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Hardinvestor- Investir sur l’or et l’argent Hard Investor   |  Silver is King, Go gold!

Pourquoi et comment investir dans l’or et l’argent ? Plus qu’un placement d’opportunité, il s’agit avant tout de sécuriser le pouvoir d’achat de votre épargne contre l’érosion monétaire et les conséquences de la crise systémique mondiale, tout en déjouant les pièges que réserve le marché de l’or et de l’argent, à l’investisseur non averti.


 

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a quoi joue la Russie ..

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MessageSi vous voulez piger... quelles que soient vos réserves sur lui, il reste un fantastique conférencier. Le conflit OTAN/Russie en Ukraine - François Asselineau
par g.sandro Sam 26 Fév 2022 - 0:05

Si vous voulez piger... quelles que soient vos réserves sur lui, il reste un fantastique  conférencier.
Le conflit OTAN/Russie en Ukraine - François Asselineau




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Messagenon, mais ....de quel droit l'union européenne se permet de décider cela ??
par marie Lun 28 Fév 2022 - 9:36

non, mais ....de quel droit l'union européenne se permet de décider cela ?


- Guerre en Ukraine: la présidente de la Commission européenne annonce l'interdiction de plusieurs médias russes au sein de l'Union européenne

- L'UE va débloquer 450 millions d'euros pour fournir des armes, a indiqué dans la soirée le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Des Etats membres sont disposés à fournir des avions de combat aux forces armées ukrainiennes, a-t-il ajout


en dehors du fait que ce genre de décision, ne fait qu'envenimer l'escalade, la présidente de la commission n'a aucun mandat pour prendre ce genre de décision; c'est une première aussi scandaleuse, qu'inacceptable !


et en plus, ça sert à rien... VPN, (notamment gratuit avec le navigateur Opéra)


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Dernière édition par marie le Mar 1 Mar 2022 - 13:42, édité 2 fois

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Messageune mine d'analyses géopo
par marie Lun 28 Fév 2022 - 13:32

une mine d'analyses géopolitique sur le conflit, sur ce site
allez y faire un tour, vous ne serez pas déçu

https://www.dedefensa.org/


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MessageRussie, OTAN, Ukraine : La guerre à nos portes – Romain Bessonnet
par g.sandro Dim 6 Mar 2022 - 21:07

Russie, OTAN, Ukraine : La guerre à nos portes – Romain Bessonnet
Bessonnet connait son sujet, c'est indéniable, il est intervenu plusieurs fois cette semaine, je ne vous poste que la plus courte de ses interviews récentes, mais je ne puis que vous encourager à rechercher les autres, car il y a réellement du très lourd dans ses analyses.

chinois chinois



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MessageUn excellent article de Régis de Castelnau, passionnant dans sa prise de hauteur géopolitique : LE SPECTACLE DE LA FIN DU MONDE ANCIEN
par g.sandro Dim 6 Mar 2022 - 21:34

Un excellent article de Régis de Castelnau, passionnant dans sa prise de hauteur géopolitique: LE SPECTACLE DE LA FIN DU MONDE ANCIEN.


https://www.vududroit.com/2022/03/le-spectacle-de-la-la-fin-du-monde-ancien/


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MessageVous avez la mémoire courte? Vous voulez du LOURD? Guerre Ukraine Russie : Leurs Dossiers Compromettants
par g.sandro Dim 6 Mar 2022 - 21:57

Vous avez la mémoire courte? Vous voulez du LOURD? Guerre Ukraine Russie : Leurs Dossiers Compromettants

par Portici.

Pourtant si prompts à dénoncer l'extrême-droite en France, en 2014, des politiques français comme Laurent Fabius, Le Drian ou BHL se sont massés autour de néo-nazis ukrainiens. Comment expliquer une telle compromission ?



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MessageRougeyron est toujours excellent, mais là, il est Exceptionnel...!!!
par g.sandro Lun 7 Mar 2022 - 0:04

Rougeyron est toujours excellent, mais là, il est Exceptionnel...!!!

chinois chappo chinois tchin



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MessageUn discours argumenté et équilibré qui change des manichéens mainstream (des 2 côtés).
par g.sandro Mer 9 Mar 2022 - 18:50

Un discours argumenté et équilibré qui change des manichéens mainstream (des 2 côtés).




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Messageles conséquences des sanctions de la Russie, suicidaire pour l'europe !
par marie Mer 9 Mar 2022 - 22:02

les conséquences des sanctions (européennes et usa) de la Russie :

c'est encore PIRE que ce que je pensais

la France peut tenir 2 mois, la Russie 2 ans !





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MessageBulletin N°71. Russie vs guerre nucléaire, bactériologique et épuration ethnique. 09.03.2022.
par g.sandro Jeu 10 Mar 2022 - 22:47

Bulletin N°71. Russie vs guerre nucléaire, bactériologique et épuration ethnique. 09.03.2022.


On aprrend pas mal de trucs. alors c'est, bien entendu à prendre avec les pincettes d'usage, mais au moins, on a droit à ce que les Médias occidentaux nous interdisent de connaître....et il faut bien avouer que ça déboite.



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MessageJ-L Bonnamy, toujours aussi lucide, j'ai, depuis longtemps, beaucoup d'estime et de respect pour cet analyste.
par g.sandro Jeu 10 Mar 2022 - 23:41

J-L Bonnamy, toujours aussi lucide, j'ai, depuis longtemps, beaucoup d'estime et de respect pour cet analyste.




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MessageUn américain qui tient un discours équilibré, c'est assez rare pour mériter d'être salué, Mike Maloney prouve, une fois de plus qu'il mérite le respect que nous lui accordons depuis des (dizaines d') années.
par g.sandro Ven 11 Mar 2022 - 22:42

Un américain qui tient un discours équilibré, c'est assez rare pour mériter d'être salué, Mike Maloney prouve, une fois de plus qu'il mérite le respect que nous lui accordons depuis des (dizaines d') années.

je plane pour toi amur tchin chinois chappo



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MessageAsselineau éliminé, mais lucide et limpide sur le conflit Ukrainien.
par g.sandro Sam 12 Mar 2022 - 14:38

Asselineau éliminé, mais lucide et limpide sur le conflit Ukrainien.
Le passage sur Bayrou est particulièrement délectable
.


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MessageKusmanocic, absolument PASSIONNANT !
par g.sandro Sam 12 Mar 2022 - 20:45

Kusmanocic, absolument PASSIONNANT !


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MessageCa fait un bien fou d'entendre des gens lucides et déterminés s'exprimer sur ce dossier fou.
par g.sandro Sam 12 Mar 2022 - 21:29

Ca fait un bien fou d'entendre des gens lucides et déterminés s'exprimer sur ce dossier fou.




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MessagePoutine est il fou ou sommes nous stupides? Alerte à l'extension du conflit.
par g.sandro Dim 13 Mar 2022 - 21:10

Poutine est il fou ou sommes nous stupides? Alerte à l'extension du conflit.



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MessageTentative d'humour: Marcel D. sur la Russie-Ukraine, Poutine et le mensonge des médias
par g.sandro Mar 15 Mar 2022 - 8:29

Tentative d'humour: Marcel D. sur la Russie-Ukraine, Poutine et le mensonge des médias
r.ire  aaarf  chappo

Pas de panique, supprimée de YT bon sang , bien sur , je vous l'ai retrouvée...elle est aussi ailleurs...LOL. na ! fffuck



https://lemediaen442.fr/marcel-d-en-4-4-2-sur-la-russie-ukraine-poutine-et-le-mensonge-des-medias/



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MessageGaffe, j'ai retrouvé ailleurs le lien censuré sur YT, et réédité mon post du dessus.
par g.sandro Mar 15 Mar 2022 - 21:00

Gaffe, j'ai retrouvé ailleurs le lien censuré sur YT, et réédité mon post du dessus.
tchin aaarf r.ire na ! baston fffuck fffuck fffuck fffuck Wink

Allez, par gourmandise, je vous le remets ici aussi...partagez le au max, juste pour niquer les efforts de Youtube visant à en empêcher la diffusion...
https://lemediaen442.fr/marcel-d-en-4-4-2-sur-la-russie-ukraine-poutine-et-le-mensonge-des-medias/


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Messageun ex colonel etat major occidental , jacques BAUD
par marie Mer 16 Mar 2022 - 21:03

Jacques BAUD, un ex colonel d'état major occidental, ex-membre du renseignement stratégique suisse :



 en guise de pilule contre la désinformation scandaleuse de nos médias : à lire absolument !


https://cf2r.org/documentation/la-situation-militaire-en-ukraine/


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MessageMERCI Marie pour cet article absolument exceptionnel, à cop coller d'urgence en enregistrement
par g.sandro Jeu 17 Mar 2022 - 0:33


MERCI Marie pour cet article absolument exceptionnel, à sauvegarder d'urgence en enregistrement, pas seulement du LIEN, qui pourrait sauter, mais par un cop/coll de tout le doc sur vos disques durs, c'est une remarquable analyse.



