ces dernières à faire de même, sauf à disparaître.



2ème CHOIX CRUCIAL :
L'EURO

-------------------------------------
Comme si les dispositions précédentes ne suffisaient pas à motiver des délocalisations torrentielles des usines de France vers des pays à très bas coûts de salaires et de charges sociales, il s'y est ajouté un autre facteur très aggravant : l'adoption de la monnaie commune européenne, pour les pays de l'UE qui ont fait ce choix calamiteux. Dont la France.

Je n'ai pas la place de revenir ici longuement sur les problèmes multiformes posés par l'euro et qui conduiront, de façon certaine, à son explosion, comme ont toujours explosé toutes les monnaies plurinationales de l'Histoire. La seule incertitude qui existe concerne la durée de survie de l'euro : quelques mois ? quelques semestres ? quelques années ?

En revanche, et pour l'objet de cet article, je signalerai que l'euro a au moins 2 effets tragiques pour nos entreprises :


a)- un taux de change externe excessif
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Comme je le montre, graphiques à l'appui, dans mes conférences sur l'euro, chaque économie a une compétitivité différente. Cela dépend évidemment de chaque branche et de chaque entreprise mais, prise globalement, l'économie française n'a pas la même compétitivité que l'économie allemande, ou que l'économie espagnole, ou que l'économie finlandaise, etc.

Or, le taux de change externe d'une monnaie, qui est le facteur qui permet de corriger les déficits ou les excédents de compétitivité, est désormais commun à toutes les économies de la zone euro.

Depuis 2003 qu'il a commencé à dépasser largement le taux de change 1 EURO = 1 DOLLAR, le taux de change de l'euro est devenu trop élevé pour les économies de plusieurs pays de la zone, mais pas pour tous. Si globalement l'économie allemande a bien résisté à un taux de change externe de 1,2, ou 1,3, ou 1,4, ou même 1,5 dollar pour 1 euro, il n'en a pas été de même pour les économies des pays du sud.

Face à un taux de change externe aussi élevé, de nombreuses entreprises françaises ont donc été contraintes de délocaliser leurs productions en dehors de la zone euro.

Ce n'est pas moi , mais Louis Gallois, président d'EADS, qui tirait ainsi la sonnette d'alarme dans un entretien accordé au Figaro le 27 mars 2008 :
« Une baisse du dollar de 10 cents fait perdre 1 milliard d’euros à Airbus. L'euro à son niveau actuel est en train d'asphyxier une bonne partie de l'industrie européenne en laminant ses marges à l'exportation. Si cela continue, l'industrie européenne fuira l'Europe ».

Or, même si le taux de change de l'euro, qui avait atteint un sommet à la mi-2008 à 1 € = 1,58 $, s'est notablement déprécié depuis lors, il n'en reste pas moins, à 1 € = 1,22 $, encore trop élevé pour une partie significative des industries de l'Europe du sud, surtout celles exposées à des marchés mondiaux très concurrentiels, comme c'est le cas de l'automobile.

Depuis que Louis Gallois avait formulé cette mise en garde voici plus de 4 ans, et pour reprendre son expression, l'industrie a continué, à « fuir l'Europe ».

Merci l'euro !

b)- les plans de rigueur à répétition, qui n'ont pour effet que d'entretenir une récession permanente
-----------------------------------------------------------------------
Enfin, dernier clou dans le cercueil de nos usines moribondes,
la volonté d'assurer prétendument la viabilité de l'euro, puis les tentatives désespérées de le sauver contre vents et marées, ont conduit les (ir)responsables politiques européens à adopter depuis plus de dix ans une politique économique à proprement parler démente.

Oubliant complètement les enseignements de Keynes, qui expliquait qu'il n'y avait rien de pire que de couper dans les dépenses publiques en période de récession, car on aggravait alors le déficit public que l'on prétendait combler, la Commission européenne et les dirigeants de l'UE ont continuellement exigé des coupes sombres dans les dépenses publiques, et continuent d'ailleurs de le faire de plus belle.

Cette idée est absurde à tous les égards :

- d'une part, les 20 ans écoulés depuis le traité de Maastricht et les 13 ans écoulés depuis l'introduction effective de l'euro dans les échanges interbancaires ont prouvé que, plus l'on taille dans les dépenses publiques et plus... le déficit s'accroît. C'est exactement ce qu'enseignait Keynes, et ce que ne veulent pas voir nos dirigeants.

- d'autre part, cette politique vise une chimère : celle qui consisterait à rembourser un jour les dettes publiques pharaoniques que pratiquement tous les pays occidentaux ne cessent d'accumuler. Or tous les spécialistes savent (et avouent à l'écart des micros et caméras) qu'il sera de toute façon impossible de rembourser ces dettes puisque c'est le principe même de la création monétaire, injustement confiée exclusivement aux banques privées, qui est à l'origine de cette dette publique exponentielle.
Pour parler net, la solution de la dette publique ne pourra passer que par une remise en cause des formes de la création monétaire, et certainement pas par une diminution constante des dépenses publiques.


-enfin, cette politique de dingos a conduit l'ensemble de l'Europe de l'ouest à devenir la lanterne rouge de la croissance mondiale. Tous les pays d'Europe de l'ouest s'enfoncent dans une récession sans fin depuis plus de 12 ans.

Il est on ne peut plus logique que les entreprises désinvestissent et ferment leurs usines dans une telle zone en perdition économique.

De nouveau, merci l'euro !

-------------------------------


CONCLUSION : C'EST BIEN LA « CONSTRUCTION EUROPÉENNE » QUI TUE L’INDUSTRIE EUROPÉENNE

--------------------------------------------------------------------------

Quelle est donc la conclusion de tout ceci ? C'est celle que nous avons sous les yeux, et dont le sinistre industriel de PSA - mais aussi celui d'Opel - apparaissent comme des allégories :

1)- le dogme européiste et celui de la « mondialisation inévitable » ont retiré à nos entreprises la protection de leurs marchés intérieurs, protection qui les préservait de la concurrence insoutenable de pays à très bas coûts de salaires et de charges,

M. Stracke, qui a démissionné de ses deux postes de président d'Opel et de General Motors Europe le même jour que celui de l'annonce de PSA, l'avait confié sans ambages au magazine LUnisne Nouvelle :
« GM a adopté depuis 25 ans une stratégie au rabais, de réduction des coûts. Face à des pays comme la Chine et la Corée du Sud, cette stratégie low-cost ne fonctionne pas ».
[source : http://www.usinenouvelle.com/article/karl-friedrich-stracke-quitte-opel.N178729]


2)- les traités européens ont donné par ailleurs aux entreprises européennes un feu vert total pour qu'elles aillent s'installer ailleurs,


3)- logiques et non pas suicidaires, les dirigeants d'entreprises - confrontés de surcroît aux exigences de leurs actionnaires - ne peuvent qu'être conduits à délocaliser leurs activités dans les pays à très bas coûts de salaires et de charges. Pourquoi ne le feraient-ils pas puisque, sauf cas de monopole ou de stratégie "de niche", c'est la seule possibilité pour eux de rétablir les conditions de concurrence dans lesquelles elles évoluent ?


4)- cette nécessité de se délocaliser est rendue encore plus vitale pour les usines situées dans les pays de la zone euro, puisque le taux de change externe de l'euro, très excessif depuis une dizaine d'années, y rend les productions encore moins compétitives sur les marchés mondiaux.


5)- cette nécessité de se délocaliser est rendu encore plus urgente par le fait que les marchés européens sont en plein marasme, du fait d'une récession lancinante entretenue par des plans de rigueur drastiques à répétition depuis au moins 12 ans. Et que les nouveaux plans de "sauvetage" exigés en Grèce, en Espagne, en Italie, vont encore plomber davantage la récession générale !


6)- enfin, s'agissant des entreprises automobiles, la volonté de l'État de faire rentrer coûte que coûte de l'argent dans ses caisses, et la volonté des grandes villes de réduire l'usage de la voiture, ont conduit à transformer les conducteurs en de véritables vaches à lait pour le fisc : le prix des vignettes est de plus en plus cher, le prix de l'essence - qui comporte quelque 75% de taxes - s'envole, les amendes de stationnement explosent dans les grandes villes, les amendes routières aussi du fait de la multiplication des radars routiers, etc. etc.

La conséquence en est que de plus en plus de gens réduisent leur consommation automobile dans les pays d'Europe occidentale. C'est un aspect certainement positif en matière de lutte contre la pollution. Mais cela contribue encore davantage à mettre en péril l'une des principales industries pourvoyeuses d'emplois en France.


Dans ces conditions, la conclusion s'impose d'elle-même.

Pour justifier sa décision annoncée le 12 juillet, le groupe PSA a fait savoir qu'il était « très affecté par la baisse des marchés automobiles européens ». Et dans son communiqué transmis à la presse, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a enfoncé le clou :

« L'ampleur et le caractère durable de la crise qui affecte notre activité en Europe rendent désormais indispensable ce projet de réorganisation qui nous permet de dimensionner notre capacité de production à l'évolution prévisible des marchés. »

On ne saurait mieux dire que l'Europe est LE problème de PSA.



LE SALUT PAR LA CHINE ?
------------------------------

On notera pour terminer que l'annonce du plan présenté par PSA de suppression de 8.000 emplois et de fermeture de l'usine d'Aulnay dans les 2 ans est à mettre en parallèle avec l'annonce, qu'avait faite le même groupe PSA il y a moins de 3 mois, sur ses perspectives en Chine.

