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UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...

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MessageFrançois Asselineau - Invité de Mohand Kacioui sur Berbère TV - 30 mai 2013
par g.sandro Jeu 13 Juin 2013 - 23:25

François Asselineau - Invité de Mohand Kacioui sur Berbère TV - 30 mai 2013.

 Ça m'avait échappé, c'est une brillante et COURTE synthèse, je vais la spammer à mes contacts tant elle est percutante et pertinente...
 je plane pour toi tchin chappo faites tourner, ça déchire...




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MessageRÉSULTAT DÉCEVANT MAIS RICHE D'ENSEIGNEMENTS DANS L'ÉLECTION LÉGISLATIVE PARTIELLE DU LOT-ET-GARONNE par François Asselineau - UPR, 18 juin
par g.sandro Mar 18 Juin 2013 - 22:58




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MessageOMMUNIQUÉ DE PRESSE : POLÉMIQUE BARROSO : l’UPR dénonce l’insolence d’une caste de dictateurs, acquise aux intérêts américains
par g.sandro Mar 25 Juin 2013 - 2:15

OMMUNIQUÉ DE PRESSE : POLÉMIQUE BARROSO : l’UPR dénonce l’insolence d’une caste de dictateurs, acquise aux intérêts américains


https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/communiqu%C3%A9-de-presse-pol%C3%A9mique-barroso-lupr-d%C3%A9nonce-linsolence-dune-caste-de-dic/10151450453207038



Citation :
De gauche à droite, dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche  (Photo prise le 20 juin 2005) :

  • Javier Solana, nommé sans élection au poste de Haut représentant pour la Politique "Européenne" de Sécurité Commune,
  • Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, nommé sans élection au poste deprésident de l'Eurogroupe,
  • George W. Bush, Président des États-Unis d'Amérique,
  • José Manuel Barroso, nommé sans élection au poste de président de la Commission européenne. 

 
 
OBJET :
 
Polémique Barroso : l’UPR dénonce l’insolence d’une caste de dictateurs non élus, acquise aux intérêts américains
 
TEXTE :
 
Dans un entretien à l’International Herald Tribune lundi 17 juin 2013, José Manuel Barroso a qualifié de « réactionnaire » la volonté de la France d’exclure l’audiovisuel des négociations relatives à l’établissement d’un marché transatlantique.
 
Une semaine plus tard, lundi 24 juin 2013, il a indiqué à l’intention d’un ministre français, qui s’était ému de cette attaque, qu’« il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent certaines ambiguïtés vis-à-vis de l'Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme ».
 
Cette violence verbale et ces propos haineux s’expliquent probablement par le souci de José Manuel Barroso de servir avec empressement, comme à son habitude, les intérêts stratégiques du pays qui a fait sa carrière : les États-Unis d’Amérique.
 
L'UPR rappelle en effet que cet individu, qui fut en 1974 le responsable des étudiants maoïstes, fut repéré et cornaqué par Frank Carlucci, ambassadeur américain au Portugal entre 1974 et 1977 et membre éminent de la CIA, dont il a été directeur général adjoint de 1978 à 1981. 
 
Devenu ensuite Premier ministre du Portugal, en 2002, José Manuel Barroso avait alors totalement inféodé son pays aux États-Unis d'Amérique. Il avait notamment soutenu aveuglément le déclenchement de la guerre illégale en Irak. Il était même allé jusqu'à vouloir brader, par une vente de gré à gré en 2003 ,la société nationale portugaise de pétrole à Carlyle, fonds d’investissement des familles Bush et Ben Laden, dirigé par Frank Carlucci, renvoyant, de cette sorte, l’ascenseur à son mentor.
 
C'est suite à ce scandale que José Manuel Barroso quitta ses fonctions de chef de gouvernement portugais pour être nommé aux fonctions de Président de la Commission européenne, par simple cooptation et sous pression anglo-américaine.
 
Les injures proférées par ce collaborateur patenté « du nationalisme, du populisme, et du chauvinisme » atlantistes à l'encontre de responsables politiques français, témoignent de l’insolence croissante de la caste dirigeante européiste.
 
Non élue, vivant dans un luxe insolent et méprisant le malheur et la misère dans laquelle ses politiques plongent des dizaines de millions de personnes en Europe, cette toute petite classe d'apparatchiks se permet de défier avec mépris la démocratie et la souveraineté des peuples et de traîner dans la boue les responsables politiques nationaux qui lui résistent ou qui, tout du moins, font semblant.
 
L'Union Populaire Républicaine (UPR) rappelle qu'elle invite le peuple français à libérer la France de cette tyrannie de plus en plus visible, en faisant sortir la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. 
 



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MessageLES AMÉRICAINS REFUSENT DE DONNER À LA FRANCE LES INFORMATIONS SUR LE NOYAU WINDOWS ET SONT LES AUTEURS DE L'ATTAQUE DE L'ÉLYSÉE... lisez bien la fin
par g.sandro Mer 26 Juin 2013 - 1:29

LES AMÉRICAINS REFUSENT DE DONNER À LA FRANCE LES INFORMATIONS SUR LE NOYAU WINDOWS ET SONT LES AUTEURS DE L'ATTAQUE DE L'ÉLYSÉE

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/les-am%C3%A9ricains-refusent-de-donner-%C3%A0-la-france-les-informations-sur-le-noyau-wind/10151452496162038


par François Asselineau - Union Populaire Républicaine (Articles), mardi 25 juin 2013, 22:02



 
Eric Filiol a été "cryptanalyste" dans les services français de renseignement (Direction Générale de la Sécurité Extérieure ou DGSE),  lieutenant-colonel de l'armée de Terre et directeur de la recherche du groupe ESIEA (École supérieure d'informatique, électronique, automatique).
 
Dans un entretien au site ITPro diffusé ce mardi 25 juin, cet expert a reconnu que « la France n’a plus les moyens d’assurer sa souveraineté et sa sécurité » face aux multinationales qui disposent de pouvoirs exorbitants, en soulignant qu'il « est beaucoup plus difficile de contraindre une société privée qu’un État ».
 
En guise d'exemple, il a annoncé publiquement que « l’État français n’arrive pas à obtenir certaines informations techniques précises sur le noyau Windows. Un pays doté de l’arme nucléaire et membre du conseil de sécurité des Nations-Unies ne peut pas contraindre Microsoft de lui donner des informations nécessaires sur un système qui est absolument partout ».
 
Si Microsoft ne veut pas donner ces informations précises, c'est très probablement parce que cela permettrait de découvrir des portes d'entrée secrètes ("backdoors") mises en place au bénéfice des autorités militaires américaines, ou de Microsoft lui-même dans un but d'espionnage industriel.
 
Eric Filiol a profité de cet entretien pour affirmer que « l’attaque de l’Élysée en mai 2012, ce ne sont pas des Chinois qui l’ont faite mais bien des Américains ».
 
[source : http://www.numerama.com/magazine/26360-la-france-n-arrive-pas-a-avoir-des-informations-sur-le-noyau-windows.html ]
 
 
 
CONCLUSION : UNE NOUVELLE PREUVE DE HAUTE TRAHISON
---------------------------------------------------------------------------
 
Compte tenu de l'expertise et du passé professionnel de la personne qui a fait ces révélations, la preuve est faite que les plus hautes autorités de la République savent parfaitement à quoi s'en tenir :


  • quant à l'origine américaine du piratage du site de l’Élysée en mai 2012,
  • et quant au refus de Microsoft de livrer des informations de sécurité essentielle.


 
Dans ces conditions, il importe de noter que cette guerre informatique qui ne dit pas son nom menée par Washington contre Paris :


  • non seulement n'a suscité aucune réaction de la part des plus hautes autorités de l'État ; après l'attaque cybernétique de l'Élysée, la moindre des réactions aurait été de «rappeler notre ambassadeur à Washington en consultation » selon la formule utilisée par les diplomates pour signifier une crise diplomatique de basse intensité ;




 
À ce niveau-là, on ne peut plus parler d'incompétence.
 
Il faut appeler un chat un chat et parler d' « intelligence avec une puissance étrangère ». C'est-à-dire, très exactement, de « haute trahison ».
 

 
François ASSELINEAU
 
25 juin 2013



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MessageAlors que toute l'Allemagne exige des explications, LA FRANCE GARDE UN SILENCE SCANDALEUX FACE AUX RÉVÉLATIONS D’EDWARD SNOWDEN
par g.sandro Mer 26 Juin 2013 - 1:41

Alors que toute l'Allemagne exige des explications, LA FRANCE GARDE UN SILENCE SCANDALEUX FACE AUX RÉVÉLATIONS D’EDWARD SNOWDEN

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/alors-que-toute-lallemagne-exige-des-explications-la-france-garde-un-silence-sca/10151448693657038
par François Asselineau - Union Populaire Républicaine (Articles), mercredi 26 juin 2013, 00:30



 
 
Depuis une quinzaine de jours, le jeune informaticien américain Edward Snowden (âgé de 30 ans) défraye la chronique mondiale. Il est même devenu la source d'une vive tension diplomatique entre les États-Unis d'un côté, la Chine, la Russie et plusieurs autres États (Équateur, Islande) de l'autre.
 
 
RAPPEL DE L'AFFAIRE SNOWDEN 
 
Cette affaire d'importance découle des révélations - de première main et sans précédent - que cet ancien employé de plusieurs services secrets américains ( la CIA et la NSA ) a faites dans plusieurs médias anglo-saxons de grand renom les 9 et 10 juin dernier, notamment :



[color][font]
 
Dans ces entretiens, Edward Snowden a révélé des informations top-secrètes de la NSA concernant la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que le système d'écoute sur internet du programme de surveillance PRISM du gouvernement américain.
 
Le gouvernement de Washington l'a aussitôt accusé de « traîtrise » et l'a inculpé sous les chefs d’accusation d'espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernement. Les autorités américaines, notamment par la bouche du secrétaire d'État John Kerry, exerce des pressions diplomatiques intenses pour obtenir son extradition, alors que l'intéressé, qui s'était réfugié à Hong Kong dans un premier temps, se trouve, à l'heure où j'écris ces lignes, dans la zone de transit de l'aéroport international de Moscou.
 
Justifiant ses révélations, Edward Snowden a quant à lui indiqué que « [son] seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui ».
 
 
En outre, toujours selon des documents dévoilés par Edward Snowden au quotidien Guardian, les services britanniques de renseignement ont un accès à des câbles à fibres optiques qui en font un acteur majeur dans la surveillance des communications mondiales.  Pour l'ex-consultant, le centre britannique des écoutes (GCHQ) est encore pire que son homologue américaine.
 
 
 
 
---------------------------------------------------------------------
L'AFFAIRE SNOWDEN PROVOQUE DE FORTES RÉACTIONS
POLITIQUES ET JURIDIQUES EN ALLEMAGNE
----------------------------------------------------------------------
 
Compte tenu de son histoire du XXe siècle, - avec la surveillance policière exercée par le régime nazi puis celle exercée en République Démocratique Allemande - l'opinion publique et la classe politique allemandes sont particulièrement sensibles à la question des écoutes téléphoniques et du secret des correspondances.
 
Aussi l'affaire Snowden fait-elle grand bruit chez nos voisins d'outre-Rhin, où de nombreux responsables politiques ou gouvernementaux sont intervenus publiquement au cours des derniers jours. Ainsi :
 
 
 
M. GEORG STREITER, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT ALLEMAND a déclaré (le 22 juin 2013) au journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (F.A.S.) que « le gouvernement fédéral allemand prend très au sérieux les accusations d'espionnage par la Grande-Bretagne formulées par Edward Snowden dans le journal Guardian ». Et il a conclu  : « Nous allons réfléchir à l'affaire et prendre position en temps voulu ».
 
 
 
Cette déclaration du Porte-parole du gouvernement allemand a été doublé par les décisions et les déclarations de deux ministres importants et un secrétaire d'État du gouvernement, appartenant tous trois au petit parti libéral allemand FDP, très attaché aux libertés individuelles :
 
 
 
Mme SABINE LEUTHEUSSER-SCHNARRENBERGERMINISTRE FDP ALLEMANDE DE LA JUSTICEa estimé que les accusations constituaient « un cauchemar à la Hollywood » et que « si elles se révélaient fondées, ce serait une catastrophe ».
 
Elle a également appelé à ce que les institutions européennes fassent immédiatement la lumière sur cette affaire.
 
On notera à ce propos le silence total observé par les institutions européennes, comme à chaque fois qu'éclate un scandale mettant en cause le caractère dictatorial et illégal des politiques décidées par les autorités de Washington. Je rappelle notamment que ni la Commission européenne ni le Parlement européen ne s'émurent des révélations scandaleuses sur les "prisons secrètes de la CIA" sur le territoire de certains États d'Europe, en violation non seulement de leurs souveraineté mais de tout le droit international, notamment celui interdisant les actes de torture.
 
Avant de faire ces déclarations, la ministre allemande de la Justice avait convoqué à son ministère, vendredi 14 juin, les représentants en Allemagne des entreprises américaines Google et Microsoft, à propos de la surveillance électronique d'internet menée pendant des années par l'agence américaine NSA, selon les révélations d'Edward Snowden. Seuls les représentants en Allemagne de Microsoft et Google avaient accepté de venir répondre aux questions du gouvernement. Selon l'agence allemande DPA, Facebook s'était contenté de faire parvenir des réponses par écrit. Des associations de défense des consommateurs étaient également présentes.
 
À l'issue de cette réunion, Mme Leutheusser-Schnarrenberger s'est déclarée déçue en résumant à la presse : « Il n'y a pas eu de réponses concrètes de nos partenaires présents ».
 
Elle a également remarqué : « Il y a différents cadres législatifs qui se heurtent dans cette affaire, des législations européennes et extra-européennes ».C'est une façon de reconnaître implicitement que les entreprises américaines étaient tenues de déférer à l'appareil législatif de surveillance américain.
 
Une source gouvernementale allemande, non précisée par l'AFP mais de l'entourage de la ministre, est allée plus loin en expliquant les motifs de la déception allemande : « Sur la question de savoir dans quelle mesure des données étaient détournées des serveurs de Google et Microsoft vers la NSA, les deux entreprises se sont montrées vagues sur le niveau de leur coopération avec l'agence de renseignement américaine.»
 
C'est une façon de reconnaître implicitement qu'il y a bien des transferts de données privées et que les révélations d'Edward Snowden sont très probablement exactes.
 
 
 
Du reste, la même source gouvernementale a indiqué que les deux entreprises Google et Microsoft ont profité de la réunion pour demander à ce que la chancelière allemande Angela Merkel appuie leurs efforts vers plus de transparence, tout particulièrement lors de sa rencontre mercredi à Berlin avec le président américain Barack Obama.
 
En d'autres termes, les entreprises ont reconnu implicitement qu'elles étaient pieds et poings liés devant les oukases des autorités américaines.
 
 
 
M. HANS-JOACHIM OTTO, SECRÉTAIRE D'ÉTAT AUPRES DU MINISTRE DE L'ÉCONOMIE, qui participait aussi à cette réunion, a confirmé que le gouvernement allemand s'était heurté à un mur de secrets très préoccupants en déclarant qu'il « repartait de cette rencontre avec plus de questions que de réponses.» Il a cependant ajouté que les discussions avec les entreprises américaines allaient se poursuivre.
 
 
 
 
 
M. PHILIPP RÖSLER, MINISTRE FDP DE L'ÉCONOMIEquant à lui appelé le gouvernement britannique « à faire rapidement preuve de transparence », dans un entretien au quotidien Handelsblatt à paraître lundi 24 juin.
 
 
 
 
 
 
 
 
L'affaire Snowden et les derniers rebondissements sur la mise en cause des autorités britanniques, ont également provoqué des déclarations scandalisées et alarmées parmi les dirigeants des principaux partis politiques allemands :
 
 
M. VOLKER KAUDER, CHEF DU GROUPE PARLEMENTAIRE DU PARTI CONSERVATEUR D'ANGELA MERKEL, LA CDU, a déclaré, dans l'édition dominicale du journal Die Welt, que « si l'ampleur de la surveillance des données était vérifiée, ce ne serait pas acceptable ».
 
 
 
 
 
 
 
M. THOMAS OPPERMANN, UN HAUT RESPONSABLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE DU PARTI SOCIAL-DÉMOCRATE (SPD) a dressé quant à lui exactement le même parallèle que le mien (dans ma conférence sur "La Tromperie universelle") en lançant : « C'est comme si la surveillance de tous par un État décrite par George Orwell (auteur du roman 1984) en Grande-Bretagne était devenue réalité ».
 
 

 
 
----------------------------------------------------------------------------------------
CONCLUSION : LE SILENCE SCANDALEUX DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS
----------------------------------------------------------------------------------------
 
Alors que trois membres du gouvernement et de nombreux responsables politiques se mobilisent outre-Rhin pour faire obstacle au totalitarisme orwellien venu de Washington, on reste saisi d'incrédulité devant le silence quasiment absolu de tout le gouvernement français, comme de tous les partis politiques présents à l'Assemblée nationaledevant l'affaire Snowden.
 
 

 
 
Ni François Hollande, qui a jugé plus utile de commenter publiquement les résultats de l'élection partielle du Lot-et-Garonne plutôt que l'affaire Snowden, ni aucun ministre, ni aucun dirigeant du PS ou de l'UMP n'ont émis la moindre déclaration pour se déclarer scandalisé des révélations d'Edward Snowden et pour demander des explications publiques de la part des autorités américaines comme des entreprises d'Internet concernées.
 
 
Aucun des européistes qui nous accablent de leurs boniments sur la "solidarité européenne" n'a jugé bon non plus de s'indigner de la surveillance exercée par les autorités d'un Etat-membre de l'UE (le Royaume-Uni) à l'encontre de ses partenaires. 
 
 
Dans cette affaire d'une importance capitale puisqu'elle touche à la liberté et au secret des correspondances de toute l'humanité, François Hollande prouve une nouvelle fois, par sa couardise et son effarante médiocrité, qu'il est indigne d'exercer les fonctions suprêmes qu'il occupe.  
 
Tout comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, François Hollande restera comme une tache et une honte dans notre histoire nationale.
 
 
François ASSELINEAU
 
26 juin 2013
 [/font][/color]



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Messagela Croatie intégre l'europe / décryptage
par marie Lun 1 Juil 2013 - 18:33




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MessageLa construction européenne est-elle encore démocratique ?
par contact.lecteurs Lun 1 Juil 2013 - 22:54

Citation :
La construction européenne est-elle encore démocratique ?
nouvelle conférence de F Asselineau, en 3 parties

http://www.upr.fr/videos/conferences-en-ligne/la-construction-europeenne-est-elle-encore-democratique

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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par g.sandro Lun 1 Juil 2013 - 23:25

Merci, je l'ai vue, j'étais persuadé de l'avoir postée et en fait, non... tchin

 Elle est remarquable...



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Message DÉSASTRE DIPLOMATIQUE SANS PRÉCÉDENT POUR LA FRANCE EN AMÉRIQUE LATINE
par g.sandro Jeu 4 Juil 2013 - 8:29

DÉSASTRE DIPLOMATIQUE SANS PRÉCÉDENT POUR LA FRANCE EN AMÉRIQUE LATINE ==
par François Asselineau - Union Populaire Républicaine (Articles), jeudi 4 juillet 2013, 02:57

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-d%C3%A9sastre-diplomatique-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent-pour-la-france-en-am%C3%A9rique-latine/10151466629502038 


 
Comme je l'évoque parfois au détour de l'une de mes conférences, le prestige de la France était immense en Amérique latine, et cela depuis les guerres d'indépendance du début du XIXe siècle contre la puissance coloniale espagnole.
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
DEPUIS LA RÉVOLUTION DE 1789, LA FRANCE BÉNÉFICIAIT D'UN IMMENSE PRESTIGE 
DANS TOUTE L'AMÉRIQUE LATINE
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Francisco de Miranda, qui participa à la bataille de Valmy 20 septembre 1792 au côté des révolutionnaires français et contre l'Europe coalisée, fut ensuite le principal collaborateur du Libérateur Simon Bolivar.
 