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MessageTROUBLE FAIT, Toujours au TOP: Ukraine - Comment en est-on arrivé là ? Résumé des raisons du conflit.
par g.sandro Jeu 17 Mar 2022 - 0:35

TROUBLE FAIT, Toujours au TOP: Ukraine - Comment en est-on arrivé là ? Résumé des raisons du conflit.


EDIT, la vidéo est dispo, il faut juste cliquer qu'on est d'accord pour la voir... aaarf bonnet d'âne
je remets le lien...

https://youtu.be/a9RvNZzg1tQ


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Dernière édition par g.sandro le Mer 23 Mar 2022 - 22:23, édité 3 fois

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Message Voici ce qu'écrit le Général Lalanne-Berdouticq, ( ancien colonel du RPIMA) au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine
par g.sandro Jeu 17 Mar 2022 - 1:07

Ce long et intéressant document a été transmis par un ancien colonel du RPIMA, qui a participé aux opérations de l'armée française dans l'ex Yougoslavie..

C'est long mais prenez le temps de le lire pour bien comprendre ce qui se passe en Ukraine.



https://www.lesalonbeige.fr/crise-ukrainienne-analyse-du-general-2s-lalanne-berdouticq/


Voici ce qu'écrit le Général Lalanne-Berdouticq, au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine



Chers amis,



Quelques-uns parmi vous m’ont demandé de leur faire part de mes premières estimations concernant la guerre qui vient d’être déclenchée en Ukraine par l’offensive de l’armée russe le 24 février, à 4 heures du matin.



Je les remercie de m’avoir conservé leur confiance car je faisais partie de ceux qui, nombreux, ne croyaient pas à une offensive massive sur l’Ukraine tant ses aléas sont grandement vus sur le long terme.



Nous verrons rapidement les causes lointaines, les causes proches et, ce qu’il me semble important, des causes immédiates de cette offensive aux développements et aux conséquences imprévisibles.



Les causes lointaines



Nul ne peut contester que l’Ukraine et la Russie, si elles ne sont pas strictement le même pays, sont indissolublement liées par l’histoire. La Russie fut créée à Kiev au IXe siècle après les invasions mongoles et l’on parla d’abord de « Russie kiévienne », des siècles avant de parler de « Russie moscovite ». Un Ukrainien est chez lui en Russie, comme un Russe l’inverse.



C’est un fait et Poutine, comme tout Russe pénétré de patriotisme en est convaincu, avec raison.



L’Ukraine fut indépendante, au sens juridique du terme, pendant très peu de temps de sa longue histoire et je me souviens de ce général ukrainien, nous faisant à Kiev un exposé sur ses forces armées, alors que je participais à un voyage militaire en 1994.



Il nous dit : « Depuis 1991 c’est la troisième fois que l’Ukraine est indépendante. Je ne sais combien de temps elle le restera ; nous verrons ». De fait elle le fut entre 1918 et 1921 suite à une décision de Lénine, une autre fois, nommément, dans les années 1941-43 après l’attaque allemande, et enfin depuis 1991 après la chute de l’URSS. Il se peut donc que cette troisième indépendance ait pris fin le 24 février 2022.



Toujours est-il que, vu de Moscou, Kiev n’est pas une capitale nationale mais la capitale de la première Russie et celle d’une sorte d’État-province intrinsèquement lié à la Russie.



Dernière des causes lointaines de cette guerre : l’effondrement de l’URSS en 1991 conséquence de la chute du Rideau de fer en novembre 1989.



1991 fut vécu par tous les patriotes soviétiques qui pour beaucoup n’étaient en fait que des patriotes russes, comme la plus grande catastrophe du siècle. La « Deuxième puissance du monde », militairement et diplomatiquement parlant, était rayée de la carte et ne comptait plus sur l’échiquier mondial. Cet immense ensemble eurasiatique (qui, ne l’oublions jamais, s’étend sur ONZE fuseaux horaires, de Kaliningrad sur la Baltique au détroit de Behring) allait s’enfoncer dans une crise dont nous n’avons pas mesuré l’insondable profondeur et la dramatique intensité pour les populations russes et associées.



L’Occident de son côté se réjouissait avec raison. En effet, comment ne pas avoir été euphorique, en voyant enfin « l’Europe respirer de ses deux poumons » (selon Jean-Paul II), libérée de l’occupation ou de la tutelle soviétique et renouer avec l’Ouest qui avait quant à lui préservé sa liberté. Polonais, Hongrois, Tchèques et Slovaques, Roumains et Bulgares rejoignirent ensuite plus ou moins rapidement l’Union européenne.



Cependant les vainqueurs, tout enivrés de leur succès qui était plus dû à l’effondrement de leur adversaire qu’à leurs propres efforts, se montrèrent incapables de dominer leur sentiment de victoire et humilièrent leur ancien ennemi, Moscou.



Tragique erreur.



Les causes proches



Sans entrer dans le détail car nous manquons de temps, il convient de se souvenir des conditions de la réorganisation de la nouvelle Europe. Me trouvant à l’École de guerre à cheval sur la « Chute du mur » (89) et les débuts de cette période, j’en ai un souvenir précis.



La terreur des alliés de l’OTAN vainqueur était alors le devenir des moyens de la puissance nucléaire russe déliquescente. Que deviendraient les centaines de missiles sol-sol russes stationnés au Kazakhstan et en Ukraine ? Que deviendraient les centaines de missiles mer-sol des Flottes du Nord et du Pacifique si le pouvoir moscovite s’effondrait complètement ?



Il s’agissait de plus de trois mille têtes nucléaires, dont des centaines mégatonniques (puissance de la bombe d’Hiroshima : 20 000 tonnes d’équivalent TNT. Les Russes possédaient en 1991 certaines têtes d’une puissance de 20 MILLIONS de tonnes d’équivalent TNT). Or, si les missiles et leurs têtes étaient stationnés pour certains hors de la nouvelle Confédération des États indépendants, le système de déclenchement et de contrôle des frappes résidait heureusement à Moscou.



C’est donc bien avec Moscou qu’il fallait traiter avant que tout s’effondre (Il se révéla que jamais le contrôle des missiles n’échappa au pouvoir central et qu’aucune tête ne tomba entre des mains indésirables, par exemple des trafiquants internationaux voulant monnayer sa matière fissile. Toute mise en œuvre de ces têtes étant techniquement impossible, la matière fissile aurait pu être utilisée pour confectionner un « bombe sale » irradiant une région après dispersion de cette matière hautement radioactive).



Il fut donc convenu avec Gorbatchev, mais sans qu’un traité en bonne et due forme soit signé, que s’il acceptait de rapatrier ses têtes nucléaires et de démanteler sur place les missiles stationnés à l’extérieur, les Alliés n’étendraient pas ensuite l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie ou de son « Étranger proche », autrement dit de son « glacis vital » tel que conçu par Moscou. Ce glacis vital comprend : les pays baltes, la Biélorussie, l’Ukraine et la Transcaucasie dont entre autres la Géorgie.



Il fut de plus convenu que les Occidentaux gratifieraient la Russie d’une sorte de Plan Marshall pour l’aider à se reconstruire.



Or, profitant de l’état de faiblesse extrême de la Russie, les Alliés ne tinrent pas parole et, non contents de leur victoire, ils allèrent jusqu’à humilier gravement leur ancien adversaire et en quelques années tous ces pays sauf l’Ukraine et la Géorgie rejoignirent l’alliance.



Gorbatchev passa la main à Boris Eltsine qui assista à la dissolution de la puissance soviétique redevenue russe. Les industries passèrent entre les mains de bandits sans scrupules, la population creva de faim, l’Armée rouge n’était plus que l’ombre d’elle-même après avoir évacué en bon ordre et sans incidents la totalité de l’Europe orientale anciennement occupée. De retour en Russie, les divisions qui avaient échappé à la dissolution campaient parfois en pleine nature, sans casernement, et devaient nourrir leurs hommes grâce aux potagers et autres culture vivrières organisées par les soldats.



Les officiers, seigneurs de l’ancien régime, devaient subsister en vendant leur matériel et parfois leur équipement personnel (J’ai souvenir, lors de ce même voyage en Ukraine de 1994, des officiers et soldats de la Garde venant juste de terminer devant nous une belle démonstration d’ordre serré, puis proposant de nous vendre leurs bottes, leurs ceinturons et autres casquettes de parade. Dramatique !).



La grande Russie était à terre et les Américains ainsi que leurs alliés la frappaient du pied. Aucune aide financière ou économique ne fut organisée. L’ambassadeur américain à Moscou faisait passer des notes comminatoires au ministère russe des Affaires étrangères plusieurs fois par semaine afin que la politique du Kremlin soit favorable aux intérêts de Washington (Témoignage d’un diplomate russe devenu ambassadeur ultérieurement).