Le 24 avril 2012, le groupe français avait en effet dévoilé au journal La Tribune (repris par le magazine AUTO PLUS) sa volonté d'accroître substantiellement son expansion sur le marché chinois. Les objectifs de PSA en Chine sont :

- d'y vendre 480.000 véhicules cette année contre 404.000 en 2011.

- d'y fabriquer rapidement de nouveaux modèles. Une berline compacte à coffre, probablement sur base de C4 rallongée, et une autre compacte d'entrée de gamme seront produites en Chine, et leur lancement est attendu pour 2013.

- par ailleurs, la première DS entièrement fabriquée en Chine, la DS5, sera commercialisée au second semestre 2013

- à partir de 2014, Citroën fabriquera également une berline compacte inédite à coffre, un 4x4 et une grosse berline.

- à terme, PSA ambitionne de doubler sa production totale en Chine pour s'approcher des 900.000 exemplaires d'ici à 2 ans.

[source : http://news.autoplus.fr/news/1454395/Chine-Usine-Wuhan-Citroen-C4]

----------

En résumé :

==> D'un côté : suppression de 8.000 emplois en France et fermeture de l'usine d'Aulnay en 2014, avec des dizaines de milliers d'emplois sous traitants menacés chez les sous-traitants, et une perte terrible de notre savoir faire industriel. Le tout dans un contexte économique, français et européen, catastrophique, et dans une ambiance sociale, politique et morale crépusculaire sur tout le continent.

== >De l'autre côté : multiplication des nouveaux véhicules fabriqués en Chine, et doublement d'ici à 2 ans de la production de PSA en Chine, avec 900.000 exemplaires. Le tout dans un contexte économique en pleine croissance et l'ascension irrésistible de la Chine au rang de 1ère puissance mondiale.


Sacré bilan du traité de Maastricht, 20 ans après, non ?



François ASSELINEAU


======================================
LA SUITE ET FIN DE CE LONG ARTICLE (PARTIE 3)
SERA MISE EN LIGNE DANS LES PROCHAINES HEURES :

PARTIE 3 :
L'ENSEMBLE DE LA CLASSE POLITIQUE, DES SYNDICATS ET DES MÉDIAS SE RENDENT COMPLICES DE NOTRE RUINE.



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Message"OTAN en emporte l'IRAN":un petit florilège des commentaires, on en apprend de belles: le retrait du marché Iranien a été crucial aussi
par g.sandro Sam 14 Juil 2012 - 14:26

"OTAN en emporte l'IRAN":un petit florilège des commentaires, on en apprend de belles: le retrait du marché Iranien a été crucial aussi

Citation :
Christian Averoux L'Iran, marché abandonné par PSA au début 2012 après la prises de participation au capital de GM, était le deuxième marché après la France : 457 000 véhicules vendus pour un total de 3 555 000 en 2011 (12,9%).
Pour le premier semestre 2012, ses ventes dans le monde sont en baisse de 13%.

Une solution pour regagner les 13 % perdus : revenir en Iran : pour cela le gouvernement a un rôle à tenir : celui de lever le blocus au profit de PSA, et à tenir ferme face aux pressions américaines.

C'est marrant : la presse évoque très peu cette retraite brutale et totale par PSA du marché d'Iran, son DEUXIÈME MARCHÉ dans le monde !

sources:
http://cgt-psa-aulnay.fr/communique/la-verite-sur-une-campagne-mensongere-qui-vise-justifier-linjustifiable
La vérité sur une campagne mensongère qui vise à justifier l'injustifiable !
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
09/07/2012
"Avec 457 000 véhicules vendus en 2011, le marché Iranien est pour PSA le 2ème marché juste derrière le marché Français."
"En février 2012, suite à l’alliance avec la GM, PSA décide de suivre l’embargo sur l’Iran et de faire une croix sur une vente de plus de 450 000 véhicules par an soit plus de 200 000 par semestre ! Le calcul est simple. Si PSA avait maintenu ses ventes en Iran, il aurait fallu rajouter 200 000 véhicules pour le 1er semestre 2012. PSA aurait du annoncer non pas 1 619 000 véhicules vendus mais plus de 1 800 000, le même niveau que celui de l’année dernière (1 860 000) qui, rappelons le, est un des meilleur cru de l’histoire de PS
A."
http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/medias/ventes-mondiales-1-619-000-unites-au-1er-semestre-2012
Ventes mondiales à 1 619 000 unités au 1er semestre 2012
Communiqué de presse de PSA
06/07/2012
"Le renforcement des sanctions à l’encontre de l’Iran a induit une impossibilité de financer l’activité de vente d’éléments détachés vers cette destination, ce qui a conduit le Groupe, en conformité avec les réglementations internationales, à suspendre au cours du premier semestre cette activité."

La vérité sur une campagne mensongère qui vise à justifier l'injustifiable ! | CGT PSA Aulnay
www.cgt-psa-aulnay.fr
L'opinion publique a assisté à une véritable campagne mensongère de la part de la direction de PSA qui voudrait faire croire que les ventes de voitures pour le premier semestre ont considérablement chuté. L'objectif est simple : à la veille d'annoncer une véritable déclaration de guerre aux salariés...

Citation :
Victor Latent Christian Averoux,

PSA et l'Iran est une drôle d'histoire:

Ici:
http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/medias/ventes-mondiales-1-619-000-unites-au-1er-semestre-2012
Comme vous le soulignez, PSA annonce un recul de 31% sur les ventes d'éléments détachés, soit un recul d'environ 61500 éléments détachés par rapport au premier semestre 2011.
On est loin des 200 000 ventes de véhicules annoncés par le communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay, ( http://cgt-psa-aulnay.fr/communique/la-verite-sur-une-campagne-mensongere-qui-vise-justifier-linjustifiable ).

"Avec 457 000 véhicules vendus en 2011, le marché Iranien est pour PSA le 2ème marché juste derrière le marché Français."

Ici:
http://www.psa-peugeot-citroen.com/finance-report/download/2173?cate%5B0%5D=165 (ok)
Le rapport annuel 2011, page 38, il n'est pas fait mention de l'Iran 2eme marché d'après la CGT (ventes véhicules montés).
On ne retrouve pas dans le tableau les 470 000 véhicules annoncés par la CGT.

Par ailleurs d'après les chiffres officiels du groupe, les ventes en Iran représente à peine 2% du chiffre d'affaire en 2011.
http://www.psa-peugeot-citroen.com/finance-report/download/3816?cate%5B0%5D=166
page 16

Je ne sais pas comment interpréter le communiqué de la CGT.

Ventes mondiales à 1 619 000 unités au 1er semestre 2012
www.psa-peugeot-citroen.com
Faits marquants du 1er semestre 2012 : • Ventes de véhicules et éléments détachés à 1 619 000 unités • &
il y a 3 heures · Modifié · J’aime



Citation :
Yacine Zitouni Et voilà comment on supprime 8000 emplois et une fermeture d'usine pour PSA

Public Sénat: PSA et sa coupure politicienne d'avec l'IRAN où le groupe vendait 450.000 véhicules par an

http://www.youtube.com/watch?v=_He8rNza6w4&feature=player_embedded

PSA et sa coupure politicienne d'avec l'IRAN où le groupe vendait 450.000 véhicules/an
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MessageLA MARSEILLAISE EST-ELLE RACISTE ? Encore une analyse très fine qui pourfend les idées reçues.
par g.sandro Dim 15 Juil 2012 - 12:10

La vidéo est particulièrement claire et synthétique...
chinois chappo ye.s tchin
Sang impur? Sans gain pur? Sanguin pur? 101 purs? Sans Hun pur? 100 Huns purs?
Citation :
LA MARSEILLAISE EST-ELLE RACISTE ? non !
https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
[En photo : Rouget de Lisle composant la Marseillaise.
Ce tableau fut peint par Auguste PINELLI (1823-1890) vers 1880, lorsque fut décidée la Première Fête Nationale.
Tableau appartenant aux collections du Musée de la Révolution Française à Vizille (Isère)]
=====================================
Je saisis l'occasion du 14 Juillet pour revenir sur l'une des désinformations habituelles de la propagande euro-atlantiste,
celle qui consiste à affirmer que les paroles de la Marseillaise seraient racistes au motif qu'elles parlent de « sang impur ».

L'objectif sous-jacent de ce débat est bien entendu, encore et toujours, de faire honte aux Français, de les dégoûter de leur propre histoire, d'anéantir chez eux toute volonté de souveraineté et d'indépendance nationale.....

Et tout cela pour quoi ? Pour mieux les asservir à l'Union européenne et à l'empire euro-atlantiste, dont la vision géopolitique du monde (le « Choc des Civilisations ») est précisément la plus raciste qui soit, puisqu'elle prétend faire un distinguo fondamentale entre les pays blancs d'Europe et d'Amérique du Nord et le reste du monde !

Pour remettre les choses au point, je me permets de suggérer à mes lecteurs de visionner (ou re-visionner) cet extrait tiré de ma longue conférence sur l'Histoire de France :
http://www.youtube.com/watch?v=SJAwS7nSY6g

Comme ils le découvriront, Non, La Marseillaise n'est pas raciste. C'est en revanche un formidable chant de libération nationale contre toutes les forces réactionnaires de l'Europe coalisée - déjà ! - pour écraser la souveraineté nationale conquise par le peuple français.

François ASSELINEAU

Citation :
Le "sang impur" n'est pas celui de l'ennemi mais celui des français non-nobles (au sang considéré comme impur en opposition au sang pur des nobles) qui se battaient et sacrifiaient leur vie dans le sang pour défendre la France face aux monarchies européennes.