De nombreux symboles hérités de la Révolution française (par exemple le bonnet phrygien) furent repris par les révolutionnaires latino-américains à travers tout le continent dans les armoiries des États nouvellement indépendants (Argentine, Bolivie, Chili, etc.)
 
 

Citation :
Pour avoir participé à la Révolution française et à la bataille de Valmy, Francisco de Miranda est l'un des rares étrangers - et le seul Latino-Américain - dont le nom est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris.
[font]
 
 
Le prestige de la France resta intact tout au long des dix-neuvième et vingtième siècles, et cela malgré l'effroyable défaite de juin 1940.
 
Charles de Gaulle, Président de la République française dans les années 60, porta ce prestige et cette influence de notre pays, dans tout le sous-continent latino-américain, à un degré d'incandescence jamais atteint auparavant.
 
On se rappelle ainsi son voyage au Mexique en mars 1964 et celui dans tout le cône sud-américain à l'automne 1964, qui drainèrent des millions et des millions de personnes sur son passage. Ce fut toute Amérique latine qui salua à cette occasion la volonté française de redevenir un pays souverain, libre et indépendant, servant ainsi de modèle pour le monde entier.
 
Je renvoie les électeurs à ma conférence Qui gouverne vraiment la France et l'Europe ? , et notamment à cette  captation vidéo, à partir de 38'38'' : https://www.youtube.com/watch?v=SWKBp32IFmk&list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC
 
 
 

[/font]
Citation :
« Mexico accueille De Gaulle» - Couverture de Paris Match (n°781) du 28 mars 1964 qui fit sa "Une" sur l’accueil inouï réservé à Charles de Gaulle par les Mexicains
[font]
 

[/font]
Citation :
 La Une de France-Soir du 23 septembre 1964 : « Happé, stoppé, acclamé, c’est De Gaulle à Caracas »
[font]
 

[/font]
Citation :
La Une de France-Soir du 25 septembre 1964 :  « Marée humaine en Équateur pour le Général de Gaulle »
[font]
 
 

[/font]
Citation :
Début octobre 1964 :Vidéo de l'Institut National de l'Audiovisuel montrant les centaines de milliers de Brésiliens, à Sao Paulo et Rio de Janeiro, massés sur les trottoirs ou aux fenêtres pour apercevoir et acclamer le président de la République française.
[font]
 
 
Il n'est pas inutile de noter que le prestige et le rayonnement de la France en Amérique latine ne se limitaient pas à de belles paroles. Il en résultait aussi de nombreux avantages bien tangibles et concrets pour notre pays :
 
[/font]

  • en termes de diffusion de sa culture et de sa langue (la langue française étant à l'époque très enseignée et très répandue dans toute l'Amérique latins) ;



  • mais aussi en termes industriels et commerciaux.

[font]
Parmi cent autres exemples, je citerai notamment la couverture aérienne de l'Amazonie, qui fut confiée au début des années 60 par le Brésil à la France de Charles de Gaulle : le gouvernement brésilien préféra confier à l'entreprise française Thomson la surveillance radar stratégique de tout son arrière-pays, plutôt qu'à des entreprises yankees, qui auraient utilisé les données collectées pour faire de l'ingérence grossière dans les affaires intérieures brésiliennes.
 
 
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
COMME EN AFRIQUE, AU MOYEN-ORIENT ET EN ASIE, L'APPARTENANCE DE LA FRANCE
À L'UNION EUROPÉENNE DÉTRUIT TOUTE NOTRE INFLUENCE EN AMÉRIQUE LATINE
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Dans la France "mitterrandienne", le prestige de notre pays ne souffrit pas trop.
 
[/font]

  • d'une part parce que le président Mitterrand - et plus encore sa femme Danielle - entretenaient des liens plus ou moins étroits avec le régime de Fidel Castro et avec un certain nombre de personnalités progressistes sud-américaines ;
  • d'autre part parce que le traité de Maastricht, transformant la Communauté Économique Européenne en Union européenne à vocation fédérale, ne fut ratifié qu'en 1992, c'est-à-dire après que les trois -quarts du double septennat de François Mitterrand eussent été accomplis.

[font]
Ce prestige et cette influence de la France commença à s'émousser cependant rapidement avec l'alignement complet sur Washington que suppose la construction d'une Europe fédérale :
[/font]

  • avec une majorité d'États membres complètement dans la main des Américains,
  • avec un traité européen qui subordonne l'UE à l'OTAN (article 42 du TUE),
  • et avec des institutions européennes à la fois infiltrées et surveillées (on le voit ces jours-ci !) par les services d'influence américains.

[font]
Du reste, c'est sous la fin de la présidence de François Mitterrand - en 1994 - que le Brésil dut renouveler le matériel de la couverture aérienne de l'Amazonie, qui avait été confiée au début des années 60 - je l'ai souligné ci-dessus - par le Brésil à la France de Charles de Gaulle. Mais cette fois-ci, le gouvernement brésilien préféra confier à l'entreprise yankee Raytheon la surveillance radar stratégique de tout son arrière-pays. L'offre française de Thomson, plus chère, n'avait plus d'intérêt politique puisque la France était en passe de devenir une colonie américaine....
 
 
Pendant sa présidence, Jacques Chirac eut à cœur de redorer le blason terni de notre pays en faisant un assez long voyage, au printemps 1997, dans plusieurs pays d'Amérique latine (Brésil, Uruguay, Paraguay, Bolivie et Argentine). Je me le rappelle personnellement, pour y avoir participé de bout en bout en tant que conseiller auprès du ministre des affaires étrangères de l'époque, Hervé de Charette.
 
Ce voyage, qui se voulait une réédition de celui de Charles de Gaulle en 1964, n'en fut qu'une pâle imitation, tant la France du milieu des années 90 s'était déjà alignée sur les intérêts euro-atlantistes.
 
Néanmoins, l'opposition de notre pays à la guerre en Irak en 2003, et notamment le discours de Dominique de Villepin au Conseil de Sécurité de l'ONU, nous valurent un regain de très large sympathie à travers tout le continent à cette époque.
 
Mais désormais l'image de la France est en perdition.
 
 
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LE DOUBLE DÉSASTRE SARKOZY-HOLLANDE
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Rompant avec des siècles de volonté de souveraineté et d'indépendance nationale, et rompant avec deux siècles de liens confiants avec les régimes latino-américains, les partisans français de la construction européenne sont en train de détruire toute l'image, toute l'influence, tout le prestige et tout le rayonnement de la France en Amérique latine.
 
L'alignement complet de Nicolas Sarkozy sur les exigences du complexe militaro-industriel américain (participation militaire aux opérations de l'ISAF en Afghanistan, boycott contre l'Iran, guerre en Libye, déstabilisation de la Syrie, etc.) a très profondément dégradé l'image de notre pays en Amérique latine.
 
Mais l'élection de François Hollande, prétendument « de gauche », a accentué encore cette dégradation de l'image de la France. Car désormais, vu d'Amérique latine, ce sont les deux partis politiques français de gouvernement, « de droite » ou « de gauche », qui sont totalement inféodés aux Yankees.
Comme par un fait exprès, les actions de François Hollande et de son équipe gouvernementale - constituée d'une bande d'amateurs de piètre qualité - ont jeté de l'huile sur le feu : 
[/font]

  • Il y a eu l'attitude indigne du gouvernement « socialiste » français au moment de la mort d'Hugo Chavez au Venezuela. Je rappelle que ni le président de la République, ni le Premier ministre, ni même le ministre des affaires étrangères, ne jugèrent utile de se rendre à l'enterrement, ce qui fut considéré comme une offense non seulement par les Vénézuéliens mais aussi par les dirigeants régionaux.



  • Il y a eu l'alignement de la France sur l'Espagne, pour protester contre les mesures de nationalisation prises par la présidente Kirchner à l'encontre des intérêts d'entreprises espagnoles.



  • Il y a eu l'alignement complet de François Hollande sur tous les grands sujets diplomatiques mondiaux, lequel François Hollande n'apparaît que pour ce qu'il est : un pantin minable, dans la main des sphères dirigeantes de Washington.



  • Et enfin il y a le scandale créé par le refus de laisser l'avion du président bolivien Evo Morales survoler le territoire français à son retour de Moscou, au motif que cet avion aurait pu compter Edward Snowden parmi ses passagers.

[font]
 
 

[/font]
Citation :
Cloué au sol contre sa volonté pendant 13 heures sur l'aéroport de Vienne (Autriche), le président bolivien sort un instant de son appareil pour prendre l'air et fait un signe à l'adresse des photographes de la presse mondiale.
[font]
 
 
 
[/font]
Citation :
Cerise sur le gâteau : l'avion du président Morales est un avion français : un Falcon 900 de Dassault. Il est probable que, lorsqu'il s'agira de renouveler l'appareil, le chef de l'Etat bolivien préfèrera acheter un avion de fabrication russe, chinoise ou brésilienne..
[font]
 
 
À cette offense immense faite au chef de l'État bolivien – qui a été quand même cloué au sol pendant 13 heures contre sa volonté –, s'ajoute le motif scandaleux du refus de survol : la France est apparue, aux yeux de toute l'Amérique latine, comme le méprisable larbin des États-Unis puisque nos dirigeants trouvent encore le moyen de se plier aux desiderata de Washington alors même que la presse mondiale vient de révéler que les États-Unis écoutent toutes les conversations de nos ambassades !
 
Tout cela fait beaucoup, et fait même trop.
 
Dans la nuit de ce 3 au 4 juillet 2013, on apprenait ainsi que, l'un après l'autre, ce sont tous les pays d'Amérique latine qui font part de leur indignation et de leur mépris devant l'attitude du pays qui fut celui de Charles de Gaulle.  
[/font]

  • Le gouvernement du Chili a lancé un appel à éclaircir ce qui s'est passé. Le gouvernement chilien a demandé en outre que les normes du droit international soient respectées, ainsi que le traitement dû à l'avion d'un chef d'État.



  • À Buenos Aires, la présidente argentine Cristina Kirchner a estimé qu' « un avion disposant d'une immunité absolue a été illégalement détenu dans la vieille Europe, ce qui constitue un vestige du colonialisme que nous pensions totalement dépassé. Ca n'a pas été seulement une humiliation pour la Bolivie, mais pour toute l'Amérique du Sud », a-t-elle déclaré lors d'une cérémonie officielle.



  • Au Brésil, la présidente Dilma Rousseff a signalé dans un communiqué l'indignation de son gouvernement. Réclamant des excuses des pays concernés, dont la France, elle a estimé que cet incident compromettait le dialogue entre les deux continents et les possibles négociations entre eux.



  • L'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays), a fait part de « sa solidarité et de son indignation face à des actes qui ont mis en danger la sécurité de M. Morales et de son entourage », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Pérou, qui exerce la présidence tournante de l'organisation.



  • Depuis Caracas, l'Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples, qui compte huit membres autour du Venezuela) a critiqué « une situation grave due à l'impérialisme nord-américain et ses alliés européens. »



  • Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua a dénoncé « un attentat contre la vie du président Morales et son homologue équatorien Ricardo Patiño, une terrible offense ».



  • Le vice-président bolivien Alvaro Garcia a annoncé lors d'une conférence de presse que plusieurs présidents latino-américains se réuniraient jeudi sur ce sujet à Cochabamba (centre).

[font]
 
En bref, le scandale, le désastre et la honte sont complets ce soir pour la France. 
 
L'appartenance de la France à l'Union européenne est en train de ruiner le capital de sympathie, hérité de deux siècles, dont bénéficie notre pays auprès de 600 millions de Latino-Américains
 
Pour bien mesurer cette déchéance de notre pays, ces photos du jour sont à comparer à celles que j'ai reportées ci-dessus du voyage de Charles de Gaulle en Amérique Latine en 1964 :
 




 
[/font]
Citation :
Manifestations anti-françaises à La Paz (Bolivie) les 2 et 3 juillet 2013 : les manifestants décrochent des drapeaux français et européen sur l'Ambassade de France et vont ensuite les brûler devant les caméras. Bien entendu avec la complicité des autorités gouvernementales boliviennes.
[font]
 
 
Ces photos révèlent que les manifestants boliviens ne partagent pas du tout les boniments de M. Mélenchon - qui se proclame « fédéraliste européen », qui se permet de traiter de « maréchalistes » ceux qui proposent de sortir de l'euro, mais qui se proclame ami des régimes progressistes latino-américains.  
 
Car, n'en déplaise à M. Mélenchon, les manifestants boliviens, qui ont tout compris, brûlent à la fois le drapeau européen et le drapeau français.
 
Et ils dénoncent sur leur banderole la France comme étant « raciste, hypocrite et fasciste ». 
 
C'est la parfaite confirmation de mes analyses : vue d'Amérique Latine comme d'Afrique, du Moyen-Orient ou d'Asie, l'Europe est une construction fascisante et racialiste, porteuse de conflits et de guerres.
 
 
François Asselineau
4 juillet 2013
[/font]



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MessageTous aux côtés d'Edward Snowden !
par g.sandro Jeu 4 Juil 2013 - 8:38

Tous aux côtés d'Edward Snowden !
 

https://secure.avaaz.org/fr/stop_prism_fr/?slideshow

 
L'UPR lance une grande pétition internationale multilingue pour l'attribution du prix Nobel de la Paix 2014 à Julian ASSANGE et Edward SNOWDEN

Madame, Monsieur,
L’Union Populaire Républicaine a lancé jeudi 4 juillet 2013 une grande pétition internationale, en français,en anglais et en espagnol dans un premier temps, pour demander que le Comité Nobel norvégien attribue le prix Nobel de la paix 2014 conjointement à MM. Julian Assange et Edward Snowden.
Ces deux personnalités, connues et approuvées par des millions de personnes à travers le monde, se sont distinguées de façon éminente et pacifique par leurs actions en faveur du respect des droits de l’homme, de la liberté de l’information et du secret des correspondances au niveau planétaire.
Leurs actions sont pleinement conformes à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par la résolution 217 (III) A de l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 et notamment par les États-Unis d’Amérique. Elles visent en particulier à faire respecter l’article 12 de cette Déclaration universelle qui dispose que « nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ».
L’action de MM. Julian Assange et Edward Snowden est capitale pour l’avenir de l’humanité puisqu’elle vise à empêcher l’avènement d’un univers effrayant de surveillance généralisée de tous les êtres humains comparable à celui décrit par George Orwell dans son roman d’anticipation1984.
Le Comité Nobel norvégien a eu pour jurisprudence constante d’attribuer le prix Nobel de la paix à des personnalités qui avaient œuvré de façon semblable en faveur des droits de l’homme. Il a, en outre, souvent distingué des personnalités qui n’avaient pas hésité à mettre leur sécurité et leur liberté personnelles en jeu pour cette noble cause, en comptant que l’attribution du prix Nobel de la paix leur apporterait une immunité de fait.
Andreï Sakharov, Lech Wałęsa, Desmond Tutu, Aung Saung Suu Kyi, le Dalaï Lama, Liu Xiaobo ont, par ce moyen, été protégés de la vindicte d’autorités gouvernementales.
En attribuant le prix Nobel de la paix 2014 à Julian Assange et à Edward Snowden, le Comité Nobel norvégien n’agirait pas seulement comme le lui commandent les idéaux élevés du Prix qu’il délivre ; il ferait opportunément la preuve de son impartialité vis-à-vis des autorités de Washington.
Nous vous invitons à signer cette pétition et à vous en faire largement l’écho autour de vous.
Avec nos cordiales salutations,
L’équipe organisatrice de la pétition 



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Dernière édition par g.sandro le Dim 7 Juil 2013 - 1:52, édité 1 fois

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MessageLE PRÉSIDENT MORALES ANNONCE À SON TOUR QUE LA BOLIVIE ACCORDE L'ASILE À EDWARD SNOWDEN ET LANCE « NOUS N'AVONS PAS PEUR ! »
par g.sandro Dim 7 Juil 2013 - 1:49

LE PRÉSIDENT MORALES ANNONCE À SON TOUR QUE LA BOLIVIE ACCORDE L'ASILE À EDWARD SNOWDEN ET LANCE « NOUS N'AVONS PAS PEUR ! »
par François Asselineau - Union Populaire Républicaine (Articles), samedi 6 juillet 2013, 19:16


 
Citation :
Photo : Evo Morales a été très largement fêté par la population à son retour en Bolivie, suite au scandale de l'interdiction de survol de son avion qui lui a été notifié par plusieurs pays européens, dont la France. On le voit ici le 4 juillet au soir à Cochabamba, entouré du président vénézuélien Maduro (à gauche) et du président équatorien Correa (à droite), qui étaient venus lui apporter tout leur soutien à cette occasion.
[color][font]
 
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6 juillet 2013 - 18h00 - Le président bolivien, Evo Morales, vient tout juste d'annoncer qu'il offrira l'asile politique à l'ex-consultant américain de la NSA, Edward Snowden, si celui-ci le lui demande.
 
Revenant le scandale de son avion cloué au sol, il a profité d'une grande réunion publique à Oruro (sud-ouest de la Bolivie) pour lancer comme un défi :  
 
[/font][/color]

  • « En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Américains du nord : maintenant, nous allons accorder l'asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. Nous n'avons pas peur. »

[color][font]
 
M. Morales a précisé qu'il était disposé à accorder l'asile pour des raisons humanitaires aux personnes persécutées politiquement pour avoir dénoncé l'espionnage pratiqué par les États-Unis.
 
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
COMMENTAIRES : UN BRAS D'HONNEUR « AUX EUROPÉENS ET AUX AMÉRICAINS DU NORD »
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Après le Nicaragua et le Venezuela, c'est la Bolivie qui vient s'ajouter à la liste des États qui accordent l'asile politique à Edward Snowden. Il me semble assez probable que le président Correa de l'Équateur devrait annoncer à son tour la même décision dans les prochaines heures.
 
Deux évolutions essentielles sont à noter :
[/font][/color]

  • d'une part, ces événements historiques se déroulent dans une atmosphère d'effervescence patriotique et anti-impérialiste qui est en train de balayer toute une partie du continent latino-américain.



  • d'une part, tous ces chefs d'État sud-américains ne prennent plus de gant pour appeler un chat un chat : ils mettent exactement dans le même sac « les Européens et les Américains du nord ».

[color][font]
On me permettra de souligner à quel point cette évolution des esprits - à l'échelle d'une moitié de continent - confirme de façon éclatante toutes les analyses que j'ai présentées au public depuis la création de l'UPR.
 
Ce que nous disent en substance les chefs d'État sud-américains les uns après les autres, c'est en effet
[/font][/color]

  • que la prétendue « construction européenne » n'est bel et bien qu'une gigantesque opération d'asservissement des pays d'Europe conçue et imposée par Washington à des fins de domination mondiale et dans un objectif guerrier de « choc des civilisations »,



  • et que cette stratégie fonctionne puisqu'il n'y a désormais plus aucune différence entre « les Européens et les Américains du nord ».

[color][font]
 
---------------------------------------------
CONCLUSION : LE CHOIX EST CLAIR
---------------------------------------------
J'en appelle ici à tous les citoyens français épris de paix et de justice, et tout spécialement à mes concitoyens de gauche. Ne vous laissez plus manipuler par ces responsables politiques troubles - au premier rang desquels les dirigeants du Front de Gauche ou de EELV -, qui vous font croire que l'on pourrait parfaitement être pour l'Europe et pour l'euro, tout en se proclamant les amis des peuples et des régimes progressistes d'Amérique Latine. Qu'il suffirait en somme de se proclamer « pour une Autre Europe » pour que le problème soit réglé.
 
Tout ceci est une abjecte tromperie. Les 56 ans écoulés depuis le traité de Rome ont amplement prouvé qu'il n'y a aucune « Autre Europe » possible, et cela pour toutes les raisons précises et irréfutables que j'expose depuis plus de 6 ans à mes auditoires, sans jamais avoir été démenti une seule fois par des événements contraires.
 