En 2000 Vladimir Vladimirovitch Poutine, ancien officier supérieur du KGB arriva au sommet du pouvoir et succéda donc à Eltsine, après que ce dernier eut courageusement résisté à une tentative de coup de force d’une partie de la garnison de Moscou, excédée par la faiblesse de l’État et sa corruption.



Les anciens membres des « Organes de force » de l’ex-URSS prirent donc en mains les destinées du pays. Ils étaient, c’est un fait, les seuls à posséder la discipline, la volonté et le patriotisme nécessaires pour mettre un terme à cette chute vers le néant. De plus ils étaient les seuls à connaître la vérité sur la situation de leur pays et celle de l’étranger, vérité inconnue du grand public du temps de l’URSS.



S’en suivit une remise en ordre, lente mais méthodique, menée sans pitié pour certains « oligarques » qui s’étaient trop visiblement enrichis au détriment du bien public. D’autres furent épargnés et retournés, rendus raisonnables à la vue du sort réservé à ceux qui se croyaient suffisamment puissants pour résister aux nouvelles autorités. La prison, le « camp à régime sévère » du côté d’Arkhangelsk, voire la mort « accidentelle » étaient alors le lot des récalcitrants.



Hébétée de souffrances et de privations, la population russe, consultée à plusieurs reprises lors d’élections qui n’avaient pas besoin d’être truquées pour se montrer favorables au pouvoir, se rallia dans ses grandes masses à Poutine et Medvedev, son Premier ministre.



Cependant, non contents d’avoir terrassé le géant, les Alliés mais surtout les Américains, non seulement favorisèrent l’entrée dans l’OTAN des anciens membres extérieurs du Pacte de Varsovie mais s’engagèrent dans le démantèlement de la Yougoslavie. Le pire fut commis en 1999 lors de la campagne du Kosovo sur laquelle nous reviendront car elle est la matrice de la contrattaque russe.



Mieux, les Alliés imaginèrent de changer le régime politique de certains des pays du « glacis vital » russe au nom du « devoir d’ingérence » pour étendre leur propre vision de la démocratie.



C’est ainsi que furent favorisées, voire organisées, par les services spéciaux américains et britanniques, les « révolutions de couleur » qui virent arriver au pouvoir, à Kiev mais aussi ailleurs, des hommes favorables à Washington et plutôt hostiles à Moscou. Ainsi, un pouvoir très favorable à l’ouest fut-il élu à la tête de ce pays en 2013 après les « événements de la place du Maïdan » après la « Révolution orange ».



Pour Moscou, les choses ne pouvaient pas durer longtemps ainsi sans réaction.



Les causes immédiates



Il se trouve que, saisis du complexe commun aux grandes puissances s’aveuglant elles-mêmes, les États-Unis et leurs alliés ne tinrent pas compte de plusieurs avertissements pourtant clairs et qu’avaient bien distingués de nombreux observateurs, dont l’auteur de ces lignes.



En 2007 le président Poutine avertit le monde en disant au cours d’un discours solennel que la Russie avait terminé de reculer et qu’il faudrait de nouveau compter avec elle.



Malgré des finances encore précaires mais s’appuyant sur ses grandes ressources en gaz, pétrole (la Russie est le troisième producteur mondial depuis la destruction de l’Irak par les Américains) et métaux rares, la Russie, qui avait remis en ordre ses forces armées, commença de mettre en œuvre un ambitieux effort de réarmement.



Une nouvelle classe de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) fut, par exemple, mise en chantier. De même des avions de combat de cinquième génération furent-ils mis au point puis construits tandis que les forces terrestres recevaient des matériels de haute qualité, pour certains parfaitement innovants. C’est le cas du système de défense antiaérien S-400, actuellement sans équivalent dans le monde.



Parallèlement, et forts de leur victoire supposée, les alliés, dont la France, baissèrent la garde et désarmèrent (en application de l’irresponsable incitation de M. Fabius à « engranger maintenant les dividendes de la paix », l’armée française se trouva réduite de 350 000 hommes à moins de 120 000, c’est-à-dire la moitié des effectifs dont disposait le roi Louis XV trois siècles auparavant et alors que le pays était passé de 22 millions d’habitants à 65), tout en réduisant drastiquement les budgets consacrés à la recherche et au développement (R&D) d’armements nouveaux.



Les Américains, qui avaient « besoin d’ennemis pour faire survivre l’OTAN », s’étaient lancés dans leurs « Guerres folles ». Des Balkans (1995 puis 1999) à l’Afghanistan (2001) ou l’Irak (2003) et malgré les 750 milliards de dollars consacrés chaque année à leurs moyens militaires, ils s’engluèrent sur ces théâtres d’opération où aucune victoire n’était possible.



Ces « guerres folles » leur coûtèrent 6000 milliards de dollars sans parler des pertes humaines chez eux et surtout chez leurs adversaires, chez lesquels ils semèrent une haine inextinguible. Dans le même temps toujours, ils abandonnèrent de facto l’Europe, n’y laissant que 30 000 hommes sur les 220 000 qu’ils y maintenaient en 1991. Leur souci les portait vers l’océan Pacifique et les ambitions chinoises.



La « jurisprudence Kosovo » (d’après le titre d’un article signé par l’auteur de ces lignes)



C’est là qu’il faut revenir sur l’affaire du Kosovo. Je me rappellerai jusqu’à la fin de mes jours cet entretien avec un colonel serbe de Bosnie en avril 1999, tandis que les avions de la coalition otanienne bombardaient la Serbie et le Kosovo, sans mandat de l’ONU, sans que la Serbie ait attaqué l’un des membres de l’alliance et au motif fallacieux d’un génocide inexistant (pendant 78 jours, avec parfois 800 sorties quotidiennes, avant une invasion terrestre forte de 46 000 hommes.



Le dirigeant serbe Milosevic fut ensuite arrêté puis traduit devant une cour de justice internationale qui le condamna à la prison à vie. Il mourut en prison).



J’assumais alors des responsabilités importantes en Bosnie.. Ulcéré par ce qui se passait dans son propre pays cet officier avec lequel j’entretenais des relations courtoises malgré nos positions respectives, me dit d’un air où pointait la commisération : « Vous n’avez aucune idée, j’insiste, aucune idée de la manière dont nous, les orthodoxes, allons vous faire payer cette guerre du Kosovo ! Un jour vous allez la payer au centuple ».



Démontrons combien il avait raison.



En août 2008, s’appuyant sur le fait qu’en Géorgie les Ossètes du sud et les Abkhazes, majoritairement russophones, demandaient leur rattachement à la Russie, l’armée de Poutine prit en mains ces deux provinces, déclarées indépendantes et qui demandaient le secours de la Russie. Sans l’intervention du président Sarkozy, certainement décisive, les chars russes auraient pris Tbilissi.



L’OTAN ni aucune autre nation ne réagit militairement à ce coup de force qui s’appuyait sur les mêmes principes que ceux excipés à propos du Kosovo. Ils protestèrent alors violemment au nom des principes qu’ils avaient eux-mêmes violés neuf ans auparavant, mais évidemment sans succès.



En 2014 les Russes récupérèrent la Crimée, dont le port de Sébastopol, siège de leur Flotte de la Mer Noire, leur était vital. Cette province n’avait été cédée par Khrouchtchev à l’Ukraine qu’en 1955 dans le cadre d’une URSS triomphante et sure d’elle-même.



La Crimée n’avait jamais été ukrainienne puisqu’avant d’être devenue russe par la conquête de Catherine II, elle était ottomane depuis des siècles. Un referendum organisé par Moscou obtint une majorité écrasante pour son rattachement à la Russie, 85% de la population y étant russophone. La consultation avait été contrôlée sur place par des observateurs étrangers. Jurisprudence Kosovo toujours mais sans effusion de sang cette fois.



Simultanément des partisans séparatistes des deux provinces du Donbass en Ukraine déclenchaient une insurrection dans cette partie du pays très majoritairement peuplée de russophones. Moscou leur apporta un soutien direct, au nom des principes du Kosovo et envoyèrent même des « volontaires civils » appuyer les insurgés.



Les réactions de la « Communauté internationale » ne furent une nouvelle fois que de principe, occupée qu’elle était par des débats internes sybaritiques, et elle se cantonna aux grands principes de droit tel qu’elle le concevait pour les autres.



Des accords de cessez-le-feu furent signés à Minsk en 2014 puis 2020 qui disposaient que les deux soi-disant républiques du Donbass disposeraient d’une autonomie importante par rapport à Kiev, qui y autoriserait entre autres le russe comme langue officielle. Kiev refusa de ratifier ces accords mort-nés et le front se gela autour d’accrochages sporadiques et de tirs d’artillerie de harcèlement qui occasionnèrent des centaines, peut-être des milliers de tués (On parle de 14 000 morts, chiffre absolument invérifiable, comme ceux de nombreux autres conflits).



Devant l’impuissance de la « communauté internationale » à employer la force quand elle l’aurait dû selon ses propres critères, devant le « deux poids deux mesures » des jugements moraux portés sur l’action de la Russie restaurée dans sa puissance, Poutine comprit qu’il avait le champ libre et qu’au demeurant l’OTAN ne ferait pas tuer un soldat pour entraver son action dans son « étranger proche ».