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MessageL'europe sécuritaire - Une conférence de François ASSELINEAU
par g.sandro Dim 15 Juil 2012 - 12:28

L'europe sécuritaire - Une conférence de François ASSELINEAU

http://www.youtube.com/watch?v=r3Yh6ZpM_HY&feature=youtu.be

Comment il explose BHL...!!!
Le parallèle qu'il fait avec 1984 de Georges Orwell est saisissant: Patriot Act , filage, profilage, e-mails, bibliothèques, banques, NSA, Windows, écoutes discrétionnaires des communications téléphoniques ou numériques sans contrôle judiciaire, etc... c'est juste passionnant !
l'UE fait un cop collé du Patriot Act US..!!! affraid

Il est indubitablement d'une pertinence inégalée sur la question des libertés individuelles et collectives; toujours cinglant, pédagogue, factuel, implacable et malicieux, irrévérencieux mais jamais vulgaire, c'est jubilatoire...
Wink

Citation :
Cette vidéo n'est pas répertoriée et ne peut être visionnée que par les personnes qui y accèdent via le lien. En savoir plus


raison de plus pour diffuser plus largement cette vidéo !
==>
Ajouté sur chaine hardinvestor-youtube, play list spéciale union européenne et euro



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MessageL'EUROPE, C'EST LA GUERRE ! L'UE, UN GLACIS GÉOPOLITIQUE AMÉRICAIN ! 2 REMARQUABLES VIDÉOS (de 10 et 7mns),
par g.sandro Ven 20 Juil 2012 - 1:30

L'EUROPE, C'EST LA GUERRE ! ==========
==== L'UE, UN GLACIS GÉOPOLITIQUE AMÉRICAIN ! ====
DEUX VIDÉOS "VIRALES" REMARQUABLES (de 10mn 25s et 7mn 23s), CONÇUES ET RÉALISÉES BÉNÉVOLEMENT PAR NOTRE ADHÉRENT ET MILITANT DES DEUX-SÈVRES : GAËL RAGEADE.
----------------------------------------------------------------------
ELLES SONT À FAIRE VOIR ET CIRCULER SANS MODÉRATION
AU PLUS GRAND NOMBRE POSSIBLE DE VOS CONTACTS.

======================================
Il y a quelques jours, j'avais tenu à féliciter publiquement notre adhérent et militant Djamelito (du Nord) pour la formidable vidéothèque de mes interventions, qu'il a eu l'excellente idée de réaliser.

Elle permet à tous de découvrir, ou de retrouver, en quelques instants les vidéos de mes conférences et entretiens divers, classés sujet par sujet, et parfois présentés sous forme de courts extraits.
(je redonne le lien : http://upr-djamelito.blogspot.fr/2011/09/videotheque_09.html ).


Aujourd'hui, c'est un autre de nos adhérents et militants actifs, de plus en plus nombreux, qui mérite que nous lui adressions tous un grand remerciement : Gaël Rageade, de Niort (Deux-Sèvres).


===================================
1ère VIDÉO VIRALE :
"L'EUROPE, C'EST LA GUERRE
!"
===================================
Sans que quiconque le lui ait demandé, Gaël a eu l'idée de concevoir une vidéo "zapping" sur le thème "L'EUROPE, C'EST LA GUERRE !"

Pour cela, il a pris pour point de départ le chapitre que j'ai consacré à "l'Europe et la Paix" dans la conférence sur
"10 RAISONS DE SORTIR DE L'UNION EUROPÉENNE"
que j'ai prononcée à Perpignan le 5 mai 2011.

Après avoir procédé à un remarquable et patient travail de recherches d'archives (je ne sais pas comment il a pu faire),
Gaël a réalisé un "montage-choc", qui permet de reprendre mes analyses en les illustrant de façon très judicieuse par des bandes d'actualité.

L'ensemble tient dans le cadre de seulement 10 minutes, afin de répondre à la demande de tous ceux qui n'ont pas le temps ou pas l'envie de regarder des vidéos trop longues et trop statiques.

Je vous laisse découvrir le résultat, que je trouve pour ma part extrêmement réussi et percutant :
http://www.dailymotion.com/video/xs7r2l_l-europe-ce-n-est-pas-la-paix-c-est-la-guerre-zapping_news?from_fb_popup=1&code=AQBeO63JcS1YVZ6CSNX0NDFZUoaFKcZuLFIJU7GSd6XDY2amSRhLKxsDF5Zc5Cb_jkuVH9_dCGRQAZQ39XoS6OZgadDRsGzx8oCIShsZmBMKMtud5vUEtwdakPZ2dSkcBrn0b5BmGC-1c4Z8g7i7pZmk5V5NzjR4w7krtJSt-uFO2Awzc7prWioMO0nNiuxrUJ8#_=_

[Nota : l'ensemble de cette conférence a été filmée, montée, puis mise en ligne, et peut être visionnée en version longue sur : http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne.]


===================================
2ème VIDÉO VIRALE :
"L'UE, UN GLACIS GÉOPOLITIQUE AMÉRICAIN
!"
===================================
Je tiens d'autant plus à féliciter Gaël qu'il a déjà réalisé auparavant une première vidéo virale particulièrement efficace sur le thème "L'UE, UN GLACIS GÉOPOLITIQUE AMÉRICAIN -- ZAPPING", réalisée sur le même principe.

Dans cette vidéo de seulement 7 minutes, il a magistralement intercalé :
- des extraits de la conférence de Charles de Gaulle
du 15 mai 1962 à l'Élysée,
- des passages de mes propres conférences où je cite ces propos du fondateur de la France Libre,
- des micros-trottoirs,
- et des bandes d'actualité, notamment un remarquable discours de Philippe Séguin à la tribune de l'Assemblée nationale.

Je vous laisse découvrir (ou redécouvrir) le résultat, que je trouve aussi percutant et réussi que le précédent :

http://www.dailymotion.com/video/xpafav_l-union-europeenne-un-glacis-geopolitique-zapping_news


===================================
CONCLUSION : L'UPR, C'EST L'AFFAIRE DE TOUS !
===================================
Les événements en France, en Europe, et dans le monde, prennent une tournure de plus en plus grave, et cela dans à peu près tous les domaines : économique, monétaire, financier, social, industriel, agricole, diplomatique, militaire, culturel, éducatif, etc.

Ces évolutions catastrophiques sont tellement flagrantes que même les grands médias d'asservissement des Français, bien que tenus par les forces euro-atlantistes, ne parviennent plus à cacher complètement l'ampleur du désastre qui arrive.

Tout cela révèle, un peu plus chaque jour, à quel point les analyses de l'UPR sont, depuis la création même de notre mouvement, les seules justes. Pourquoi ? Parce que ce sont les seules qui ont le courage d'aller jusqu'au fond des choses, en décortiquant - toutes preuves irréfutables à l'appui - ce qu'est la prétendue "construction européenne", et les raisons pour lesquelles il est vital pour la France d'en sortir au plus vite.

Les événements en cours font également ressortir l'indignité de notre classe politique. D'un bord à l'autre de la scène politique, tous les prétendus "responsables" se satisfont de ressasser en boucle des solutions fallacieuses, alors qu'ils savent pertinemment, au fond d'eux-mêmes, qu'elles sont mensongères ou incompatibles avec les traités européens, qu'ils refusent par ailleurs de dénoncer juridiquement.

L'actualité renvoie ainsi dos-à-dos les grands partis européistes, dont les promesses électorales sont démenties et remisées au placard après chaque élection, et tous les opposants factices, dont les projets mirobolants et contradictoires d'"Autre Europe" ne convainquent désormais à peu près plus personne.

Toutes ces évolutions n'en rendent également que plus criantes l'injustice et la censure de fer dont nous sommes victimes de la part des grands médias de notre pays.

Ceux-ci continuent, imperturbablement, à donner la parole aux responsables mêmes du désastre en cours. Et ils continuent, tout aussi imperturbablement, à interdire d'antenne le seul mouvement politique dont toutes les analyses sont confirmées par les faits : l'UPR.

------

Seulement voilà : lorsqu'une injustice devient par trop criante, lorsqu'une situation mensongère devient par trop ridicule, elles finissent toujours par se retourner contre leurs auteurs.

Ainsi, au fur et à mesure des événements, nous voyons s'accroître le nombre de journalistes, de médias de plus en plus diversifiés, qui s'abonnent spontanément à notre compte Twitter. Preuve que, même si les rédacteurs en chef donnent toujours la consigne de ne jamais parler de nous, l'UPR n'en est pas moins suivie de plus en plus près dans les salles de rédaction.

Mieux encore, nous voyons fleurir, à travers toute la France, de plus en plus d'initiatives spontanées de citoyens, de tous âges et de toutes conditions, qui décident, souvent après avoir longuement hésité, de sauter le pas et de nous rejoindre.

Notre flux d'adhésions ne s'est donc qu'à peine ralenti en cette période estivale et nous continuons à enregistrer, chaque jour, de nouveaux adhérents. Alors que le 14 juillet est passé, c'est un tour de force. J'aurai l'occasion de faire prochainement un point sur ce phénomène réjouissant.

Enfin, nous constatons qu'un nombre croissant de nos adhérents se décident à devenir des militants actifs. Les exemples de Djamelito ou de Gaël sont illustratifs de cette évolution extrêmement prometteuse : chacun se demande comment faire pour mieux diffuser notre message, accroître notre notoriété, convaincre sa famille, ses amis ou ses collègues. Et chacun prend, en adulte, des initiatives en ce sens.

En bref, l'esprit de résistance - le vrai -, se répand dans la société française. Il est certes encore modeste ; mais il se répand néanmoins à vive allure. C'est le plus bel espoir que nous avons, et je tiens à remercier très vivement, en notre nom collectif, tous ceux qui y participent, tel Djamelito hier, et Gaël aujourd'hui.

