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crise des subprimes / décryptage de la propagande quotidienne

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Messagecrise des subprimes / décryptage de la propagande quotidienne
par du-puel Mar 28 Aoû 2007 - 14:47

Crise des Subprimes /Tentative de démontage de la propagande quotidienne 1/2



voici le lien original :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-947881,0.html



Citation :
Comprendre la crise de 1929 est le Graal de l'analyse économique." Ces propos furent tenus par Ben Bernanke, l'actuel président de la banque centrale américaine, la Fed, du temps où, professeur d'économie, il était un spécialiste reconnu de la Grande Dépression américaine. L'interprétation qu'il en a offerte est dans la ligne de celle proposée pas Milton Friedman et fait jouer un rôle crucial à la crise du système monétaire et financier. Elle est hélas éclairante sur la crise de cet été.
Enchaînement pervers et malin (au sens de diabolique) de prémisses renforcées par des mots-clefs de la novlangue :
- "président de la FED" => sérieux, autorité, puissance.
- "professeur d'économie" => idem ;
- "il était un spécialiste reconnu" => idem. On notera toutefois que la langue française force à utiliser était : pourvu que les lupen-lecteurs de JournalManipulation, les lupen-auditeurs de RadioMensonge et les lupen-téléspectateurs de TéléPropagande ne comprennent pas "n'est plus" ! On relèvera tout autant le putassier reconnu : par qui, par quel establishment ? que Cohen nous présente des spécialistes non reconnus. Les autrichiens par exemple ?
- "L'interprétation" : comme une pièce musicale, d'autres sont donc possibles, voire contradictoires, cf l'école autrichienne. Pourquoi celle-ci serait-elle la bonne ? parce que c'est celle qui avantage Le Monde et les élites faillies ?
- "il en a offerte" : quel brave homme, si dévoué, si serviable qui offre. Cette novlangue ignoble fleurit également dans le commerce "les offres" plutôt que les "propositions commerciales". Jouer sur le sens "offrir", "donner", "gratuit", "cadeau". Non : il faut payer.
- "hélas" : quel dommage ! nous avons donc été surpris puisque ce spécialiste est aux commandes. Ce n'est pas de notre faute, nous serons responsables bien sûr, un peu, chacun dans sa spécialité, mais pas coupables. Ce coup d'amnistie-là avait rudement bien fonctionné pour l'escroquerie des dot-com ; il y a sept ans : les gens ont sûrement oublié.

Citation :
Les déposants se méfiant, à tort ou à raison, des banques les plus vulnérables, retirent leurs dépôts et les poussent à la faillite.

Et l'enfilage de perles de propagando-culture continue :
- "à tort ou à raison". Tout être pensant qui craint qu'une banque ou autre soit vulnérable, doit s'en méfier. En laissant simplement fonctionner sa raison, son esprit critique. Seuls, donc, les crétins ne s'en méfieraient pas. A tort.
- "et les poussent" : Oh! les méchantes gens ! retirer leur argent de la pauvre banque, si vulnérable. Ce ne serait pas irresponsable de leur part, puis criminel et enfn terroriste selon le discours crescendo qui serait tenu par les autorités, c'est-à-dire par le système cherchant à se sauver de ses propres turpitudes ?

Pire encore Cohen n'explique pas la chose importante, principale et fondamentale : le système de réserves fractionnaires des banques. Miracle moderne de la multiplication de petits pains. Ou comment elles créent plus d'argent (la monnaie bancaire) qu'elles n'en ont réellement (la monnaie fiduciaire, les billets de monnaie centrale qu'y déposent leurs clients). Ou comment elles ne peuvent pas faire face au retrait de ne serait-ce que 5% des dépôts qu'elles sont supposées conserver en toute sécurité. Ou comment les banques sont en faillite potentielle permanente et n'y sombrent pas qu'à la condition que les déposants continuent à dormir tranquille, qu'à la condition que la petite musique de la propagande continue à anesthésier leur esprit critique. Toutes les banques sont vulnérables à la Raison.