Chaque Français et chaque Français est donc confronté désormais à un choix d'une clarté limpide :
[/font][/color]

  • soit garder le silence, avoir peur et baisser les yeux, en laissant lâchement la France, sous couvert de « construction européenne », devenir une colonie américaine pour devenir le supplétif des Américains dans des guerres néo-coloniales de plus en plus meurtrières à la surface du globe ;



  • soit se réveiller d'un mauvais songe, relever les yeux et se redresser dignement, rejeter la tentation de la peur et de la lâcheté en étant désormais résolu à faire sortir la France de cette prétendue « construction européenne » qui est en train de nous détruire, non seulement matériellement mais aussi spirituellement.

[color][font]
Ce choix est LE choix décisif de notre époque.Et vous savez que l'UPR est le seul mouvement politique à vous proposer clairement, sans aucune variation ni ambiguïté depuis sa création, d'opter courageusement et fièrement pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.
 
Ce qui est nouveau ce soir du 6 juillet 2013, c'est que ce n'est plus seulement moi qui vous le dis. D'une certaine façon, ce sont les présidents du Nicaragua, du Venezuela et de la Bolivie qui viennent  de le crier à la face du monde.
 
 
François ASSELINEAU
 
6 juillet 2013[/font][/color]



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MessageNOUVEAU SCANDALE DE SANTÉ ALIMENTAIRE DÛ AU MARCHÉ UNIQUE EUROPÉEN : LE BŒUF BRITANNIQUE TUBERCULEUX
par g.sandro Dim 7 Juil 2013 - 20:49

NOUVEAU SCANDALE DE SANTÉ ALIMENTAIRE DÛ AU MARCHÉ UNIQUE EUROPÉEN : LE BŒUF BRITANNIQUE TUBERCULEUX ==
par François Asselineau - Union Populaire Républicaine (Articles), dimanche 7 juillet 2013, 18:43

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-nouveau-scandale-de-sant%C3%A9-alimentaire-d%C3%BB-au-march%C3%A9-unique-europ%C3%A9en-le-b%C5%93uf-brit/10151473066172038

 
7 juillet 2013 : On vient d'apprendre que des abattoirs britanniques exportent sciemment de la viande de bœuf contaminée à la tuberculose vers des cantines et des hôpitaux en France, en Belgique et aux Pays-Bas.
 
Le plus extraordinaire, c'est que tout ceci est parfaitement connu des autorités d'outre-Manche :

  • a)- les animaux testés positifs à la tuberculose sont en effet retirés des troupeaux afin d'éviter d'autres contaminations, moyennant une compensation de l'État à l'éleveur ;



  • b)- une agence vétérinaire publique (Animal Health and Veterinary Laboratories Agency) les revend ensuite, en toute connaissance de cause, à un abattoir du Sommerset, filiale du grossiste en viande irlandais ABP UK.



  • c)- les carcasses sont ensuite exportées sans étiquetage particulier.

[color][font]
 
Bien entendu, les médias français qui relayent cette information aujourd'hui :
[/font][/color]

  • a)- s'empressent d'expliquer que le risque de transmission « serait faible ». 

[color][font]
Dûment chapitrés, probablement, par les services de "communication" de la Commission européenne, Le Figaro, RTL, et consorts, se sont empressés de nous assurer
- que « le risque de transmission de l'animal à l'homme est jugé très faible mais pas nul »,
- que « le développement de la tuberculose peut prendre des années »,
- qu'il est de toute façon « difficile de remonter à la cause de contamination »,
- que « le lait peut être aussi porteur de la bactérie »,
- et en définitive que «l'agence de santé du Royaume-Uni a lancé une nouvelle étude pour tenter d'établir l'origine des cas de contamination récente à la tuberculose.»
 
Et le bon peuple est censé être rassuré par ces explications lénifiantes.
 
[sources  :   - http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/07/01003-20130707ARTFIG00068-du-boeuf-britannique-contamine-par-la-tuberculose-exporte-en-france.php
http://www.rtl.fr/actualites/info/sante/article/de-la-viande-bovine-infectee-par-la-tuberculose-exportee-vers-la-france-7762947007 ]
 
 
[/font][/color]

  • b)- mais les mêmes médias gardent un silence absolu sur le fait que ce nouveau scandale n'est rendu possible que par l'existence du marché unique européen.

[color][font]
 
Je rappelle en effet :
 
[/font][/color]

  • 1) que le marché unique européen s'étend aux produits agricoles en vertu de l'article 32 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE)

[color][font]
 Article 32
1. L'Union définit et met en œuvre une politique commune de l'agriculture et de la pêche. Le marché intérieur s'étend à l'agriculture, à la pêche et au commerce des produits agricoles.
 
[/font][/color]

  • 2) que ce marché unique européen oblige les entreprises agricoles à l'augmentation constante de leur profit, en vertu de l'article 32 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE)

[color][font]
Article 39
1. La politique agricole commune a pour but:
a) d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre.
 
 
-------------------------------------------------------------------------------------------------
CONCLUSION : LE « MARCHÉ UNIQUE EUROPÉEN » DIRECTEMENT RESPONSABLE
--------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Je rappelle que, qui dit « marché unique européen » dit politique constante de la Commission européenne - et notamment du Commissaire en charge du Marché intérieur - de lutter contre ce que la Commission appelle les « égoïsmes nationaux » et les « tentations protectionnistes » des États membres.
 
Dès lors, toute restriction aux échanges à l'intérieur de l'UE est interdite ( notamment les étiquetages de provenance) et toute clause de sauvegarde pour raisons sanitaires est vue avec suspicion et ne peut être entérinée - on l'avait vu avec la « crise de la vache » - qu'après une étude de la Commission elle-même, après saisine d'un ou plusieurs États membres.
 
 
Telle est la raison fondamentale pour laquelle les viandes porteuses de germes, bacilles ou virus variés peuvent si facilement être exportés du Royaume-Uni vers les autres pays de l'UE, et notamment vers la France. (Notons que le cheptel bovin français est indemne de la tuberculose). 
 
Pour empêcher les Britanniques de vendre de la viande tuberculeuse aux cantines de nos écoles, il va falloir entamer un parcours du combattant, qui durera certainement plusieurs semaines sinon plusieurs mois, pour obtenir de la Commission le droit de le faire...
 
Mais gare à vous ! Si vous n'êtes pas d'accord, c'est que vous êtes d'extrême-droite et que vous n'avez pas compris que « l'Europe c'est la Paix ».  Pardi !
 
 
François ASSELINEAU
 
7 juillet 2013[/font][/color]



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MessageNouvelles révélation en cascade d'Edward Snowden
par marie Lun 8 Juil 2013 - 15:33

Nouvelles révélation en cascade d'Edward Snowden



Citation :
Chaque jour ou presque apporte son nouveau lot de révélations dans le scandale planétaire déclenché par Edward Snowden.

On a ainsi appris, en cette fin de semaine puis aujourd’hui lundi 8 juillet, que :

a)- la plupart des États membres de la prétendue « construction européenne » sont totalement de mèche avec les États-Unis pour intercepter toutes les communications publiques et privées, par téléphone comme par Internet.

b)- le Brésil ferait l’objet d’une surveillance toute particulière

c)- par ailleurs, on a appris également qu’en pleine affaire Prism, le Parlement européen a décidé de s’équiper de téléphones américains, en retenant la solution d’équipement de l’entreprise californienne Cisco. Or, le 7 juin, le quotidien britannique Guardian a cité Cisco comme étant justement l’un des fournisseurs de routeurs du trafic de données immédiatement exploitables par les services de renseignement.

Il apparaît en outre que Snowden aurait fait défection en emportant des milliers de documents compromettants qu’il semble décidé à diffuser au goutte-à-goutte pour tenir en alerte l’opinion publique mondiale.
http://www.upr.fr/actualite/monde/nouvelles-revelation-en-cascade-dedward-snowden



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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par g.sandro Lun 8 Juil 2013 - 19:43




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MessagePlein de courts extraits thématiques pour convaincre lors de vos apéros et barbeuks estivaux
par g.sandro Ven 12 Juil 2013 - 1:00

Plein de courts extraits thématiques pour convaincre lors de vos apéros et barbeuks estivaux tchin clap clap chinois chappo  

Il y en a plein d'autres sur la page en question, ce sont des extraits TRES COURTS; idéaux pour illustrer vos conversations sans pour autant faire admettre à vos interlocuteurs l'idée a priori rébarbative, de devoir visionner une longue conférence en entier...c'est donc parfait.










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MessageSORTIE DE PISTE POUR TOUTE L’EUROPE DU SUD. Un article important d'Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph du 10/07/2013
par g.sandro Dim 14 Juil 2013 - 2:28

SORTIE DE PISTE POUR TOUTE L’EUROPE DU SUD. Un article important d'Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph du 10/07/2013
12 juillet 2013, 14:20

Lien vers l'article illustré:
https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/sortie-de-piste-pour-toute-leurope-du-sud-un-article-important-dambrose-evans-pr/10151481274497038


Mes lecteurs n'ignorent pas que j'apprécie les articles incisifs et généralement très bien informés d'Ambrose Evans-Pritchard, le plus célèbre journaliste d'investigation du quotidien britannique Daily Telegraph.

C'est dans ce journal de grande qualité (car très précis, analytique et rationnel, et donc forcément très eurocritique...) qu'Ambrose Evans-Pritchard avait notamment rendu compte des documents du Département d'Etat américain, déclassifiés à l'été 2000. Son article du 19 septembre 2000, que je cite dans la plupart de mes conférences, avait fourni au grand public de nouvelles preuves irréfutables que les services secrets américains ont conçu et financé, dès l'origine, la construction européenne, le Mouvement européen, Robert Schuman, Paul-Henri Spaak, etc.
[cf. http://www.upr.fr/actualite/europe/des-federalistes-europeens-finances-par-des-chefs-de-lespionnage-americain ]

Avant-hier, 10 juillet 2013, Ambrose Evans-Pritchard a consacré un long article à la détérioration continuelle de la situation économique et financière des pays de l'Europe du sud.  

Cet article est important car, outre les faits qu'il relate, il nous incite à ne pas perdre de vue ce que je ne cesse pour ma part d'affirmer, à savoir que la crise de l'euro n'est pas du tout « derrière nous », comme l'a affirmé si sottement ce pauvre François Hollande le 10 décembre 2012 à Oslo (Norvège), mais bel et bien « devant nous ».

J'invite donc mes lecteurs à lire ce texte, qui apporte un complément intéressant à celui que j'ai publié hier sur la situation très périlleuse dans laquelle s'enfoncent les Pays-Bas. Accessoirement, il fait également ressortir une nouvelle fois à quel point nos grands médias de masse, et notamment les grandes télévisions et les grandes radios, désinforment les Français sur la situation réelle de la zone euro.

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Cet article d'Ambrose Evans-Pritchard est disponible en version originale ici : http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/10172530/The-wheels-are-coming-off-the-whole-of-southern-Europe.html

C'est l'une de nos adhérentes, Elisabeth, qui a eu la gentillesse de le traduire en français pour tous nos lecteurs. Je l'en remercie bien vivement.  
Voici sa traduction.





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SORTIE DE PISTE POUR TOUTE L’EUROPE DU SUD
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Article d'Ambrose Evans-Prichard - Daily Telegraph du 10 juillet 2013
   
La stratégie européenne pour surmonter la crise de la dette est au bord de l’effondrement. La reprise tant attendue n’a pas réussi à décoller. La hausse des taux d’endettement à travers toute l’Europe du Sud s’accélère. Le consensus politique en faveur d’une austérité extrême se délite dans presque tous les pays de l’Union économique et monétaire (UEM) touchés par la crise. Et pour faire bonne mesure, la Réserve fédérale américaine inflige maintenant un choc de crédit plein pot.

Aucun des acteurs clés de la zone euro ne semble prêt à admettre que la stratégie actuelle n’est pas tenable. Ils essaient d’en camoufler les fissures jusqu’aux prochaines élections allemandes en septembre, comme si cela allait changer quoi que ce soit.



Un rapport de la Commission européenne, qui a fait l’objet d’une fuite, confirme qu’une fois encore, la Grèce n’atteindra pas – et de loin - les objectifs fixés en matière d’austérité. Il affirme que la Grèce manque de  ‹‹ volonté et de moyens ››  pour percevoir les impôts.

En fait, Athènes ne peut atteindre les objectifs fixés car son économie est toujours en chute libre suite à un excès d’austérité. Le club de réflexion grec IOBE s’attend à voir le PIB plonger de 5 points cette année. En privé, ils avancent même auprès des journalistes le chiffre définitif de -7 points. La stabilisation de la Grèce est un mirage.




La lente crise italienne repart de plus belle. La trajectoire de sa dette a franchi la ligne jaune au cours des deux dernières années. La dette publique, qui est de 2 100 milliards d’euros  (1 800 milliards de livres) – 129 pour cent du PIB –,  a peut-être déjà atteint le point de non retour pour ce pays dépourvu de monnaie nationale.

Standard & Poor’s ne l’a pas clairement dit mardi dernier au moment d’abaisser la note du pays à la note BBB, soit quasiment au niveau des "obligations pourries". Mais si on lit entre les lignes, cela revient à dire que les jeux sont faits pour l’Italie.

Leur analyse, c'est que, si [la hausse du] PIB nominal reste proche de zéro, le gouvernement de Rome devra dégager un excédent primaire de 5 points de PIB chaque année s'il veut stabiliser son taux d’endettement. ‹‹ Les risques qu’un tel résultat implique semblent être à la hausse ››, ont-ils précisé.

En effet. Le Fonds Monétaire International vient de revoir à la baisse les prévisions de croissance de l’Italie à -1.8 pour cent. La baisse cumulée de la production italienne depuis 2007 va atteindre 10 pour cent. Il s’agit là d’une dépression. Mais comment ce pays pourrait-il se sortir de ce piège avec une monnaie surévaluée de 20 à 30 pour cent au sein de l’Union monétaire européenne ?





La crise espagnole prend un nouveau tournant. Le parti au pouvoir, le Partido Popular, est pris dans un scandale de caisse noire d’une ampleur telle qu’il ne peut plus se contenter de répondre aux accusations par le mépris, et encore moins de rassembler la nation derrière une nouvelle année de coupes budgétaires à la hache. Le journal El Mundo affirme qu'une ambiance ‹‹ pré-révolutionnaire ›› est en train de se répandre.

Un magistrat a obtenu des originaux de première main prouvant de manière irréfutable que le Premier Ministre, Mariano Rajoy, avait perçu des versements illégaux du temps où il était ministre. La gauche demande sa tête, mais les membres du Consejo General del Poder Judicial (Conseil général du Pouvoir judiciaire), organisme de surveillance de la justice, la demandent aussi.

« Pour les citoyens, c’est inadmissible qu’un premier ministre ait pu accepter des paiements non déclarés » a indiqué José Manuel Gómez, un membre de ce Consejo . Une grande partie du parti au pouvoir semble tremper dans un système de financement occulte. Si cela était avéré, a précisé M. Gómez, cela représenterait une « très grave » menace pour la démocratie espagnole.
 
 

Le Portugal s’enfonce. Le livre du professeur  João Ferreira do Amaral – Pourquoi il faut quitter l’Euro – a été un best-seller plusieurs mois d’affilée. Il accuse Bruxelles d’être aux ordres de l’Allemagne et des créanciers.

Comme la Grèce avant lui, le Portugal, tel un serpent qui se mord la queue, est pris dans une spirale infernale. La contraction économique, qui est de -3 pour cent par an, érode l’assiette fiscale, empêchant le gouvernement de Lisbonne d’atteindre ses objectifs en matière de déficit. Un nouveau document de travail de la Banque du Portugal explique ce qui n’a pas marché. Le multiplicateur budgétaire est « deux fois supérieur à la normale », soit 2.0, dans les petites économies ouvertes en temps de crise.  

Ce qui est nouveau, c’est que Vitor Gaspar, grand prêtre de la stratégie du choc au Portugal, a jeté l’éponge. Il reproche aux timorés de ne pas avoir taillé dans le vif encore plus vigoureusement. Inutile de dire qu’il refuse toujours d’admettre qu'une stratégie de coupes dans les salaires et de déflation, dans un pays dont la dette totale représente 370 pour cent du PIB, avait toutes les chances d’échouer.

Si le Portugal mène à bien une « dévaluation interne » au sein de l’UEM, cela réduira le socle économique. Pourtant, le fardeau de la dette restera le même. C’est l’effet redoutable du dénominateur. La dette publique est passée de 93 à 123 pour cent, rien que depuis 2010.

Avec les propos de Gaspar, une page a été tournée. Les membres de la jeune coalition ont demandé un changement de cap. A l’heure où j’écris, j’ignore si le Président Anibal Cavaco Silva va demander des élections anticipées, qui ouvriraient la voie à un gouvernement anti-austérité de gauche.

La presse portugaise signale déjà que la Commission européenne travaille secrètement à un deuxième plan de sauvetage, ce qui revient à avouer que le premier sauvetage de 78 milliards d’euros de la troïka UE-BCE-FMI est en train de capoter.


 

On est en plein terrain politique miné. N’importe quel nouveau plan de sauvetage devra être voté par le parlement allemand, dont les exigences seront féroces si cela a lieu avant les élections.

Les dirigeants européens se sont solennellement engagés à ne jamais répéter l’erreur faite en Grèce, à savoir d’acculer un pays à une situation de défaut de paiement, avec une décote pour les banques et les fonds de  pension. Si l’allégement de la dette portugaise devenait nécessaire, le choix de ces dirigeants serait terrible.  

Devront-ils manquer à leur parole et perdre la confiance des marchés ? Ou devront-ils admettre pour la première fois que le poids du maintien de l’UEM repose sur les contribuables ? Tous les plans de sauvetage ont consisté jusqu’à présent en des prêts. Les parlements allemand, néerlandais, finlandais et ceux des autres pays créditeurs n’ont encore jamais eu à constater le moindre euro de pertes.

Tout cela alors même que les propos de la Réserve Fédérale sont autant d’électrochocs pour les marchés du crédit, faisant grimper les coûts de l’emprunt de 70 points à travers l’Europe. Les rendements espagnols à 10 ans sont repassés à 4.8 pour cent. Ils sont plus élevés qu’ils n’en ont l’air, car si l’on élimine les distorsions fiscales, l’Espagne connaît la déflation. Les taux d’intérêt réels sont en train de grimper en flèche.  

En ne faisant rien pour que cela cesse, la BCE permet un « resserrement passif ». La tentative de Mario Draghi de diminuer les rendements grâce à une nouvelle politique d’orientation revient à cracher face au vent. La BCE a besoin d’ouvrir le robinet monétaire à fond – comme la Banque du Japon – pour éviter de s’enfoncer dans le piège de la déflation et du désastre d’ici à l’année prochaine. Mais cela n’aura pas lieu.

Le [magazine allemand] Spiegel indique que le bloc mené par l’Allemagne s’est opposé de toutes ses forces à une baisse des taux d’intérêt lors de la dernière réunion de la BCE, bien que l’économie allemande ait elle-même considérablement ralenti tandis que la Chine et les BRICS sortaient des rails.

Jusqu’à présent, les marchés ont réagi avec insouciance à ces crises de gestation à travers l’ensemble du  « Club Med » [1] . Ils demeurent sous le charme de l’ « Option Draghi», pendant que la promesse de la BCE d’assumer la dette italienne et espagnole s’effrite lentement, oubliant que les possibilités d’actions de la BCE sont très limitées, et doivent d’abord être votées par le Bundestag.

Ces conditions ne sont désormais plus remplies. Partout, les politiques ont tourné au vinaigre.

Tôt ou tard, ce gigantesque bluff finira bien par ressortir.

[1] Note du traducteur : c'est le surnom goguenard que certains milieux politiques et financiers anglo-saxons donnent au groupe des pays du sud de la zone euro, présentés comme des peuples peu sérieux.



Lundi 10 décembre 2012 : Il y a 7 mois, depuis Oslo (Norvège) où il assistait à la remise du prix Nobel de la Paix à l'Union européenne, François Hollande a assuré que « la crise de la zone euro est derrière nous ».