Ils sont la preuve que l'UPR, c'est l'affaire de tous !
C'est aussi l'affaire de tous les sympathisants qui me lisent.


François ASSELINEAU



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MessageTUNISIE:LE « MODÈLE » FMI rejeté+GOUVERNEUR DE LA BCT LIMOGÉ + notion de « DETTE ODIEUSE » POUR REFUSER LES DETTES HÉRITÉES
par g.sandro Ven 20 Juil 2012 - 8:37


Citation :
TUNISIE: LE « MODÈLE » FMI NE FAIT PLUS RECETTE ==
1)- LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE CENTRALE NABLI DÉFINITIVEMENT LIMOGÉ PAR L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE
2)- LA TUNISIE INVOQUE LE PRINCIPE DE « DETTE ODIEUSE » POUR REFUSER LES DETTES HÉRITÉES DE LA DICTATURE
3°- L'ANCIEN PRÉSIDENT BEN ALI CONDAMNÉ À LA PRISON À VIE
=======================================
[En photo :
- en haut à gauche, l'ex-dictateur tunisien Ben Ali, condamné par contumace à la prison à vie le 19 juillet 2012 ;
- en haut à droite le logo officiel du Fonds Monétaire International (FMI), "International Monetary Fund" en anglais) ;
- en bas : M.Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), limogé définitivement le 18 juillet 2012)]
----------------------------------------------------------------------
En l'espace de 3 jours, la Tunisie a pris des décisions, peu médiatisées en France, mais qui n'en sont pas moins extrêmement importantes pour l'avenir de ce pays, si proche de la France à tous égards.

-----------------------------------------------------------------------
LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE CENTRALE, MUSTAPHA NABLI, DÉFINITIVEMENT LIMOGÉ PAR L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE
-----------------------------------------------------------------------
L'assemblée constituante tunisienne (ANC) a approuvé mercredi soir le renvoi de M. Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), une décision qui avait été prise fin juin par le président Moncef Marzouki.

Lors de son audition à l'ANC, M. Nabli avait dénoncé son limogeage comme étant une décision politique : « Les raisons de mon limogeage sont de nature politique, le but est une domination partisane étroite sur les institutions du pays. » Cette accusation vise l'actuelle coalition gouvernementale, constituée par le parti islamiste Ennahda et ses deux alliés de gauche : Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR).

Certains opposants soutiennent que ce limogeage de M. Nabli ne serait qu'une réaction épidermique à l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al-Mahmoudi vers Tripoli le 24 juin, une décision prise par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, sans l'aval du président Marzouki.

Mais le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des affaires économiques, M. Ridha Saïdi, a expliqué ce limogeage de façon plus convaincante, par un désaccord structurel sur le rôle qui doit être celui d'une Banque centrale.

Alors que M. Nabli était un défenseur intransigeant de
« l'indépendance » de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et un opposant au recours à a monétarisation des déficits publics,
(la fameuse parabole de la « planche à billets »), le ministre a révélé implicitement que c'était justement ces positions qui constituaient le cœur du problème. Il a reproché à M. Nabli :
- le manque d'harmonisation et de coordination entre le gouvernement et la BCT,
- l'absence de confiance entre les deux parties,
- les retards de la réforme bancaire,
- une perte de valeur du dinar tunisien,
- la baisse des réserves en devises,
- et le retard du recouvrement des biens mal acquis par les proches du président déchu.

En bref, le nouveau gouvernement tunisien souhaite reprendre en mains la BCT et remettre en cause le principe "d'indépendance de la Banque centrale", imposé par la "vulgate" ultra-libérale venue des États-Unis depuis une trentaine d'années.

Notons que c'est, grosso modo, ce qu'ont souhaité faire ou ont fait récemment des pays comme le Venezuela ou la Hongrie.


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LA TUNISIE INVOQUE LE PRINCIPE DE « DETTE ODIEUSE »
POUR REFUSER LES DETTES HÉRITÉES DE LA DICTATURE
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Par ailleurs, une députée du parti du nouveau président tunisien, M. Moncef Marzouki, a annoncé qu'elle allait déposer un projet de loi, soutenu par les autres formations politiques, pour remettre en cause la « dette odieuse » tunisienne.

Rappelons que la « dette odieuse » est une jurisprudence, avancée par certains auteurs en matière de droit international, relative à une dette contractée par un régime, et qui sert à financer des actions contre l'intérêt des citoyens de l'État et dont les créanciers avaient connaissance. On parle aussi de « dette odieuse » lorsqu'elle a été contractée par une dictature et qu'elle doit être remboursée lors de la transition démocratique.

Dans cette optique, ces dettes sont considérées comme des dettes du régime qui les a contractées, et non pas de l'État en entier.
(cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse)

Cette annonce du refus de la Tunisie de payer la « dette odieuse » du régime Ben Ali (qui pourrait être imité par d'autres pays concernés par le "printemps arabe" comme l'Égypte, la Libye ou le Yémen), a déjà été précédé par le refus, fin juin, du président Marzouki de signer un accord passé avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le nouveau pouvoir à Tunis renvoie ainsi le FMI dans ses cordes, en invoquant la nécessité, « de mener un audit des dettes pour vérifier si ces dernières sont légalement à la charge de l'État tunisien ou de l'ancien régime. »

Il est actuellement envisagé de créer une commission mixte indépendante, composée notamment de quatre experts internationaux, pour évaluer les emprunts contractés par l'ex-dictateur tunisien Ben Ali, au pouvoir de 1987 jusqu'au 14 janvier 2011, aujourd'hui réfugié en Arabie saoudite.

Or, sur les 30,8 milliards de dinars de la dette tunisienne (environ 15 milliards d'euros) évalués en 2010 par la Banque mondiale depuis 1970, plus de la moitié serait imputable à l'ancien régime. Les partisans du refus de rembourser estiment qu'il est hors de question que le peuple tunisien hérite, sans conditions, de cette dette dont le remboursement représente chaque année, 6 fois le budget de la santé, 3 fois celui de l'éducation, et 6 fois celui du développement régional.

L'exemple de l'Équateur, dont le président Rafael Correa, un économiste de gauche élu en 2006, avait lancé un vaste audit après les dictatures militaires, est invoqué par la Tunisie. En 2008, l'Équateur était parvenu à démontrer l'illégitimité de certaines dettes et avait récupéré 7 milliards de dollars, qui furent réaffectés dans des projets sociaux et environnementaux.


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L'ANCIEN PRÉSIDENT BEN ALI CONDAMNÉ À LA PRISON À VIE
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Enfin, on a appris, le 19 juillet, que le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour complicité de meurtre de 43 manifestants durant le soulèvement populaire qui a fini par le renverser.

Il était jugé avec une quarantaine de responsables de son régime, dont :
- le général Ali Seriati, ancien chef de la sécurité présidentielle condamné à 20 ans de réclusion,
- l'ex-ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, condamné à 15 ans,
- et l'autre ex-ministre de l'Intérieur, Ahmed Friaa, qui bénéficie, lui, d'un non-lieu.
(Ces verdicts ont été considérés comme trop cléments par les familles des victimes).


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CONCLUSION : UN CHANGEMENT D'ÉPOQUE S'ANNONCE
----------------------------------------------------------------
Le limogeage du gouverneur ultra-libéral orthodoxe de la Banque centrale de Tunisie, et le refus du nouveau pouvoir à Tunis de payer toute la dette publique héritée de l'ancien régime, sont des événements dont la signification profonde va au-delà de la seule Tunisie.

Ils témoignent d'une évolution des esprits au niveau planétaire.

De l'Argentine à l'Islande, de l'Équateur à la Hongrie, du Venezuela et de la Bolivie à la Tunisie, c'est tout le modèle ultra-libéral imposé par Washington à la planète entière - par FMI, Banque Mondiale, OMC et UE interposés le cas échant - qui est en train d'être remis en cause.

Lentement mais sûrement, la prise de pouvoir mondial par les financiers privés commence à être contrecarrée et combattue.

Ce que l'on peut appeler le « modèle FMI » ne fait donc plus recette.

Rien n'est plus cruel et emblématique à cet égard que de revisionner cette vidéo accablante où M. Strauss-Kahn, à l'époque Directeur général du FMI, félicitait chaleureusement à Tunis le dictateur Ben Ali (aujourd'hui condamné à la prison à vie !) pour la prétendue réussite exceptionnelle du modèle tunisien d'alors :
http://www.dailymotion.com/video/xgkxca_quand-dsk-soutenait-le-regime-de-ben-ali_news

-----------------------------------------

S'agissant de la France, je me permets de rappeler ici que j'ai prévu, dans mon programme présidentiel présenté le 3 décembre dernier, des mesures tout-à-fait comparables à celles annoncées à Tunis sur ces deux sujets de la Banque centrale et de la dette publique.

J'ai en effet proposé aux Français :

a)- de replacer la Banque de France sous la tutelle de l'État et de revenir sur l'interdiction de la loi de 1973 de monétarisation des déficits publics (fixée par la loi de 1973 et reprise dans l'article 123 du TFUE). C'est d'ailleurs l'une des nombreuses raisons de sortir de l'UE.
(cf. chapitre 6, page 10, http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/2012/03/Programme-presidentiel-Francois-Asselineau.pdf )

b)- de remettre en cause le montant de notre dette publique, en ouvrant un grand débat, fondé justement sur un audit, quant à son caractère justifié ou non, et en demandant par référendum au peuple français s'il souhaite ou non considérer notre dette publique comme relevant en partie de la « dette odieuse ».