Le 29 septembre 2015 le monde fut stupéfait des événements de Syrie. La Russie y frappa brusquement certaines positions islamistes de toute la puissance de ses missiles (y compris tirés de submersibles à la mer) et de ses avions d’arme.



En quelques jours cette action renversa la situation qui prévalait à Damas dont le régime, à bout de souffle, fut sauvé. Non seulement Assad, épuisé, fut conforté, mais l’espoir changea de camp et aussi bien Daech que les islamistes de toute sorte, y compris les soi-disant « modérés » se trouvèrent rapidement en infériorité, voire écrasés.



En quelques semaines l’armée et la détermination russes avaient changé le cours de l’histoire. Avec de petits moyens (4000 hommes et moins de 50 avions), les Russes donnaient une leçon de stratégie appliquée aux Américains et à leurs alliés qui étaient engagés sur ce théâtre depuis quatre ans sans résultat décisif. Par ailleurs la marine russe revenait en Méditerranée de manière significative.



Militairement et donc diplomatiquement, la Russie était victorieusement de retour et démontrait de nouveau sa puissance et son intelligence de situation.



Enfin, la déconfiture absolue de l’évacuation de Kaboul par les Américains le 15 août 2021, avec l’abandon en rase campagne de l’armée afghane, d’un matériel énorme, de son gouvernement « démocratiquement élu » et de ses alliés otaniens ou non, finirent de convaincre Poutine que la puissance américaine n’était plus qu’une apparence et que leurs dirigeants étaient dénués du nerf de toute action : le courage, la détermination dans la vision de long terme et l’absence de crainte des pertes humaines.



La guerre en Ukraine



Au petit matin du 24 février 2022, le président russe passa outre les avertissements et les menaces de sanctions. Il savait qu’aucun soldat occidental ne viendrait verser son sang pour défendre Marioupol ou même Kiev et ne s’était pas laissé impressionner par les légitimes tentatives d’apaisement prodiguées par le président Macron qu’il humilia au travers d’un protocole digne de la Chine impériale du XVIIe siècle.



Après un discours d’une rare clarté il engagea ses forces sur trois directions stratégiques et avec trois buts concomitants, le centre de gravité du conflit se trouvant à Kiev.



Ses objectifs semblent les suivants :



– Détruire l’appareil militaire ukrainien en vue de « finlandiser » ultérieurement ce pays puisque l’OTAN et les Chancelleries occidentales refusent depuis des années de s’engager à ce que l’Ukraine ne rejoigne pas l’alliance.



– Soutenir les républiques séparatistes du Donbass, dont il a reconnu l’indépendance et qui l’ont « appelé à l’aide », légitimant ainsi en droit international cette intervention, selon une conception cette fois plus solide que la « jurisprudence Kosovo » appliquée jusqu’alors dans le Caucase et en Crimée.



– Enfin et surtout, défaire le pouvoir politique de M. Zelenski, dont il considère qu’il est issu des suites du « coup de force de Maïdan » de 2013, plus ou moins organisé par les services occidentaux.



Il promet également une « dénazification » de l’appareil politique ukrainien, s’appuyant sur le fait que certains des partisans de M. Zelenski appartiendraient à des groupes se réclamant de « l’extrême droite à sympathies nazies » (il y a là une contradiction quand on sait que M. Zelenski est lui-même juif). Ce dernier but sous-entendrait le projet d’une longue occupation du pays et d’une épuration de ses élites.



L’avenir ?



Comme le disait un auteur non dénué d’humour, « il est difficile de prévoir l’avenir, surtout quand il s’agit du futur ». Néanmoins on peut s’y risquer.



Nul doute que l’armée russe vaincra la résistance des forces militaires ukrainiennes car le déséquilibre est trop grand entre elles.



Il est encore trop tôt pour être certain que les buts politiques de Poutine seront atteints et qu’il réussira à installer un pouvoir à sa main en Ukraine, dont les sentiments antirusses ont explosé dans toute la partie du pays située à l’ouest du Dniepr.



Enfin il est probable que les « républiques populaires du Donbass » seront durablement détachées de l’Ukraine ne serait-ce que par le poids des Russophones en leur sein.



Quant à savoir si Poutine, qui pourrait bien avoir été saisi de paranoïa suite à ses succès et à la restauration de la puissance russe en vingt ans, n’a pas commis une erreur terrible et mal calculé les conséquences à long terme de cet énorme coup de force en plein continent européen, c’est une autre histoire.



Je pensais quant à moi qu’une invasion violant si outrageusement le droit international et les principes westphaliens et issus des traités post 1945 (que l’affaire du Kosovo violait tous également !) n’aurait pas lieu et qu’il se contenterait d’un appui militaire officiel aux provinces du Donbass en application du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Le coup de semonce me semblait suffisant pour réveiller nos chancelleries qui avaient oublié le tragique de l’histoire et la vertu de la force.



Ce n’est pas le cas et l’on est passé de la semonce au tir direct.



Poutine, homme d’État sans équivalent sur le continent depuis De Gaulle ou Thatcher, sera-t-il un nouveau tyran qu’il faudra un jour abattre au prix d’immenses souffrances, tel un Hitler, ou bien reprendra-t-il ses esprits ?



Ou bien encore, ayant gagné sur tous les plans, la sagesse le saisira-t-elle et se contentera-t-il d’assister aux renoncements d’une Europe désarmée, repentante, envahie de peuples allogènes qui la haïssent, qui se meurt de dénatalité et de consumérisme sans espoir ?



L’avenir le dira. Il a rarement été aussi incertain et peut se révéler très dangereux, voire mortel, si quelque affreux dérapage comme l’histoire en a connus se terminait en échange nucléaire.

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Effet secondaire intéressant des sanctions européennes sur la Russie (selon Phil Seymour - Président de l'association des sociétés européennes de leasing.



Partout dans le monde, les compagnies aériennes ne possèdent pas leurs propres avions, elles les louent.



L'Union européenne a imposé des sanctions à la Russie et obligé les sociétés de leasing européennes à reprendre tous les avions loués à la Russie d'ici le 28 mars.



C'est un total de 520 avions.

Phil Seymour, président de l'Association des sociétés européennes de leasing :



1. Retour de 520 avions !  Comment cela doit-il être fait ?  Les Russes ont dit que si vous refusez de nous les louer, récupérez-les vous-même !  Comment pouvons-nous envoyer 520 équipages en Russie alors que l'espace aérien en Russie, en Biélorussie et en Ukraine est fermé ?  Nous ne pouvons pas voler !



2. Une fois la remise effectuée dans les aéroports russes, les avions ne seront plus russes.  Mais un avion non russe n'est pas autorisé à voler dans l'espace aérien russe – l'espace aérien russe est bloqué !  Nous ne pourrons pas nous envoler !



3. Toutefois, les sociétés de leasing sont les initiateurs de la résiliation de ces baux.  Dans le calcul initial du coût des amendes dans un tel cas, nous serons tous en faillite à la fois.  Il est plus facile et moins coûteux de faire faillite que de reprendre les avions.



4. Février est terminé et la Russie doit payer les loyers du mois.  La Russie est prête à payer mais ne peut pas payer car elle est exclue de SWIFT.  Nous devons nous-mêmes payer des amendes à cause des licenciements, mais compte tenu du manque de paiements entrants en provenance de Russie, nous n'avons pas d'argent pour de tels paiements !



5. Même si nous reprenons ces avions, qu'allons-nous en faire ?  Nous n'en avons pas besoin, personne n'en veut et il est impossible de les vendre !



6. Les Boeing des sociétés de leasing américaines ne sont pas concernés.  Si l'Europe enlève les avions aux Russes, les États-Unis fourniront à la Russie ses avions Boeing et deviendront la première compagnie aérienne mondiale, mettant en faillite à la fois la société de leasing européenne et Airbus."



Vladimir Poutine n'a pas seulement envahi l'Ukraine le 24/02/2022, il a officiellement mis fin au système du pétrodollar.  Comment?  N'oubliez pas que les Russes ne font rien sans un plan.  Ils et la Chine se préparent pour ce moment depuis des années et sont maintenant prêts :



La Russie a déclaré que l'expansion de l'OTAN en Ukraine était une ligne rouge.



-Ils savaient que leur invasion de l'Ukraine serait inévitable et auraient élaboré une stratégie selon laquelle la réponse des États-Unis/de l'Ouest serait des exclusions/sanctions du système SWIFT $.



-Il est raisonnable de s'attendre à ce que la prochaine étape de la Russie aurait été de fermer les oléoducs/gazoducs vers l'Europe, car la Russie a accumulé d'énormes réserves de yuans, d'or et de matières premières.



-Cela entraînera des perturbations massives des prix et de l'approvisionnement (niveau de guerre) sur les marchés et le système monétaire occidentaux.