Citation :
Revenons à présent à la crise de cet été. A l'image du processus à l'oeuvre dans les années 1930, les meilleures banques ont refusé de refinancer celles qui leur paraissaient menacées. A l'inverse des années 1930 toutefois, où la Fed tardera à saisir l'ampleur de la crise, les banques centrales ont réagi promptement. La BCE a injecté à elle seule plus de 250 milliards d'euros. L'idée selon laquelle les Banques centrales doivent jouer le rôle de prêteur en dernier ressort a donc ici parfaitement fonctionné.

Nous sommes aujourd'hui dans la même situation. Les banques se méfient les unes des autres dit Cohen. Ne se prêtent plus entre elles. Pourquoi leurs clients leur feraient-ils confiance, eux ? pourquoi, justement ne retirent-ils pas immédiatement leur fonds en espèces "ayant cours légal" ? Parce que la propagande de Cohen and Co évite soigneusement d'aborder ce point crucial et au contraire prêche : "cette fois-ci c'est différent". Des personnes sérieuses, président-professeur-spécialiste-reconnu-qui-a-trouvé-le-graal-que-je-vous-ai-déjà-dit, s'occupent de tout ça.

Et cet autre mot L'idée, ce ne serait donc qu'une idée, rien d'autre. Nous serions ainsi les cobayes d'une expérience de laboratoire destinée à vérifier une idée ? heureusement, cette idée a parfaitement fonctionné. Hummm, parfaitement ? pourquoi cette précision ? pourquoi pas plutôt celle-là : "semble avoir fonctionné jusqu'ici" ? Ah, oui, le paragraphe commence par "la crise de cet été", en complément du participe passé "a parfaitement fonctionné", le lupen-lecteur doit en déduire inconsciemment que, comme l'été, la crise est finie. Comme un feuilleton estival en quelque sorte. Une forme d'émission de "télé réalité" en somme.

Et ces 250 Milliards, d'où viennent-ils ? 40 fois le "trou de la sécu", pourquoi ne pas expliquer ? Par exemple, il y a quelques jours, pour "montrer l'exemple", 4 grandes banques US ont emprunté 500 M$ chacune à la discount window de la FED, à un taux de 5.75% plus élevé que les 5.25% du monétaire. Elles payent plus cher parce qu'elles sont serviables, citoyennes. Aujourd'hui la FED les autorise à prêter à leurs hedge funds en difficulté (on ne dit pas faillite chez ces gens-là monsieur) plus que la limite légale qu'elles avaient atteint (les "règles prudentielles" de ces messieurs-dames, ça sonne rassurant non ?). Prêts garantis par des effets de commerce de ces hedges funds (MBS et autres CDO douteux) ; ces effets douteux monteront jusqu'à la FED lorsque ces banques les gageront à leur tour contre la monnaie de singe dont elles auront besoin et que la FED créera à leur demande. Le poison de ces "déchets toxiques" se répand dans tout le système.

Continuez à dormir tranquille braves gens, et puis ce soir il y a du foot et de la pub' à la télé.

Citation :
Comment en est-on arrivé à un tel point de méfiance ? Reprenons brièvement la séquence. Le système des crédits hypothécaires américains est très favorable aux emprunteurs. Il permet à un ménage déjà endetté de souscrire un nouvel emprunt aussitôt qu'augmente la valeur de son bien immobilier. Tout va bien tant que les prix montent. Les ménages bénéficient d'une hausse de leurs ressources directement indexée sur le prix de l'immobilier. Tout s'inverse lorsque les prix commencent à baisser. Les ménages dont l'encours de la dette se révèle supérieur à la valeur du bien acheté peuvent immédiatement arrêter de la rembourser, laissant à leurs créanciers une hypothèque dévaluée. C'est le processus qui est à l'oeuvre aujourd'hui pour les plus mauvais risques, les subprimes.