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MessageQuand les russes nous donnent une leçon de démocratie... et de pluralisme
par g.sandro Mar 16 Juil 2013 - 16:10

LA VOIX DE LA RUSSIE VIENT DE CONSACRER UN ARTICLE
À FRANÇOIS ASSELINEAU
http://french.ruvr.ru/2013_07_16/Francois-Asselineau-le-courage-contre-l-ostracisme-3709/
Nous précisons que ce média a eu l'amabilité de consacrer cet article au Président de l'UPR de sa propre initiative, sans aucune demande de notre part.
Un contact vient d'être pris pour un prochain entretien de François Asselineau avec les journalistes de cet organe russe.
Pour des informations sur "La Voix de la Russie" : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Voix_de_la_Russie
 

http://french.ruvr.ru/2013_07_16/Francois-Asselineau-le-courage-contre-l-ostracisme-3709/

Aujourd'hui, 13:07 0
François Asselineau, le courage contre l’ostracisme



Photo: UPR
Président du parti de l’Union Populaire Républicaine, l’UPR, François Asselineau est un politicien pas comme les autres dans le paysage politique français.

 Son exemple montre bien à quel point en France, la liberté d’expression est en danger et comment avec le concours des médias et des pouvoirs en place, les grains de sables sont éjectés du système. Vous ne trouverez ces vérités ni dans les lignes Du Monde, ni dans celles du Figaroou de Libération.Pour ceux qui ne le connaissent pas,qui est François Asselineau ?
 Il suffira de dire qu’après des études très classiques dans les écoles d’HEC et de l’ENA, cet homme politique a d’abord fait carrière dans la haute fonction publique avant de prendre un tournant politique majeur. Jusqu’à la création de son parti en mars 2007, peu de gens avaient entendu parler de lui. Aujourd’hui, malgré la censure des médias, son nom est de plus en plus connu ainsi que ses idées qui tendent à démontrer qu’une autre voie est possible que celle proposée. Extrêmement dérangeante, la grande idée de l’UPR est d’agir jusqu’à que la France atteigne un objectif majeur : la sortie de l’Union européenne à laquelle s’ajoutera par effet domino, la sortie de la zone euro et la sortie de l’OTAN. Le parti est défini comme se fixant l’objectif de conduire la France à bon port et de se dissoudre dès qu’il sera atteint.
 C’est là l’autre originalité de l’UPR, il ne s’agit pas à proprement parler d’une formation s’insérant dans le paysage politique français classique, mais bien d’un mouvement qui entend rassembler des Français de toutes les tendances dans le but de faire sortir la France de l’UE. Le mouvement, dès lors, ne se définit pas comme étant nationaliste ou souverainiste comme il est souvent écrit, mais rassembleur. Il dépasse les bourbiers passéistes pour se placer résolument vers l’avenir. Il se définit également comme hors des jeux politiques, c’est-à-dire ne pouvant s’allier à une autre formation pour des gains électoraux et un partage quelconque d’influences ou de postes. Les clivages politiques perdent alors leur sens face un à but défini comme d’intérêt général et de salut public. Ce fut le cas par exemple durant l’Union sacrée de 1914-1918. Lancé sur cette base, le mouvement est resté d’abord dans le cloaque des difficultés de sa genèse. Mais aujourd’hui, l’UPR compte quelques milliers de véritables membres, nous disons véritables en opposition aux chiffres largement truqués des formations classiques.
 Comme l’immense majorité des voix qui dérangent, François Asselineau ne peut être entendu que par le biais d’Internet et vous ne le retrouverez jamais dans l’une des émissions TV des grandes chaînes, vous ne l’entendrez jamais sur les ondes des radios les plus emblématiques et vous ne lirez jamais aucun article sur lui dans l’ensemble des lignes de la presse du pays. Cela s’appelle l’ostracisme, le bannissement du personnage afin de l’empêcher de prendre la parole et d’interpeller ces concitoyens. A son propos, vous ne pourrez actuellement découvrir de page Wikipédia en langue française… la page fut maintes fois écrasée pour raison de « manque de critères de notabilité » tandis que vous pourrez aisément retrouver les cursus d’autres voix dissonantes comme celle de Pierre Hillard ou Etienne Chouard. Cet ostracisme s’explique en partie dans ce que développe M. Asselineau dans ses discours, mais également dans ses origines politiques. Il ne fait pas bon en France avoir une opinion contraire à la majorité inconsciente.
 Loin de la fustiger, il arpente donc la France et même la Belgique pour donner des conférences et expliquer les vrais enjeux qui se cachent derrière l’Union européenne. https://www.youtube.com/watch?v=bYZ-hsF3CSs&feature=player_embedded Si vous prenez le temps de visionner une partie des quatre volets de cette récente conférence, vous apprendrez beaucoup de choses sur ce qui se trame derrière l’Union européenne et sur ce qui attend la France à plus ou moins long terme. Comme beaucoup de personnages qui tentent de montrer les dangers et donner l’alarme, François Asselineau s’appuie sur une large culture et un savoir historique essentiel pour pouvoir comprendre et expliquer les tenants et les aboutissants. Vous serez frappés par la pertinence des analyses, par la richesse des éléments et des informations données et analysées et si vous pouvez vous-mêmes vous rendre compte de cela, il est évident que dans les sphères du pouvoir, ceci est connu… et craint.
 Nous mettons donc ici le point sur la grande affaire du moment en terre française : la liberté d’expression. Elle existe bien entendu, mais nous assistons depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à une mutation des contrôles. Ayant retenu les leçons des régimes autoritaires, le système qui domine en France et en Europe n’utilise plus ou peu la censure directe et répressive. Ayant mis la main sur les principales agences d’informations, ces dernières sont donc contrôlées directement à la base : AFP en France, Reuters en Allemagne etc. Ces agences diffusent ensuite par le biais des autres médias une forme de pensée unique déguisée. Ces derniers, d’ailleurs, payent à l’année le droit d’utiliser leurs parutions et vous pourrez aisément en faire l’expérience, le sigle AFPse trouve, selon les cas, dans plus de 80 % des articles que vous trouverez dans la presse française nationale et même régionale. Que vous habitiez Dunkerque, Marseille ou Bordeaux, les journaux locaux vous serviront ainsi la même bouillabaisse sans que vous vous en rendiez réellement compte. Qui serait intéressé à vérifier ?
 Avec ce système, des hommes comme François Asselineau peuvent être cantonnés et repoussés dans des sortes de réserves, à la manière des Indiens d’Amérique. Leur influence ne compte pas tant qu’elle ne représente qu’un infime pourcentage de personnes sorties du système pour tendre l’oreille un peu plus loin. Cette équation était valable il y a dix ans alors qu’Internet était au début de son développement. Dix ans plus tard, Internet étant aujourd’hui présent dans la majorité des foyers, la donne a changé… et les voix se font entendre plus loin et plus largement. François Asselineau est-il un espoir pour les Français ? Assurément en parcourant son cursus nous pourrions émettre quelques doutes lorsque nous découvrons qu’il fut un enfant du système, un énarque, mais la fracture nette et le virage de son combat de 2007 frappe aussi les esprits. C’est un gros risque que M. Asselineau a pris en tournant le dos résolument à ses anciens amis et nous comprenons mieux ce que le mot ostracisme peut bien signifier. Que nous partagions ou pas son combat, l’ostracisme dans une République digne de ce nom ne devrait pas avoir droit de cité, mieux encore il devrait être combattu. A ce jour, aucune formation politique française n’a pris position sur ce sujet... Mieux encore cela n’existe pas officiellement en France ! N
  
 Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur


Rédaction en ligne, Laurent Brayard
France, Liberté d'expression, homme politique, Politique



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Message« BONJOUR, JE M'APPELLE EDWARD SNOWDEN... » LE DISCOURS D'UNE GRANDE ÉLÉVATION D'ESPRIT TENU PAR L'INFORMATICIEN AMÉRICAIN LORS DE SA 1ère CONFÉRENCE DE PRESSE.
par g.sandro Mer 17 Juil 2013 - 19:52

Allez jusqu'au bout de mon post; j'y ai ajouté l'interview du héros en français et la vidéo ...gardez le ça pourrait disparaître plus vite que les impôts...
Je vous fais également observer que, sauf omission, l'UPR est le seul parti politique à prendre un rôle actif dans la défense de ce résistant....rien que ce fait véritable vérifiable, donc interdit à l'antenne, devrait vous interpeller....non?




« BONJOUR, JE M'APPELLE EDWARD SNOWDEN... »
LE DISCOURS D'UNE GRANDE ÉLÉVATION D'ESPRIT TENU PAR L'INFORMATICIEN AMÉRICAIN LORS DE SA 1ère CONFÉRENCE DE PRESSE.
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Il est particulièrement intéressant de lire le discours exact qu'Edward Snowden a tenu lors de sa 1ère conférence publique, le vendredi 12 juillet, à l'aéroport de Moscou.

L'intégralité de ce discours doit être lu car il témoigne de la hauteur de vue et de la noblesse de l'engagement de l'informaticien.

Il y précise notamment :

« J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes. C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente.

Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : "Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés".

Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. »


Commentaires
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Soutenu et conseillé par l'avocate de Wikileaks et par des associations comme Human Rights Watch et Amnesty International, Edward Snowden se réfère explicitement à l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen.

On notera que c'est en particulier sur cet article 12 que se fonde également la pétition que nous avons lancée le 4 juillet pour demander l'attribution du Prix Nobel de la Paix 2014 à Snowden et Assange.

Le combat mené par Snowden est donc d'une importance à la fois cruciale et planétaire car il touche rien moins qu'au type de société qui va se bâtir dans les décennies qui viennent. Allons-nous oui ou non rester passifs et laisser advenir le monde orwellien décrit dans le roman 1984 ? Telle est la seule question qui vaille.

J'en profite donc pour appeler tous nos lecteurs qui ne l'auraient pas encore fait à signer notre pétition (qui a déjà recueilli près de 4500 signatures dans le monde entier), et à la faire circuler le plus possible à des associations, syndicats, collègues de travail, etc.

François Asselineau
17 juillet 2013
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- Pour lire l'intégralité du discours de Snowden : http://korben.info/snowden.html

- Pour signer notre pétition en français : http://www.change.org/fr/pétitions/aux-membres-du-comité-nobel-norvégien-pour-l-attribution-du-prix-nobel-de-la-paix-à-j-assange-et-à-e-snowden

- Pour signer notre pétition en anglais : http://www.change.org/petitions/to-the-nobel-committee-members-nominate-j-assange-and-e-snowden-for-the-2014-nobel-peace-prize

- Pour signer notre pétition en espagnol : http://www.change.org/es/pétitions/a-los-miembros-del-comité-nobel-noruego-por-la-atribución-del-premio-nobel-de-la-paz-a-j-assange-y-e-snowden

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
http://korben.info/snowden.html

Vendredi 12 juillet, à l'aéroport de Moscou, Edward Snowden a sorti le bout de son nez devant les caméras des journalistes pour faire un petit discours qui recadre bien la situation et nous permet d'en savoir plus sur son état d'esprit actuel et sur la taille de ses corones. Edward Snowden est soutenu par l'avocate de Wikileaks et par des associations comme Human Rights Watch et Amnesty International.

Ce texte a été brillamment traduit de l'anglais par Gordon Fowler pour Developpez.com sous licence libre. Merci à lui !

« Bonjour,

Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente. Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : « Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés ».

Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. J’ai lancé une campagne contre ces mauvaises pratiques. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je n’ai passé aucun accord avec un gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. À la place, j’ai rendu public ce que je savais, pour que ce qui nous touche tous puisse être débattu par nous tous, à la lumière du jour. J’ai voulu un monde de Justice.

Cette décision morale de parler au grand public de ces pratiques d’espionnage m’a coûté très cher, mais c’était la chose à faire et je ne regrette rien.chappo chinois 

Depuis, le gouvernement américain et ses services de renseignements ont essayé de faire de moi un exemple, un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de parler à leur tour. J’ai été rendu apatride et traqué pour m’être exprimé politiquement. Les États-Unis d’Amérique m’ont mis sur la liste des personnes interdites de vol aérien. Ils ont demandé à Hong-Kong de m’extrader, en dehors du cadre juridique qui s’applique dans ce pays, et en totale violation du principe de non-refoulement des Nations-Unis. Ils ont menacé de sanctions des pays qui étaient prêts à défendre mes droits et le système d’asile reconnu par l’ONU. Ils ont même franchi une étape, sans précédente, en donnant l’ordre à une puissance militaire alliée de forcer l’avion d’un Président d’Amérique Latine à atterrir pour y chercher un réfugié politique. Cette escalade dangereuse n’est pas qu’une menace contre la dignité de l’Amérique Latine, c’est une menace contre le droit fondamental, partagé par toutes les personnes et par toutes les nations, de vivre sans être persécuté, de pouvoir demander un asile et d’en bénéficier.

Malgré tout, devant cette agression historique et disproportionnée, un peu partout dans le monde, des pays m’ont proposé soutien et asile. Ces nations, parmi lesquelles la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont toute ma gratitude et mon respect pour avoir été les premières à se lever contre ces violations des Droits de l’Homme perpétrées par des puissants, et non par des faibles. En refusant d’abandonner leurs principes devant les intimidations, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de voyager dans chacun de ces pays pour exprimer mes remerciements personnels à leurs peuples et à leurs dirigeants.

J’annonce aujourd’hui que j’accepte officiellement toutes les offres de soutien et d’asile qui m’ont été faites, et toutes celles qui pourront m’être faites dans le futur. Avec, par exemple, la proposition du Président du Venezuela, M. Maduro, mon statut de réfugié est désormais officiel. Aucun état n’a donc le droit ni de limiter ni d’interférer avec mon droit de bénéficier de cet asile. Mais comme nous l’avons vu, certains gouvernements d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors des lois. Ce comportement persiste aujourd’hui et ces menaces illégales me rendent impossible tout voyage vers l’Amérique Latine pour bénéficier de l’asile politique qui m’y a été accordé dans le respect de nos droits universels.

Cette volonté d’états puissants d’agir hors des lois représente une menace pour nous tous, elle ne doit pas être couronnée de succès. Par conséquent, je demande votre assistance (N.D.L.R. : Aux associations) pour me garantir un chemin sûr par les pays concernés en sécurisant mon voyage vers l’Amérique Latine. Je demande également l’asile à la Russie jusqu’à ce que ces états respectent la loi et que mon voyage, légal, soit permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui en espérant qu’elle soit accueillie favorablement.

Si vous avez des questions, j’y répondrai autant que je le peux.

Merci. »



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MessageAffaire Snowden - La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles
par g.sandro Jeu 18 Juil 2013 - 2:51

http://www.legrandsoir.info/affaire-snowden-la-fidh-et-la-ldh-deposent-plainte-pour-atteinte-aux-donnees-personnelles.html

regardez aussi les échanges de courriers en complément de ce court article...ça vaut son pesant de hamburgers

1
17 juillet 2013
Affaire Snowden - La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles

Affaire Snowden - La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles

Communiqué FIDH/LDH - La FIDH et la LDH ont saisi ce jour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward Snowden.

Agissant tant en raison de leur objet social, qui les conduit à faire sanctionner les atteintes aux libertés individuelles en matière de traitement informatisé, qu’à titre personnel, la FIDH et la LDH ont déposé plainte sur le fondement des articles 323-1, 226-18, 226-1 et 226-2 du Code Pénal.

Ces dispositions concernent l’accès frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à la vie privée.

Les révélations faites dans la presse par Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet (Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).

Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’e-mails, de communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents ainsi que le contenu de conversations en ligne.

L’essence même de ce système – donnant lieu à la surveillance d’un demi-milliard de communications par mois – est, notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.

Cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’État de droit.

La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte.

Paris, le 11 juillet 2013

EN COMPLEMENT

Échange de courriels entre Edward Snowden et l’ancien sénateur Républicain Gordon Humphrey - Glenn Greenwald (The Guardian)

« Je crois que vous avez fait une bonne action en exposant ce que je considère comme une violation massive de la Constitution des Etats-Unis ».

L’ancien sénateur Républicain aux deux mandats, Gordon Humphrey, du New Hampshire, a écrit un courriel à Edward Snowden hier [gras ajouté par mes soins] :

Monsieur Snowden,

A condition que vous n’ayez pas divulgué d’informations qui mettraient en danger un agent de renseignement, je crois que vous avez fait la bonne chose en exposant ce que je considère comme une violation massive de la Constitution des Etats-Unis.

Ayant servi les Etats-Unis au Sénat pendant douze ans comme membre de la Commission des Affaires Etrangères (Foreign Relations Committee), de la Commission des Forces Armées et la Commission Judiciaire (Armed Services Committee and the Judiciary Committee), je pense que j’ai une bonne base pour arriver à une telle conclusion.

Je vous souhaite bonne chance dans vos efforts pour obtenir l’asile et vous encourage à persévérer.

Je vous prie de bien vouloir accuser réception de ce message afin d’être certain que vous l’avez reçu.

Cordialement,

Gordon J. Humphrey
Ancien Sénateur des Etats-Unis
New Hampshire

Après avoir contacté le sénateur Humphrey pour qu’il me confirme l’authenticité de son message, il m’a écrit [gras ajouté par mes soins] :

Monsieur Greenwald,

Oui. C’est moi qui ai envoyé le courriel à Edward Snowden, le remerciant pour avoir dénoncé les violations surprenantes de la Constitution des Etats-Unis et pour l’encourager dans sa recherche d’un asile.

A ma connaissance, Monsieur Snowden a seulement révélé l’existence d’un programme et non pas des détails qui mettraient quiconque en danger. Je le considère comme un courageux lanceur d’alerte.

Je m’oppose à la campagne monumentalement disproportionnée menée par le gouvernement des Etats-Unis contre Edward Snowden, alors qu’aucun effort n’est fait pour identifier, démettre de ses fonctions et traduire en justice les officiels qui ont abusé du pouvoir, violant gravement et à plusieurs reprises la Constitution des Etats-Unis et les droits de millions de citoyens sans méfiance.

Les Américains préoccupés par l’arrogance croissante de notre gouvernement et de son caractère de plus en plus menaçant devraient agir pour aider Monsieur Snowden à trouver un asile. Les anciens membres du Congrès, en particulier, devraient prendre les devants et s’exprimer ouvertement.

Cordialement,

Gordon Humphrey

La réponse de Snowden au sénateur Humphrey :

Monsieur Humphrey,

Je vous remercie pour votre soutien. Je souhaite seulement qu’il y ait plus de nos législateurs qui partagent vos principes – les actions que j’ai entreprises n’auraient pas été nécessaires.

Les médias ont déformé mes actions et mes intentions pour faire oublier l’essentiel des violations constitutionnelles et à la place se focalisent plutôt sur les individus. Ils semblent croire que tout récit moderne a besoin d’un méchant. C’est peut-être le cas. Peut-être que dans ces moments-là, aimer son pays signifie être haï par son gouvernement.

Si l’histoire s’avère qu’il en est ainsi, je n’hésiterai pas à être haï. Je n’hésiterai pas à porter ces accusations d’infamie pour le reste de ma vie comme un devoir civique, pour permettre à quelques rares personnes de pouvoir qui n’ont pas osé le faire elles-mêmes à m’utiliser comme une excuse pour corriger ces erreurs.

Mon intention, que j’ai évoquée quand tout a commencé, est d’informer le public sur ce qui se fait en leur nom et ce qui se fait contre eux. Je maintiens mon engagement à ce sujet. Bien que les journalistes et les responsables puissent ne jamais y croire, je n’ai fourni aucune information qui pourrait nuire à notre peuple – agent ou pas – et je n’ai aucune intention de le faire.

En outre, aucun service de renseignement – pas même le nôtre – n’a la capacité de compromettre les secrets que je continue à protéger. Bien que les médias n’en ont pas parlé, une de mes spécialisations est d’enseigner aux agents des services de renseignement de l’armée comment éviter que de telles informations soient compromises même dans les environnements de contre-espionnage les plus menacés (à savoir la Chine).

Vous pouvez avoir l’esprit tranquille en sachant que je ne pourrais être forcé de révéler cette information, même sous la torture.

Avec mes remerciements pour votre service à la nation que nous aimons tous les deux,

Edward Snowden.

Glenn Greenwald

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/jul/16/gordon-humphrey-em...