- Pendant des années, la Russie et la Chine ont cherché des moyens de remonétiser l'or et de sortir des abus du système SWIFT en tant qu'outil géopolitique contre eux, mais comment le faire, comment sortir, sans que l'Occident ne le déclare un acte d'agression ou de guerre  contre l'Ouest ?



- Cette invasion de l'Ukraine vient d'accomplir cette fin pour eux.  Et l'Occident le fait lui-même.



-Maintenant, libérée de se déclarer paria du système SWIFT par les mains du gouvernement occidental, la Russie peut désormais dire "nous allons réactiver les oléoducs, mais pas pour des dollars".



- La Russie déclare alors que l'Europe ou quiconque veut du pétrole russe (en tant que 3e producteur mondial) ou du blé russe/ukrainien (1/4 de la production mondiale) doit payer en or, ou utiliser le système de paiement adossé à l'or rouble-yuan.



- Leur influence en tant que producteur de pétrole (qui coupe l'approvisionnement) provoquera des chocs de prix presque immédiats dans le monde occidental.  Une bonne partie de la population pourrait être dans l'immédiat dans l'incapacité de chauffer son logement.



- Presque égale au choc pétrolier qu'elles provoqueraient, leur capacité à provoquer des pénuries alimentaires et des flambées de prix en perturbant la production de blé.



-La Chine n'est pas mentionnée dans tout cela.  Qui a été silencieux et n'a pas condamné la Russie. Cela signifie une approbation et une coopération silencieuses.



- La Chine agira pour absorber la production russe de pétrole et de blé afin d'amortir le coup porté à son "partenaire stratégique".



- Ce sera à nouveau par l'intermédiaire de l'installation Yuan-Ruble et à un moment donné, le soutien en or ouvertement déclaré de ce système par la Russie et la Chine.



- L'Occident déclarera bien sûr ces deux dernières balles comme des actes d'agression mondiale et des menaces directes au « système monétaire mondial ».



- À ce stade, il y aura une fracture claire du système monétaire mondial en 2 structures concurrentes Est/Ouest, revenant au point initial où le système mondial du pétrodollar de 50 ans vient d'être officiellement mis fin par Poutine.



Si l'analyse ci-dessus est effectivement correcte, alors la menace qui pèse sur le pétrole n'est pas différente de l'époque de Charles De Gaulle ou de Kadhafi, mais à plus grande échelle. Ils ne peuvent pas éliminer Poutine aussi facilement qu'ils l'ont fait avec les dirigeants précédents qui ont défié  leur système monétaire frauduleux en pétrodollars.
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L'art de la guerre.



La Russie vient une fois de plus de démontrer sa supériorité militaire aux yeux du monde.



Elle a atteint son objectif qui était de ne pas voir l'OTAN à ses frontières.



Je vous explique :



Pendant que tous les regards sont fixés sur Kiev la capitale ukrainienne et s'attendent à un assaut russe, et que les occidentaux a coup de propagande annonce l'embourbement des troupes Russes face à la résistance ukrainienne.

Sans tambour ni trompette, Poutine comme dans un jeu d'échec vient vient de prendre la tour, symbolisée par la plus grande centrale nucléaire d'Europe ( Zaporojie) ECHEC ET MAT.



Poutine en fin stratège fait semblant de se préparer à l'assaut de Kiev et pour réussir sont coup il amasse un convoi militaire de... tenez vous bien 64 km de long, sachant très bien qu'il n'échapperas pas aux yeux des satellites espions de l'OTAN en service pour l'Ukraine.



Et pour donner du crédit à son piège, de temps à autre il tire 1 ou 2 missiles par jour sur certaines installations militaires où de propagande installé à Kiev.



Les sois disant experts de l'OTAN viennent à peine de se rendre compte du leurre, en effet certains analystes ont commencé à se poser des questions sur la lenteur du convoi, au début ils ont pensé à un problème de logistique, une pénurie de carburant à la tête du convoi. Mais ce fait vient d'être battu en brèche par d'autres analystes qui estiment que pour une armée aussi professionnelle qu'est l'armée Russe ils ne peuvent pas commettre ce genres erreurs d'amateurs.

Donc après avoir regardé minutieusement les images satellites du convoi ils ont découvert que le convoi occupait les 2 voies, ce qui signifie que pas de route pour les ravitailleurs si t'elle était le cas.



En plus de cela aucune unité d'élite ni les forces spéciales qui pourtant font l'unanimité au sein même de l'OTAN sur leurs expériences et leurs compétences ne sont visibles aux abords de Kiev.



Ils viennent a peine de se rendre compte mais un peu trop tard qu'ils sont tombés comme des amateurs pieds et mains liées dans le piège russes.



N'oublions pas que les Russes n'ont jamais prétendu à une guerre, ils parlent d'opérations militaires spéciales.

Pendant ce temps l'armée de Poutine à conquis tranquillement 2/3 du territoire Ukrainien, mais surtout toutes les villes frontalières d'avec la Russie sans trop de bruit



À l'heure actuelle l'Ukraine ne fait plus frontières avec la Russie. Une zone tampon contrôlée par la Russie kes sépare désormais car l'armée de Poutine à fait une jonction EST-OUEST coupant l'Ukraine de la mer d'Azov qui devient de ce fait une mer intérieure Russe.
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ILS L'AVAIENT DIT ..



Visiblement, les dirigeants russes n'étaient pas les seuls à avoir prévenu que l'absorption de l'Ukraine par l'OTAN serait inacceptable pour la Russie. Quelques sommités du "monde libre", plus lucides que la moyenne, avaient fait entendre le même son de cloche :



- Jack F. Matlock Jr., ambassadeur des États-Unis en Union soviétique de 1987 à 1991, déclare en 1997 que l'expansion de l'OTAN est "une profonde bévue stratégique, encourageant une chaîne d'événements qui pourrait produire la menace la plus grave pour la sécurité depuis l'effondrement de l'Union soviétique".



- George Kennan, célèbre stratège de la guerre froide, déclare en 1998 que l'expansion de l'OTAN est une "erreur tragique" qui provoquera une "mauvaise réaction de la Russie".



- Bill Burns, ex-directeur de la CIA, déclare en 2008 que "l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN est la plus brillante de toutes les lignes rouges" et qu'il n'a encore "trouvé personne qui considère l'Ukraine dans l'OTAN comme autre chose qu'un défi direct pour les intérêts russes".



- Henry Kissinger, ex-secrétaire d'État de Richard Nixon, déclare en 2014 que "l'Ukraine ne devrait pas rejoindre l'OTAN".

- Stephen Cohen, chercheur américain en études russes, déclare en 2014 que "si nous déplaçons les forces de l'OTAN vers les frontières de la Russie, cela va évidemment militariser la situation [et] la Russie ne reculera pas, car c'est existentiel".



- Malcolm Fraser, ex-premier ministre australien, déclare en 2014 que "le mouvement de l'OTAN vers l'est est provocateur, imprudent et envoie un signal très clair à la Russie".



- John Mearsheimer, universitaire de renom, écrit en 2015 que "l'Occident mène l'Ukraine sur la voie de la guerre et le résultat final est que l'Ukraine va faire naufrage. Ce que nous faisons, c'est en fait encourager ce résultat".



- Robert Gates, ex-secrétaire américain à la Défense, écrit dans ses Mémoires en 2015 qu'"agir si vite pour étendre l'OTAN est une erreur. Essayer d'amener la Géorgie et l'Ukraine dans l'OTAN est vraiment exagéré et constitue une provocation particulièrement monumentale".



- William Perry, secrétaire à la Défense de Bill Clinton, explique dans ses Mémoires que l'élargissement de l'OTAN est la cause de "la rupture des relations avec la Russie" et qu'en 1996, il s'y opposait tellement que sous la force de sa conviction, il a "envisagé de démissionner".



- Noam Chomsky, grand intellectuel américain, déclare en 2015 que "l'idée que l'Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait tout à fait inacceptable pour tout dirigeant russe" et que le désir de l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN "ne protègerait pas l'Ukraine, mais menacerait l'Ukraine d'une guerre majeure".



- Vladimir Pozner, journaliste russo-américain, déclare en 2018 que l'expansion de l'OTAN en Ukraine est inacceptable pour les Russes, et qu'il doit y avoir un compromis où "l'Ukraine, ne deviendrait pas membre de l'OTAN".



- Jeffrey Sachs, économiste libéral, écrit en 2022 dans le Financial Times que "l'élargissement de l'OTAN est complètement malavisé et risqué. Les vrais amis de l'Ukraine et de la paix mondiale devraient appeler à un compromis entre les États-Unis, l'OTAN et la Russie".



- Sir Roderic Lyne, ex-ambassadeur britannique en Russie, déclare en 2021 que "pousser l'Ukraine dans l'OTAN est stupide à tous les niveaux". Il ajoute : "Si vous voulez déclencher une guerre avec la Russie, c'est la meilleure façon de le faire"..



Aujourd'hui, c'est chose faite.