Ah, ce mot "la séquence", comme au cinéma, une prise qu'on peut refaire. Et ceci aussi : "très favorable aux emprunteurs" ne serait-ce pas plutôt "très favorable aux banques et autres organismes", vu leurs bénéfices, vu les bonus à la City ou à Wall Street ? Ne les qualifie-ton d'ailleurs point de "money makers", littéralement "faiseurs d'argent", en effet ils créent de la monnaie et s'en servent en premier, faisant monter les prix, des actifs d'abord, du pain à la fin.

A moins que bientôt cela ne devienne "ces salauds de pauvres qui ont trompé ces banques et organismes si vulnérables" en essayant de ne pas se laisser ruiner par l'inflation, la vraie, celle de l'océan de liquidités, le tsunami de monnaie de singe qu'elles ont créé, et non pas celle indiquée par ces indices des prix à la consommation.

Citation :
La crise de cet été est différente de celle de 1929 à plusieurs égards. Les prêteurs, tout d'abord, ont dilué leurs propres risques en revendant leurs créances à d'autres établissements. Cette mutualisation est a priori une bonne chose. En fractionnant les créances et en en faisant porter le risque par l'ensemble de la communauté financière, on réduit le risque de faillites retentissantes. L'envers de cette stratégie est toutefois de générer une incertitude sur la qualité des créances. Ce n'est pas la même chose, tout d'abord, d'accorder un crédit en sachant qu'on la passera immédiatement à un autre et de faire un prêt qu'on devra recouvrer soi-même. Outre la négligence ainsi provoquée, il semble avéré que des fraudes aient été commises. Certains prêteurs auraient artificiellement gonflé la solvabilité de leurs clients, pour accroître leurs chiffres d'affaires.

Encore et toujours la propagande de niveau zéro très adaptée aux lupen-lecteurs : "diluer le risque", non ce n'est pas le réduire, c'est le répartir, le rendre moins répérable, se couvrir contre sa propre fraude, mouiller les autres dans l'escroquerie, "immédiatement" en "sachant" de quoi il retourne. Comme dit plus haut, les métastases atteignent le cerveau, la FED.

Cohen n'aborde évidemment pas que le fait principal que la "dilution" se fait avec effet de levier, c'est-à-dire avec amplification. Il utilise un oxymore. Puis des euphémismes et le conditionnel : "il semble avéré", "une incertitude sur la qualité", "négligence", "Certains" "auraient artificiellement gonflé" ... une simple et légère négligence donc, un petit détail, pas grave : refaisons une prise ! Si le lupen-lecteur se met à réfléchir, c'est cuit : ce ne sera pas une faillite retentissante d'un quelconque établissement vulnérable, ce sera la faillite retentissante de tout le système. De tout son système.

Et son "Outre la négligence ainsi provoquée" d'antologie. Même la syntaxe surprend dans le contexte. "Ainsi" ? par qui ? une quelconque divinité ? une fatalité ? une cause imprévisible ? vous voyez nous ne sommes peut-être même pas responsables, alors coupables ...

Citation :
L'autre source de méfiance à l'égard de la qualité des titres concerne les méthodes utilisées pour en canaliser le risque. Avec l'aide des agences de notation, les investisseurs ont fabriqué des instruments réputés sans risque, notés AAA. Ils se sont servis pour ce faire de modèles mathématiques sophistiqués, prédisant la probabilité de défaut de tel ou tel type de créance, de façon à en extraire la part la moins risquée. Ces modèles sont certainement performants en temps normaux, mais, selon The Economist, ils ont pourtant conduit Goldman Sachs à fermer un fonds dont la probabilité de défaut avait été estimée à 1/10138 !