Téléchargez la plainte déposée par la FIDH et la LDH, le 11 juillet 2013


* http://www.ldh-france.org/La-FIDH-et-la-LDH-deposent-plainte.html
URL de cet article 21405



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MessageWalter HALLSTEIN, un NAZI, 1er Président de la Commission Européenne
par g.sandro Sam 20 Juil 2013 - 11:48




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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par contact.lecteurs Dim 21 Juil 2013 - 14:26

Citation :
Bonjour,

J'ai trouvé un passage média de François Asselineau dans l'émission Hondelatte Dimanche à propos de la loi Fioraso.

Toujours aussi convaincant. A noter que tous les participants ont pris le parti de F.Asselineau.

Bref F.Asselineau : du béton armé d'une justesse absolue.

https://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/Hondelatte+Dimanche+asselineau/1#video=x10jfpx


manu


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MessageQUELLE ÉTAIT L'ANALYSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SUR « L'EUROPE » DANS LES ANNÉES 1947-1980 ? - Partie 1 - 21 août 2013,
par g.sandro Jeu 22 Aoû 2013 - 2:13

QUELLE ÉTAIT L'ANALYSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SUR « L'EUROPE » DANS LES ANNÉES 1947-1980 ? - Partie 1 -
21 août 2013, 16:22

 
En commentant, dans un article précédent, la tribune publiée par le président bolivien Evo Morales dans Le Monde Diplomatique de ce mois d’août 2013, j'ai souligné que les analyses du chef d'État sud-américain étaient à peu de choses près les mêmes que celles de l'UPR. À savoir que l'Europe est devenue une colonie américaine, inspirée par une conception racialiste du monde, débouchant nécessairement sur une vision belliqueuse de la vie entre les nations. [cf.  http://www.upr.fr/actualite/monde/le-president-bolivien-evo-morales-fait-les-memes-analyses-que-lupr-leurope-est-une-colonie-americaine-desprit-racialiste ].
 
Ces analyses sont à la base même de la création de l'UPR. Je n'ai pas cessé de les exposer précisément au public depuis lors. Elles sont perçues comme des révélations sensationnelles par de très nombreux Français qui découvrent mes conférences, tant ils ont été persuadés, par plusieurs décennies de propagande médiatique et de consensus politique, que la prétendue « construction européenne » serait une invention française, à la fois inévitable et souhaitable, visant à faire contrepoids aux États-Unis et à assurer la paix, la démocratie et la prospérité.
 
Mais, comme nos compatriotes constatent quotidiennement que l’Europe leur apporte exactement le contraire de ce qu’on leur promettait - la soumission complète aux États-Unis, la guerre, la tyrannie et l’appauvrissement -, mes analyses leur apparaissent soudain comme étant enfin les bonnes, tandis que certains porte-serviettes des intérêts américains les taxent de « conspirationnistes », faute de savoir quoi leur répondre sur le fond.
 
Pourtant, une large partie de mes analyses ne sont pas nouvelles, notamment tout ce qui concerne le rôle des États-Unis dans cette opération géopolitique, et les visées hégémoniques et guerrières que recèle l’ensemble du projet. Tout cela était au contraire de notoriété publique voici 30 à 50 ans. Deux grandes familles politiques l’exposaient dans des discours, des déclarations publiques, ou des écrits politiques très circonstanciés :


[*]les gaullistes entre 1945 et 1980 environ ;


[*]les communistes sur à peu près la même période.


 
Comme je l'ai indiqué dans mon article précédent, j'ai déjà insisté suffisamment - dans mes conférences, mes articles ou mes entretiens à la radio -, sur la pensée et l'action de Charles de Gaulle vis-à-vis de la prétendue « construction européenne » pour qu'il ne soit pas utile que j'y revienne ici.
 
Je convie ceux qui nous découvrent et qui ignoreraient mes analyses à commencer, par exemple, par visionner ma conférence "Qui gouverne la France et l'Europe ?"  - dans laquelle je décris par le menu détail la stratégie de Charles de Gaulle vis-à-vis de la « construction européenne » dans les années 60 : 
https://www.youtube.com/watch?list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC&v=bZZf703Ck3o
 
En revanche, comme je n'ai pas suffisamment parlé de la pensée et de l'action des communistes français dans ce domaine, il me semble judicieux d'y consacrer un long dossier spécifique, que j'espère objectif, et que je livre ci-après à la sagacité de mes lecteurs.
 


[*]Dans une première partie (publiée ci-dessous), je récapitule ce que fut l'analyse du PCF sur la « construction européenne » au cours des années 1947-1980 (environ), en donnant pour cela de larges extraits d'un ouvrage rédigé par la direction du PCF sur l'Europe fin 1978 et paru début 1979.


[*]Dans une seconde partie (publiée à la suite), je fais part des commentaires et des enseignements que cette analyse me suggère, et comment elle prouve que la position sur l'Europe du PCF de 2013 n'a plus rien à voir avec ce que fut celle du PCF de 1947 à 1980. Elle s'en situe même à peu près à l'exact opposé. Autrement dit, le PCF européiste de 2013 n'est pas plus « communiste » que l'UMP européiste n'est « gaulliste ».

 
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PARTIE 1 : CE QUE DISAIT ET ÉCRIVAIT LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
SUR « L'EUROPE » DANS LES ANNÉES 1947-1980
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I – UN LIVRE QUI FAIT FOI
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La meilleure façon de rendre compte avec objectivité de l'analyse que le Parti communiste français faisait de la « construction européenne » dans les années 1947-1980 est à coup sûr de rappeler ce qu'en disaient ses principaux  responsables pendant toute cette période.      
 
Pour cela, un livre intitulé Europe, la France en jeu, simplifie considérablement le travail de recherche. Écrit par un collectif de responsables communistes à la fin 1978 et publié au début de 1979, ce livre a été préfacé par Maxime Gremetz, à l'époque membre du Bureau Politique et du Secrétariat du Parti communiste français. On ne peut donc pas trouver preuve plus convaincante de la position officielle du PCF sur la question européenne à la fin des années 1970  
 
 
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Europe, la France en jeu
Ouvrage collectif de D. Debatisse, S. Dreyfus, G. Laprat et G. Streif, paru début 1979 aux Éditions Sociales - très proches du PCF -, cet ouvrage réalisé dans la perspective des élections européennes de la même année, fut préfacé par Maxime Gremetz. Lequel fut d'ailleurs élu député européen de 1979 à 1986.
 
 
 

 
  
 
Maxime Gremetz, préfacier de l'ouvrage. Né en 1940, ce fils de bûcheron né dans une famille de 9 enfants, s'engagea au Parti communiste français à 15 ans. Ouvrier métallurgiste, élu au Conseil général de la Somme en 1970, responsable communiste de la Fédération de la Somme, il fut élu au Comité central du PCF en 1973, puis au Bureau politique en 1976 et enfin au Secrétariat du PCF en 1979, date à laquelle il signa la préface de l'ouvrage évoqué ici.
Député de la 1ère circonscription de la Somme de 1978 à 1981, puis de 1986 à 1988, et enfin de 1993 à 2011, il s'est progressivement séparé du PCF, dans des conditions de plus en plus conflictuelles. Il a été réélu député le 17 juin 2007 avec 59,3 % des voix sans l'investiture du PCF, qui avait même présenté un candidat contre lui. Il en a démissionné le 16 mai 2011 et, après divers faits divers, est désormais en rupture complète avec son parti d'origine.
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Conçu et rédigé dans la perspective des premières élections européennes, cet ouvrage commence par un dresser un panorama historique assez circonstancié de la construction européenne depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Il en profite pour rappeler les principales analyses qu'en ont faites les dirigeants communistes, ainsi que les actions qu'ils déclenchèrent en conséquence.
 
Pour l’objet que je me suis fixé, je crois donc spécialement judicieux de faire une longue citation de cette introduction, et plus précisément de sa seconde moitié, allant des pages 18 à 23, qui concerne l’histoire de la prétendue « construction européenne » à partir de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Je n’ai donc pas repris la première moitié de cette introduction qui décrit sommairement la genèse de « l’idée européenne » depuis Charlemagne, et notamment au XIXe siècle, selon le point de vue intéressant de l’analyse marxiste.
 
 
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II – EXTRAIT DE L’INTRODUCTION : LES PAGES 18 A 23
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Je n'ai pas retranché un seul mot à l’extrait qui suit. Les seules modifications que j'y ai apportées ont été de surligner en gras quelques passages et d'insérer des encarts photographiques assortis de commentaires pour rappeler aux lecteurs qui étaient Maurice Thorez, Jean Kanapa, Guy Mollet et Jacques Duclos.
 
 
   EUROPE, LA FRANCE EN JEU, Éditions Sociales, 1979, Préface de Maxime Gremetz pages 18 à 23
 
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Enfant de la guerre froide
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Le 19 septembre 1946, Winston Churchill lance à l’université de Zurich son appel pour les États-Unis d’Europe, en fait à la division de l’Europe en blocs antagonistes.
 
Le 12 mars 1947, Truman se prononce devant le Congrès en faveur de l’aide à l’Europe pour, dit-il, endiguer la subversion communiste.
 
Le 5 mai suivant, les ministres communistes français sont révoqués par le président du Conseil de l’Europe de l’époque, le socialiste Paul Ramadier. À quelques semaines près, le même phénomène se produit en Belgique et en Italie.
 
Le « parrain »
 
Le 6 juin, le général Marshall annonce le lancement de son plan « d’aide » à l’Europe. L’objectif était triple : assurer l’influence américaine dans les pays d’Europe et combattre celle de l’Union soviétique ; briser les mouvements démocratiques des pays européens ; ouvrir des débouchés à l’industrie américaine en crise et faire de l’Europe, sortie exsangue de la guerre, son principal client. Étant entendu que les pays qui acceptaient l’aide devaient « s’abstenir d’un élargissement et d’une modernisation rapide de l’industrie ou d’une large mécanisation de l’agriculture ».
 
Dans ces limites, économiques et politiques, les États-Unis apportaient leur soutien total à une « communauté européenne » avec laquelle il pourrait entretenir des relations de suzerain à vassal.
 
Léon Blum, envoyé à Washington pour examiner les propositions américaines, se porte garant, à son retour, du désintéressement des États-Unis… Alors que Maurice Thorez déclare en juin 1947, à Strasbourg : « Les capitalistes américains ont en vue d’étendre les gens leur hégémonie sur l’Europe et le monde entier… La recherche des débouchés pour leurs marchandises coïncide avec la volonté de s’assurer des bases politiques à travers le monde. »
 
D’emblée, le Parti communiste français s’était prononcé contre cette politique de blocs. Déjà, dans un discours à Rouen, le 4 août 1946, Maurice Thorez déclarait : « La sécurité française ne peut être fondée sur la formation de blocs antagonistes, mais sur l’entente étroite et la collaboration sincère entre tous les peuples, grands et petits. »
 
 
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Maurice Thorez (1900 - 1964) a été secrétaire général du PCF de 1930 jusqu'à sa mort en 1964, et membre du gouvernement à la Libération, comme ministre de la Fonction publique de 1945 à 1947 et vice-président du Conseil (équivalent à l'époque de vice-Premier ministre) en 1947.Vouant une admiration inconditionnelle à Staline, Maurice Thorez reste, avec l'Italien Palmiro Togliatti, l'une des plus grandes figures du communisme en Europe occidentale de l'après-Seconde Guerre mondiale, celle d'un ouvrier devenu dirigeant d'un des plus grands partis de France devenu le type le plus achevé du Secrétaire général stalinien.
  Tous ceux qui l'ont connu - même des non-communistes - soulignent par ailleurs sa clarté d'expression, son sens de la synthèse, et sa très vaste érudition, Philippe Robrieux, son biographe de référence de Thorez, soulignant même qu'il aurait pu être professeur d'université et qu'il tenait à conserver toujours du temps pour la lecture et l'étude.
Lors de sa mort, Charles de Gaulle lui rendit cet hommage : « À une époque décisive pour la France, le Président Maurice Thorez a, à mon appel, et comme membre de mon gouvernement, contribué à maintenir l'unité nationale.»
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Réanimer l’Allemagne
 
À ces fins, une nécessité s’imposait et malgré les engagements souscrits solennellement, les États-Unis et les bourgeoisies européennes allaient reconstituer la puissance économique et militaire de l’Allemagne (RFA).
 
Le temps n’est plus au respect des traités interdisant la reconstitution des konzernsallemands et prohibant la mise en place d’une armée allemande. Les États-Unis avaient choisi de faire de l’Allemagne occidentale le principal rempart de l’Occident face à l’Union soviétique, sur le plan militaire, mais aussi en reconstituant sa puissance économique. C’est l’époque où les dirigeants des konzerns sont libérés des prisons alliées – quand ils y étaient !
 
Le statut d’occupation contrôlé par une autorité spéciale interalliée et qui imposait à l’Allemagne des limites strictes de production d’acier, base de toute capacité industrielle militaire allemande, fut systématiquement violé, grâce aux États-Unis qui intervenaient régulièrement pour le relèvement des plafonds de production.
 
 
Le Pacte atlantique
 
En 1949, à Washington, sont mis sur pied le Pacte atlantique et son organisation militaire intégrée : l’OTAN. Le premier commandant suprême des forces alliées en Europe est, bien sûr, un Américain, le général Eisenhower. En 1951, devant le Congrès américain et parlant de la future Europe intégrée qu’il appuie sans réserve, il précisera : « Quelle nation est plus capable et mieux préparée que les États-Unis pour en assurer le commandement ? »
 
Ainsi, « dès ses premiers pas, la construction de l’Europe revêt des trais bien particuliers. Au nom de l’unité européenne, elle organisait la division du continent européen. Au nom de l’Europe « libre », elle regroupait les seuls États européens capitalistes. Au nom de l’Europe pacifique, elle organisait un bloc militaire agressif dirigé contre la partie socialiste de l’Europe. Dès sa naissance, enfin, elle portait la tare de l’atlantisme, c’est-à-dire du leadership américain ». [Source : J. Kanapa et J. Denis : Pour ou contre l’Europe ?Éditions sociales, 1969]
 
 
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Jean Kanapa (1921-1978). Proche de Jean-Paul Sartre, agrégé de philosophie, il adhéra au PCF en août 1944, puis fonda et dirigea pendant une dizaine d'années la revue La Nouvelle Critique. Correspondant de L'Humanité à Cuba puis Moscou, il devint conseiller de Waldeck Rochet puis de Georges Marchais, membre du Comité central puis du Bureau politique jusqu'à sa mort.
Après avoir été un ardent stalinien dans les années 1950, il prit progressivement ses distances d'avec le modèle soviétique, condamna l'écrasement du Printemps de Prague en 1968 et devint le partisan d'une modernisation du PCF. Il fut le théoricien du « socialisme à la française » et l'artisan de l'abandon de la notion de dictature du prolétariat, abandon décidé par le PCF lors de son Congrès de 1976. C'est aussi lui qui suscita - avec le « rapport Kanapa » - le ralliement du PCF à la force de dissuasion nucléaire française en 1977.
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Naissance de l’intégration
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C’est sous ses auspices que furent jetées les premières pierres de l’intégration européenne. Celle-ci touchait deux domaines clés, le charbon est l’acier d'une part, les problèmes militaires d’autre part.
 
La CECA
 
Un banquier, « le plus américain des affaires français » comme l’appelle le journaliste Claude Bourdet, dirigeait à cette époque les tout nouveaux services du plan gouvernement français : Jean Monnet. C’est sous son impulsion que furent mis en place les premiers organismes européens.
 
Le 9 mai 1950, Robert Schumann proposait au nom du gouvernement français de « mettre en commun les productions de base, d’instituer une ‘’Haute Autorité nouvelle dont les décisions de la France Allemagne et les pays qui y adhèreront’’ ». Cette « Autorité » devait être supranationale, précisait Robert Schuman devant l’Assemblée nationale le 25 juillet 1950.
 
La conjuration
 
Les conditions d’élaboration de ce plan éclairent son contenu. Il a été préparé dans le plus grand secret par une équipe restreinte, sans consultation du Parlement ni même de la quasi-totalité du gouvernement. J. Monnet appelle, dans ses Mémoires, cette équipe d’un nom évocateur : les conjurés. « Neuf personnes au total étaient dans le secret… Nous étions bien résolus à mener toute l’opération en dehors des voies diplomatiques officielles. Le secret fut total, à une exception près. »
 
Cette « exception » fut, comme par hasard, Dean Acheson, le secrétaire d’État américain…
 
Bien sûr, les États-Unis appuyaient la manœuvre puisque la production allemande d’acier était libérée, comme ils le souhaitaient depuis longtemps, et que l’Allemagne occidentale était ainsi définitivement liée au bloc atlantique. Le secret était cependant partagé par quelques-uns. Jean-Monnet raconte : « Nous ne pouvions faire état de ces assurances et de celle que nous donnaient personnellement les dirigeants des charbonnages, et nous les laissâmes protester que nous avions disposé d’eux arbitrairement. »
 
Un an plus tard, le traité instituant la communauté européenne du charbon et de l’acier était signé par la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. La « Haute autorité », supranationale, est nommée. À sa tête, Jean-Monnet. Le deuxième membre français désigné par le gouvernement, Léon Daum, est, bien sûr, un des principaux dirigeants de l’industrie sidérurgique…
 
Aussitôt le Département d’État américain envoie un télégramme : « les États-Unis ont l’intention de donner à la communauté du charbon et de l’acier un fort appui, justifié par l’importance de l’unification politique et économique de l’Europe. »
 
Tels étaient les parrains de l’Europe des Six : les Américains, les monopoles industriels les plus puissants de l’époque, les tenants du réarmement allemand.
 
Hommes d’État français, américains, allemands, juraient que c’était le seul moyen d’enterrer définitivement le vieux contentieux franco-allemand, de garantir enfin la paix. L’histoire de la Communauté européenne de défense (C.E.D.) montre le crédit qu’il fallait accorder à ces déclarations.
 
 
La CED
 
On avait redonné à l’Allemagne Thyssen et Krupp, il fallait lui redonner une armée.
 
La pression des États-Unis s’accroît sur les Alliés. La France dépend, à cette époque, presque entièrement des crédits américains. On ne compte plus les voyages outre-Atlantique de Léon Blum ou de Jean Monnet pour réclamer des rallonges financières.
 
Les États-Unis lancent un véritable ultimatum : la République fédérale allemande doit prendre sa part de la « défense du monde libre ».
 
Refaire directement une armée allemande soulevait trop d’opposition en France. Alors naît le projet d’une Communauté européenne de défense. Pas d’armée « allemande », pour sauver les apparences, mais une armée « européenne » intégrant, en fait, une armée allemande reconstruite. C’est la proposition faite par Pleven le 24 octobre 1950 devant l’Assemblée nationale.
 
Une large opposition se fait jour en France. La SFIO est divisée, de nombreux socialistes – dont Guy Mollet – appuient le projet de la CED.
 
 
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Guy Mollet, ici à gauche avec François Mitterrand à droite (photo prise en 1966). Les socialistes de la SFIO, très largement inféodés à Washington, étaient les bêtes noires du PCF dans les années 50, bien davantage que ne l'étaient les gaullistes. Cependant, à la première élection présidentielle au suffrage universel, en décembre 1965, le PCF décida de ne pas présenter de candidat et soutint François Mitterrand dès le 1er tour, qui devint ainsi le candidat unique de la gauche et parvint à mettre en ballottage Charles de Gaulle, qui avait orgueilleusement refusé de faire campagne en pensant qu'il serait élu dès le premier tour.
Au second tour, François Mitterrand reçut le désistement de tous les autres candidats, y compris du candidat discrètement soutenu par les Américains Jean Lecanuet, et y compris le candidat de l'extrême droite, Jean-Louis Tixier-Vignancour, et des partisans de l'OAS. Bernard Antony (Romain Marie), Christian Baeckeroot, Michel Collinot, Roger Holeindre, Pierre Sergent, Jean-Pierre Stirbois, et bien sûr Jean-Marie Le Pen, en leur nom propre ou au nom de leur organisation, appelèrent à voter Mitterrand.Mitterrand fut battu au second tour ( avec 45,5 % contre 54,5 % pour de Gaulle), mais cela lui permit de prendre la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), qui regroupait la gauche non communiste (essentiellement la SFIO, le Parti radical, la CIR et divers clubs), et ultérieurement de prendre la tête du nouveau Parti socialiste à partir de 1971.
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En mai 1952, le congrès de la SFIO vote une motion sur la CED : « C’est pourquoi le parti, qui approuve la création d’une armée européenne unifiée, ouverte à toutes les nations démocratiques et soumise à un pouvoir politique européen démocratiquement contrôlé, estime que l’Allemagne doit pouvoir y participer. » Le chancelier allemand Adenauer parlait plus clairement : « Notre raison d’adhérer à la Communauté européenne est qu’elle paraît être le meilleur moyen, sinon le seul, de récupérer les provinces perdues de l’Est. »
 
Les communistes combattirent résolument le projet. « Nous sommes prêts avec tous les Français quels qu’ils soient – nous disons bien quels qu’ils soient – qui, comme nous, ne veulent pas d’une nouvelle Wehrmacht, à participer à toutes les actions politiques qui peuvent et doivent être organisées par une puissante campagne à travers la France », déclarait Jacques Duclos en octobre 1953.
 