(cf. chapitre 19, page 22, http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/2012/03/Programme-presidentiel-Francois-Asselineau.pdf ; pour plus de précisions, visualiser la vidéo du discours programmatique http://www.u-p-r.fr/presidentielles-2012/le-programme-de-l-upr)


On me pardonnera de faire remarquer que, sur ces deux propositions comme sur tout le reste, les événements mondiaux ne cessent de conforter le bien-fondé des analyses, et la pertinence des propositions, de ce programme.

Le programme de l'UPR est donc plus actuel que jamais.


François ASSELINEAU



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MessageL'EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT
par g.sandro Sam 21 Juil 2012 - 1:34

Citation :
=FLASH ! === EURO-TITANIC (nouvel épisode) ====
=> RECORD HISTORIQUE BATTU POUR LE TAUX DES OBLIGATIONS À 10 ANS DE L'ESPAGNE : 7,27100 %
=> LA BCE N'ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
=> L'EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER A TOUT INSTANT
=> AFFOLÉES, LES BOURSES EUROPÉENNES S'EFFONDRENT

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
========================================
Les obligations à 10 ans viennent de battre un nouveau record historique, à 7,27100 %. Comme le montre le graphique actualisé ci-joint, qui retrace l'évolution des taux d'intérêt sur les obligations espagnoles à 10 ans, ce taux pulvérise tous les records antérieurs, notamment :

a)- celui du 25 novembre 2011, où il avait atteint 6,700000 %

b)- celui du 18 juin dernier, où il avait atteint 7,16000 %, niveau catastrophique qui avait conduit au fameux "Sommet de la Dernière chance" où François Hollande, l'Espagne et l'Italie avaient, 'd'après le journal Le Monde, « fait plier Mme Merkel »... !

[source : http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND ]

Ce record historique du taux des obligations espagnoles à 10 ans témoigne d'une méfiance sans précédent des marchés financiers mondiaux quant à la capacité de l'Espagne à ne pas sombrer dans la faillite. Cette méfiance a été alimentée :

- par les manifestations monstres qui ont été enregistrées dans 80 villes d'Espagne contre le plan de carnage social imposé par l'UE via le gouvernement fantoche de Madrid (cf. mon article d'hier à leur sujet)

- par l'appel au secours lancé aujourd'hui par la région espagnole de Valence, qui a demandé à bénéficier du mécanisme d'aide de quelque 18 milliards d'euros proposé par le gouvernement pour assainir les finances publiques des régions.


======================================
LA BCE N'ACCEPTE PLUS LES TITRES GRECS EN GARANTIE
======================================
Un malheur n'arrivant jamais seul, on a appris au même moment que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne plus accepter « pour le moment » que les banques déposent en garantie auprès d'elle des titres de dette émis par la Grèce.

[source : http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_BCE_n_accepte_plus_temporairement_la_dette_grecque_en_garantie89200720121612.asp]

Cette décision est annoncée comme étant provisoire et faite
« dans l'attente du rapport de la troïka sur l'état d'avancement des réformes dans le pays. »

Mais elle n'en constitue pas moins un nouveau signal de désintégration rapide de la zone euro.

Elle signifie en effet qu'il est désormais officiellement reconnu que les titres d'un État membre de la zone euro sont potentiellement insolvables, et que les États membres de la zone euro ne sont donc plus sur un strict pied d'égalité juridique.

Pour être précis, une mesure identique avait été prise l'an dernier, au plus fort de la crise grecque, lorsqu'il était apparu que la Grèce ne pourrait pas honorer ses échéances d'emprunt. Mais le plan de sauvetage, et l'abandon d'une partie très importante des créances sur la Grèce par les banques qui avaient fictivement présenté cet abandon comme "volontaire", avaient permis de ne pas déclarer la Grèce techniquement "en défaut" de paiement.

C'est cet artifice qui avait permis à la BCE de reprendre ensuite les titres grecs en garantie.

Mais à l'évidence, l'artifice est désormais abandonné et l'insolvabilité de la Grèce revient en force sur le devant de la scène.


======================================
LA MISSION CONFIDENTIELLE DE LA "TROÏKA" VIENT DE CONCLURE AU FAIT QUE LA SORTIE DE LA GRÈCE DE L'EURO
EST DÉSORMAIS INÉLUCTABLE
======================================
Cette décision soudaine de la BCE ne tombe pas du ciel.

D'après les informations confidentielles dont je dispose, certains responsables de la troïka (UE, BCE, FMI) se sont rendus en Grèce très discrètement au cours des derniers jours et sont revenus avec la conviction que, quel que soit le cas de figure, la Grèce ne peut plus faire autrement que de sortir rapidement de l'euro.

Un pessimisme extrême a envahi les couloirs de la Commission européenne et de l'institution de Francfort car aucune simulation macro-économique, même outrancièrement optimiste, ne permet plus désormais d'envisager que la Grèce respecte les échéances de remboursement ni les engagements de réduction de déficits publics qu'elle a pris.

Le refus de Berlin, mais aussi de La Haye et Helsinki, de transiger sur ces échéances en réaménageant pour la énième fois les conditions d'un plan de sauvetage, permet de clore la discussion : la Grèce va sortir de l'euro.

Les deux questions qui restent sont : quand ? et comment ?


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ATTENTION : L'EURO POURRAIT DÉSORMAIS ÉCLATER À TOUT INSTANT, SANS QUE LES EUROPÉISTES L'AVOUENT
=========================================
Le distinguo juridique qui vient d'être décidé par la BCE doit être examiné avec la plus grande vigilance par les observateurs et les journalistes qui souhaiteraient faire leur métier plutôt que de nous raconter que le pauvre François Hollande a « fait plier Mme Merkel ».

Cette décision de la BCE pourrait en effet préfigurer une annonce soudaine, d'apparence technique, qui signifierait le départ de la Grèce de la zone euro.

Il suffirait que la BCE (prenant tout le monde de cours par exemple lors d'un week-end estival...) décide de « suspendre provisoirement la Grèce du système Target 2 », c'est-à-dire du système de paiement qui permet actuellement aux banques de l'Union européenne de transférer des fonds en temps réel par delà les frontières des États-membres, et cela de façon illimitée et au taux de change de 1 pour 1.

En termes juridiques et technique, cette décision reviendrait à ne plus rendre fongible le passif du bilan de la Banque centrale de Grèce avec celui de la BCE.

Formellement, cette décision pourrait être présentée hypocritement comme « temporaire » et comme « technique ».
De fait, comme il n'y a pas 1 Français sur 10.000 qui sache ce qu'est Target 2, la décision pourrait être camouflée par nos médias asservis pendant quelques jours aux opinions publiques.

Mais, très concrètement, elle signifierait que les euros en Grèce ne pourraient plus être transférés librement et au taux de 1 pour 1 vers les autres États de la zone euro.

La conséquence immédiate en serait que les Grecs désireux de se procurer des euros pour faire des achats en France, en Allemagne, etc., devraient convertir leurs euros en Grèce en euros du reste de la zone euro.

Ce qui donnerait instantanément naissance à un marché des changes entre les euros grecs non transférables d'un côté, et les euros transférables de la zone euro de l'autre côté.

Compte tenu de la situation, les euros grecs non transférables subiraient une forte décote par rapport aux euros transférables de la zone euro. Un euro grec pourrait ne plus valoir, par exemple, que 0,65 ou 0,70 euro transférable.

De facto, la Grèce serait sortie de l'euro. L'officialisation de cette sortie pourrait se faire ultérieurement, avec l'émission de nouvelles drachmes.

Comme je l'ai expliqué dans ma conférence "La Tragédie de l'euro", cette sortie en catimini de la Grèce se solderait en outre par un coût colossal pour les États restants dans la zone euro : de l'ordre de 60 milliards d'euros pour la seule France.


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CONCLUSION : LE NAUFRAGE SE POURSUIT INEXORABLEMENT
========================================
L'ensemble de ces informations a fait chuter les Bourses européennes : la Bourse de Madrid a clôturé en chute libre de - 5,82%, Paris a dégringolé de -2,14 %, Francfort de -1 ,90 %, et Wall street baisse actuellement (à 19h10, 20/07) de - 0,92 %, ce qui est beaucoup pour la première capitalisation mondiale.

Au même moment, l'euro est reparti fortement à la baisse, en chutant de -0,87 % à 1,2166 dollar.

L'agonie de l'euro se poursuit donc, conformément à ce que je n'ai cessé d'analyser et de prévoir depuis plusieurs années. Comme dans une tragédie grecque, certains acteurs tentent de tout faire pour empêcher l'issue fatale, mais ces tentatives désespérées n'ont pour effet que de rendre plus désastreuses encore les conséquences à venir de ce naufrage continental.

Une nouvelle fois, j'adjure les responsables politiques français de prendre avec lucidité toute la mesure de la situation. Ils doivent prendre l'initiative de faire sortir la France de ce désastre avant qu'il ne soit trop tard et que nous ne soyons entraînés dans une spirale de coûts financiers de plus en plus délirants.

Je ne me fais bien entendu pas d'illusion sur la probabilité que je sois entendu. C'est la raison pour laquelle j'appelle tous mes lecteurs à prendre la décision de sauter le pas et de rejoindre maintenant notre rassemblement.