Il me fatigue le Cohen avec sa propagande nauséabonde :
- Les agences de notation ? pourquoi ne pas rappeler leur "disclosure" : nous notons sans devoir vérifier tout le détail des prêts, d'ailleurs nous ne vérifions rien. Nous ne sommes pas responsable de l'utilisation de nos notations, surtout en cas de défaillance ?
- "les investisseurs ont fabriqué". Mensonges, c'est exactement le contraire : "les banques d'investissement on créé à destination des investisseurs" et ce avec la complicité des agences de notations rémunérées à 2%, d'où leur peu d'entrain à exercer leur analyse. C'est-à-dire avec leur complicité active.
- "modèles mathématiques sophistiqués" comme ceux des deux prix de la banque de Suède en la mémoire d'Alfred Nobel qui ont planté LTCM ? Avez-vous remarqué, esprits faibles, qu'un modèle mathématique est toujours aussi sophistiqué que le spécialiste est reconnu ? Après l'oxymore, le pléonasme.
- "prédisant", comme des voyantes ? un "modèle mathématique sophistiqué" ne devrait-il pas affirmer de façon certaine, calculer sur cinq chiffres significatifs ?
- "Ces modèles sont certainement performants en temps normaux" Ah oui ? qui le prouve et comment ? les "temps normaux" durent combien au regard de l'horizon d'investissement, deux ou trois ans, le temps de gonfler une bulle ? ces modèles sont nouveaux à chaque fois puisque les anciens sont faillis. Ils ne peuvent être que testés sur des historiques (back-testing), mais toute plaquette financière ne porte-t-elle pas obligatoirement la mention "les performances du passé ne préjugent pas de l'avenir" ? cela explique peut-être le "prédisant". Qu'une crise survienne (attentat, tsunami, ...) et hop, le modèle est hors de son enveloppe de vol.
- "selon The Economist", en voila de la référence morale qui fait sérieux,
- "ils ont pourtant conduit", ce "ils" ce sont les modèles, les voila nos responsables et coupables : les modèles ! qu'on juge ces modèles et qu'on les mette en prison ! Merci Cohen.
- Goldman Sachs, une innocente victime donc, si vulnérable, et si serviable, elle qui offrit, il y a un an, son CEO Paulson comme Secrétaire au Trésor (ministre des finances) à l'Amérique. Victime d'un modèle sophistiqué. Puis-je faire un don ?
- "la probabilité de défaut avait été estimée à 1/10138", Ah, je savais bien que je les aurai, mes 5 chiffres significatifs. Si c'est pas malheureux, toute cette sophistication qui vous trompe à l'insu de votre plein gré.

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MessageTentative de démontage de la propagande quotidienne 2/2
par du-puel Mar 28 Aoû 2007 - 14:49

Crise des Subprimes /Tentative de démontage de la propagande quotidienne 2/2

Citation :

MÉFIANCE GÉNÉRALE

A la méfiance des déposants sur la qualité des banques dans les années 1930 s'est ainsi substituée cet été celle des banques elles-mêmes sur la valeur des actifs détenus par leurs collègues. Or, il n'est de pire risque que celui que déclenche une méfiance générale à l'égard du système bancaire. C'est en tout cas la leçon que les Banques centrales ont très justement retenue de 1929. Le problème qui rend toutefois la crise actuelle paradoxale est le suivant : l'une de ses causes majeures tient aux efforts déjà faits au cours des vingt dernières années pour éviter sa répétition !
- pourquoi "le risque de méfiance générale à l'égard du système bancaire" serait-il le pire. Pourquoi, au contraire la faillite du système monétaire fiduciaire ne serait-elle pas la plus belle chance qui soit offerte au peuple ?
- un "paradoxe" Cohen ? seulement un "paradoxe" ? "Victime (encore !) de ses propres efforts" : quelle belle formule ! là, ça devrait pleurer dans les chaumières.

Citation :

La crise de cet été est en effet le point culminant d'un cycle ouvert lorsque Alan Greenspan vient aux affaires, en 1987. Immédiatement confronté à un krach majeur, il réagit en inondant l'économie américaine de liquidités. En inculquant ainsi aux investisseurs l'idée qu'il ne les laissera pas tomber en cas de difficultés, ce qu'il démontrera à nouveau en 1998 après la faillite du fonds LTCM, il déclenche une période d'exubérance qui débouchera sur la bulle Internet tout d'abord, et la bulle immobilière ensuite.
- "point culminant". Ouf ! nous sommes sauvés, c'était bien la "der des der". Merci Cohen. Mais tu sembles sous-entendre que Alan "serial buller" Greenspan pourrait être responsable.
- "En inculquant aux investisseurs". Bien joué, Cohen, on en tient d'autres, des responsables.