L’appel fut entendu.
 
La mobilisation la plus large de toutes les forces patriotiques, des communistes aux gaullistes du RPF, permit de faire échec au projet. La Communauté européenne de défense fut finalement repoussée par le Parlement français en 1954.
 



[*]
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La Une de L'Humanité après le rejet de la Communauté Européenne de Défense (CED) le 30 août 1954 par une alliance de fait entre les gaullistes et les communistes.
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Jacques Duclos (1896-1975) fut pendant plus de 35 ans l'un des principaux dirigeants du Parti communiste Français, aux côtés de Maurice Thorez et Benoît Frachon. Responsable du Parti communiste clandestin pendant l'Occupation (1940-1944), il fut même secrétaire général par intérim du PCF, en raison de la maladie de Maurice Thorez de 1950 à 1953, et était très impliqué dans la vie du mouvement communiste international (Komintern et Kominform). C'est sous son autorité et avec l'appui de l'Union soviétique, que furent lancés des appels contre la guerre d'Indochine menée par son pays et contre ce qu'il appelait déjà l'impérialisme américain. Il s'illustra dans l'organisation d'une manifestation interdite contre la venue à Paris du général américain Ridgway que la propagande communiste accusait de mener une guerre bactériologique en Corée ("Ridgway la peste"). À cette occasion, il fut incarcéré quelques jours à la prison de la Santé.
En 1968, année du Printemps de Prague, il approuva l'invasion de la Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie et demeura fidèle à la ligne conservatrice du parti communiste d'Union soviétique.
À l'élection présidentielle anticipée de 1969, échaudé par les événements de mai 68 où le PCF et la CGT avaient sauvé de Gaulle très certainement sur instruction de Moscou, le PCF décida à ne pas rééditer l'expérience de 1965 et de présenter son propre candidat. Ce fut Jacques Duclos, qui réalisa d'ailleurs un très bon score (21,27 %). Il est resté célèbre pour avoir appelé au vote blanc ou à l'abstention au second tour, en disant des deux candidats restés en lice au second tour (Georges Pompidou et Alain Poher) que c'était « Blanc bonnet ou Bonnet blanc ». En évitant ainsi que des voix communistes ne se reportent sur le très centriste, très europhile et très américanophile Alain Poher, le PCF contribua donc à assurer la victoire de Georges Pompidou, très probablement, là aussi, avec le plein assentiment, sinon l'instruction, de Moscou.
 
---------------------------------- Fin de l'extrait des pages 18 à 23.----------------------------------
 
 
Ayant ainsi cité une large partie de l’introduction, je crois tout aussi utile de citer la conclusion de cet ouvrage, plus brève, qui va des pages 245 à 248.
 
 
 
=======================================================
III – EXTRAIT DE LA CONCLUSION : LES PAGES 245 à 248
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Comme précédemment, je n'ai pas retranché un seul mot à cet extrait. Les seules modifications que j'y ai apportées ont été de surligner en gras quelques passages et d'insérer un encart photographique assortis de commentaires pour rappeler aux lecteurs ce que fut « l’Appel de Cochin » signé par Jacques Chirac en décembre 1978.
 
   EUROPE, LA FRANCE EN JEU, Éditions Sociales, 1979, Préface de Maxime Gremetz pages 245 à 248
 
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
CONCLUSION
 
Une nouvelle et grande bataille pour la France est engagée. Au-delà des illusions et des limites, de la technocratie et du juridisme, l’affaire est simple : va-t-on, au nom de l’Europe, accepter que se poursuive un inqualifiable gâchis de ressources matérielles et humaines de notre pays, laisser les bureaux bruxellois rayer d’un trait industries et régions entières, tolérer que les grandes options nationales soient décidées ailleurs qu’en France et que notre peuple se voit privé de la liberté de décider de son sort, bref, va-t-on laisser la France perdre sa substance, son âme, son identité ?
 
Ou est-on déterminé à garantir à notre pays sa souveraineté politique et son intégrité économique, à lui donner la maîtrise de son développement, à reconnaître aux Français le droit inaliénable de choisir leur avenir, à faire de la France une grande nation indépendante et ouverte à la coopération amicale avec tous, à façonner une image progressiste de l’Europe ?
 
Le choix, pour les communistes, ne souffre aucune ambiguïté. Une fois encore, et dès la première heure, ils ont manifesté leur ardent attachement à cette liberté essentielle que l’indépendance nationale.
 
Ils ont exigé, et obtenu, que la loi française interdise tout glissement supranational de la prochaine Assemblée européenne élue au suffrage universel.
 
Ils ont combattu toute forme d’ingérence étrangère dans la vie politique française, y compris l’intrusion de l’argent européen dans le financement de la campagne électorale.
 
Ils se sont élevés contre l’établissement d’un super impôt européen, directement prélevé par les autorités européennes au mépris des assemblées élues françaises.
 
Ils ont témoigné leur inlassable solidarité avec la paysannerie française qui, depuis des années, fait les frais des abandons giscardiens à Bruxelles.
 
Ils n’ont cessé, avec les sidérurgistes de Lorraine comme du Nord, les ouvrières du textile des Vosges, les travailleurs des chantiers navals de la Ciotat, de dénoncer la responsabilité flagrante des choix européens du pouvoir dans le démantèlement de leurs industries.
 
Ils ont rappelé combien l’alignement derrière les visées de Washington, l’alliance préférentielle est inégale avec la RFA, étaient synonymes pour la France d’abaissement national.
 
Ils ont alerté, enfin, l’opinion française devant les conséquences d’un élargissement de la CEE aux trois pays méditerranéens, alibi pour un dessaisissement de la souveraineté politique de notre pays et l’accentuation du marasme économique et social.
 
Dès à présent, l’écho de cette campagne est profond. Au moment où ces lignes sont écrites, des évolutions politiques significatives, à peine perceptibles lors de la mise en chantier de ce livre, sont intervenues. Qu’au lendemain de Noël, un responsable politique français, partisan inconditionnel de longue date de l’intégration européenne, doive déclarer qu’il n’y a pas de honte à se dire européen, voilà qui est parlant… Le ton est nouveau mais bien compréhensible.
 
C’est que le passif de l’Europe est lourd, ses politiques actuelles douloureuses, et ses projets inquiétants. Il est clair que tout ceux qui souhaitaient faire de la campagne électorale européenne une « fête » cachent mal leur dépit. L’Europe est perçue toujours mieux pour ce qu’elle est. L’ampleur de la crise et l’imminence de nouvelles menaces, jointes aux larges explications des communistes, y sont pour beaucoup. Tout semble montrer que l’opinion n’est pas prête à prendre pour argent comptant l’imagerie d’Épinal avec laquelle, du gouvernement au Parti socialiste, on nous présentait ce remède miracle appelé Europe.
 
Il sera bien malaisé aux tenants de la supranationalité de rééditer l’opération de 1957, où l’Europe donnait lieu aux promesses les plus mirobolantes. Ne leur en déplaise, les temps ont changé.
 
Dès aujourd’hui s’exprime avec une force particulière dans le midi de la France un large mouvement refusant de faire de cette région une zone assistée, voire sous-développée, proclamant que ce n’est pas le midi qu’il faut défaire mais l’Europe qu’il faut refaire.
 
Dès aujourd’hui, comme à Denain ou à Longwy, des dizaines de milliers de sidérurgistes manifestent derrière des calicots proclamant : « Ils veulent faire l’Europe en cassant la France. »
 
Dès aujourd’hui, dans des milieux politiques et sociaux divers, se précise l’idée que le 10 juin prochain, c’est bel et bien l’indépendance de la France qui est en jeu.
 
Le comportement récent du RPR, n’hésitant pas, comme le fit Jacques Chirac début décembre, à fustiger le « parti de l’étranger » à l’œuvre à la direction des affaires publiques, témoigne – au-delà d’évidentes préoccupations partisanes – de l’ampleur, de la profondeur de ce mouvement de refus des projets européens du pouvoir. À sa manière, il tend à rappeler qu’à d’autres moments de notre histoire, chaque fois qu’il s’est agi de s’opposer aux partisans de la capitulation et à l’idéologie du renoncement national, des patriotes d’opinions les plus diverses sur faire converger leurs forces pour que vive la France.
 
La campagne des élections européennes est mal partie, clame la grande presse. Tout cela n’est que faux débat, se lamentent les européistes de tous bords. Un tel dépit est révélateur : un grand rassemblement populaire et national se dessine dans le pays. Il sera susceptible de faire échec aux ambitions antinationales Giscard d’Estaing dès lors qu’il se développera suffisamment. On peut compter sur les communistes pour y contribuer.
 
Ces derniers, dans le même temps, refusant l’étiquette d’antieuropéens dont d’aucuns les affublent volontiers, rappelleront que, pour eux, l’Europe, la seule Europe qui vaille se fera dans la coopération volontaire de nations souveraines. Lieu d’entente et d’amitié entre les peuples, de solidarité entre les travailleurs, elle pourra compter sur une France forte et libre.
 
Décembre 1978
 
 
------------------------------- Fin de l'extrait des pages 245 à 248.--------------------------------
 
 

Jacques Chirac (né en 1932), photographié ici vers 1975, entre ses deux conseillers de l'époque, Pierre Juillet à gauche et Marie-France Garaud à droite.
Le « comportement récent du RPR » évoqué par la conclusion de l’ouvrage publié par le PCF fin décembre 1978 fait directement référence à « l’Appel de Cochin » publié par Jacques Chirac, à l’époque ancien Premier ministre et président du RPR (« néo-gaulliste »), au début du même mois (le 6 décembre).
Ce surnom d’« Appel de Cochin » avait été donné par la presse à un communiqué signé par Jacques Chirac depuis sa chambre de l’Hôpital Cochin à Paris, où il était hospitalisé depuis un accident de la route survenu en Corrèze le 26 novembre précédent.
Cet « Appel », officiellement signé par Jacques Chirac, fut en réalité rédigé par ses deux plus proches conseillers de l’époque, Pierre Juillet et Marie-France Garaud. S’inscrivant dans la perspective de la campagne du RPR pour les premières élections au suffrage universel du Parlement européen, qui eut lieu, en France, le 10 juin 1979, ce texte historique dénonçait notamment le « parti de l’étranger », c'est-à-dire l’UDF créé le 1er février 1978 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, alors président de la République.
 
Avec le recul des 35 ans écoulés depuis lors, ce texte apparaît prémonitoire à de nombreux égards.
Après avoir commencé par souligner qu’« il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache », ce document soulignait que « tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement. »
 
Puis il développait cette analyse :
« le président de la République [Nota : Valéry Giscard d’Estaing] reconnaissait, à juste raison, dans une conférence de presse récente, qu’uune Europe fédérale ne manquerait pas d’être dominée par les intérêts américains. C’est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d’autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l’encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d’outre-Atlantique.
[...]
Il est de fait que cette Communauté – en dehors d’une politique agricole commune, d’ailleurs menacée – tend à n’être, aujourd’hui, guère plus qu’une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage.
[...]
La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d’une politique étrangère qui lui soit propre. L’Europe ne peut servir à camoufler l’effacement d’une France qui n’aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d’une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l’ordre international.
[...]
Puisqu’il s’agit de la France, de son indépendance et de l’avenir, puis qu’il s’agit de l’Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et tant d’exemples, notre génération ne signe pas, dans l’ignorance, le déclin de la patrie.
[...]
Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort.
Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. »
 
 
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SUITE ET FIN DE CE DOSSIER  DANS LA PARTIE 2 :
COMMENTAIRES ET ENSEIGNEMENTS==================================================================
 
 



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Dernière édition par g.sandro le Ven 23 Aoû 2013 - 0:24, édité 2 fois

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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par Imhotep Jeu 22 Aoû 2013 - 7:43

Merci Sandro mais en vert on voit absolument rien ! Faut aller directement sur la source. Certains d'entre nous aiment peut être lire directement ici ...


Si tu es prêt à sacrifier ta liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre.
En matière de complots, il y a deux pièges à éviter : le premier, c'est d'en voir nulle part ... et le second c'est d'en voir partout.
A la bourse tu as deux choix : t'enrichir lentement ou t'appauvrir rapidement.
J'ai dépensé 90% de mon fric en filles, boissons et bagnoles. Le reste je l'ai gaspillé

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MessageRe: UPR Asselineau: parti politique qui dit des choses passionnantes sur l'€mpire...
par g.sandro Ven 23 Aoû 2013 - 0:26

Voilà c'est corrigé, merci de ton alerte tchin , le nouveau mode d'édition est capricieux resssssort et j'ignore la raison de ce dysfonctionnement désormais corrigé.



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MessageQUELLE ÉTAIT L'ANALYSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SUR « L'EUROPE » DANS LES ANNÉES 1947-1980 ? -- Partie 2 -- (suite et fin)
par g.sandro Dim 25 Aoû 2013 - 3:13

QUELLE ÉTAIT L'ANALYSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS SUR « L'EUROPE » DANS LES ANNÉES 1947-1980 ? -- Partie 2 -- (suite et fin)

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/quelle-%C3%A9tait-lanalyse-du-parti-communiste-fran%C3%A7ais-sur-leurope-dans-les-ann%C3%A9es-1/10151548996457038


23 août 2013, 23:15

Dans une première partie (cf. https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/quelle-%C3%A9tait-lanalyse-du-parti-communiste-fran%C3%A7ais-sur-leurope-dans-les-ann%C3%A9es-1/10151525044252038), j'ai récapitulé ce que fut l'analyse du PCF sur la « construction européenne » au cours des années 1947-1980, en donnant pour cela de larges extraits d'un ouvrage rédigé par la direction du PCF sur l'Europe fin 1978 et paru début 1979 :Europe, la France en jeu, Ouvrage collectif de D. Debatisse, S. Dreyfus, G. Laprat et G. Streif, paru aux Éditions Sociales.
 
Dans la seconde partie publiée ci-dessous, je fais part des commentaires et des enseignements que cette analyse me suggère, et comment elle prouve que la position sur l'Europe du PCF de 2013 n'a plus rien à voir avec ce que fut celle du PCF de 1947 à 1980.
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IV – COMMENTAIRES ET ENSEIGNEMENTS
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Quels enseignements peut-on tirer, de nos jours, des deux longs extraits (introduction  et conclusion) du livre collectif publié par le PCF en décembre 1978 et consacré entièrement à la construction européenne ?
 
Si l'on se veut précis et objectif (chose ardue sur un sujet aussi passionné que l'histoire du communisme en France), ces enseignements sont à mon avis au moins au nombre de 6.
 

  • 1er enseignement - Au cours des années 1947-1980, le PCF inscrivait fidèlement ses analyses dans une ferme continuité idéologique, en se référant expressément à des déclarations de ses dirigeants datant de plus de 30 ans.

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Personne ne peut le contester puisqu'il suffit de lire les extraits qui précèdent pour s’en convaincre : dans la perspective de la campagne électorale pour les élections européennes de 1979, le PCF rappelait, citations à l’appui, ce que Maurice Thorez ou Jacques Duclos disaient de l’Europe à la fin des années 40 et au début des années 50.
 
Le contraste avec la situation actuelle est frappant : ce qui reste aujourd’hui du prétendu « Parti communiste français » n’évoque jamais ce que tous les anciens dirigeants communistes ont pu dire de la construction européenne au cours de la seconde moitié du XXe siècle.
 
Devenu européiste, le PCF actuel est aussi devenu un parti amnésique, faisant à peu près table rase de son propre passé et de ses propres analyses. Comme s'il en avait honte.
 
 
 
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  • 2ème enseignement - Le PCF, ayant pour principe essentiel d’éduquer le peuple, expliquait avec précision aux Français le dessous géopolitique des cartes.

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Dans les années 50, le PCF, qui drainait à lui un certain nombre de scientifiques, d’hommes de lettres, d’artistes et d’intellectuels (Frédéric Joliot-Curie - Prix Nobel de chimie et découvreur du principe de la bombe atomique -, Louis Aragon, Pablo Picasso, Roger Garaudy, Lucien Sève, etc.), affirmait être le « Parti de l’intelligence ». C’était assez prétentieux, mais cela correspondait pour partie à une certaine réalité que reflètent bien les extraits du livre Europe, la France en jeu cités ici.
 
En effet, fidèle à ses origines intellectuelles – la pensée marxiste se voulant d'abord un décryptage radicalement nouveau de l’Histoire, fondé sur la « lutte des classes » comme moteur des évolutions politiques, économiques et sociales – le Parti communiste français avait à cœur d’éduquer le peuple à cette clé de compréhension du monde et à l’action qui devait en découler.
 
À l’instar de tous les « partis frères », il avait ainsi créé une « Section Centrale d’Éducation du Parti communiste français » qui œuvrait à la mise sur pied d’un appareil militant bien formé à l’analyse marxiste-léniniste. Dès la Libération, ce service publia notamment des fascicules mensuels de « l’École élémentaire du Parti communiste français » sous forme de « leçons » destinées à ses adhérents et sympathisants.
 
 

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Citation :
Deux exemplaires des fascicules mensuels de « l’École élémentaire du Parti communiste français ». La « Troisième leçon », publiée en octobre 1944, expliqua  « La démocratie française et son avenir ». La « Quatrième leçon », publiée en novembre 1944, fut consacrée à « La Nation française ».  
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Citation :
Le Plan Marshall contre les Paysans : tiré à part de janvier 1950 de "La Terre", journal hebdomadaire du Parti communiste français destiné au monde rural.  
Ce document reprenait in extenso les deux discours de Waldeck Rochet, membre du Bureau Politique, prononcés à l'Assemblée nationale les 29 novembre et 21 décembre 1949 pour dénoncer les conséquences du Plan Marshall.
Le PCF ne se contentait pas de s'opposer frontalement aux médias dominants, il tenait à expliquer aux agriculteurs français des années 50 les motivations géopolitiques et économiques de la politique américaine.    
Que l'on ait été favorable ou hostile aux analyses communistes, la vérité oblige ainsi à dire que le PCF effectua, pendant de nombreuses années, un travail d'éducation populaire d'une abnégation et d'un idéalisme dignes de bien des éloges. Le PCF croyait dans la Politique - avec un grand P - et se situait ainsi aux antipodes exacts du cynisme de la "politique spectacle" contemporaine.
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À peu près toutes les critiques ont pu être faites depuis lors sur le « système clos » que constitue la pensée marxiste-léniniste comme philosophie, sur le caractère rudimentaire de ses analyses économiques, et sur les résultats concrets de sa mise en œuvre dans l’ordre politique et social.
 
Tout ou presque a également été dit sur le Parti communiste français de cette époque, et plus encore sur son refus de faire preuve, à l’égard des régimes communistes de l’URSS et des pays de l’est européen, de la même acuité dans l’analyse critique que celle qu’il réservait aux pays du camp capitaliste. (On se rappelle par exemple qu'au printemps 1956, Maurice Thorez refusa de diffuser en France le « rapport secret » de Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline, mais qu'il soutint le même Khrouchtchev en novembre de la même année lors de la sanglante répression de l'insurrection hongroise par les troupes soviétiques).
 