François ASSELINEAU
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MessageL'INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR "LE MONDE" = À FORCE DE VOULOIR TROP EN FAIRE, MARIO DRAGHI SE PREND LES PIEDS DANS SES PROPRES MENSONGES
par g.sandro Lun 23 Juil 2012 - 1:59

Citation :
L'INTERVIEW-GAG DU PATRON DE LA BCE PAR "LE MONDE" =
À FORCE DE VOULOIR TROP EN FAIRE, MARIO DRAGHI
SE PREND LES PIEDS DANS SES PROPRES MENSONGES
=========================================
La photo représente Mario Draghi, président de la BCE, avec son habituelle tête d'enterrement. Son visage triste est en totale discordance avec l'entretien à l'eau de rose qu'il vient d'accorder au journal Le Monde ; mais il est en parfaite cohérence avec l'ambiance crépusculaire qui règne à la BCE en cet été 2012.
======================================
Dans son numéro paru le 21 juillet 2012 au soir, le journal Le Monde accorde sa Une à un entretien avec M. Mario Draghi, président de la BCE :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/21/mario-draghi-non-l-euro-n-est-pas-en-danger_1736746_3234.html

Cet entretien mérite que l'on s'y arrête et qu'on le lise de près, tant il est révélateur de la propagande autistique dans laquelle s'enfonce cette caste européiste aux abois, dont Mario Draghi est l'un des premiers représentants.

Je reprends donc ci-dessous l'intégralité de l'entretien de Mario Draghi, question par question, que je fais suivre à chaque fois de mon commentaire personnel.

======================================
ENTRETIEN DE MARIO DRAGHI - LE MONDE 21/07/2012
======================================
LE MONDE : De sommets européens en Eurogroupes, la crise de la zone euro continue d'affoler. Jusqu'à présent, seules les actions de la Banque centrale européenne (BCE) ont semblé apaiser les marchés. Aujourd'hui on lui reproche de ne pas en faire plus. Mario Draghi, son président, s'en explique.

======================================
QUESTION 1 : Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance dans le monde à cause de l'Europe. Risquons-nous une récession ?

MARIO DRAGHI : Non. Depuis le début de l'année, les risques de détérioration de l'économie que nous redoutions se sont certes en partie matérialisés. La situation a graduellement empiré, mais pas au point de plonger l'ensemble des pays de l'Union monétaire dans la récession. Nous envisageons toujours une amélioration très progressive de la situation à la fin de cette année ou au début de la suivante.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
M. Draghi ment de façon enfantine. Ce serait comique si ce n'était pas aussi scandaleux et grave.

Je rappelle que le Fonds Monétaire International (FMI), qui est pourtant l'un des principaux soutiens à l'euro, a lui-même publié des prévisions catastrophiques il y a 6 jours. Il a publié le 15 juillet des prévisions de croissance de -0,3% pour 2012 pour l'ensemble de la zone euro. N'en déplaise à M. Draghi et à ses mensonges, c'est très exactement ce que l'on appelle une récession.

En outre, le FMI ne cesse de réviser à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2013 : même si il les laisse en apparence positives pour tenter d'influer positivement sur les anticipations des acteurs économiques, il vient d'abaisser les
+ 0,9 % prévus en 2013 à + 0,7 %. N'en déplaise à M. Draghi et à ses mensonges, c'est la preuve d'une détérioration en cours et non pas d'une amélioration.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-fmi-inquiet-pour-l-avenir-de-la-zone-euro-exhorte-la-bce-a-agir-18-07-2012-2094348.php

Notons au passage que les dernières estimations sur la croissance espagnole prévoient une récession plus sévère encore que prévu en 2014, du fait des mesures récessives que tente d'imposer le gouvernement Rajoy sur le peuple espagnol qui n'en veut pas
(cf. mon article récent sur les manifestations en Espagne).

La probabilité que la zone euro soit globalement en récession est certaine pour 2012, probable pour 2013, et fort possible pour 2014. Voilà la vérité.


======================================
QUESTION 2 : Grâce à la BCE ?

MARIO DRAGHI : Les baisses de taux d'intérêt de la fin 2011 et de juillet devraient produire leurs effets. Ainsi que les opérations de prêts à trois ans aux banques menées pour faire face à un risque de restriction du crédit.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
Mario Draghi affirmant que la situation s'améliore alors qu'elle empire, la question des journalistes qui fait suite à son mensonge est d'une veulerie et d'une complaisance qui laisse pantois.

Des journalistes dignes de ce nom auraient dû rétorquer à M. Draghi qu'il les prenait pour des imbéciles et lui opposer les chiffres du FMI et de tous les analystes privés de conjoncture. Mais pas les journalistes du Monde. Eux, ils se contentent gentiment de la langue de bois de leur interlocuteur.

Le ton est ainsi donné pour le reste de l'entretien : il ne s'agit pas d'un exercice d'information honnête et critique mais d'une mise en scène propagandiste.

La réponse de Mario Draghi est à la mesure de cette mise en scène. Elle n'a guère de sens.


======================================
QUESTION 3 : La BCE ne devrait pas, comme le demande le FMI, faire davantage pour soulager l'économie ?

MARIO DRAGHI : Nous sommes très ouverts et n'avons pas de tabous. Nous avons décidé de réduire les taux d'intérêt à moins de 1 % car nous prédisions que l'inflation serait proche ou inférieure à 2 % début 2013. Il est désormais probable qu'elle reflue dès fin 2012.

Notre mandat est de maintenir la stabilité des prix pour éviter une inflation trop élevée mais aussi une baisse généralisée et globale des prix. Si nous constatons de tels risques de déflation, nous agirons.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
Cette question sur le FMI est encore une question de complaisance.

Néanmoins, la réponse de M. Draghi n'en est pas moins un nouveau mensonge car si la BCE a baissé ses taux d'intérêt, ce n'est nullement parce que les taux d'inflation reculent ! C'est parce que le continent est au bord d'une récession catastrophique, du fait des politiques imposées par les traités et par la Commission européenne.

Il eût été beaucoup plus intéressant d'interroger M. Draghi sur ce qu'il pense de la lettre de démission fracassante de M. Peter Doyle, conseiller du département Europe du FMI, qui a donné sa démission le 18 juin en ces termes (extraits) :

-------------------------------
« Après 20 ans de service, j’ai honte d’avoir été associé au FMI.

Ce n’est pas uniquement à cause de l’incompétence qui a été partiellement décrite dans le rapport OIA au sujet de la crise mondiale et par le rapport TSR sur les systèmes de surveillance lors de l’entrée dans crise de la zone Euro. Plus encore, c’est parce que les difficultés essentielles dans ces crises, comme cela a été le cas pour d’autres, avaient été identifiées bien avant mais ont été déniées par le FMI. [...] Ceci a pour conséquences que beaucoup, y compris la Grèce, souffrent (et risquent bien pire à l’avenir), que la deuxième monnaie mondiale de réserve est au bord du gouffre, et que le FMI ces deux dernières années s’est cantonné a courir après les conséquences et a cherché à réagir sans les ultimes efforts pour la sauver.

De plus, les paramètres qui ont directement produit ces défaillances du système de surveillance du FMI, à savoir la répugnance à prendre des risques, les priorités bilatérales et le parti pris européen, deviennent de fait plus profondément enracinés en dépit d’initiatives qui prétendent les confronter. Ceci est particulièrement clair dans le cas des individus nominés au poste de directeur exécutif, choix qui au cours des dix dernières années, ont été bien évidemment désastreux. »

[ Source : http://www.okeanews.fr/fmi-la-lettre-de-demission-de-peter-doyle-traduction/]
------------------------------

« Défaillances du système de surveillance » du FMI, « euro au bord du gouffre », « parti pris européen » du FMI, « choix désastreux » des directeurs généraux du FMI..... Il eût été intéressant de demander à M. Draghi ce qu'il pense de ce diagnostic terrible produit par un économiste chevronné ayant 20 ans d'ancienneté au FMI.

Y a-t-il d'ailleurs quelque chose à répondre ?


======================================
QUESTION 4 : Le Conseil européen des 28 et 29 juin a été salué par les marchés qui depuis ont exprimé des doutes...

MARIO DRAGHI : Le sommet a été un succès. Pour la première fois, me semble-t-il, un message clair a été donné : sortir de la crise avec plus d'Europe. En mettant en place une feuille de route pour créer une union à quatre composantes : financière, fiscale, économique et politique. Avec des outils concrets : une union financière, un superviseur bancaire, des fonds de secours à même de recapitaliser les banques quand cette supervision sera en place. Et un calendrier de mise en œuvre.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
Il est assez cocasse de lire cette question sous la plume des journalistes du Monde puisque leur journal s'est particulièrement distingué par des compte-rendus délirants d'optimisme sur le prétendu « succès » du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Je rappelle que Le Monde du 29 juin a ainsi osé titré en première page que « L'Europe du sud fait plier Mme Merkel ».

À part la faire plier de rire, MM. Hollande, Monti et Rajoy ont surtout été roulés dans la farine comme des Pieds Nickelés, la suite l'a amplement montré.

Quant à M. Draghi, il reprend à son compte sans vergogne le bobard du « succès ». Les « outils concrets » dont il parle n'existent toujours pas et leur logique est stupide dans leur essence puisqu'il s'agit de rembourser des dettes en creusant d'autres dettes et en mutualisant le désastre à l'échelle du continent.

Quant au « calendrier de mise en œuvre », il s'agit probablement d'humour noir. Alors que la situation en Grèce et en Espagne risque de se traduire par un défaut de paiement dans les 24 heures, le Tribunal de Karlsuhe a annoncé qu'il rendrait son verdict dans 3 mois (le 12 septembre).

Du reste, chaque jour qui passe montre que les dirigeants des différents pays ne sont d'accord sur rien : ni les montants, ni les garanties, ni les bénéficiaires, ni le calendrier, etc.

Et bien entendu, M. Draghi fait silence sur le fait que l'Allemagne conservera de toute façon la maîtrise totale du processus (au FESF puis au MES), comme j'ai eu l'occasion de le rappeler récemment :
http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/mes-allemagne-klaus-regling-europe


======================================
QUESTION 5 : Ce sont des solutions de long terme. Ne faut-il pas aussi gérer l'urgence ?