Tiens, ça me rappelle ceci qui va fêter son 2ème anniversaire.
http://www.hardinvestor.net/viewtopic.forum?t=1976

Citation :

Si le "maestro" a rempli son mandat vis-à-vis de l'inflation et de la croissance, la crise de cet été jette un éclairage plus sombre sur son héritage. L'heure d'une redéfinition des objectifs de la politique monétaire, qui inclut désormais celui de prévenir les bulles financières et immobilières, vient de sonner.
- "un éclairage plus sombre sur son héritage", déconne pas, Cohen, il est âgé le Greenie mais pas encore mort. Bien aussi ton oxymore quasi cornélien : il faut sans cesse entretenir la petite musique dans la tête des gens.
- Rassure-moi, Cohen, tu ne vas quand même pas voter Ron PAUL ? Ah, non : "redéfinition des objectifs, comme en Irak avec le "surge" ? On ne change pas une équipe qui gagne.

Citation :

Le dilemme semble dès lors être le suivant. Soit, à l'image de Greenspan, on veut à tout prix éviter que la crise de cet été ne s'aggrave. En ce cas, il faudra baisser les taux d'intérêts. Soit, on veut surtout éviter d'engager un nouveau cycle de crises financières, et il faut en ce cas maintenir le cap de la politique courante. On aimerait meilleur choix : 1929 aujourd'hui ou demain...
- T'es trop fort, Cohen, tu enfermes les lupen-lecteurs dans une alternative biaisée. Ne touchons donc surtout pas à la FED, ni à la BCE ni surtout pas à la monnaie fiduciaire.
- Il nous resterait donc selon toi le seul choix de la date de la catastrophe ?
- il y a ton "semble" : n'es-tu pas sûr ? un doute ? une ouverture de parapluie ?

Citation :

Ce n'est heureusement pas si mécanique. Le mieux pour échapper à ce dilemme est sans doute d'opter pour une séquence en deux temps : rassurer d'abord, punir ensuite. Le calme ne semblant pas revenu pour l'instant, il est préférable de mener, à court terme, une politique accommodante. Il sera temps ensuite de laisser les marchés prendre leur perte. Car sans un peu de sang sacrificiel aux murs, Wall Street restera incorrigible. C'est évidemment plus facile à dire qu'à faire. Mais il est rare de gagner facilement sa place dans les livres d'histoire.
- Ouf, juste une mauvaise blague. Ne laissons pas faire la mécanique. Les "modèles sophistiqués" ce n'était pas de la mécanique n'est-ce pas, parce que je ne comprendrais plus. Tu as la solution. "Rassurer", c'est-à-dire maintenir l'anesthésie. Cela, je vois que tu t'en occupes avec tes copains.
- "punir ensuite", c'est-à-dire si on en a le temps et qu'on trouve des coupables, tu penses qu'Alan va vivre combien de temps encore ? sinon pour punir le "modèle mathématique sophistiqué" on pourrait lui couper le courant. Le contraire de la chaise électrique, sûr que Amnesty International va adorer.
- "laisser les marchés prendre leur perte" : tu penses aux lupen-investisseurs Cohen, n'est-ce pas ? à leurs régimes de retraite type PIMCO, de toute façon n'ayant plus de maison, ils n'exitent plus. Tu sais, comme à la Nouvelle-Orléans, là où il eut toutes ces liquidités dans les rues.

Et pour Goldman Sachs, la victime tout de même, on pourrait songer à l'indemniser non ? avec une taxe sur la connerie, c'est une denrée en perpétuel renouvellement, pas de risque d'effondrement de la ressource.
Citation :

Daniel Cohen
Article paru dans l'édition du monde du 28.08.07.