Il n’en demeure pas moins que, pendant toute la période étudiée, le PCF mena une puissante œuvre d’éducation populaire. À destination du grand public, il développa des analyses précises et dénuées de tout angélisme, notamment en matière de géopolitique mondiale, en rupture frontale avec la pensée atlantiste. Seules les explications géopolitiques lumineuses que Charles de Gaulle développait dans ses écrits et ses conférences publiques peuvent, à cet égard, leur être comparées.
 
Notons d'ailleurs que la conclusion du livre que nous venons de voir souligne expressément ce rôle explicatif, ce rôle éducatif, que s’enorgueillissait de jouer le PCF pour démasquer la propagande européiste : « L’Europe est perçue toujours mieux pour ce qu’elle est. L’ampleur de la crise et l’imminence de nouvelles menaces, jointes aux larges explications des communistes, y sont pour beaucoup. »
 
Le contraste avec la situation actuelle est donc, là aussi, particulièrement saisissant. Ce qui reste aujourd’hui du prétendu « Parti communiste français » ne se livre plus à aucun travail d’éducation populaire ni à aucune analyse critique de fond sur la géopolitique mondiale. Le PCF de 2013 admet comme un bien-fondé irréfutable le principe même de la construction d’une Europe supranationale, point.
 
Du coup, le PCF actuel est devenu un parti d’opposition superficielle, totalement inoffensif pour les politiques conduites. Il fait semblant de les contester, mais il n'en décortique jamais précisément les origines. Il n'analyse jamais la divergence irréductible des 28 intérêts nationaux qui expliquent les blocages continuels de l'UE et sa soumission fatale aux États-Unis, seuls capables de fédérer la majorité. Il n'en précise jamais les liens avec les traités européens qu'il refuse de dénoncer par ailleurs.
 
 
 
 
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  • 3ème enseignement - Le PCF dénonçait explicitement « l’Europe » et l’OTAN comme une opération de « colonisation » américaine, menée avec la complicité de l’Allemagne, face à laquelle il était hors de question de « capituler ».

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Comme le révèlent à la fois les déclarations des dirigeants communistes des années 1947-1980, les extraits du livre cité ci-dessus, et les affiches de l’époque, le PCF n’y allait pas par quatre chemins. Il dénonçait explicitement « l’Europe » et l’OTAN comme étant les deux volets d’une grandiose opération géopolitique américaine, menée avec la complicité de l’Allemagne, visant à faire de la France « un territoire colonisé ».
 
Le PCF dénonçait en conséquence les partisans français de cette opération double comme étant des « européistes », « partisans de la capitulation » et adeptes de « l’idéologie du renoncement national ».
 
Là encore, seul Charles de Gaulle tenait un discours comparable. Avec cette différence - qui est considérable - que l'Homme du 18 juin dénonçait AUSSI les visées hégémoniques de l’URSS, alors que le PCF gardait malheureusement sur celles-ci un silence complice.
 
 
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Citation :
À part le Parti communiste français, seul Charles de Gaulle parlait de la politique américaine comme d'une opération de « colonisation » :
 
« Nous avons procédé à la première décolonisationjusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. Depuis la fin de la guerre, les Américains nous ont assujettis sans douleur et sans guère de résistance. »
Extrait de "C’était de Gaulle", Alain Peyrefitte, Fayard 1997, tome 2, pp. 15 -16
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Citation :
En 1978, Pierre Juillet (en photo ci-contre) rédigea le fameux « Appel de Cochin », qu'il parvint - avec l'aide de Marie-France Garaud - à faire signer à Jacques Chirac.
C'est le dernier texte d'importance émanant de la mouvance gaulliste à s’inscrire encore dans la ligne de la pensée géopolitique gaullienne.
Il y parlait en effet « d'asservissement de la France » par les Américains et de « France vassale », notamment dans ce passage : « C’est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de la supranationalité. NON à l’asservissement économique. NON à l’effacement international de la France. [...] Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain. »
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Citation :
Trois ans après la publication de ce texte - qui scandalisa la presse euro-atlantiste -, Jacques Chirac (ici en photo avec Marie-France Garaud) se séparait de ces deux conseillers et se pliait au dogme de l'européisme. Il se résignait ainsi à trahir le véritable gaullisme et à contribuer au bradage de notre indépendance nationale, dans le but misérable de devenir président d'une République asservie.
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Le contraste du PCF des années 50 avec le PCF de 2013 est donc, là encore, particulièrement saisissant. Ce qui reste du « Parti communiste français » de nos jours passe complètement sous silence à la fois le rôle essentiel des États-Unis d'Amérique dans la prétendue « construction européenne », la complémentarité politique, juridique et technique entre l’OTAN et l’UE, et les objectifs finaux poursuivis par Washington et l’oligarchie euro-atlantiste qui supervisent le tout.
 
Plus ou moins phagocyté par le Front de Gauche, le PCF de notre époque :
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  • ressasse des griefs contre les dirigeants nationaux, « contre l’austérité », « contre le libéralisme », « contre le MEDEF », etc., mais jamais... contre l'Europe !
  • ne remet jamais en cause le principe même d’une Europe supranationale ;
  • se refuse à expliquer que cette « construction européenne » n'existe que par la volonté de Washington ;
  • semble ne pas voir qu'elle ressemble à s'y méprendre à un apartheid planétaire et racialiste, qui postule par exemple, contre toute réalité, que la France serait plus proche et aurait plus d'intérêts communs avec l'Estonie ou Chypre plutôt qu'avec la Tunisie ou l'Algérie ; 
  • invoque de façon incantatoire l’avènement d’une « autre Europe » - mais sans jamais en expliquer l’impossibilité concrète ;
  • et, faute de mieux, lance des slogans abstraits, apolitiques et incongrus, élaborés par des spécialistes du marketing politique : « L’humain d'abord », « Je suis communiste et ça fait du bien »….

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Comparaison des affiches éditées et diffusées par le Parti communiste français en 1949-1950 et en 2012-2013.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  • Ci dessus à gauche : Affiche du PCF de 1949 : «  LIBÉRONS LA FRANCE DU PACTE ATLANTIQUE ! » Sur cette affiche, les États-Unis sont explicitement dénoncés par le PCF comme des fauteurs de guerre. Les communistes français dénoncent leur influence comme étant une occupation dont il faut « libérer la France ». Il est un fait que lors de la création de l'OTAN - le 4 avril 1949 - le Pacte de Varsovie n'existait pas. L'histoire, telle qu'elle est diffusée au grand public en Occident, présente presque toujours l'OTAN comme une « réponse » à la menace soviétique. Ce qui inverse la chaîne des causalités car ce fut le contraire qui se passa : l'alliance militaire du Pacte de Varsovie entre l'URSS et les États du bloc communiste ne fut conclue que 6 ans après, le 14 mai 1955. Nikita Khrouchtchev, qui en fut l'artisan, l'avait justement conçue comme une « réponse » à l'OTAN.



  • Ci-dessus à droite :  Affiche du PCF de 1949 : « LES AMÉRICAINS EN AMÉRIQUE ! » Sur cette affiche, les États-Unis sont présentés comme une pieuvre tentaculaire faisant main basse sur l’Europe. Le Parti communiste français parle explicitement de « colonisation » en utilisant le slogan : « NON ! LA FRANCE NE SERA PAS UN PAYS COLONISÉ ! ».

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  • Ci-dessus :  Affiche du PCF de 1950 : «   VOICI LES BASES AMÉRICAINES DANS LE MONDE »Cette affiche du Parti communiste français prouve à quel point ce parti n'hésitait pas, dans les années 50, à présenter les enjeux géopolitiques aux électeurs, qu'il jugeait suffisamment intelligents et adultes pour les comprendre.

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  • Ci-dessous :  Affiches du PCF de 2013 : « L'humain d'abord  » « Je suis communiste et ça fait du bien ! »,  « La force du partage »... 


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Citation :
« L'humain d'abord  » « Je suis communiste et ça fait du bien ! »,  « La force du partage »...
Ces slogans de bisounours sont fondamentalement apolitiques, délibérément vagues, et passablement incongrus. Ils semblent sortis tout droit d'une publicité pour des cours de développement personnel, voire même - pour le slogan « La force du partage » - un copié-collé d'une encyclique pontificale...
Se refusant à expliquer aux électeurs les véritables soubassements géopolitiques de la situation actuelle, le rôle crucial des États-Unis dans la prétendue « construction européenne », la complémentarité systémique entre l'UE et l'OTAN, et le système autobloquant des traités européens qui interdit tout changement d'orientation de l'Europe, le PCF de 2013 en est réduit à ces opérations de pur marketing politique, qui jouent de façon peu reluisante sur l'affectif, l'irréflexion, le narcissisme, et l'ambiguïté savante de formules attrape-tout.
Ces gesticulations concoctées par des agences de com' sont l'antithèse exacte de ce qui fit l'exigence intellectuelle et la grandeur du PCF de jadis. Elles auraient fait horreur à tous les dirigeants communistes français des années 1947-1980, de même qu'à l'écrasante majorité des militants communistes qui auraient pensé que la direction centrale les prenait pour des imbéciles.
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Citation :
Ces deux affiches sont typiques du PCF actuel et de son mentor, le Front de Gauche. Sous couvert de revendications apparemment véhémentes, elles camouflent savamment l'origine européiste du désastre économique et social en cours.

  • L'affiche de gauche dénonce ainsi « la loi du MEDEF », en faisant comme si le gouvernement et la majorité socialistes n'obéissaient indûment qu'au patronat français. Elle ne dit pas un mot sur l'Europe. Pourtant, la « flexibilisation de l'emploi » et « l'amélioration de la compétitivité des entreprises » font partie des « réformes indispensables » continuellement imposées au gouvernement français par la Commission européenne depuis au moins 10 ans, dans le cadre des « Grandes Orientations de Politique Économique » (GOPÉ) résultant de l'article 121 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE). À l'évidence, le PCF et le Front de Gauche n'ont aucune envie d'expliquer à leurs adhérents et sympathisants ce qu'est l'article 121 du TFUE et quelles en sont ses conséquences juridiques concrètes.


  • L'affiche de droite affirme crânement que « l'alternative à l'austérité, c'est possible ». Détail cocasse, ce dessin qui assimile l'austérité à une impasse indique comme seule voie de sortie .... un virage à droite ! C'est un choix graphique et symbolique pour le moins inattendu de la part de deux formations politiques qui n'ont que le mot « gauche » à la bouche et dont l'essentiel de la rhétorique consiste à fustiger la « droite ». Serait-ce un lapsus révélateur ? Passons.... Ce qui est plus grave, c'est que, comme dans le cas précédent, cette affiche fait silence sur les origines de cette austérité et la présente en quelque sorte comme une lubie malencontreuse de François Hollande qu'il suffirait de dénoncer. Là encore, le PCF et le Front de Gauche n'ont, àl'évidence, aucune envie d'expliquer à leurs adhérents et sympathisants que cette fameuse austérité est rendue obligatoire par notre appartenance à l'euro et par les exigences qui en découlent. Notamment les injonctions impératives de la Commission européenne, de la BCE, du FMI, ainsi que celles des gouvernements allemand, néerlandais, finlandais, autrichien et luxembourgeois. En réalité, la seule alternative à l'austérité, c'est la sortie de l'euro et de l'UE, choix stratégiques que le PCF et le Front de Gauche rejettent précisément avec véhémence...

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Citation :
Cette série d'affiches du PCF et du Front de Gauche de 2013 présentent exactement les mêmes caractéristiques que les précédentes : elles font comme si la question européenne n'existait pas et n'était pas le préalable à tout. Elles affirment assez niaisement que « La finance c'est le problème », « L'austérité c'est le problème », « La solidarité c'est la solution », « Les salaires c'est la solution ». Mais elles "oublient" de préciser tout ce que j'ai rappelé ci-dessus : l'article 121 du TFUE, les engagements juridiques pris par la France dans la cadre européen, les exigences de la troïka et de  plusieurs États membres de l'UE pour maintenir la zone euro, etc.  En réalité, le seul bon jeu d'affiches serait celui qui dirait « L'euro n'est pas la solution, c'est le problème » et « Sortir de l'UE n'est pas le problème, c'est la solution. » Mais ces affiches-là ne seront jamais publiées par le PCF-FDG, puisque M. Mélenchon déclare être un « fédéraliste européen » et traite de « maréchalistes » ceux qui veulent sortir de l'euro.
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  • 4ème enseignement - Le PCF, défiant vis-à-vis des socialistes, appelait au rassemblement « de tous les patriotes » - en citant nommément le RPR – pour combattre « l’idéologie du renoncement national », et cela « pour que vive la France ! »

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Il suffit de relire la conclusion de l’ouvrage collectif des responsables communistes de 1979 citée précédemment (cf. partie I de ce dossier) : « Le comportement récent du RPR, n’hésitant pas, comme le fit Jacques Chirac début décembre, à fustiger le « parti de l’étranger » à l’œuvre à la direction des affaires publiques » [...] « tend à rappeler qu’à d’autres moments de notre histoire, chaque fois qu’il s’est agi de s’opposer aux partisans de la capitulation et à l’idéologie du renoncement national, des patriotes d’opinions les plus diverses surent faire converger leurs forces pour que vive la France. »
 
Cet appel du pied fait publiquement au début 1979 par le PCF en faveur d'une alliance de circonstance entre les gaullistes et les communistes « pour que vive la France » n’en faisait que mieux ressortir l’extrême défiance qu'il éprouvait vis-à-vis des socialistes : le même ouvrage les dénonçait – on l’a vu en introduction – comme étant partisans de la CED et inféodés à Washington.
 
Au passage, il est intéressant de noter que « l’Appel de Cochin », rédigé exactement au même moment par Pierre Juillet pour le compte de Jacques Chirac, développait la même idée, quoi que de façon plus allusive et discrète : « Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. »
 
 
Comment ne pas souligner, là encore, le contraste stupéfiant entre le PCF de 1979 - qui se défiait des socialistes et qui tendait la main au RPR - et le PCF de 2013 ? Désormais domestiqué par le « Front de Gauche » dirigé par le socialiste Jean-Luc Mélenchon, le PCF de 2013 accepte de se placer sous les ordres d'un responsable et dans une structure qui se proclament « fédéralistes européens » et qui promeuvent avant toute chose le clivage droite-gauche. Au point de se désister sans aucune contrepartie pour le candidat ultra-européiste et ultra-atlantiste François Hollande à l’élection présidentielle de 2012.
 
Le PCF de 2013 se situe ainsi à la fois :
 - à l’exact opposé du PCF de 1969, lorsque Jacques Duclos refusait de se désister entre Pompidou et Poher, entre « bonnet blanc et blanc bonnet » ;
- et à l’exact opposé du PCF de 1979, qui voulait faire cause commune avec les gaullistes pour faire échec à l’œuvre de « renoncement national » qui se présente sous l'appellation dolosive de « construction européenne ».
 
 
 
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  • 5ème enseignement - Les communistes français étaient, avec les gaullistes, les défenseurs vigilants de la souveraineté populaire et de l'indépendance nationale.

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Dresser le constat que le PCF des années 1947-1980 était le défenseur vigilant de la souveraineté et de l’indépendance nationales soulève régulièrement de vives critiques chez certains Français de droite, du centre ou même de gauche non communiste. Ils se récrient en faisant valoir, non sans raison, que le Parti communiste était alors complètement assujetti à l’URSS et qu'il n'était qu'un rouage du mouvement communiste international.
 
 
Pour comprendre ce paradoxe, il n’est donc pas inutile de rappeler le contexte historique.
 
Au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale, le Parti communiste français était devenu l'une des toutes premières forces politiques en France. Cette ascension avait résulté du rôle éminent joué par les communistes dans la Résistance intérieure (le PCF aima se faire appeler le « Parti des fusillés ») et au prestige mondial qu'avait acquis l'URSS de Staline pour avoir triomphé de l'armée allemande à la bataille de Stalingrad, puis pour avoir très largement contribué à terrasser le nazisme.
 
Aux élections législatives de 1945, le PCF avait ainsi réalisé une percée historique, en obtenant 26,2 % des suffrages et 159 députés. Le bond était spectaculaire puisque, aux dernières élections précédentes - qui remontaient avant la guerre, au 10 janvier 1936, et qui avaient vu la victoire du Front Populaire, - le PCF n'avait obtenu « que » 15 % des voix et remporté « que » 72 sièges. En augmentant son pourcentage de voix de 75% et en doublant le nombre de ses députés, le PCF de 1945 était ainsi devenu à la fois le premier parti de France et le premier parti de la gauche, au détriment des socialistes de la SFIO (25 %) et du Parti radical (13,6 %).
 
Aux élections législatives d'octobre 1946, il avait encore fait mieux, en remportant 28,2 % des suffrages et 182 sièges, débordant très largement ses bastions ouvriers et s'imposant dans pratiquement tous les départements. Aux élections municipales de 1947, il avait encore une fois progressé, en atteignant son record national historique - plus jamais atteint depuis lors - de 29,9 % des voix, deuxième cependant derrière les gaullistes du RPF, créé entretemps, qui avaient obtenu 38 % des voix.
 
Dans les années d'après-guerre, le Parti communiste français représentait donc près de 30% de l'électorat. Gaullistes et communistes représentaient les 2/3 de l'électorat.
 
Cela n'empêchait pas qu'une partie - très majoritaire - des Français considérait les communistes comme des agents d'asservissement à la solde de l'étranger, le PCF étant de notoriété publique complètement inféodé à Moscou. Ainsi, suite à la création du Rassemblement du peuple français (RPF), de Gaulle avait-il fustigé les communistes en lançant, lors d'un discours à Rennes , le 26 juillet 1947 : « Sur notre sol, au milieu de nous, des hommes ont fait vœu d’obéissance aux ordres d’une entreprise étrangère de domination, dirigée par les maîtres d’une grande puissance slave ». Les socialistes n’étaient pas en reste puisque Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, avait eu cette phrase fameuse à la même époque : « Le PC n'est pas à gauche, il est à l'Est ».
 
De fait, si le PCF était parvenu au pouvoir suprême en France, - et si l'on fait abstraction du partage des zones d'influence qui avait été décidé aux conférences de Téhéran et Yalta entre Roosevelt et Staline et qui plaçait la France dans le camp américain -, il y a de solides raisons de penser que les dirigeants communistes français auraient fait de notre pays un « satellite » de l'URSS, comme tel fut le destin de quasiment tous les pays de l'est.
 
L'hypothèse selon laquelle une France dirigée par le PCF aurait suivi une voie indépendante, « à la yougoslave », au motif que la France aurait été libérée de l'Allemagne hitlérienne sans l'aide de l'Armée rouge, restera à jamais du domaine des conjectures.
 
Quoi qu'il en soit, les dirigeants communistes français de cette époque vouaient un véritable culte à l'URSS et à son dirigeant suprême, le Maréchal Staline. En outre, ils dépendaient de façon substantielle de l’aide financière et matérielle fournie par le Kremlin. Il est en effet désormais historiquement avéré que le PCF a reçu, pendant de nombreuses années, des aides financières discrètes venues de l’URSS, et dont Gaston Plissonnier était le correspondant occulte.
 
 
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Gaston Plissonnier (1913-1995). Bien que pratiquement inconnu du grand public, il fut l'une des principales éminences grises du PCF et la courroie de transmission avec les dirigeants du Kremlin. Entré au Parti communiste français à 22 ans (en 1935), il avait gravi un par un tous les échelons du Parti : secrétaire fédéral du Loir-et-Cher (1948-1953), membre du Comité central (1950-1990), Secrétariat (1956-1990) et Bureau politique (1964-1990).
Chargé de surveiller l'appareil, et de promouvoir — ou de rétrograder — les cadres militants au sein de la hiérarchie communiste en fonction de leur sûreté idéologique et de leur discipline, il était l'élément-clé du fonctionnement du PCF et était chargé de convoyer les valises d'argent en provenance de Moscou. Le 13 octobre 1983, par exemple, c’est lui qui aurait reçu une valise de 1 million de dollars, ainsi qu’en témoigne un compte-rendu à en-tête « très secret » du KGB : « Conformément à vos instructions du 23 septembre dernier, la rencontre a eu lieu à Berlin avec le camarade Plissonnier et son homme de confiance, lors de laquelle nous avons remis aux amis français la somme de 1M$ qui leur a été assignée. » [ source : http://www.observatoiredessubventions.com/2013/la-cgt-financee-par-l-urss/ ]
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Seulement voilà : tout inféodé à Moscou qu’il fût, le Parti communiste français n’en était pas moins un parti d’opposition implanté dans un pays placé ouvertement sous domination américaine tout au long de la IVe République. Le fait qu’il alignait ses positions, notamment internationales, sur celles de l’Union soviétique et qu’il était financé par celle-ci ne rendait pas pour autant stupides ni invalides ses analyses géopolitiques, tant s’en faut !
 