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MessageSTRATPOL Bulletin N°73. Macron fauteur de guerre, chaudrons dans le Donbass. 17.03.2022.
par g.sandro Ven 18 Mar 2022 - 0:01

STRATPOL Bulletin N°73. Macron fauteur de guerre, chaudrons dans le Donbass. 17.03.2022.



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MessageDOCUMENT historique à écouter et télécharger VITE ( déclaration intégrale et non censurée de V Poutine au 1er jour de l'opération militaire.
par g.sandro Sam 19 Mar 2022 - 1:57

DOCUMENT historique à écouter et télécharger VITE ( déclaration intégrale et non censurée de V Poutine au 1er jour de l'opération militaire.

Avez-vous pris le temps d'écouter en intégralité la courte et LIMPIDE  déclaration de Vladimir POUTINE  au jour de son offensive UKR? le voilà et télécharge le ( pour le garder en tête quand il ne sera plus dispo, ce genre de doc disparait vite de YT)
:https://youtu.be/DWe8YcjFxpY


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Messageça n'a pas trainé... j'avais bien fait de vous reco de le downloader...je vous ai déniché la version écrite
par g.sandro Sam 19 Mar 2022 - 12:03

tchin chut ! chut ! chut ! chut ! chut ! chut ! ordino no comment ! no comment ! 1crane berk non ! fffuck fffuck Thumb down siffflet

ça n'a pas trainé...sitôt mis en ligne, sitôt viré: j'avais bien fait de vous reco de le downloader...je vous ai déniché la version écrite aaarf  fffuck fffuck aaarf


https://www.revuepolitique.fr/intervention-du-president-poutine-24-fevrier-2022

Intervention du Président Poutine
A la une, InternationalGaël-Georges Moullec, 24 février 2022  Gaël-Georges Moullec

Tôt ce matin, le Président russe Vladimir Poutine s’est adressé à sa population dans un intervention télévisée dans laquelle il a annoncé une « opération militaire spéciale » de son pays contre les forces armées et les forces paramilitaires ukrainiennes. Cette opération conduite à la demande des dirigeants des Républiques du Donbass a pour but la protection des populations de cette région soumises depuis huit ans à un blocus et des bombardements réguliers de la part des forces ukrainiennes. A la suite de cette intervention, l’action des forces russes se concentre sur la destruction des infrastructures militaires ukrainiennes, des bases, des terrains d’aviation et des entrepôts.

La présentation faîte ici de la position russe reprend les éléments de l’intervention faite par le Président Poutine le 21 février 2022.
Le fait nouveau est la mention de la situation d’impréparation et de surprise qui était celle de l’Union soviétique lors de l’attaque allemande du 22 juin 1941.

Ce rappel du passé est utilisé pour expliquer l’attaque actuelle afin d’éviter que la Russie ne se retrouve un jour dans la même situation que l’Union soviétique.

La Revue Politique et Parlementaire vous propose la traduction de la totalité de l’intervention du Chef de l’Etat russe.

L’importance du moment fait déjà de cette intervention un nouveau Document d’Histoire.


Moscou, Kremlin, 24 février 2022 – 06 :00 (heure de Moscou)

V.Poutine : Chers citoyens de Russie ! Chers amis !

Aujourd’hui, je pense qu’il est à nouveau nécessaire de revenir sur les événements tragiques qui se déroulent dans le Donbass et sur les questions essentielles pour assurer la sécurité de la Russie même.

Je commencerai par ce que j’ai dit dans mon discours du 21 février de cette année. Je parle de quelque chose qui nous préoccupe particulièrement, des menaces fondamentales qui, d’années en années, étape par étape, sont créées de manière flagrante et sans cérémonie, année après année, par des politiciens irresponsables de l’Ouest contre notre pays.

Je fais référence à l’expansion du bloc de l’OTAN vers l’Est, qui rapproche son infrastructure militaire des frontières de la Russie.

Il est bien connu que, depuis 30 ans, nous essayons avec constance et patience de parvenir à un accord avec les principaux pays de l’OTAN sur les principes d’une sécurité égale et indivisible en Europe.

En réponse à nos propositions, nous nous sommes constamment heurtés soit à des tromperies et à des mensonges cyniques, soit à des tentatives de pression et de chantage, alors que dans le même, l’Alliance de l’Atlantique Nord, malgré toutes nos protestations et nos préoccupations, ne cesse de s’étendre.

La machine de guerre est en marche et, je le répète, s’approche au plus près de nos frontières.

Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Pourquoi cette façon insolente de [nous] parler depuis une position d’exclusivité, d’infaillibilité et de permissivité ?

D’où vient cette attitude indifférente et dédaigneuse à l’égard de nos intérêts et de nos demandes parfaitement légitimes ?

La réponse est claire, [pour nous] tout est clair et évident.

L’Union soviétique s’est affaiblie à la fin des années 1980 avant de s’effondrer complètement.
Toute la suite des événements qui se sont alors déroulés est aujourd’hui une bonne leçon pour nous ; elle a montré de manière convaincante que la paralysie du pouvoir et de la volonté est le premier pas vers une dégradation totale et une disparition complète.
Il a suffi que nous perdions un temps notre confiance, et voilà le résultat, l’équilibre des forces dans le monde a été rompu.

Cela a conduit au fait que les traités et les accords précédents, ne sont plus dans les faits appliqués.

Les tentatives de persuasion et les demandes ne servent à rien.

Tout ce qui ne convient pas aux Puissants, à ceux qui ont le pouvoir, est déclaré archaïque, obsolète et inutile.

Et vice versa : tout ce qui leur semble avantageux est présenté comme la vérité ultime, à faire passer à tout prix, sans ménagement, par tous les moyens. Les contradicteurs sont brisés.

Ce dont je parle maintenant ne concerne pas seulement la Russie, et ces préoccupations ne sont pas seulement les nôtres. Cela concerne l’ensemble du système des relations internationales, et parfois même les alliés des États-Unis eux-mêmes.

Après l’effondrement de l’URSS, une redistribution du monde a effectivement commencé, et les normes établies du droit international – et les principales, fondamentales – adoptées à la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont largement consolidé ses résultats – ont commencé à gêner ceux qui se sont déclarés vainqueurs de la guerre froide.

Bien sûr, dans la vie pratique, dans les relations internationales et dans les règles qui les régissent, il faut tenir compte des changements de la situation mondiale et de l’équilibre des forces.

Toutefois, cela devait être fait de manière professionnelle, sans heurts, avec patience, en tenant compte et en respectant les intérêts de tous les pays et en comprenant sa propre responsabilité.

Mais non – un état d’euphorie né de leur supériorité absolue, une sorte d’absolutisme moderne, qui plus est, sur fond de faible niveau de culture générale et d’arrogance de ceux qui ont préparé, adopté et fait passer les décisions qui n’étaient profitables que pour eux-mêmes. La situation a commencé à évoluer d’une manière différente.

Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver des exemples. Premièrement, sans aucune autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, ils ont mené une opération militaire sanglante contre Belgrade, en utilisant des avions et des missiles en plein cœur de l’Europe.

Plusieurs semaines de bombardements continus ont été effectués sur des villes et des infrastructures indispensables à la vie. Nous devons rappeler ces faits, car certains collègues occidentaux n’aiment pas se souvenir de ces événements, et lorsque nous en parlons, ils préfèrent pointer du doigt non pas les normes du droit international, mais des circonstances, qu’ils interprètent comme bon leur semble.

Puis vint le tour de l’Irak, de la Libye et de la Syrie.

Le recours illégitime à la force militaire contre la Libye et la perversion de toutes les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la question libyenne ont conduit à la destruction totale de l’État [libyen], à la création d’un immense foyer de terrorisme international et à la plongée du pays dans un désastre humanitaire et dans l’abîme d’une longue guerre civile qui se poursuit encore.

La tragédie qui a condamné des centaines de milliers, des millions de personnes non seulement en Libye, mais dans toute la région, a créé une migration massive de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient vers l’Europe.

Un sort similaire était réservé à la Syrie. L’action militaire de la coalition occidentale dans ce pays, sans le consentement du gouvernement syrien et sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, n’est rien d’autre qu’une agression, une intervention.

Mais l’invasion de l’Irak occupe également une place de choix dans cette liste, bien entendu sans aucune base juridique.
Le prétexte était que les États-Unis disposaient prétendument d’informations fiables sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Pour le prouver publiquement, devant le monde entier, le Secrétaire d’État américain a secoué un genre de tube contenant une poudre blanche, assurant à tout le monde qu’il s’agissait d’une arme chimique développée en Irak. Et puis il s’est avéré que c’était une manipulation, du bluff : il n’y avait pas d’armes chimiques en Irak. Incroyable, étonnant, mais les faits restent les faits. Des mensonges ont été proférés au plus haut niveau de l’État et du haut de la tribune de l’ONU. Le résultat a été d’énormes pertes humaines, des destructions et une incroyable poussée de terrorisme.