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MessageRe: crise des subprimes / décryptage de la propagande quotidienne
par g.sandro Mer 26 Sep 2007 - 1:35

Grandiose affraid

chinois chinois chinois

Et dire que cette merveille de décryptage pinochio non ! m'avait échappée pendant mes vacances...

tchin Wink king



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MessageEt voila !«
par du-puel Mer 21 Mai 2008 - 17:41

« "ils ont pourtant conduit", ce "ils" ce sont les modèles, les voila nos responsables et coupables : les modèles ! qu'on juge ces modèles et qu'on les mette en prison ! Merci Cohen. »

Et oui, bravo même Cohen, tu avais vu juste ! tout cela n'est qu'un simple petit bug dans le logiciel des agences de notation !

C'est vrai puisque le FT l'affirme ici http://www.ft.com/cms/s/0/0c82561a-2697-11dd-9c95-000077b07658.html?nclick_check=1 : « Moody’s awarded incorrect triple-A ratings to billions of dollars worth of a type of complex debt product due to a bug in its computer models, a Financial Times investigation has discovered. »

Si ça se trouve la guerre en Irak est ausi dûe à un simple bug, merde alors -- excusez-nous, et désolés pour les « dégats collatéraux » !

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MessageRe: crise des subprimes / décryptage de la propagande quotidienne
par marie Jeu 22 Mai 2008 - 0:42

aaarf ..et ça marche ! on va avoir le rog computer.. comme on avait eu le rog trader de la SG.. r.ire

Citation :
L'influent sénateur américain Charles Schumer a réclamé mercredi à l'autorité de surveillance des marchés boursiers d'enquêter sur l'agence de notation Moody's et de lui infliger des sanctions si les dysfonctionnements révélés par la presse se révélaient exacts.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5523906

Un influent sénateur US réclame des sanctions contre l'agence Moody's

Charles Schumer, le 12 mars 2008 à Washington
© AFP/Getty Images Mark Wilson
L'influent sénateur américain Charles Schumer a réclamé mercredi à l'autorité de surveillance des marchés boursiers d'enquêter sur l'agence de notation Moody's et de lui infliger des sanctions si les dysfonctionnements révélés par la presse se révélaient exacts.

"Les agissements de Moody's dans cette affaire prouvent une nouvelle fois que les agences de notation n'ont pas mis en place les contrôles efficaces et les procédures nécessaires pour le suivi de leurs propres activités", a dénoncé le sénateur démocrate de New York dans une lettre ouverte au président de la Securities and Exchange Commission (SEC) Christopher Cox.

Le quotidien économique britannique Financial Times avait révélé le même jour que Moody's avait attribué par erreur la note "Aaa", la plus haute dans sa classification, à des titres de dette qui ne la valaient pas, suite à une anomalie dans son système informatique.

M. Schumer s'indigne surtout du fait que la direction du groupe a voulu dissimuler cette défaillance: si l'erreur avait été décelée dès le début 2007, elle n'aurait pas été corrigée avant janvier 2008.

De son côté, Moody's avait indiqué mener une enquête sur l'affaire.

"Moody's est amené à faire évoluer régulièrement ses modèles d'analyses pour différentes raisons. Il lui est déjà arrivé de le faire lors des occasions rarissimes où des erreurs ont pu être détectées", avait-il expliqué.

"Cependant, il serait aberrant de changer notre méthodologie pour tenter de masquer des erreurs, ce serait incompatible avec notre politique et nos normes. L'intégrité et le sérieux de nos notations et de nos méthodes sont extrêmement importants pour nous", avait affirmé l'agence au FT.

Les agences de notation sont sous le feu des critiques depuis le début de la crise du "subprime", étant accusées d'avoir contribué à sa gravité en octroyant des "Aaa" à des émissions obligataires adossées à des actifs de piètre qualité, comme des crédits immobiliers octroyé à des emprunteurs peu solvables.

voir aussi chez jesse
http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2008/05/moodys-caught-marking-dodgy-debt-sold.html



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