Du reste, il ne faut pas oublier que, si le PCF était financé par Moscou, un certain nombre de grands médias, de responsables d'autres partis politiques et de relais d'influence étaient, quant à eux, puissamment soutenus financièrement et médiatiquement par Washington.
 
Il ne faut pas oublier non plus que De Gaulle lui-même n’avait pu créer la France Libre en juin 1940 qu'en obtenant une aide financière conséquente de la part du gouvernement de Londres, ce qu'il expliqua d’ailleurs sans faux-fuyant dans ses Mémoires de guerre. Il est d'ailleurs savoureux de noter que les responsables communistes français de 1940, tout comme les partisans de Vichy, reprochaient pour cette raison au fondateur de la France Libre d'être « un agent de la City ». On a vu la suite...
 
En bref, l'histoire a prouvé que le fait que des opposants soient soutenus financièrement et matériellement par un État étranger n’est pas nécessairement incompatible avec le fait qu'ils se révèlent intransigeants dans la défense de notre souveraineté et de notre indépendance nationales, si les dirigeants français sont eux-mêmes, au même moment, dans la main d'une puissance étrangère qui leur dicte une politique contraire aux intérêts profonds de notre nation.
 
Si l’on veut donc être objectif (et j'espère que mon lecteur reconnaîtra que j'essaie de l'être), force est de constater que le PCF :
- en combattant inlassablement la mainmise américaine sur le continent européen en général et sur la France en particulier,
- en expliquant continuellement aux électeurs quels étaient les tenants et aboutissants de l'OTAN et de la prétendue « construction européenne »,
- en joignant le vote de ses députés à ceux des députés gaullistes pour faire échouer le projet de Communauté européenne de défense le 30 août 1954,
- et en appelant à un rassemblement des patriotes pour combattre « l’idéologie du renoncement national » qui se cache derrière la « construction européenne »,
a donc bien été le principal défenseur, avec le mouvement gaulliste, de la souveraineté populaire et de l'indépendance nationale.
 
 

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Citation :
Affiche du PCF dans les années 60. La défense du « peuple », de la « nation » et de « l'intérêt national » s'étalaient en toutes lettres sur les affiches du PCF. Qui pourrait nier qu'il s'agissait là d'un mouvement réellement patriote ?
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  • 6ème enseignement - Soumis comme le RPR à une intense pression médiatique, le PCF opérait déjà, au cours des années 70, des concessions sémantiques sur « l’Autre Europe ».

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Enfin, - c'est le dernier et le plus triste des enseignements -, force est de constater, à la lecture des extraits du livre cité, que le PCF de 1979 consentait déjà des glissements sémantiques en laissant entendre qu'il était favorable à une « Autre Europe ».
 
Cela transparait dans d’autres parties de l’ouvrage que celles que j'ai citées, mais aussi dans la conclusion que j'ai rapportée, et notamment dans son épilogue : « [Les communistes], dans le même temps, refusant l’étiquette d’antieuropéens dont d’aucuns les affublent volontiers, rappelleront que, pour eux, l’Europe, la seule Europe qui vaille se fera dans la coopération volontaire de nations souveraines. »
 
Il s’agissait évidemment d’une concession sémantique, et pour tout dire d’un simple jeu sur les mots. Car si « la seule Europe qui vaille » est celle de « la coopération volontaire de nations souveraines », que signifie alors « l’Europe » si ce n’est la situation existant déjà avant le traité de Rome ?!?
 
La « coopération volontaire de nations souveraines » constitue la règle générale des relations internationales, celle qui prévaut toujours actuellement entre tous les pays du monde hors UE, et même entre les pays de l'UE et les autres pays du monde. Elle est codifiée par le droit international public, l'ONU et toutes ses agences, sans parler des dizaines de milliers de traités internationaux qui fixent les obligations réciproques dont conviennent librement les nations entre elles. Pourquoi faudrait-il qualifier cela « d’Europe » dans le cas spécifique où cette coopération volontaire se ferait entre nations d'Europe ?
 
Mais, justement, il est important de bien comprendre pourquoi le PCF de 1979 se sentait déjà contraint de jouer sur les mots.
 
Il faut se rappeler que, dans le contexte de l’époque, toute contestation du principe même de la « construction européenne » faisait, comme de nos jours, l’objet d’une formidable campagne d’intimidation. Comme de nos jours, ne pas se déclarer favorable à ce principe, c’était être aussitôt présenté médiatiquement, de façon mi-goguenarde mi-scandalisée, comme une espèce de dinosaure n’ayant rien compris à la marche du monde, comme un irresponsable va-t-en guerre n’ayant rien retenu de l’expérience des guerres mondiales, ou comme un dangereux xénophobe voulant s’enfermer dans une tour d’ivoire.
 
C'était aussi courir le risque d'être brocardé comme un illuminé s’exagérant de façon comique l’impact politique, économique et social de « la belle idée européenne ». Car, à la différence de nos jours, la « construction européenne » apparaissait encore, à la fin des années 70, comme un sujet tout-à-fait anodin et subalterne à l'écrasante majorité des électeurs. Elle était présentée aux populations comme un projet hautement désirable mais lointain, n’ayant que des avantages et aucun inconvénient, et qui ne remettrait pas le moins du monde en cause la souveraineté nationale et la démocratie des Français.
 
De fait, en 1979, nous en étions encore à « l’Europe des 9 », avec une CEE dont les pouvoirs étaient encore balbutiants, bien loin de ce qu’ils allaient devenir avec l’Acte Unique de 1986, puis le traité de Maastricht de 1992, et la suite.
 
Dans un tel contexte, il était évidemment tentant, d'un simple point de vue électoraliste, de se déclarer non pas contre l’Europe en général, mais « contrecette Europe-là »A fortiori s’il s’agissait de se présenter aux premières élections au suffrage universel au parlement européen, comme tel était le cas en 1979.
 
Puisqu’il n’y avait encore que 9 États dans la CEE, que les traités de l’Acte Unique, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice et de Lisbonne étaient encore bien loin d’exister, et que la France jouait encore un rôle prépondérant dans cet attelage, il paraissait parfaitement plausible à l’opinion publique d'envisager une construction européenne qui pourrait être différente de ce qu’elle est. Cela lui paraissait également sans très grand intérêt puisque, à part le monde agricole, l'écrasante majorité des Français ne voyait pas très bien à quoi servait l'Europe.
 
En laissant miroiter une Europe différente, on pouvait donc se permettre tout à la fois de dénoncer « L’Europe pour ce qu’elle est » - comme l’écrit en conclusion le livre du PCF cité dans ce dossier – tout en échappant à la diabolisation politique et médiatique frappant ceux qui osaient réfuter le principe même d’une construction politique fédérant le continent européen.  
 
D'ailleurs, ce tour de passe-passe de « l’Autre Europe » n’avait-il pas été celui auquel avait eu recours Charles de Gaulle lui-même, lorsqu’il avait constaté, après la démission des membres MRP de son gouvernement le 15 mai 1962, qu'il ne disposait pas d’une majorité à l’Assemblée nationale pour faire sortir la France de la CEE ? (Je renvoie ici à ma conférence sur « Qui gouverne la France et l’Europe ? » - 2ème partie, en particulier à partir de 10’15’’ : https://www.youtube.com/watch?v=SWKBp32IFmk&list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC )
 
On notera d'ailleurs qu’à la même époque - exactement - que le livre du PCF, l’Appel de Cochin signé de Jacques Chirac procédait lui aussi à une concession sémantique identique : « Favorables à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d’autres, que se fasse l’Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. »
 
 
Toutes ces contorsions sémantiques - des communistes comme des gaullistes - étaient peut-être habiles d'un point de vue conjoncturel, car elles se donnaient le rôle confortable d’être à la fois « pour le principe de la construction européenne et contre la manière dont on constate qu’elle se déroule ». (pour reprendre la formulation utilisée dans la Charte fondatrice de l’UPR : http://www.upr.fr/charte-fondatrice )  
 
Mais, comme la suite l’a révélé, cette façon d’être contre l’Europe tout en se proclamant pour, a produit des effets désastreux sur le moyen et long terme :
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  • D'une part, elle a rendu de plus en plus bancales et illogiques les analyses du mouvement gaulliste et du PCF, au point d’en affaiblir toute opposition cohérente et sérieuse à la construction européenne.



  • D'autre part, si même les gaullistes et les communistes convenaient ainsi, du bout des lèvres et pour des raisons de calcul politicien à court terme, qu'ils étaient pour une Autre Europe, l'opinion publique n'en retenait qu'une seule chose : la nécessité même de « construire l’Europe » devait en effet être bel et bien irréfutable, comme le lui serinaient d'ailleurs constamment tous les grands médias et dirigeants européistes....

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Affiche du PCF en 1979 : « J’aime mon pays » - Cette affiche du Parti communiste français, réalisée au moment des élections européennes de 1979, est plus parlante que de longs discours. Avec un recul de 34 ans, elle prouve à quel point l'actuel Parti dit "communiste", complètement soumis aux forces européistes qui s'acharnent à brocarder tout amour de la France, n'a plus rien à voir avec l'authentique PCF.
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CONCLUSION : COMME LE MOUVEMENT GAULLISTE, LE PCF A ÉTÉ COMPLÈTEMENT DÉNATURÉ APRÈS AVOIR  ÉTÉ PRIS EN MAINS PAR DES DIRIGEANTS EUROPÉISTES
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Les années 1980-1990 ont été marquées par la dénaturation complète des deux grands mouvements politiques français, gaulliste et communiste, qui faisaient échec à la mainmise américaine sur la France.
 
Sans entrer dans le détail de ce processus, qui n’est pas l’objet du présent dossier, je me contenterai de rappeler que le gaullisme a été liquidé par Jacques Chirac à partir de 1980, lorsqu'il se sépara de Pierre Juillet et de Marie-France Garaud pour adopter cyniquement le dogme européiste.
 
Cette volte-face politicarde de 1980 lui ouvrit les portes de l’Hôtel Matignon en 1986. Il devint le premier « Premier ministre de cohabitation » de François Mitterrand. Il accepta sans broncher que la France mette en œuvre l’Acte unique européen, préparé auparavant par le président de la Commission européenne Jacques Delors, et qui commençait à faire basculer la France dans l’aventure de l’Europe fédérale.
 
Quelques années après, Jacques Chirac alla plus loin encore dans le reniement, en appelant à voter oui au traité de Maastricht en 1992, dans le seul objectif de complaire à l’oligarchie euro-atlantiste afin d’obtenir l’onction médiatique nécessaire à son élection à la présidence de la République en 1995.
 
L’évolution du Parti communiste français, quoi que motivé par des événements très différents, l’a conduit à une dénaturation de son identité politique aussi complète que celle subie par le mouvement gaulliste.
 
Cette dénaturation du PCF n’a pas résulté, comme pour le RPR, de la volonté pathologique d’un homme de parvenir coûte que coûte à l’Élysée. Elle a en revanche été la conséquence des années 80-90, qui furent à la fois la période d’exercice du pouvoir par François Mitterrand en France - et de ses ministres communistes -, et le théâtre de la désintégration progressive, d'abord lente puis de plus en plus rapide, du camp socialiste et de l’Union soviétique à partir de 1986.
 
Le Parti communiste français avait commis les erreurs de lier exagérément son image à celle de l’URSS, de refuser d’analyser en profondeur le vrai bilan des pays de l’est, et de soutenir le gouvernement soviétique même sur des sujets indéfendables aux yeux de l'opinion (comme la répression des dissidents ou l’invasion de l’Afghanistan). Il fut donc frappé de plein fouet par cet effondrement géopolitique majeur.
 
Le départ de Georges Marchais et son remplacement par Robert Hue en 1993, à son tour remplacé par Marie George Buffet en 2001, puis par Pierre Laurent en 2010, sont des événements qui ont marqué la victoire de ce qu'il est convenu d'appeler les « refondateurs » (ou « eurocommunistes »…), par rapport à la ligne marxiste-léniniste des « orthodoxes » (tels que Maxime Gremetz ou André Gérin).
 
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Quel est le résultat de tout cela en 2013 ?
 
D’un côté la disparition du puissant mouvement gaulliste, de l’autre côté la disparition du puissant mouvement communiste. C'est-à-dire la disparition de deux forces qui attiraient les 2/3 des électeurs français au début des années 50.
 
Que reste-t-il à la place ?
 
La situation créée n’est pas exactement identique à droite et à gauche.
 
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  • À droite, le RPR a disparu purement et simplement pour fusionner avec l’UDF, dans le cadre de l’UMP. C’est-à-dire que, comble de la trahison, Jacques Chirac a décidé de confondre le mouvement héritier du gaullisme avec celui des adversaires les plus déterminés de tout ce que fut la politique gaullienne pendant les années 60, notamment vis-à-vis des États-Unis et de la construction européenne. En pratique, l’UMP a adopté les positions géopolitiques de l’UDF, c'est-à-dire la soumission de la France aux États-Unis d'Amérique, à l’OTAN et à l’Union européenne.

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  • À gauche, le panorama est légèrement différent, en ce sens que le PCF n’a pas disparu. Il a renié ses analyses et ses principes et s’est placé sous la tutelle du Front de Gauche animé par Jean-Luc Mélenchon, un ancien socialiste qui proclame son attachement au « fédéralisme européen », mais qui prend des postures de tribun qui peuvent donner le change. Alors que l’UMP a appelé à voter Oui au référendum de 2005 sur le projet de « Constitution européenne », le Front de Gauche a appelé à voter Non… tout en refusant de sortir de l’UE.

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Cette asymétrie des positionnements entraîne cependant une convergence remarquable des actions pour saboter toute tentative de récupérer notre souveraineté et notre indépendance nationales.
 
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  • À l’extrême-droite, le sabotage se fait de façon négative, « en creux » pourrait-on dire, avec la médiatisation constante du Front National comme substitut sciemment révulsif au RPR disparu.

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Alors que Jean-Marie Le Pen avait été le plus farouche adversaire de Charles-de-Gaulle et du gaullisme, et que ses liens avec les Américains sont depuis fort longtemps avérés, il s’est livré à un détournement d’héritage – sport dans lequel il est passé maître – en reprenant à son profit certains éléments du gaullisme laissés en jachère par Jacques Chirac et le RPR. Tout en veillant soigneusement à les salir aux yeux du plus grand nombre, en les assimilant à une rhétorique classique de l’extrême droite et à des « dérapages » savamment scandaleux (dont nous avons encore eu des exemples pendant l’été 2013).
 
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  • À la gauche de la gauche, le sabotage se fait de façon positive, « en relief » pourrait-on dire, avec la médiatisation constante du Front de Gauche (et du PCF) comme mouvements «alter-européistes », revendiquant sciemment la construction d’une Europe fédérale et taxant de « maréchaliste » – c’est-à-dire de pétainiste – quiconque voudrait faire sortir la France de l’euro.

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La scène est ainsi bien ficelée. Les « dérapages » et la rhétorique d’extrême-droite de l’un permet à l’autre d’asseoir son fonds de commerce en assénant l’idée que sortir de l’euro serait être d’extrême-droite.
 
Pour le Système euro-atlantiste, le FN d'un côté et le  FG-PCF de l’autre côté sont donc très précieux car ils permettent de bien maintenir la division des Français entre « droite » et « gauche ». Ils permettent de s’assurer que les 55 % d’électeurs qui ont voté Non en 2005 (dont 25 % venaient de droite et 30 % venaient de gauche) ne puissent pas se retrouver dans un parti comme l’UPR, où ils pourraient former une majorité. Ce serait bien trop dangereux.
 
Toute la question est de savoir jusqu’à quand les Français vont rester aveugles devant cette vicieuse répartition des rôles. Jusqu'à quand vont-ils accepter que la scène politique française soit bloquée par ces deux impasses qui s'auto-neutralisent et qui n’ont pu voir le jour que du fait de la disparition du RPR et du vrai PCF au début des années 80 ?
 
François ASSELINEAU
 
23 août 2013
 
 
 
 
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En conclusion, rappelons ce que pense le communiste Maxime Gremetz, préfacier du livre Europe, la France en jeu de 1979, de Jean-Luc Mélenchon, chef du Front de Gauche. Invité de RMC le 10 avril 2012 pendant la campagne présidentielle, Maxime Gremetz, explique sans ambages aux auditeurs le hold-up politicien, co-organisé par Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet, aux termes duquel ce qui restait du PCF a été livré aux mains d'un « socialiste arrogant » qui a  « été frotter et cirer les pompes à Jospin pour avoir un petit secrétariat d’État à la formation » et qui considère que « Vous les communistes, c'est de la merde vos amendements…. » 
 
Retour sur ce morceau d'anthologie politique et radiophonique :
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Maxime Gremetz  - Mélenchon ? Moi j’m’en moque de Mélenchon !
 
Journaliste de RMC – Ben non…
 
Maxime Gremetz - Moi je sais ce qu'il est…
 
Journaliste de RMC – C’est un communiste…
 
Maxime Gremetz - Il est socialiste. OK ?
 
Journaliste de RMC – Oui… il a changé….
 
Maxime Gremetz - Il est socialiste. Il le revendique.
 
Journaliste de RMC – Il a pas changé ?
 
Maxime Gremetz - Il a pas changé !
Moi, je l’ai vu, excusez-moi, je l’ai vu quand il a été frotter et cirer les pompes à Jospin pour avoir un petit secrétariat d’État à la formation
 
Journaliste de RMC – Oui mais il changé depuis
 
Maxime Gremetz - Et à chaque fois, c’était le plus arrogant ! À chaque fois qu'on faisait des propositions: « Vous les communistes, c'est de la merde vos amendements…. »
Il a changé pourquoi ?
Et alors les nationalisations, les étatisations, ou plutôt les privatisations, qu’est-ce qu'il a dit ? Il est resté dans son fauteuil, assis, il a pas dit « Eh… eh… moi je suis à gauche… je m’en vais, je ferme ma gueule ou je m’en vais ! »
 
Journaliste de RMC – Donc Mélenchon, en fait, il veut profiter de vous ?
 
Maxime Gremetz : - Ben… ben… C 'est évident ! Et c’est de bonne guerre de sa part ! Moi je serais à sa place je ferais comme lui, hein, je lui reproche rien… C'est un malin politique, politicien…
Il n’a jamais eu au parti socialiste ce qu'il croit devoir avoir. Là il pense : « Je mets la mainmise sur Marie-George Buffet pour commencer, après sur le Parti communiste, je suis candidat, et avec Marie-George Buffet  ils se sont mis d'accord pour dire…
 
Journaliste de RMC – Il fait une OPA en fait ?
 
Maxime Gremetz -  … on va être au ministère, on va négocier avec les socialistes…
 
Journaliste de RMC – Mais c'est lui qu'on entend dans les médias, c'est pas Marie-George Buffet, c'est lui qu'on entend dans les médias, Mélenchon !
 
Maxime Gremetz-   Ben bien sûr puisque la direction du Parti communiste promeut Mélenchon !
 
Journaliste de RMC – Eh ben si ensuite il revient au gouvernement, on pourra avoir vos idées qui arrivent au gouvernement, il redevient un parti de gouvernement
 
Maxime Gremetz : - Ah vous croyez ? Il gardera sa place comme il l’a fait la dernière fois et il fermera sa gueule, même si c'est une politique comme on l’a connue sous Jospin.
[source : https://www.dailymotion.com/video/xgqbun_melenchon-fermera-sa-gueule-maxime-gremetz_news ][/font][/color]



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