D’une manière générale, il semble que presque partout, dans de nombreuses régions du monde, là où l’Occident vient établir son ordre, il y laisse des blessures sanglantes, non cicatrisantes, les plaies du terrorisme international et de l’extrémisme. Tous les exemples ci-dessus sont les plus flagrants, mais loin d’être les seuls exemples de mépris du droit international.

Cela inclut la promesse faite à notre pays de ne pas étendre l’OTAN d’un pouce vers l’Est. Une fois encore, ils nous ont trompé ou, dans le langage populaire, tout simplement arnaqué.

Oui, on entend souvent dire que la politique est un sale métier. Peut-être, mais pas aussi sale que cela, pas à ce point quand même. Après tout, un tel comportement de pipeur de dés est non seulement contraire aux principes des relations internationales, mais surtout aux normes de moralité et d’éthique généralement acceptées. Où sont la justice et la vérité ici ? Rien que des mensonges et de l’hypocrisie.

D’ailleurs, les politiciens, les analystes politiques et les journalistes américains eux-mêmes écrivent et disent que ces dernières années qu’un véritable « Empire du mensonge » a été créé aux des États-Unis.

Il est difficile de ne pas être d’accord avec cela – c’est vrai. Mais, disons-le : les États-Unis restent quand même un grand pays, une puissance à la base d’un système. Tous ses satellites ne se contentent pas de l’approuver docilement, d’acquiescer, de reprendre en cœur [ses positions] à chaque occasion, mais aussi de copier son comportement et acceptent avec enthousiasme les règles qu’ils leur proposent.

Avec raison, on peut dire avec certitude que l’ensemble du soi-disant bloc occidental, formé par les États-Unis à son image et à sa ressemblance, est ce même « Empire du mensonge ».

Quant à notre pays, après l’effondrement de l’URSS, malgré l’ouverture sans précédent de la nouvelle Russie moderne et sa volonté de travailler honnêtement avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, dans des conditions de désarmement réellement unilatéral, ils [l’Ouest] ont immédiatement essayé de nous enfoncer, de nous achever et de nous détruire pour de bon.

C’est exactement ce qui s’est passé dans les années 90 et au début des années 2000, lorsque le soi-disant Occident collectif a soutenu activement le séparatisme et les bandes de mercenaires dans le sud de la Russie. Quels sacrifices et quelles pertes cela nous a coûté, quelles épreuves nous avons dû traverser avant de pouvoir enfin de définitivement briser les reins du terrorisme international dans le Caucase. Nous nous en souvenons et ne l’oublierons jamais.

En fait, jusqu’à récemment, les tentatives de nous utiliser dans leurs intérêts, de détruire nos valeurs traditionnelles et de nous imposer leurs pseudo-valeurs, qui nous rongeraient, nous, notre peuple, de l’intérieur n’ont pas cessé. Ces attitudes ils les imposent déjà agressivement dans leurs pays et elles mènent directement à la dégradation et à la dégénérescence, car elles sont contraires à la nature humaine elle-même. Cela n’arrivera pas [ici], cela n’a jamais marché pour personne. Cela ne marchera pas non plus maintenant.

En dépit de tout cela, en décembre 2021, nous avons tenté une nouvelle fois de parvenir à un accord avec les États-Unis et leurs alliés sur les principes de la sécurité en Europe et au non-élargissement de l’OTAN. Tout a été en vain.
La position des États-Unis n’a pas changé. Ils ne considèrent pas qu’il est nécessaire de parvenir à un accord avec la Russie sur cette question essentielle pour nous, ils poursuivent leurs propres objectifs et ne tiennent aucun compte de nos intérêts.

Et bien sûr, dans cette situation, nous nous posons la question : que faire ensuite, à quoi s’attendre ?

L’histoire nous apprend qu’en 1940 et au début de 1941, l’Union soviétique a tenté d’empêcher ou, du moins, de retarder le déclenchement de la guerre. Pour ce faire, il faut notamment essayer littéralement jusqu’à la dernière minute de ne pas provoquer un agresseur potentiel, ne pas prendre voir de reporter les mesures les plus nécessaires et les plus évidentes pour se préparer à repousser une attaque inévitable. Et les mesures qui ont finalement été prises étaient désastreusement tardives.

En conséquence, le pays n’était pas préparé à faire face à l’invasion de l’Allemagne nazie, qui a attaqué notre Patrie sans déclaration de guerre le 22 juin 1941.

L’ennemi a été arrêté puis écrasé, mais à un coût colossal. La tentative de plaire à l’agresseur à la veille de la Grande Guerre patriotique a été une erreur qui a coûté cher à notre peuple. Au cours des premiers mois de combat, nous avons perdu de vastes territoires stratégiquement importants et des millions de personnes. Nous ne ferons pas une telle erreur une deuxième fois, nous n’en avons pas le droit.

Ceux qui aspirent à la domination du monde déclarent publiquement, en toute impunité et, je le souligne, sans aucune justification, que nous, la Russie, sommes leur ennemi. En effet, ils disposent aujourd’hui d’importantes capacités financières, scientifiques, technologiques et militaires. Nous en sommes conscients et évaluons objectivement les menaces qui sonnent constamment à notre adresse dans le domaine de l’économie, ainsi que notre capacité à résister à ce chantage impudent et permanent. Je le répète, nous les évaluons sans illusions et de manière extrêmement réaliste.

Dans le domaine militaire, la Russie moderne, même après l’effondrement de l’URSS et la perte d’une grande partie de son potentiel, est aujourd’hui l’une des puissances nucléaires les plus importantes du monde et dispose en outre d’avantages certains dans un certain nombre d’armements de pointe.

À cet égard, personne ne doit douter qu’une attaque directe contre notre pays entraînerait une défaite et des conséquences désastreuses pour tout agresseur potentiel.

Cependant, la technologie, y compris celle de la défense, évolue rapidement. Le leadership dans ce domaine a changé et changera de mains [souvent]. Mais l’aménagement militaire des territoires adjacents à nos frontières, si nous le permettons, se poursuivra durant des décennies, peut-être même pour toujours, et constituera une menace toujours plus grande et totalement inacceptable pour la Russie.

Aujourd’hui déjà, alors que l’OTAN s’étend vers l’Est, la situation de notre pays empire et devient chaque année plus dangereuse.

De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l’OTAN ont explicitement parlé de la nécessité d’accélérer, de forcer l’infrastructure de l’alliance jusqu’aux frontières de la Russie.

En d’autres termes, ils renforcent leur position. Nous ne pouvons plus nous contenter de regarder ce qui se passe. Ce serait complètement irresponsable de notre part.

La poursuite de l’expansion de l’infrastructure de l’Alliance de l’Atlantique Nord et l’aménagement militaire du territoire de l’Ukraine sont inacceptables pour nous. Le problème, bien sûr, n’est pas l’organisation de l’OTAN elle-même – elle n’est qu’un instrument de la politique étrangère américaine. Le problème, c’est que sur les territoires qui nous sont adjacents – je tiens à le préciser, nos territoires historiques – se crée une « anti-Russie » ennemie, placée sous un contrôle extérieur total, qui est intensivement colonisée par les forces armées des pays de l’OTAN et qui est gavée des armes les plus modernes.

Pour les États-Unis et leurs alliés, il s’agit d’une politique dite d’endiguement de la Russie, d’un dividende géopolitique évident. Pour notre pays, c’est en fin de compte une question de vie ou de mort, la question de notre avenir historique en tant que Nation. Et ce n’est pas une exagération – c’est tout simplement comme ça. Il s’agit d’une menace réelle, non seulement pour nos intérêts, mais aussi pour l’existence même de notre État, pour sa souveraineté. C’est la ligne rouge qui a été évoquée à plusieurs reprises. Ils l’ont franchie.

Dans ce contexte, [revenons sur] la situation à Donbass. Nous constatons que les forces qui ont réalisé un coup d’État en Ukraine en 2014, se sont emparées du pouvoir et l’ont conservé au moyen de procédures électorales essentiellement décoratives, ont définitivement refusé de résoudre le conflit de manière pacifique. Pendant huit ans, huit infiniment longues années, nous avons tout fait pour que la situation soit résolue par des moyens pacifiques et politiques. En vain.

Comme je l’ai dit dans mon allocution précédente, il est impossible de regarder ce qui se passe là-bas sans compassion. Il n’était tout simplement plus possible de le tolérer. Il faut arrêter immédiatement ce cauchemar – le génocide contre les millions de personnes vivant là-bas. Ceux-ci n’espèrent plus que [dans l’aide de] la Russie, ils n’espèrent plus qu’en vous et moi. Ce sont ces aspirations, ces sentiments et cette douleur des gens qui nous ont poussés à prendre la décision de reconnaître les Républiques populaires de Donbass.

Ce qu’il me semble important de souligner. Les principaux pays de l’OTAN, afin d’atteindre leurs propres objectifs, soutiennent en Ukraine les ultra-nationalistes et les néonazis, qui, à leur tour, ne pardonneront jamais aux habitants de Crimée et de Sébastopol leur libre choix de se réunifier à la Russie.