MARIO DRAGHI : Laissez-moi vous parler de mon expérience. En 1988, le comité Delors avait tracé la voie vers l'Union monétaire, avec un objectif, un calendrier, des engagements à respecter. Cette perspective a débouché sur le traité de Maastricht en 1992.

À l'époque, les taux d'emprunts de l'Italie étaient très élevés. Mais ils se sont brusquement réduits, avant même que ne diminue le déficit, qui était à 11 %, du PIB, lorsque l'Italie s'est engagée dans ce projet d'Union monétaire. Cela m'incite à penser que, si les pays s'engagent de façon ferme, même à long terme, cela a des effets sur le court terme.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
Si quelqu'un a compris le rapport entre la réponse de Mario Draghi et la question qui lui a été posée, merci de me l'expliquer. Il fait ici allusion à une situation vieille de 24 ans, dans un contexte économique, politique, monétaire et d'endettement public n'ayant à peu près aucun rapport avec la situation actuelle.

Le degré de mépris de M. Draghi pour l'intelligence de ses lecteurs est phénoménal.

Au moment où les taux d'intérêt sur les obligations italiennes explosent, et où leur différentiel avec les taux d'intérêt obtenus par l'Allemagne est la preuve de l'explosion à venir de l'euro, venir parler de la situation d'il y a un quart de siècle est ahurissant.


======================================
QUESTION 6 : On reproche à la BCE de ne pas en faire plus pour les États. Attend-elle que les gouvernements fassent des efforts avant d'agir ?

MARIO DRAGHI : Cette idée d'un marchandage entre les États et la BCE est un quiproquo. Notre mandat n'est pas de résoudre les problèmes financiers des États mais d'assurer la stabilité des prix et de contribuer à la stabilité du système financier en toute indépendance.

=> MON COMMENTAIRE :
------------------------------
Pour une fois, je suis assez d'accord avec M. Draghi. Ce n'est pas aux dirigeants de la BCE qu'il faut adresser ce genre de reproches, c'est aux concepteurs du traité de Maastricht. On ne peut pas reprocher à M. Draghi de ne pas faire quelque chose que le traité a demandé à la BCE de ne pas faire !

Je rappelle que l'article 282 du TFUE précise que :

« alinéa 2 : le Système européen de banques centrales (SEBC) est dirigé par les organes de décision de la Banque centrale européenne. L'objectif PRINCIPAL du SEBC est de maintenir la stabilité des prix. »

« alinéa 3 : La Banque centrale européenne a la personnalité juridique. Elle est seule habilitée à autoriser l'émission de l'euro. Elle est indépendante dans l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des États membres respectent cette indépendance. »

En clair, les traités ne donnent donc à la BCE :
- aucun objectif de taux de change externe de l’euro
- aucun objectif de plein emploi
- aucun objectif de maintien des industries sur le sol national
- aucun objectif de taux de croissance
- mais un seul objectif : la stabilité des prix.



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QUESTION 7 : Que pensez-vous du pacte de croissance cher à M. Hollande ?

MARIO DRAGHI : Il aidera sûrement. Mais il faut aller plus loin, chaque Etat doit aussi faire des efforts.

=> MON COMMENTAIRE :
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Une réponse en trois mots : « Il » - « aidera » - « sûrement ».
Chapeau !
Sauf à être carrément insultant pour le pauvre François Hollande, il était difficile à M. Draghi de montrer plus ouvertement à quel point il se contrefiche du "pacte de croissance cher à M. Hollande".

Ce n'est pas très charitable mais c'est logique : M. Draghi est bien placé pour savoir que ce "pacte de croissance" est une pure fumisterie : un mot ronflant pour enfumer les Français, mais qui ne recèle aucun véritable contenu. Des mots.

Ces 3 mots assénés, Mario Draghi change aussitôt de sujet. Façon de dire à ses interlocuteurs : « Soyons sérieux, ne perdons pas notre temps avec le "pacte" pour rire de votre pantin, et passons à autre chose, voulez-vous ? »

Rarement dans notre histoire, le chef de l'exécutif français aura été considéré avec autant de désinvolture par les dirigeants étrangers. De Washington à Berlin et de Francfort à Rome, les dirigeants occidentaux ont vite compris que le nouveau président de la République française est un politicard sans envergure et étonnamment insignifiant.

Dans ces sphères-là, on sait que M. Hollande a pour objectif principal d'être un bon élève aux yeux de l'oligarchie euro-atlantiste qui l'a fait élire grâce au verrouillage total des grands médias français. On ne perd donc pas son temps à faire semblant d'accorder quelque importance à semblable personnage.


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QUESTION 8 : Vous pensez à des réformes structurelles plus qu'à de la relance keynésienne ?

MARIO DRAGHI : Oui, même si on se focalise trop souvent sur la réforme du marché du travail qui ne se traduit pas toujours par une amélioration de la compétitivité, car les entreprises profitent parfois de monopoles ou de rentes de situation. Il faut aussi regarder les marchés de produits et services et libéraliser quand c'est nécessaire.

Politiquement, ce sont des décisions difficiles à prendre. Un agenda européen et un renforcement de la prise de décisions communes au niveau européen aideraient grandement dans ces domaines.

=> MON COMMENTAIRE :
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Rien de nouveau sous le soleil. Les journalistes sont encore une fois de connivence éhontée avec Mario Draghi puisqu'ils lui posent une question dont tout le monde sait - ou devrait savoir - qu'elle a été tranchée par les traités européens depuis des années.

Les « réformes de structure » sont exigées par les européistes comme des ritournelles depuis deux décennies, notamment en vertu des Grandes Orientations de Politique Économique (GOPÉ) dont le principe est fixé par l'article 121 du TFUE. Je renvoie à ma conférence sur 10 RAISONS DE SORTIR DE L'UE :

http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne


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QUESTION 9 : C'est donc la victoire des thèses libérales ?

MARIO DRAGHI : Non. Mettre fin à certaines rentes de situation est une question de justice, pour les employés et les entrepreneurs et pour tous les citoyens.

=> MON COMMENTAIRE :
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Mario Draghi ment encore. Car si, bien sûr !, c'est très exactement la victoire des thèses libérales.

Cela étant, les journalistes mentent tout autant que lui puisqu'ils font semblant de s'en étonner alors que, comme je viens de le dire, tout ceci est fixé depuis belle lurette par les traités européens et les "recommandations" de la Commission européenne (cf. par exemple le Rapport COM (2003) du 8 avril 2003 concernant les Grandes orientations des politiques économiques des États-membres (période 2003-2005), pour le cas spécifique à la France).



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QUESTION 10 : Que pensez-vous de la politique menée en France ?

MARIO DRAGHI : Je me félicite de la poursuite de l'assainissement budgétaire et salue aussi la priorité accordée à la croissance potentielle qui posera les jalons de la reprise. Le désendettement est indispensable. Et le pays doit respecter son engagement d'un retour du déficit à 3 % du PIB en 2013 et ainsi continuer de profiter de taux d'intérêt faibles.

=> MON COMMENTAIRE :
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C'est encore et toujours la langue de bois européiste. Elle n'a pas changé depuis l'édiction des critères de Maastricht il y a 20 ans. Avec le succès que l'on voit !
Il s'agit donc de continuer....


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QUESTION 11 : Vous êtes l'un des hommes les plus influents d'Europe mais vous n'êtes pas élu. Cela ne pose-t-il pas un problème de légitimité démocratique ?

MARIO DRAGHI : Je suis conscient de l'importance de rendre des comptes. Je vais une petite dizaine de fois par an devant le Parlement européen, et nous sommes très actifs en termes de communication. Nous sommes prêts à faire davantage, si nos pouvoirs devaient être renforcés.

Dans les conditions extraordinaires actuelles, il est nécessaire de voir la BCE prendre position sur des questions qui ne peuvent pas être réglées par la politique monétaire, comme celles des déficits publics élevés, du manque de compétitivité ou des déséquilibres insoutenables, dès lors que la stabilité financière peut courir un risque. La préservation de l'euro fait partie de notre mandat.


=> MON COMMENTAIRE :
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Cette réponse est un véritable scandale puisque M. Draghi confond délibérément le principe de « légitimité démocratique » avec le simple fait de « rendre des comptes », et même, plus simplement encore, d'être « très actifs en termes de communication ».

En passant ainsi par pertes et profits les principes fondamentaux de l'élection, du libre débat et du libre choix entre des programmes électoraux radicalement différents, du respect de la volonté majoritaire mesurée par les urnes, et en croyant avoir une légitimité démocratique parce qu'il est « très actif en termes de communication », M. Draghi jette le masque : c'est tout bonnement un partisan de ce que l'on appelle en bon français : la dictature.

Tous les dictateurs, de tous les pays, réagissent d'ailleurs exactement de la même façon que M. Draghi lorsqu'une équipe de journalistes d'un média à leurs bottes vient les interroger : ils expliquent tous qu'ils font le bien de leur peuple, qu'ils consacrent beaucoup de temps à rendre des comptes, etc., etc.

Mais, de libre débat contradictoire, d'un renvoi des équipes dirigeantes, et d'un changement de politique à 180°, il n'est évidemment jamais question.

Je note par ailleurs que M. Draghi invoque ici le fait que la préservation de l'euro fait partie de son mandat pour justifier que la BCE prenne position sur des questions éminemment politiques, comme celles des déficits publics, du manque de compétitivité ou des déséquilibres.

On ne saurait trouver de meilleur aveu que le fait que M. Draghi craint que l'euro n'éclate. (cf. question 17 ci-infra).



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QUESTION 12 : Quand vous êtes arrivé à la tête de la BCE, vous étiez considéré comme le plus Allemand des Italiens. C'est toujours le cas ?

MARIO DRAGHI : C'est à vous de le dire ! Nous devons maintenir la stabilité des prix dans les deux sens, faire face aux problèmes tels qu'ils se posent et agir sans préjugés.

=> MON COMMENTAIRE :
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À question sotte et obséquieuse, réponse sotte.


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QUESTION 13 : D'une certaine façon, vous êtes très allemand quand vous soutenez les appels à l'Union politique lancés par Angela Merkel...

MARIO DRAGHI : Tout mouvement vers une union financière, budgétaire et politique est à mon sens inévitable et conduira à la création de nouvelles entités supranationales.

Dans certains pays, le transfert de souveraineté - je préfère parler de partage - que cela implique est un enjeu majeur, dans d'autres, non. Avec la mondialisation, c'est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver. A long terme, l'euro doit être fondé sur une plus grande intégration.

=> MON COMMENTAIRE :
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La question des journalistes est encore une fois sotte. La réponse l'est moins, mais elle a de quoi soulever l'indignation. M. Draghi, qui n'a jamais de sa vie été élu par qui que ce soit, et qui a grandi à l'ombre de Goldman Sachs, somme les peuples d'Europe de procéder à de nouveaux abandons de ce qui leur reste de souveraineté.

Au fond, cette réponse est inquiétante sur la santé mentale de ce petit milieu d'apparatchiks, complètement déconnectés des réalités.

Car ils semblent penser vraiment qu'au moment où tout s'écroule, les peuples vont tomber d'accord pour se ruiner et abolir la démocratie afin de sauver une monnaie qui ne leur a apporté que des malheurs.



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QUESTION 14 : Une sortie de Grèce de la zone euro est-elle d'actualité ?

MARIO DRAGHI : Notre préférence, sans équivoque, est que la Grèce reste dans la zone euro. Mais c'est du ressort du gouvernement grec. Il a fait part de son engagement, il doit maintenant donner des résultats. Quant à la renégociation du mémorandum [pour assouplir les réformes imposées au pays], je ne prendrai aucune position avant d'avoir vu le rapport de la "troïka".

=> MON COMMENTAIRE :
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Cette réponse est essentielle pour qui sait lire.

Car non seulement M. Draghi n'écarte pas du tout l'hypothèse que la Grèce puisse sortir de l'euro, mais il n'évoque même désormais qu'une simple « préférence ». Et il renvoie au gouvernement grec pour la suite...

Mine de rien, l'aveu est énorme.

Car, pour bien mesurer le chemin parcouru, il faut se rappeler que l'idée même que la Grèce puisse sortir de l'euro un jour était considérée, il y a encore quelques mois, comme une hérésie absolue en France.

Je suis personnellement bien placé pour savoir que cela suffisait à se voir chasser des médias (sauf bien sûr si l'on s'appelait Marine Le Pen, puisque l'objectif des médias était de faire croire que l'on ne pouvait pas émettre l'hypothèse de sortir de l'euro sans être ipso facto d'extrême droite).


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QUESTION 15 : Les ministres des finances de la zone euro ont finalisé vendredi 20 juillet le plan d'aide aux banques espagnoles. Est-ce suffisant pour éviter un naufrage du pays ?

MARIO DRAGHI : Une chose importante concerne l'implication des créanciers seniors des banques : la BCE considère qu'elle doit être possible en cas de liquidation d'une banque. Il faut protéger les épargnants, mais les créanciers devraient être associés à la résolution de la crise pour limiter l'engagement des contribuables. Ils ont déjà beaucoup payé.


=> MON COMMENTAIRE :
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Cette volonté d'impliquer les créanciers semble technique mais elle est très importante. Car le souci de M. Draghi et du clan qui dirige l'UE est de faire tout leur possible pour éviter les mises en défaut de paiement officiel de tel État ou de telle banque. Si un créancier est mis devant le fait accompli d'un défaut de paiement, celui-ci est alors prononcé et les conséquences juridiques et politiques sont colossales. Si en revanche, les créanciers font mine de renoncer eux-mêmes à une grande partie de leurs créances, le défaut de paiement n'est pas constaté.

Comme je l'ai rappelé dans l'un de mes derniers articles, c'est le subterfuge qui a été trouvé pour sauver les apparences avec le plan de sauvetage de la Grèce. Rappelons-nous que les banques ont fait semblant de renoncer de leur propre initiative à quelque 75 % de leurs créances.

En bref, voilà à quoi en est réduit le patron de la BCE : à s'inquiéter de savoir comment sauver les apparences en cas de prochaine faillite bancaire...

Notons au passage que les propos de M. Draghi prouvent qu'il n'exclut pas du tout une prochaine « liquidation d'une banque ». Une ou plusieurs ?



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QUESTION 16 : Pensez-vous partir serein en vacances cet été ?

MARIO DRAGHI : Je ne prévois jamais mes vacances et ne pars que quelques jours. Une chose est certaine, je n'irai pas en Polynésie, c'est trop loin.

=> MON COMMENTAIRE :
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Pour qui sait lire entre les lignes, cela signifie que Mario Draghi :

a)- n'est pas « serein ». Sinon, il l'aurait dit aux journalistes au lieu de répondre par une esquive.

b)- craint que les semaines qui viennent ne soient très mouvementées sur l'euro. D'où la nécessité de ne pas s'éloigner de Francfort. C'est le sens de la remarque incongrue sur la Polynésie.

Mais à part ça, tout va bien et la situation s'améliore, comme il nous l'a dit en réponse à la question 1 !


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QUESTION 17 : L'euro est donc toujours en danger ?

MARIO DRAGHI : Non, absolument pas. On voit des analystes imaginer des scénarios d'explosion de la zone euro. C'est méconnaître le capital politique que nos dirigeants ont investi dans cette union et le soutien des Européens. L'euro est irréversible !

=> MON COMMENTAIRE :
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Mario Draghi achève ici de se déconsidérer car son propos n'a plus aucun sens.

D'un simple point de vue logique, comment peut-il en effet affirmer que « l'euro est irréversible » alors qu'il vient de passer une partie de l'entretien à expliquer justement que ce n'était pas le cas ?

Je renvoie ici notamment à ses réponses :

- à la question 11 (« Il est nécessaire de voir la BCE prendre position sur des questions [politiques] » car « la préservation de l'euro fait partie de notre mandat »)

- à la question 14 (« Notre préférence, sans équivoque, est que la Grèce reste dans la zone euro. Mais c'est du ressort du gouvernement grec. »)

Si la BCE donne ses instructions pour sauver l'euro conformément à son mandat et si la BCE laisse au gouvernement grec le soin de choisir si la Grèce va ou non sortir de l'euro, c'est bien la preuve aveuglante que l'euro n'est justement pas « irréversible ! »

En bref, et à vouloir trop en faire dans la propagande, Mario Draghi se prend les pieds dans ses propres mensonges.

J'ajoute que le seul argument de M. Draghi pour justifier cette belle assurance est ce que l'on appelle une "tautologie", c'est-à-dire un raisonnement en boucle : à savoir qu'il affirme que l'euro serait irréversible... parce que les responsables politiques en auraient décidé ainsi. Cela ne prouve évidemment rien du tout.


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CONCLUSION : UN NUMÉRO DE CLOWN TRISTE
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Lorsque l'on achève de lire cet entretien, on reste sidéré par le numéro de propagande indigne qu'il représente.

Car enfin !

Les soi-disants "journalistes" du Monde n'ont même pas demandé à M. Draghi ce qu'il pensait de l'évolution cataclysmique des soldes divergents des comptes des États de l'euro-zone dans Target 2.

Ils ne l'ont pas davantage interrogé sur l'évolution insoutenable à très court terme des taux d'intérêt sur les obligations à 10 ans entre les États de l'euro-zone.

Pourtant, la semaine qui vient de s'achever nous fournit un panorama éloquent et sans précédent :

a)- d'un côté les taux de l'Allemagne (taux des obligations à 10 ans : 1,167 %) et de la Finlande (taux des obligations à 10 ans : 1,407 %) viennent de battre des records à la baisse. Les Pays-Bas (taux des obligations à 10 ans : 1,594 %), l'Autriche (taux des obligations à 10 ans : 1,890 %) et la France (taux des obligations à 10 ans : 2,073 %) bénéficient aussi de taux très bas.

b)- de l'autre côté, les investisseurs internationaux fuient les Etats européens périphériques. L’Italie a un taux de ses obligations à 10 ans de 6,166 % et l'Espagne un taux de ses obligations à 10 ans de 7,271 %, ce qui est un record historique, j'en ai parlé dans un long article précédent.

Au moment où toute la planète financière s'attend donc à des événements violents sur la zone euro, le prétendu "quotidien de référence" français nous sert un entretien à l'eau de rose, tellement édulcoré et mensonger qu'il en est bouffon.

D'un commun accord entre ce clown triste et les salariés du journal Le Monde, tous les sujets brûlants sont évacués, toutes les oppositions politiques sont ignorées, tous les drames sociaux et humains sont tus, et tous les risques imminents d'éclatement de l'euro sont balayés d'un revers de la main comme s'il s'agissait d'enfantillages.

M. Draghi, et tous les responsables européistes qui l'entourent, ne sont au fond que des responsables aux abois. Devant l'étendue du désastre qu'ils ont créé de toute pièce, ils devaient avoir au moins la décence de se taire.


François ASSELINEAU



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