Ils [les ultra-nationalistes et les néonazis] tenterons, bien évidemment, de s’infiltrer en Crimée, comme ils l’ont fait dans le Donbass, pour y faire la guerre et tuer des gens sans défense. Tout cela comme l’on fait bandes punitives des nationalistes ukrainiens, les supplétifs d’Hitler pendant la Grande Guerre patriotique. Ils déclarent aussi ouvertement qu’ils revendiquent un certain nombre d’autres territoires de la Russie.

L’ensemble du déroulement des événements et l’analyse des informations qui nous parviennent montrent que l’affrontement entre la Russie et ces forces est inévitable. Ce n’est qu’une question de temps : ils se préparent et attendent le moment opportun.

Maintenant, ils revendiquent également la possession d’armes nucléaires. Nous ne permettrons pas que cela se produise.

Comme je l’ai dit précédemment, la Russie a accepté les nouvelles réalités géopolitiques après l’effondrement de l’URSS. Nous respectons et continuerons à respecter tous les pays nouvellement formés dans l’espace post-soviétique. Nous respectons et continuerons à respecter leur souveraineté, et un exemple de cela est l’aide que nous avons apportée au Kazakhstan, qui a été confronté à des événements tragiques et à des défis pour son statut d’État et son intégrité. Mais la Russie ne peut se sentir en sécurité, ne peut se développer, ne peut exister avec une menace constante émanant du territoire de l’actuelle Ukraine.

Permettez-moi de vous rappeler qu’en 2000-2005, nous avons riposté militairement aux terroristes dans le Caucase, défendu l’intégrité de notre État et préservé la Russie. En 2014, nous avons soutenu la population de Crimée et de Sébastopol. En 2015, nous avons utilisé nos forces armées pour mettre une barrière fiable aux infiltrations de terroristes depuis la Syrie vers la Russie. Il n’y avait pas d’autre moyen pour nous de nous défendre.

La même chose se produit maintenant. Vous et moi n’avons simplement pas eu d’autre possibilité de défendre la Russie, notre peuple, que celle que nous serons forcés d’utiliser aujourd’hui. Les circonstances nous obligent à agir de manière décisive et immédiate. Les Républiques populaires de Donbass ont demandé l’aide de la Russie.

À cet égard, conformément à l’article 51 de la partie 7 de la Charte des Nations unies, avec l’autorisation du Conseil de la Fédération de Russie et conformément aux traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec les Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ratifiés par l’Assemblée fédérale le 22 février de cette année, j’ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale.

Son but est de protéger les personnes qui ont été soumises à des abus, à un génocide par le régime de Kiev pendant huit ans. Et à cette fin, nous chercherons à démilitariser et à dénazifier l’Ukraine, à traduire en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes sanglants contre des civils, y compris des citoyens de la Fédération de Russie.

Dans le même temps, nos plans n’incluent pas l’occupation de territoires ukrainiens. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. Dans le même temps, nous entendons de plus en plus souvent ces derniers temps à l’Ouest que les documents signés par le régime totalitaire soviétique, qui consacrent les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ne devraient plus être appliqués. Quelle pourrait être la réponse à cette question ?

L’issue de la Seconde Guerre mondiale est sacrée, tout comme les sacrifices consentis par notre peuple sur l’autel de la victoire sur le nazisme. Mais cela ne contredit pas les hautes valeurs des droits de l’homme et des libertés, fondées sur les réalités des décennies d’après-guerre. Elle n’annule pas non plus le droit des nations à l’autodétermination consacré par l’article premier de la Charte des Nations unies.

Permettez-moi de vous rappeler que ni lors de la fondation de l’URSS ni après la Seconde Guerre mondiale, personne n’a jamais demandé aux habitants des territoires qui constituent l’actuelle Ukraine la manière dont ils voulaient organiser leur vie. Notre politique est fondée sur la liberté, la liberté de choix pour chacun de déterminer son propre avenir et celui de ses enfants. Et nous pensons qu’il est important que tous les peuples vivant sur le territoire de l’Ukraine actuelle, tous ceux qui le souhaitent, puissent exercer ce droit – le droit de choisir.

À cet égard, je lance également un appel aux citoyens de l’Ukraine. En 2014, la Russie avait l’obligation de protéger les habitants de Crimée et de Sébastopol contre ceux que vous appelez vous-même des « nazillons ». Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont fait le choix d’être avec leur Patrie historique, avec la Russie, et nous l’avons soutenu. Encore une fois, nous ne pouvions tout simplement pas faire autrement.

Les événements d’aujourd’hui ne visent pas à porter atteinte aux intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien. Il s’agit de protéger la Russie elle-même contre ceux qui ont pris l’Ukraine en otage et tentent de l’utiliser contre notre pays et son peuple.

Encore une fois, nos actions relèvent de l’autodéfense contre les menaces que l’on fait peser sur nous et contre une calamité encore plus grande que celle qui se produit aujourd’hui. Aussi difficile que cela soit, je vous demande de le comprendre et j’appelle à la coopération pour que nous puissions tourner cette page tragique le plus tôt possible et avancer ensemble, sans permettre à quiconque de s’immiscer dans nos affaires, dans nos relations, mais en les construisant de manière indépendante, afin de créer les conditions nécessaires pour surmonter tous les problèmes et, malgré les frontières étatiques, nous renforcer de l’intérieur en tant qu’entité unie. Je crois en cela – c’est notre avenir.

Je dois également m’adresser aux militaires des forces armées de l’Ukraine.

Chers camarades ! Vos pères, grands-pères, arrière-grands-pères ont à leur époque combattu les nazis, en défendant notre Patrie commune, ce n’est pas pour qu’aujourd’hui les néonazis prennent le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté serment au peuple ukrainien, et non à la junte antipopulaire, qui vole l’Ukraine et maltraite ce même peuple.

N’exécutez pas les ordres criminels [de cette junte]. Je vous appelle à déposer les armes immédiatement et à rentrer chez vous. Soyons clairs : tous les membres de l’armée ukrainienne qui se plieront à cette exigence pourront quitter la zone de guerre sans entrave et retourner auprès de leurs familles.

Permettez-moi d’insister une fois de plus : toute la responsabilité d’une éventuelle effusion de sang reposera entièrement sur la conscience du régime au pouvoir sur le territoire de l’Ukraine.

Maintenant, quelques mots importants, très importants pour ceux qui pourraient être tentés de l’extérieur d’interférer dans les événements qui se déroulent. Quiconque tente d’interférer avec nous, et encore moins de mettre en danger notre pays et notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et vous conduira à des conséquences auxquelles vous n’avez jamais été confrontés dans votre histoire. Nous sommes prêts à faire face à tout développement d’événements. Toutes les décisions nécessaires ont été prises à cet égard. J’espère que je serai entendu.

Chers citoyens de Russie !

Le bien-être, l’existence même d’États et de peuples entiers, leur succès et leur viabilité trouvent toujours leur origine dans le puissant système de racines de leurs cultures et de leurs valeurs, dans l’expérience et les traditions de leurs ancêtres, et ils dépendent bien sûr de leur capacité à s’adapter rapidement à une vie en constante évolution, de la cohésion de la société, de sa volonté de se consolider, de rassembler toutes les forces pour aller de l’avant.

On a toujours besoin de forces – toujours – mais les forces peuvent être de différentes qualités. La politique de « l’Empire du mensonge » à laquelle j’ai fait référence au début de mon discours est basée avant tout sur la force brute et directe. Dans de tels cas, nous disons : « Vous avez la force, vous n’avez pas besoin d’intelligence ».

Mais vous et moi savons que la vraie force réside dans la justice et la vérité, qui sont de notre côté. Et si cela est vrai, alors il est difficile de ne pas convenir que la force et la volonté de combattre sont le fondement de l’indépendance et de la souveraineté, le fondement nécessaire sur lequel seul on peut construire son avenir, son foyer, sa famille, sa Patrie.

Chers compatriotes !

Je suis sûr que les soldats et les officiers des forces armées russes qui sont loyaux envers leur pays rempliront leur devoir avec professionnalisme et courage. Je ne doute pas que tous les niveaux de pouvoir et les spécialistes responsables de la stabilité de notre économie, du système financier et de la sphère sociale, ainsi que les dirigeants de nos entreprises et de l’ensemble du monde des affaires russe travailleront de manière harmonieuse et efficace. Je compte sur la position consolidée et patriotique de tous les partis parlementaires et des forces publiques.

Après tout, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, le destin de la Russie est entre les bonnes mains de notre peuple multiethnique. Cela signifie que les décisions que nous avons prises seront mises en œuvre, que nos objectifs seront atteints et que la sécurité de notre patrie sera garantie de manière fiable.

J’ai confiance en votre soutien et en la force invincible que nous donne l’amour de notre Patrie.

Texte original en russe : http://kremlin.ru/events/president/news/67843

Traduit par Gaël-Georges Moullec  


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